‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 348 sur 542 · PASSION · texte numérisé non relu

PASSION

ures pour cors et une « Méthode de basse chiffrée » ( Thoroug-bass made easi/,1151). P. mourut en 1757.

Pasqué, né à Cologne le 3 sept. 1821, m. à Alsbach (sur la route de Darmstadt à Heidelberg) le 20 mars 1892 ; fit ses études de chant (baryton) au Conservatoire de Paris, débuta, en 1844, à Mayence et fut ensuite engagé à Darmstadt (jusqu'en 1855). Il devint, en 1856, régisseur d'opéras à Weimar ; en 1872, directeur du théâtre de Darmstadt et fit valoir ses droits à la retraite en 1874. P. a écrit un grand nombre de textes d'opéras, puis des nouvelles et. des romances, ainsi que : Geschïchte des Theaters zu Darmstadt 1559-1710 (1852), Frankfurter Musik und Tlieater geschïchte (1872), Aus dem Reich der TÔne, etc.

Pasquini, Bernardo, l'un des plus remarquables organistes italiens, né à Massa di Valnevola (Toscane) le 8 déc. 1637; élève de Cesti, fut de longues années organiste de Ste-Marie. Majeure, à Rome, plus tard musicien de la chambre du prince Borghese et mourut à Rome le 22 nov. 1710. On compte parmi ses élèves Durante et Gasparini. P. a écrit plusieurs opéras ; on a conservé de lui des morceaux pour piano, dans les Toccates et suites pour le clavecin de MM. P., Paglietti et Gaspard deKerle (1704). Des morceaux pour orgue et un traité de contrepoint sont restés manuscrits.

Passacaille (ou passecaille; passacaglia passacaglio), ancienne danse espagnole ou italienne qui était encore pratiquée en France, au siècle dernier. Soit comme partie d'une suite, soit comme morceau instrumental détaché, plus particulièrement pour orgue ou pour clavecin, la p. diffère à peine de la chaconne. Comme cette dernière, la p. est en mesure ternaire, d'un mouvement compassé, et construite sur un oslinato; les définitions des auteurs anciens, tendant à différencier la p. de la chaconne, se contredisent réciproquement. Un modèle de p. nous a été laissé par Bach ; son œuvre, pour orgue, est construite sur la basse contrainte suivante :

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Passage, figure rapide, plus ou moins longue, formée par le développement d'un motif. On distingue deux catégories spéciales de p. : ceux qui résultent d'un accord brisé (arpeggïo), p. en arpèges, et ceux qui parcourent les degrés successifs de l'échelle tonale, p. en gammes; toutefois, la plupart des p. se composent des deux éléments combinés.

Passamezzo, ancienne danse italienne en mesure binaire, serait, d'après 1* « Orchésographie » de Tabourot, une pavane exécutée dans un mouvement un peu accéléré et d'une allure moins compassée. On a fait les conjectures les plus étranges sur la signification du mot luimême, p. (« à travers la chambre », « un pas et

demi », etc.). Mais le mot médium, proprement per médium (en italien mezzo) désignait, dans la théorie proportionnelle, le signe de diminution ( «alla brève ») barrant celui de temps '. (\\ t (h ) ; passo a mezzo signifie par conséquent

simplement « danse d'un mouvement accéléré ».

Passepied (angl. paspy), ancienne danse tournée française, originaire de Bretagne, si l'on en croit la tradition, et introduite dans le ballet sous Louis XIV. Le p. est à trois temps, d'un mouvement alerte, évidemment apparenté à l'ancienne valse rapide de Vienne. Dans la suite, le p. fut classé parmi les « intermezzi », c.-à-d. parmi les danses qui, ne faisant pas partie intégrante de la suite, étaient dans la règle intercalées entre la sarabande et la gigue.

