‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 340 sur 542 · PALME · texte numérisé non relu

PALME

PANOFKA.

probablement la 2e édition. Il se trouve aussi quelques madrigaux, dans les anthologies de l'époque. P. est l'un des premiers compositeurs qui aient écrit pour un si grand nombre de voix. — 2. Carlo, compositeur d'opéras, né à Brescia en 1630, m. à Dresde le 29 janv. 1688; devînt, en 1667, second maître de chapelle et, en 1672, premier maître de chapelle à la Cour de Dresde. Il vécut ensuite quelques années en Italie; puis, à partir de 1685 de nouveau à Dresde, comme maître de chapelle de l'Opéra italien nouvellement fondé; il a composé de nombreux opéras pour des scènes italiennes et pour Dresde. Gerusalemme liberata fut représentée en 1695 , à Hambourg , sous le titre d' Armide. P. a laissé sa dernière œuvre, Antiope, inachevée (achevée par Strungk, et donnée à Dresde en 1689). — Son fils, Stefano, né à Padoue le 31 mars 1672, était, déjà à l'âge de seize ans, poète et dramaturge de la Cour, à Dresde.

Palme, Rudolf, éminent organiste, né à Barby s/E. le 23 oct. 1834, élève de A.-G. Ritter, directeur royal de musique et organiste de l'église du St-Esprit, à Magdebourg, a publié un grand nombre de compositions pour orgue (sonates, op. 12 et 27 ; préludes de chorals ; fantaisie de concert avec chœur d'hommes, op. 5; etc.), ainsi que des chants pour voix mixtes et pour voix égales (chœurs d'hommes, chants d'église, chants d'école) qui sont fort répandus en Allemagne.

Paloschi, Giovanni, né en 1824, m. à Milan le 2janv.l892, l'employé le plus actif de la maison d'édition de musique Ricordi, de Milan, a publié, en 1876, ainsi qu'en 1878 en 2e éd., un Annuario musicale universale, qui est tout autrement établi que les publications françaises ou allemandes analogues, et qui contient une classification très soignée de dates de naissance et de mort de musiciens célèbres, de premières représentations d'opéras , etc., sur 144 très grandes pages in-4°. On y trouve aussi beaucoup de rectifications originales de dates erronées, en sorte qu'il a été aussi pour le présent dictionnaire une source importante de renseignements. P. est collaborateur de la « Gazettamusicale» (Milan); il a rédigé le vaste catalogue des œuvres éditées par la maison Ricordi et a traduit en italien, pour le compte de cette maison, une série d'ouvrages étrangers.

Palotta, Matteo, compositeur de musique d'église, né à Palerme (d'où son nom de il Panormitano) en 1680, élève du « Conservatorio Saut' Onofrio », à Naples, fut nommé compositeur de la Cour à Vienne en 1733, remercié en 1741, puis réengagé à ce poste en 1749, m. à Vienne le 28 mars 1758; il a composé des motets, des Messes, etc., à quatre et à huit voix, dans le style de Palestrina. Un certain nombre de ces œuvres sont conservées à la bibliothèque des « Amis de la musique », à Vienne. P. a aussi écrit un traité : Gregoriani cantus enucleata praxis et cognitio.

Paminger (Pammigerus,Pannigerus), Leonhardt, l'un des plus habiles contrapontistes

allemands, né à Aschau (Haute- Autriche) en 1494, m. comme recteur de l'école et secrétaire du couvent de St-Nicolas, à Passau, le 3 mai 1567; avait reçu sa première éducation dans le couvent même dont il fut plus tard secrétaire, puis l'avait complétée plus tard à Vienne. Il a laissé quatre livres de motets qui ont été publiés par son fils, Sophonias P., à Nuremberg : Ecclesiasticarum cantionum 4, 5, 6 et plurium vocum, a prima dominica adventus usque ad passionem Bei (1573). De son vivant, il n'a paru que des morceaux détachés, dans diverses anthologies.

Pan, Flûte de p. (Syrinx), l'un des ancêtres primitifs de l'orgue, la flûte des bergers de l'Antiquité, composée d'une série de tubas de roseau de différentes longueurs et, accouplés au moyen de cire; on se bornait, pour jouer de cet instrument, à le promener entre les lèvres, tout en soufflant, comme de nos jours, pour l'harmonica à bouche. C'est d'une flûte de P. que Papageno se sert, dans la « Flûte enchantée ».

Pandero, nom que les gitanos (bohémiens espagnols) donnent au tambour basque (nommé parfois incorrectement « tambourin »).

Pandora (Pandura), v. Bandola.

Panny, Joseph, violoniste et compositeur, né à Kolmitzberg, en Autriche, le 23 oct. 1794, m. à Mayence le 7 sept. 1838; après une vie agitée, P. était venu fonder en cette dernière ville une Ecole de musique. 11 a, entre autres, écrit une scène pour violon et orchestre (pour Paganini) et publié : des quatuors faciles pour instr. à archet (op. 15), une sonate sur la corde de soldes morceaux pour violon; des trios, etc., puis aussi beaucoup d'œuvres vocales : des Messes, un Requiem, des chœurs pour voix d'hommes, des lieder, etc.

Panofka, Heinrich, célèbre professeur de chant, né à Breslau le 3 oct. 1807, m. à Florence le 18 nov. 1887, étudia d'abord le droit dans cette dernière ville, mais s'abandonna à son penchant pour la musique et alla à Vienne, où il eut comme maîtres Mayseder (violon) et Hoffmann (composition). Après avoir encore poursuivi ses études à Munich et à Berlin, il s'établit en 1834 à Paris, et ce n'est que là qu'il tourna toute son attention vers l'art de l'enseignement du chant. Il fonda en 1842, avec Bordogni, une « Académie de chant », vécut temporairement à Londres, de 1842 à 1852, comme co-directeur de l'Opéra italien, sous Lumley, et acquit une grande renommée dans l'enseignement du chant. A partir de 1852, il professa de nouveau à Paris et dès 1866 à Florence, où il disparut tout à fait de la vie publique. Il faut citer, parmi le œuvres de Panofka, les méthodes de chant : The practical singing tutor; Larte del canto, op. 81; la méthode élémentaire : Abécédaire vocal; les cahiers de vocalises : 24 vocalises progressives, op. 85 ; 12 vocalises d'artiste, op. 86; Erholung und Studium, op. 87; 86 nouveauv exercices, op. 88; 12 vocalises pour contralto, op. 89, 12 Vokalisen fur Bass, op. 90, ainsi que quelques œuvres vocales religieuses, etc. P., qui était originai-

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