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BARRE

BARTEL

d'hui la b., elle n'était point en usage dans la notation proportionnelle, du moins avant 1600 et dans les parties destinées aux chanteurs ; par contre, elle était naturellement indispensable aux compositeurs, qui s'en servaient comme point de repère (nous la trouvons, même après 1600, tirée simplement à travers une ligne de la portée) dans les partitions, comme le démontrent les quelques rares exemplaires qui soient conservés. Il faut cependant remarquer que, longtemps auparavant déjà, la b. était employée soit dans les tablatures d'orgue, soit dans celles de luth. — 2. B. d'harmonie, terme de lutherie, désignant une pièce de bois rectangulaire, fixée sur la face interne de la table de tous les instr. à archet et de la plupart des instr. à cordes pincées. C'est la b. qui permet à la table de supporter le poids résultant du tirage des cordes ; elle égalise le son et en augmente l'intensité.

Barré. 1. Léonard, contrapontiste du xvie s. (appelé aussi Barra), élève dé Willaert, né à Limoges ; nommé chantre de la chapelle pontificale en 1537, fut membre de la commission musicale envoyée par le pape au Concile de Trente (1545). Des madrigaux et des motets de sa composition nous sont parvenus. — 2 Antoine, contemporain et peut-être parent du précédent, auteur de madrigaux et propriétaire d'une maison d'impression musicale à Rome, de 1555 à 1570 environ, puis plus tard à Milan.

Barret, Apollon-Marie-Rose, hautboïste remarquable, d'origine française, né en 1804, m. à Londres le 8 mars 1879 ; élève de Vogt au Conservatoire de Paris, membre de l'orchestre de l'Odéon, puis de l'Opéra-Comique, et enfin de l'Opéra italien de Londres, jusqu'en 1874. B. est l'auteur d'une excellente Méthode complète de hautbois, à laquelle sont annexées toute une série de sonates et d'études pour cet instrument.

Barrett. 1. John, maître de musique à l'hospice du Christ et organiste de Ste-Marie at Hill, vers 1710, à Londres; auteur de romances autrefois très aimées en Angleterre, et dont l'une fut introduite dans la Ballad-opera de Gay. Il composa, en outre, des ouvertures et des entr'actres. — 2. William-Alexandre, musicographe anglais, né à Hackney le 15 oct. 1836, ni. à Londres en oct. 1891, vicaire du chœur de l'église St-Paul, à Londres, Dr mus. de l'Université d'Oxford en 1870, publia, en collaboration avec le Dr Stainer, un Dictionary of musical ternis (1875). Il écrivit, en outre, des monographies sur les compositeurs anglais de glees, <le madrigaux et de musique d'église en général, sur Balte, etc.; fut critique musical de la Morntng-Post. rédigea auparavant le Monthly Musical Record et, en dernier lieu, le Musical Times.

Barrington, Daines, né à Londres en 1727, m. en cette ville le 11 mars 1800; maire de Bristol et, plus tard, jug:e de la principauté de Galles, auteur de plusieurs petits essais musicaux, parmi lesquels une lettre sur l'apparition de Mozart à Londres (1764) et une description

des deux anciens instruments gallois : le Crewth (v. Chrotta) et le Pib-Corn.

Barry, Charles-Ainslie, né le 10 juin 1830, élève de Walmisley et, plus tard, des Conservatoires de Leipzig et de Dresde; rédacteur du Monthly Musical Record (1875-1879), secrétaire de la Fondation Liszt (1886), musicographe progressiste et compositeur (marches de fête, lieder, morceaux de piano).

Barsanti, Francesgo, né à Lucca, vers 1690, arriva en Angleterre en 1714 avec Geminiani, entra comme flûtiste dans l'orchestre de l'Opéra italien et se voua plus tard au hautbois. Il occupa pendant longtemps une place lucrative en Ecosse, mais revint à Londres en 1750, et fut engagé comme alto dans les orchestres de l'Opéra et du Vauxhall. B. a publié un recueil d'anciens chants écossais avec basse, 12 concertos de violon, 6 solos de flûte avec basse, 6 sonates pour deux violons avec basse et 6 antiennes en style palestinien.

Barsotti, Tommaso-Gasparo-Fortunato, né à Florence le 4 sept. 1786, m. à Marseille en avr. 1868; fonda à Marseille, en 1821, une Ecole de musique gratuite qu'il dirigea jusqu'en 1852. Les œuvres qu'il publia sont les suivantes : des variations pour piano, un Salvum foc regem et une Méthode de musique pour l'école gratuite (1828).

Bartay, 1. Andréas, né à Scéplak, en Hongrie, en 1798, m. à Mayence le 4 oct. 1856; fut directeur du Théâtre national hongrois (1838), donnait des concerts à Paris en 1848 et vécut plus tard à Hambourg. B. est l'auteur de plusieurs opéras hongrois (Aurel, Csel, Les Hongrois à Naples), d'un oratorio, Le siège de Bude, de plusieurs Messes, ballets, etc. Son fils — 2. Ede, né le 6 oct. 1825, est directeur de l'Académie nationale de musique, à Budapest, fondateur de la caisse de retraite des musiciens hongrois; compositeur (ouverture de Pcriclès).

Bartel. 1. Johann-Chrtstian, né à Plauen (Saxe) le 19 avr. 1776, m. le 10 juin 1831 ; directeur de musique à Greiz, puis organiste de la cour, à Altenbourg (successeur de Krebs) ; a écrit une grande quantité de musique religieuse (104 psaumes, une cantate pour Pâques), des morceaux d'orgue, etc., mais, seules, quelques danses pour piano ont été publiées. — 2. August, né à Sondershausen en 1800, m. en cette ville en 1876, fils du hautboïste Heinrich B., dont la renommée de virtuose sur la trompette fut grande; était musicien de ville à Sondershausen et membre de la chapelle de la cour, dont faisait aussi partie son frère Adolf (né en 1809, m. en 1878). Il forma une quantité d'excellents musiciens, entre autres H. Frankenberger, Al. Mackenzie, et ses deux fils, qui tous deux devinrent violoncellistes. L'aîné — 3/Eknst, né en 1824. fut directeur de musique à Biga (1853), séjourna à Paris et à St-Pétersbourg et devint ensuite directeur de musique à Bemscheid, où il mourut, en 1868. Le cadet — 4. Gunther, né en 1<S:!:;, compléta ses études à Paris et à Berlin (S. Dehn) et fut d'abord maître de musique en

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