Passion (Passio Domini nostri Jesu Christi). La représentation scénique de l'histoire de la passion du Christ apparut au début du moyen âge, au viiie s. environ, et s'est perpétuée jusqu'à nos jours dans les P. d'Oberammergau (cf. mystères). La musique n'y occupait qu'une place très restreinte (chant des anges, etc.). Mais la P. en musique a ses racines profondes dans le chant grégorien déjà dont on faisait usage, dans la semaine sainte, pour la lecture de la P. selon les évangiles; on commença très tôt à répartir entre différents chanteurs le récit, les paroles du Christ, celles des disciples, du grand-prêtre, etc. ; il est possible que ce soit de ces débuts bien simples que soient issues les représentations de la P. En organisant ses représentations religieuses, Ph. de Neri ( v. oratorio) donna naissance à une sorte d'opéra religieux, car les différents morceaux étaient écrits d'un bout à l'autre en « stilo rappresentativo » et l'œuvre était exécutée par des acteurs costumés. Carissimi par contre, renonçant à la représentation scénique, introduisit de nouveau le rôle du récitant; on eut dès lors deux formes distinctes : l'oratorio allégorique et l'oratorio biblique dont la P. n'est qu'un modèle particulier. La distinction que l'on établit entre des œuvres telles que Y « Oratorio de Noël » de Bach d'une part, et les P. du même d'autre part est basée non pas sur une question de forme, mais uniquement sur le contenu; mais ce qui distingue la nouvelle P. (protestante) de l'ancien oratorio biblique, c'est l'introduction dans la P. de l'élément subjectif, de la méditation pieuse. Ce fut sans doute Bartholomàus Gese qui fit le premier pas dans cette voie, en disposant, en manière de prologue et d'épilogue à la P., deux chœurs, sur ces mots : « Erhebet eure Herzen, etc. » et « Dank sei dem Herrn, etc. ». Schùtz adopta cette innovation dans son oratorio de Pâques et y ajouta quelques nouveaux éléments (le Victoria! 'de l'évangéliste; le chœur à six parties des disciples, au milieu de l'œuvre, etc.). Quant à J. Sebastiani que l'on considère généralement comme le créateur de la nouvelle P., il intercala dans son œuvre les chorals dont les mélodies, chantées par l'assemblée « zur Erweckung mehrerer Dévotion »,

PASSIONE — PAUER

étaient soutenues par un groupe d'instruments exécutant l'harmonie. La forme de la P. fut enfin portée à la perfection par J.-S. Bach qui adjoignit à tous les éléments précédents les airs et les chœurs (Sion; « die Zionsgemeinde ») de caractère contemplatif.

Passione, (ital.), passion ; con p. (appassionato), avec passion.

Pasta, Giuditta (néeNEGRi), célèbre cantatrice, née à Gôme le 9 avr. 1798, m. dans sa villa, au bord du lac de Gôme, le 1er avr. 1865 ; fit son éducation sous la direction d'Asioli, au Conservatoire de Milan; débuta, dès 1815, sur les scènes italiennes, puis, en 1816, à Paris, mais sans réveiller l'attention. Mariée au ténor P., elle fut engagée, en 1817, avec un modeste traitement, à Londres, où elle ne réussit guère non plus à se créer un nom. Ce ne fut qu'après avoir recommencé de sérieuses études en Italie, sous la direction de Scappa, qu'elle fut remarquée et qu'elle monta, en 1822, au ciel parisien, comme une brillante étoile. Comme mainte cantatrice, elle partageait son temps entre Paris et Londres. Elle se construisit, en 1829, une illa au bord du lac de Gôme et ne chanta plus, es lors, que rarement. Lorsqu'elle se produiit de nouveau à Londres, en 1837, sa voix était déjà usée ; elle chanta cependant encore, en 1840, à St-Pétersbourg et même, en 1850, à Londres. Sa voix allait du la2 au ré5, mais, même dans son plus beau temps, n'était exempte ni 'inégalités, ni d'effets forcés ; ce qui la rendait emarquable, c'était la puissance de tempérament et la vérité d'expression de l'interprétaion.

Pasticcio (ital., pâté;, terme adopté pour déigner les opéras, autrefois très aimés du pulic italien surtout (mais également à Londres, aris, St-Pétersbourg, Dresde, etc.), composés le fragments d'ouvrages antérieurs d'un ou de Dlusieurs compositeurs ; pseudo-nouveauté réultant de l'adaptation d'anciens airs favoris à m texte nouveau. On sait cependant l'accueil ue le public de Londres, en 1736, fit à un p. jue Gluck avait formé de ses anciens opéras. . Gluck.

Pastorale ou pastourelle, signifie proprenent idylle dont bergers et bergères étaient les )rincipaux acteurs, scène champêtre. Le terme le p. apparaît d'abord pour désigner de petites euvres scéniques, même avant l'invention du stilo rappresenlativo » (v. opéra), alors que es paroles des divers personnages étaient ncore chantées par un chœur, à la façon des nadrigaux (xve et xvie s.). Ce même titre fut onservé plus tard pour les petits opéras de enre idyllique. On donne aussi le nom de p. un morceau de musique instrumentale simle comme rythme, mélodie et modulation, gééralement en mesure ternaire, ou binaire comosée, et qui est censé imiter plus ou moins la usique des bergers jouant du chalumeau ou e tout autre instrument champêtre.

Pastorita (ail. Nachthorn, Nachtschall), jeu 'orgue presque entièrement, démodé, bouché devant être comme un écho du Quintaton,

mais ayant aussi souvent une grande analogie de timbre avec la « flûte creuse » (le plus souvent de 2' ou de 4', rarement de 8').

Pastou, Etienne-Je an-Baptiste, maître de chant, né à Vigan (Gard) le 26 mai 1784, m. aux Ternes, près Paris, le 8 août 1851 ; a publié : Ecole de la lyre harmonique (1821), méthode pratique pour l'enseignement collectif du chant, qui lui valut d'être nommé professeur au Gonsenatoire (1836). Il dirigeait en outre, depuis 1819, une école de chant particulière.

