‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 36 sur 542 · BASE VI · texte numérisé non relu

BASE VI

Russie, en Ecosse, etc. Il Ait depuis 1866 à Dusseldorf.B. a publié de jolis lieder, des morceaux de piano et de violoncelle et a donné à diverses reprises, aux journaux de musique, des articles écrits avec beaucoup d'esprit.

Barth, 1. Christian-Samuel, hautboïste virtuose remarquable et compositeur pour son instrument, né à Glauchau (Saxe) en 1735, m. à Copenhague le 8 juil. 1809: fut élève de J. -S. Bach à l'école St-Thomas. Il appartint successivement, comme hautboïste, aux chapelles de Rudolstadt, Weimar, Hanovre, Cassel et Copenhague. — 2. F.-Philipp-C.-A., fils du précédent, né à Cassel en 1773, succéda à son père comme hautboïste de la chapelle de la cour, à Copenhague; publia des recueils de lieder danois et allemands, ainsi qu'un concerto de flûte; des concertos de hautbois, etc. sont restés manuscrits. — 3. Josefh-Joh.-Aug., né à Grosslippen (Bohème) le -.20 déc. 1781, était, de 1810 à 1830 environ, membre de la chapelle vocale de la cour, à Vienne, et chanteur de concert (ténor) très réputé. — 4. Gustav, né à Vienne en 1818, fils du précédent, pianiste et compositeur d'ceuvres vocales; fut pendant longtemps, à partir de 1848, directeur de la Société chorale d'hommes, à Vienne (Wiener Mânnergesangv&reiri), vit retiré maintenant à Fransfort-s/M. Il avait épousé la célèbre cantatrice Wilhelmine Hasselt. — 5. Karl-Heinrich, né à Pillau, près Kônigsberg, en Prusse, le 12 juil. 1847, fils d'un instituteur qui lui enseigna les premiers éléments de la musique ; fut ensuite élève de L. Steinmann, à Potsdam (1856-1862), puis de Biilow, à Berlin (1862-1864), de Bronsart et, pendant quelque temps, de Tausig. Il fut nommé. à Berlin même, professeur au Conservatoire Stern en 1868, puis à l'Académie royale de musique en 1871. B. est un excellent pianiste, surtout remarquable dans la musique de chambre; il a fait à diverses reprises des tournées de concerts en Allemagne et en Angleterre, entre autres avec Joseph et Amalie Joachim. Le trio B., de Ahna, Haussmann jouissait d'une excellente réputation.

Barthelémon, Fkanc.ois-Hippolvtk, né à Bordeaux le 27 juil. 1741. m. à Dublin le 20 juil. 1808: remporta à Londres de grands succès comme compositeur (Toperas : Pélopidas (1766), Le fleuve Scamandre (en français, Paris, 1768), Thejudtjmeni of Paris, The mehanted girdle, The nidid of Ihe oaks, The élection, Bclphegor (1778). Il lui nommé, en 1770, violon solo au Vauxhal] el, après de longs voyages en Allemagne, en Italie et en France, accepta un poste à Dublin (1784). I>. écrivit aussi un oratorio Jefte (1776) et publia un grand nombre d'œuvres instrumentales (pour violon, orgue, piano).

Bartoli, 1. Le Père Erasmo, né à Gaëte en 1606, vécul à Naples, où il était connu sous le nom de Père Raimo, entra finalement dans l'ordre des Oratoriens el mourut de La peste le 14 juil. ItiôC). Ses œuvres (manuscrites) sont conservées dans la bibliothèque des ( )raloriens (Messes, psaumes, motels, etc.). - 2. Daniklo, né à Ferrare le 12 févr, 1608, m. à Rome le 18

janv. 1685; jésuite italien, auteur d'un traité d'acoustique , Del suono, dëtremori armonici e delU udito (1681).

Baryton (ital. Baritono). l.Yoix d'homme, la plus belle et la plus commune parmi les chanteurs, alliant à la noblesse et à la puissance de la basse l'éclat du ténor, sorte d'intermédiaire par conséquent entre le ténor et la basse. Lorsque le b. s'étend surtout à l'aigu, on le dit « ténorisant » (le Heldentenor des Allemands); lorsqu'il s'étend au grave, il correspond à la basse chantante. Le mot b. signifie littéralement « qui sonne bas », fut donc évidemment choisi par rapport au ténor qui est plus élevé. On l'appelait du reste autrefois (et parfois encore de nos jours) basse-taille, c.-à-d. ténor bas, ou encore concordant, sans doute parce qu'il occupe à peu près la même place dans l'échelle tonale que la basse et le ténor à la fois (lax — fa fa3, resp. sol1 — sol3). Les compositeurs d'opéras écrivent fréquemment de nos jours des rôles principaux pour b., ce dont on ne s'étonnera point si l'on songe à la rareté des voix de ténors bien stylées. — 2. Instr. à archet, l'un des instr. favoris du siècle passé, aujourd'hui hors d'usage (ital. Viola di Bordone ou Bardone). Le b. avait la taille du violoncelle (gambe) et sa construction spéciale lui assignait dans la famille des violes la place de basse de la viole d'amour; il était en effet monté de sept cordes, mais un certain nombre d'autres cordes (9 à 24 cordes d'acier) étaient tendues au-dessous des pre* mières, sous la touche. Ces cordes d'acier résonnaient sympathiquement ou étaient peut-être pincées avec le pouce de la main gauche. L'accord des sept cordes supérieures était le suivant : si-1, mi1, lax, ré-, fa'2, si"2, mi3. Le prince Nicolas Esterhazy, protecteur de Haydn, était grand amateur de cet instrument, aussi Haydn écrivit-il un grand nombre de compositions pour b. (175, parmi lesquelles 125 divertissements pour 1)., alto el violoncelle, 6 duos pour deux b., 12 sonates pour b. et violoncelle, 17 cassations, etc.). Aucune de ces œuvres ne fut gravée, et la plupart détruites dans un incendie. Plusieurs autres compositeurs, contemporains de Haydn, écrivirent également pour b. : F. Paër. Weigl, Eyble,Pichel,etc. Les luthiers, A. Stainer par ex. (1660) construisaient des b. déjà dans le courant du xvne s. — 3. Instr. à vent en cuivre (de son vrai nom : saxhorn ténor ou baryton; connu en Allemagne sous celui de Barytonhorn ou Ténor hom in B, en Autriche sous celui de Bass-Fli'Kjelhorn), de la famille des saxhorns (bugles, tubas) et appelé parfois aussi euphonium. Cf. Bugle et Saxhorn. — 4. Combiné avec un nom d'instrument quelconque, indique approximativement la partie de l'échelle tonale que produit ce dernier : clarinette-baryton, v. Clarinette, etc.

Bas-dessus, terme vieilli, hors d'usage, pour riiezzo-soprano.

Basevi, Abramo, musicographe- italien, né à Livourne le 29déc. 1818, m. à Florence en nov.| 1885 : fut d'abord médecin à Florence, puis se voua ensuite à la musique et fit représenter.

Page 1