Patetico (ital.), pathetisgh (allem.), pathétique, avec passion ; rythme fortement marqué et accent vigoureux dans l'exécution.

Paton, Mary-Anna, v. Wood.

Patti, 1. Garlotta, née à Florence en 1840, m. à Paris le 27 juin 1889 ; fille du ténor Salvatore P., étudia d'abord le piano sous la direction de H. Herz, à Paris, mais se tourna plus tard vers le chant et débuta, en 1861, à New-York, où elle reçut un engagement pour la scène, à laquelle elle dut cependant bientôt renoncer à cause d'une claudication légère mais d'un effet désagréable sur les planches. De nombreuses tournées de concerts, à travers l'Europe et l'Amérique, l'ont fait avantageusement connaître, comme chanteuse légère. P. avait épousé, en 1879,1e violoncelliste Demunck. — 2. Adelina (Adela-Juana-Maria), sœur de la précédente, l'une des représentantes les plus remarquables du bel canto à notre époque, née à Madrid le 10 févr. 1843 : reçut son éducation de M. Strakosch, le mari de sa sœur Amelia, et se produisit d'abord, en 1859, dans le rôle de' Lucie, à New-York, où la famille habitait depuis des années. Sa réputation fut définitivement acquise lorsqu'elle parut, en 1861, à Londres ; quant à ses tournées à Paris, St-Pétersbourg, Vienne, en Italie, etc., elles étaient et sont encore de véritables courses triomphales. La célèbre « diva » est une chanteuse légère de premier ordre et frappe aussitôt par la sonorité agréable de sa voix, qui n'est du reste pas très puissante. Elle épousa, en 1868, le marquis Henri de Gaux, écuyer de Napoléon III, mais divorça en 1885 et épousa en secondes noces, en 1886, le ténor Niccolini. (m. en 1898), qui l'accompagnaii depuis plusieurs années dans ses tournées.

Pauer, 1. Ernest, excellent pianiste et éditeur d'œuvres classiques de piano, né à Vienne le 21 déc. 1826 ; fils du superintendant général protestant P., fit son éducation auprès de Dirzka, W.-A. Mozart (fils), S. Sechter, et à Munich, de 1845 à 1846, sous la direction de Franz Lachner. 11 reçut, en 1847, la place de directeur de musique, à Mayence, et écrivit dans cette ville les trois opéras : Bon Riego (1850), Die rote Maske (1851) et Die Braut (1861), qui ont tous été représentés à Mannheim. En 1851, il se produisil avec succès, comme pianiste, à Londres, où il s'établit définitivement, après avoir épousé la cantatrice Andreae, de Francfort s/M. Dès 1861, il a donné des concerts historiques de piano avec programmes analytiques détaillés ; il a aussi

PAUKEN — PAUWELS

beaucoup joué sur le continent et a été nommé, en 1866, pianiste de la Cour impériale d'Autriche. Les conférences qu'il a faites, à partir de 1873, sur l'histoire de la littérature du piano, ont rencontré un accueil des plus encourageants. P. succéda à Cyprian Potter, en qualité de professeur de piano à 1' « Academy of music », puis devint, en 1876, premier professeur de piano à la « National training school for music » et, en 1878, membre de la commission d'examens de l'Université de Cambridge. Il s'est acquis des mérites spéciaux en faisant paraître une quantité d'œuvres de musique classique de piano, chez Breitkopf & Haertel et, surtout, chez Augener & O, à Londres : Alte Klaviermusik ; Alte Meister ; Old English composers for the virginal and Jiarpsichord ; une édition populaire des classiques, de Bach à Schumann ; plusieurs ouvrages didactiques : New gradus ad Parnassum ; Primer of the piano for te, et des écrits: Eléments oflJië beaûtiful in music (1876) et Primer of musical forms (1878). Il a aussi composé des œuvres de musique de chambre et d'orchestre. Son fils — 2. Max, né à Londres le 31 oct. 1866, élève de son père (jusqu'en 1881) et, pour la théorie, de Vincenz Lachner, à Carlsruhe, jusqu'en 1885 ; s'établit à Londres après quelques tournées de concerts. Mais il accepta, en 1887, an engagement, comme professeur de piano, au Conservatoire de Cologne, d'où il acquit en outre rapidement la renommée d'un excellent pianiste. En 1897, P. échangea cette situation contre une autre analogue, à Stuttgart. Comme compositeur, P. a débuté par quelques morceaux de piano. Cf. Paur.

Pauken (ail.), timbales.

Paul, Oskar, musicographe, né à Freiwaldau (Silésie) le 8 avr. 1836 ; suivit les cours du gymnase de Gôrlitz, étudia, depuis 1858, la théologie à Leipzig, mais passa bientôt à la musique. Il entra alors au Conservatoire de Leipzig (1859) et prit des leçons particulières de Plaidy, pour le piano, de Hauptmann et de Richter, pour la théorie. Il obtint, en 1860, son grade de D'phil., vécut quelques années hors de Leipzig, surtout à Cologne, et prit, en 1866, avec un travail sur Die absolute Harmonik der Griechen (imprimé) sa licence à l'Université de Leipzig, pour le poste de privat-docent en musique. En 1869, P. fut engagé dans le corps enseignant du Conservatoire de cette ville et fut nommé, en 1872, professeur extraordinaire à l'Université, après la publication de sa traduction des cinq volumes de De musica, de Boèce. Comme théoricien, P. appartient à l'école de Hauptmann ; il a publié (1868) la Lehre von der Harmonik laissée par ce dernier, ainsi qu'un LeJirbucfc der Harmonik (1880). Il a en outre écrit: Geschichte des Klaviers (1869) ; Handlexikon der Tonkunst (1873) ; il a fondé deux journaux musicaux : la Tonhalle (1869), et le Musikalisches Wochenblatt (1870), mais se retira de la rédaction du premier au bout d'une année, et du second déjà au bout de trois mois. A l'exposition de Vienne de 1873, P. fonctionna, pour le

compte de l'empire allemand, comme juré et rapporteur général pour la partie musicale ; il fut aussi nommé, en 1878, expert à l'office impérial des brevets.

Paumann (écrit faussement aussi Paulmann, Baumann), Konrad, né à Nuremberg vers 1410 (aveugle de naissance),m. comblé d'honneurs, à Munich, le 25 janv. 1473; auteur du plus ancien recueil de morceaux d'orgue conservé jusqu'à nos jours : Fundamentum organisandi (1452; morceaux d'étude, ainsi que quelques préambules et d'autres compositions, en partie d'autres compositeurs), et que F.-W. Arnold a reproduit, en 1867, dans la 2e année des « Jahrbûcher » de Chrysander. P. a écrit, en outre, quelques autres morceaux (reproduits aussi par Arnold) qui se trouvent, en manuscrits, à Wernigerode. Virdung, dans la « Musica getulscht » (1511) et Agricola,dans la « Musica instrumentalis » (1529), attribuent à P. l'invention de la tablature allemande de luth (la « Tablature alphabétique » , comme l'appelle Agricola), sans toutefois en fournir aucune preuve certaine. Il est en tout cas certain qu'il ne fut pas l'inventeur des signes de durée employés dans les tablatures (cf. tarlature). On a enfin découvert récemment un lied à trois voix : Weiblich flgur dans le « Mûnchener Liederbuch » (Mus. Ms. 3232 in-12°), puis, dans un livre de tablature d'orgue acquis par la Bibliothèque de l'Etat, à Munich, du couvent carthésien de Buxheim, une série de morceaux d'orgue ou plutôt d'études pour orgue, composées par P.

Paumgartner-Papier, v. Papier 2.

Paur, Emil, né à Czernowitz (Bucovine) le 29 août 1855, élève du Conservatoire de Vienne; excellent pianiste et violoniste, fut successivement chef d'orchestre àCassel (1876),àKœnigsberg, premier chef d'orchestre de la Cour et directeur des concerts d'abonnements à Mannheim (1880), puis au Théâtre municipal de Leipzig (1890). Il succéda, en 1893, à Nikisch, comme directeur de 1' «orchestre symphonique» de Boston. Cf. Pauer.

Pause (ail. ganze Taktpause), silence dont la valeur correspond à celle de la ronde. Demipause (ail. halbe Taktpause), silence dont la valeur correspond à celle de la blanche.

Pause (ail), silence.

Pauwels, Jean-Englerert, compositeur de talent, né à Bruxelles le 26 nov. 1768, m. dans la même ville le 3 juin 1804; fit sa première éducation à Bruxelles, puis se rendit, en 1788, à Paris où il étudia encore sous la direction de Le Sueur et joua du violon à l'Opéra Italien. Mais, en 1790, il suivit une actrice à Stras bourg, et y fut quelque temps chef d'orchestre de théâtre. En 1791, il réapparaissait à Bruxel les, se produisant comme viotoniste dans un concerto de sa propre composition; il fut alors engagé comme violon-solo de l'orchestre du théâtre et devint, en 1794, chef d'orchestr d'opéra. Mais il s'est acquis des mérites spé eiaux par l'organisation de concerts réguliers, dans lesquels il donnait des exécutions d'une

PAVANE — PEDALE

grande perfection technique. On a représenté, à Bruxelles, trois opéras de la composition de P. qui, en outre, a publié à Paris un concerto pour violon, un concerto pour cor, six duos pour violons, trois quatuors pour instr. à archet, etc.

Pavane (Padovana,Paduana), ancienne danse d'origine italienne (de Padoue), en mesure binaire et d'un mouvement plein de gravité; la p. devint, dans la suite, l'une des danses préférées de toute l'Europe. Quant à l'étymologie parfois indiquée, d'après laquelle p. viendrait de -pava (paonne), elle est des plus sujettes à caution, ne fût-ce même qu'à cause de la présence du second a dans pavane ; elle fait partie des innombrables étymologies saugrenues, imaginées aux xvne et xvme s. Du reste, Bésard (Thésaurus harmonicus, 1603) explique déjà que p. est synonyme de paduana. La p. forme l'un des groupes essentiels de la littérature de la danse (vocale et instrumentale) au xvie s., mais elle disparait graduellement au xvne s. La p. était suivie généralement d'une danse plus rapide en mesure ternaire (proportio), d'où la succession habituelle de p. et gaillarde (ou saltarello, etc.).

Pavesi, Stefano, compositeur favori d'opéras italiens, né à Gasaletto Vaprio (Crémone), le 22 janv. 1779, m. à Grema le 28 juil. 1850; élève du « Gonservatorio délia Pietà », à Naples, fut, à partir de 1818 et jusqu'à sa mort, maître de chapelle du dôme de Grema, sauf de 1826 à 1830 où il alla chaque année diriger un théâtre de Vienne pendant six mois. Il a écrit plus de soixante opéras, la plupart pour Venise, Naples et Milan; Ser Marc Antonio (1810) et La donna Bianca d 'Avenello (1830) ont eu le plus de succès.

Pax, Karl-Eduard, né à Glogau le 17 mars 1802, m., comme organiste de l'église de la Charité, à Berlin le 28 déc. 1867; fut élève de ^Institut royal de musique d'église » à Berlin et ■s'est fait connaître par des lieder, des chœurs, ainsi que des morceaux instructifs pour piano.

Payer, Hieronymus, compositeur, né à Meidling, près Vienne, le 15 févr. 1787, m. à Wiedburg, près Vienne, en sept. 1845; fut d'abord organiste dans son village natal, plus tard chef \V orchestre du théâtre « An der Wien », et, en 1818, chef d'orchestre de théâtre à Amsterdam, ip donna des concerts à Paris et ailleurs sur le ibhysharmonika, et occupa en dernier lieu un poste de chef d'orchestre, à Vienne. P. a composé plusieurs opéras, pour Vienne et Amsterdam, et publié des trios avec piano, un concerino pour piano, beaucoup de morceaux pour piano seul, des fugues et des concertos pour fcrgue, des Messes, des motets, etc.

I Peace, Albert-Lister, excellent organiste flinglais, né àHuddersfield en 1845; montra dès Jr.on enfance des dispositions remarquables, et i tait, déjà à l'âge de neuf ans, organiste à llolmfirth. En 1866, il fut nommé organiste de U'église de la Trinité, à Glasgow et, quelques I Innées plus tard, de la Cathédrale de la même [ rille. P. prit en 1870 le grade de bachelier, et In 1875 celui de Dr mus. à Oxford.

Pearsall, Rorert- Lucas of Willsbridge, amateur de musique anglais, né à Glifton le 14 mars 1795, m. dans son château de Wartensee, au bord du lac de Constance, le 5 août 1856, après avoir séjourné alternativementà Mayence Carlsruhe, Londres, etc. On connaît de lui : des chœurs à quatre voix, des madrigaux de quatre à dix voix, un Katholisches Gesangbuch (1863) et une brochure en allemand sur les madrigalistes anglais.

Pearson, v. Pierson.

Pectis, instrument à cordes des anciens Grecs, analogue à la cithare (Sapho jouait du p.).

Pédale, 1. (ail. Orgelpunkt : angl. pedal point), nom que l'on donne, en théorie d'harmonie, à un son tenu dans la partie de basse pendant qu'au-dessus de lui les harmonies les plus variées se succèdent; on fait surtout usage de la p. un peu avant la lin du morceau, elle est basée, dans la règle, sur la quinte du ton et commence par l'accord de quarte et sixte. La p. de celte sorte est déjà fort ancienne. Francon de Cologne (xne-xine s.) la mentionne dans Ars cantus mensurabilis (Gerbert, Script. III ; Coussemaker, Script. I) : « usque ad notam penultimam, ubi non attenditur talis mensura, sed magis estibi organicus punctus » (chap. 11). « Organicus punctus », c.-à-d. dans le langage de l'époque, une note de durée longue mais indéterminée, analogue à celles de l'organum (v. ce mot) du xne s. ; dans ce dernier, le ténor en chant grégorien au-dessus duquel se mouvait le contrepoint fleuri, était noté en « longues », mais la durée de ces longues était très variable et, au lieu d'être déterminée, se réglait tout à fait d'après le contrepoint que l'exécutant du ténor (chanteur ou instrumentiste, car il est probable que l'orgue participait à la réalisation de l'ancien organum) devait naturellement avoir sous les yeux. La condition essentielle pour que l'effet de la p. soit bon, c'est que celle-ci soit bien tonale au début et à la fin, tandis qu'au milieu elle peut se mouvoir librement à travers des harmonies étrangères à la tonalité. La fonction esthétique de la p. consiste à retarder la consonance de l'accord majeur basé sur le son tenu de la basse ; elle est donc analogue à celle de quarte et sixte sur la dominante, accord que l'on doit considérer comme la racine de toute p. — 2. (ail. Pedal ; abr. ped. et plus rarement P.) Dans le piano, double mécanisme régi par les pieds et dont l'un, la p. forte (p. de droite), maintient les étouffoirs à quelque distance des cordes, non seulement pour prolonger mais aussi pour renforcer la sonorité au moyen des vibrations sympathiques (v. ce mot) de toutes les cordes parentes de la corde frappée. C'est l'emploi de cette p. que l'on indique dans la notation par Ped... lorsqu'on doit la mettre, par * lorsqu'on doit l'ôter ; malheureusement ces deux signes sont employés généralement d'une façon inconsidérée et inexacte. L'usage heureux de la p., dans le jeu du piano, est un art difficile ; on arrivera le plus aisément au résul-

PEDALIER

tat voulu, si l'on considère la p. non comme un moyen de renforcer le son, mais au contraire de l'atténuer, autrement dit si l'on joue dans la règle avec la p. (étouffoirs levés, seule manière de donner au piano toute la plénitude de sa sonorité, même dans le pianissimo), ne l'ôtant que pour éviter le bourdonnement des sons s'amalgamant à tort et à travers ; on ne jouera par conséquent sans p. que lorsqu'on voudra expressément obtenir un son bref. L'attaque d'une nouvelle harmonie est précisément l'instant favorable pour laisser tomber les étouffoirs (en relevant la pointe du pied) ; le signe * doit donc, en général, se trouver au-desssous des notes placées sur les temps forts (début de la mesure). Cf. à ce sujet les ouvrages de L. Koliler (Der Klavierpedalzug) et Hans Schmid (Bas Klavierpedal), ainsi que la méthode de piano (i, p. 13 et suiv.) de H. Riemann. Les parties de basse figurées au grave, surtout lorsque le mouvement se fait par intervalles de secondes,ne supportent pas l'emploi delà p. La p. douce (p. de gauche, p. sourdine) consiste, dans les pianos à queue, en un mécanisme qui déplace légèrement vers la droite le clavier et toute la mécanique intérieure, de façon à ce que chaque marteau ne frappe plus qu'une seule corde ; la sonorité perd de la sorte beaucoup de son ampleur et prend un timbre analogue à celui de la harpe. L'usage de la p. douce est indiqué dans la notation par les mots una corda, sa suppression par Ire corde. L'emploi de la p. douce pour chaque piano est des plus condamnables ; on doit au contraire réserver cette p. pour des effets particuliers, ou pour l'extrême nuance du pianissimo. D'autre part, un jeu modérément « fort » avec la p. douce peut être à l'occasion du meilleur effet. Dans les pianos droits, la p. de gauche régit le plus souvent un système d'étouffoir qui empêche les vibrations des cordes de se propager librement ; dans d'autres instruments, mais plus rarement, elle opère un léger déplacement des marteaux (sans que le clavier se déplace). Autrefois, les pianos avaient un plus grand nombre de p. mettant en fonctions toutes sortes d'amusettes : le « jeu de pantalon », le « jeu de baffle », etc. (v. piano). De nos jours aussi, du reste, les mécaniciens ont essayé de construire des p. spéciales, parmi lesquelles la « p. de prolongement » de Debain occupe la première place ; cette p. permet de prolonger à volonté un son ou un accord pendant lequel elle a été enfoncée, tandis que d'autres sons restent soumis à l'étouffoir (système perfectionné, en 1874, par Steinway). Notons enfin la p. dite « Kunstpedal » de E. Zachariâ, quadruple mécanisme permettant de soustraire à volonté à l'action des étouffoirs les huit fractions suivantes de l'ensemble des cordes : la "2 - mi 1 ; fa 1 - si 1 ; ut - - mi - ; fa - - la - ; si bémol 2 - ré 3 ; mi bémol 3 - sol3 ; la bémol3- utk ; ut dièse 4 - mi5. - :'.. Dans la harpe (v. ce mot), les p., au nombpe de sept, onl pour bu1 de raccourcir les cordes, c.-à-d. de hausser l'accord de l'instrument. — 4. Dans l'orgue, on fait usage d'un

- PELLISOV

clavier de p. ou pédalier (v. ce mot), mais on comprend en outre sous le même terme de p. un mécanisme qui sert tantôt à accoupler les claviers entre eux, de façon à ce qu'en jouant sur un clavier l'organiste abaisse simultanément les touches correspondantes d'un ou de plusieurs autres claviers (p. d'accouplement; ail. Koppel ; lat. copula), tantôt à mettre en jeu instantanément un ou plusieurs jeux de combinaisons préparés à l'avance (p. d'appel ; ail. Kollehtivzuge). Mentionnons enfin les p. d'accouplement d'octaves (l'organiste enfonçant une touche agit simultanément sur la touche de l'octave supérieure), les p. d'expression (v. ce

mot), la P. DE TREMBLANT OU de TREMOLO (v.

tremblant), enfin la p. d'orage (imitant le tonnerre, par la résonance simultanée des sons les plus graves du pédalier).

Pédalier, nom que l'on donne, dans l'orgue, au clavier destiné à être joué avec les pieds et comprenant ies touches de utx à. ré 3 ou, au plus, mi 3 ou fa 3. Ce clavier de pédales fut inventé en Allemagne, vers l'an 1325 (cf. orgue)

Pedrotti, Carlo, né à Vérone le 12 nov. 1817, m. dans la même ville le 16 oct. 1893: élève de Domenico Foroni, fit représenter en 1840, àVérone, un opéra : Lina, dont le succès lui valut le poste de chef d'orchestre de l'Opéra italien, à Amsterdam (1840 à 1845). Après avoir quitté Amsterdam, il vécut un certain nombre d'années en s'adonnant seulement à la composition. Il était, depuis 1869, chef d'orchestre du Théâtre roval de Turin, directeur des concerts populaires et du Conservatoire ( Liceo musicale), ainsi que d'une nouvelle école de contrepoint. P. a fait représenter un grand nombre d'opéras : Clara del Mainland (Vérone, 1840), Matilde (Amsterdam, 1841), La figlia deW arrière (1844, Amsterdam), Romea di Monforte (Vérone, 1846), Fiorina (1851), Il perruchiere délia reggenza (1852; tous à Vérone), Gelmina (1853), Genoveffa (1854, à la Scala de Milan), Tutti in maschera (1856, à Vérone, et 1869 à Paris, au Théâtre de l'Athénée), lsabella d'Arragona (1859, Turin), La guerra in quattro (1861, Milan), Mazeppa (1861, Bologne), Marion de Lorme (1865, Trieste), Il favorita (1870, Turin), Olema (1873, Milan). P. était fort estimé en Italie.

Pegli (ital.), contracté pour per gli (pour les).

Pel (ital.), contracté pour per il (pour le).

Pellegrini, 1. Felicr, chanteur scénique (basse-bouffe), né à Turin en 1774, m. à Paris le 20 sept. 1832; professeur de chant, dès 1829, au Conservatoire de Paris, avait été auparavant et jusqu'en 1826 engagé par des scènes italiennes, puis à Londres. Il a publié quelques recueils de solfèges, des duos, des trios etc. — 2. Giulio, chanteur scénique (basse noble), né à Milan le 1er janv. 1806, élève du conservatoire de cette ville, m. à Munich le 12 juil. 1858; il a fait partie presque sans interruption du personnel du théâtre de la Cour, à Munich.

Pellisov (n pellis ovis), pseudonyme (traduction latine de son nom) de K. von Schafh.eutl (v. ce nom).

PELLO -

Pello (ital.), contracté pour per lo (pour le). Pembaur, Joseph, né à Innsbruck le 23 mai 1848; devint, après avoir commencé des études à l'Université, élève du Conservatoire de Vienne et de l'Ecole royale de musique de Munich (Buonamici, Hey, Wûllner, Rheinberger). Il est, depuis 1875, directeur et professeur principal de l'Ecole de musique d'Innsbruck. Gomme com- Dositeur, il s'est fait un nom surtout dans le domaine du lied (op. 4, 7, 8, 15, 26, 33, 36) et de a musique chorale; il a aussi publié des com- Dositions vocales assez importantes avec orchestre (Gott der Wettenschopfer, pour voix d'hommes et orchestre ; Die Wettertanne idem] ; Bilder aus dem Leben WaWters von der Vogolweide, pour soli, chœur mixte et orchestre); plusieurs Messes (Messe solennelle en fa maj.); une symphonie In Tirol; des improvisations pour orgue (op. 9); un recueil d'études de mécanisme pour le piano ; un petit ouvrage : Ueber das Dirigiren, etc.

Penna, Lorenzo, compositeur et théoricien, né à Bologne en 1613, m. à Imola le 20 oct. .693; entra au couvent des Carmélites de Parme dont il devint le maître de chapelle, fonctions qu'il a remplies plus tard à la cathédrale d'Imola. Les compositions qu'on a conservées de ui (imprimées de 1660 à 1690), sont : deux livres de Messes à quatre voix, avec instruments ad libitum ( Galeria del sacro Parnasso ) et deux livres de psaumes à quatre voix avec instruments ad libitum (Il sacro Parnasso et Salmi per tulto Uanno, le dernier contenant aussi une Messe en faux-bourdon, des antiennes et des litanies). Ses écrits : Li primi albori musicali per li principianti délia musica figurata (1656), Albori musicali per li studiosi

délia musica figurata lib. II (1678, édition

complète 1679, etc.) et Direttorio del canto fermo (1689) présentent quelque intérêt, pour 'histoire de la théorie musicale.

Pentenrieder, Franz-Xaver, compositeur, né à Kaufbeuren (Bavière), le 6 févr. 1813, m. à Munich le 17 juil. 1867; était en cette ville, à la fois maître de chapelle et organiste de la Cour, t répétiteur au Théâtre de la Cour. Il a comosé des œuvres vocales (Messes, motets, canates, etc.) et deux opéras : Die Nacht auf Paluzzi et Bas Haus ist zu verkauf'en, dont le premier fut représenté sur un grand nombre ie scènes allemandes. P. a passé les dernières innées de sa vie dans un asile d'aliénés, après voir, à la suite d'un accident de voiture, perdu es forces physiques et intellectuelles.

Pepusch, John-Christopher (Johann-Chrisoph), compositeur et musicographe, né à Berin en 1667, m. à Londres le 20 juil. 1752; était ls d'un ecclésiastique protestant peu fortuné, n sorte qu'il ne put prendre, pour perfeconner ses talents musicaux, que quelques îçons peu suivies. Cependant, après avoir éjà, à quatorze ans, obtenu une place à la iour, il arriva assez loin, par son travail peronnel, pour non seulement comprendre à fond usage pratique de son art, mais devenir même utorité dans le domaine théorique et historique.

PERABO

Il quitta Berlin en 1698, pour quelque motif inexpliqué (il doit avoir été témoin oculaire d'une rencontre entre le prince-electeur et un officier), et alla en Hollande d'abord, puis en 1700 jusqu'en Angleterre. Il trouva alors une place à l'orchestre du théâtre « Drurylane », d'abord comme violoniste, et, plus tard, comme accompagnateur et compositeur, fonctions qui l'obligèrent à accommoder au moyen d'airs italiens quelques opéras anglais.P. est, en réalité, le fondateur de 1' « Academy of ancient music » (y. ce mot) et s'est acquis des mérites par cette résurrection de la musique du xvie s. En 1712, le duc de Chandos , grand mécène musical (v. ILendel), le nomma organiste et compositeur de sa chapelle vocale de Cannons, ce qui le poussa à la composition de services, anthems et d'autres œuvres religieuses, ainsi que de cantates, etc. Il prit, en 1713, le grade de docteur en musique, à Oxford, avec une ode sur la paix d'Utrecht, puis il remplit, pendant de nombreuses années, les fonctions de directeur de musique au théâtre de « Lincoln's Inn Fields » , pour lequel il a écrit des mascarades (Venus and Adonis, 1715; Apollo and Dafne, 1716; The death of Dido, 1716; The union of the three sisterarts, 1723), et arrangé des balladoperas : The beggar's opéra, de Gay ; The Wedding, etc. En 1724, P. s'embarquait, avec Berkeley, pour les îles Bermudes, où il devait fonder une académie; mais ils firent naufrage et revinrent en Angleterre. Les soucis matériels furent épargnés à P., à la suite de son mariage (1730) avec la cantatrice Margarita de l'Epine, qui lui apporta une dot de 250.000 francs. Sa dernière place fut celle d'organiste au « Charter House » (1737), laquelle lui laissa assez de loisir pour ses études. Outre les œuvres déjà indiquées, P. a composé : des airs de danse; des sonates et des trios pour llùte et pour violon ; des Concerti grossi pour deux flûtes à bec, deux flûtes transversales, hautbois et continuo; des odes de circonstance; des motets, etc. Ses écrits sont : A treatise on harmony (1731 ; publié déjà auparavant [1730], d'après des notes de cours très incomplètes, par un élève de P., lord Aberdeen, sous le titre : A short treatise on liarmony ; P. y a fait revivre [pour la dernière fois] la théorie de la solmisation) ; un traité sur les trois modes des Grecs se trouve dans les Philosophical transactions (1746) ; son dernier ouvrage : A short account of the 12 modes of composition and their progression in every octave (terminé on 1751) est resté manuscrit et a été perdu.

Per (ital.), pour. Cf. pegli, pel, pello.

Perabo, Ernst, pianiste et compositeur, né à Wiesbaden le 14 nov. 1845, lit sa première éducation à New- York, où ses parents élirent domicile en 1852. On prétend qu'il aurait joué, à l'âge de neuf ans, le « Clavecin bien tempéré», par cœur. En 1858, R. fut envoyé en Kurope, d'abord à Hambourg, mais en 1862, à Leipzig, au Conservatoire (Wenzel); en 1865, il rentrail à New-York comme pianiste accompli et s'établit, en 1866, à Boston où il jouit d'une excellente

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