PIZZICATO — PLANTE
P., Francilla Gœhringer, a joui de quelque renom, à Munich, comme cantatrice d'opéra (mariée, en 1846, avec un Italien, Cavalière Minofrio). Un fils de Fr.-Wilh. P., Theodor P., né à Prague le 15 avr. 1831, m. à Cologne le 1er août 1856, était professeur de violon au Conservatoire de Cologne.
Pizzicato Citai-, pincé), pincé au moyen du doigt (instr. à cordes). Ce système de production du son, propre aux instr. à cordes pincées (harpe, luth, guitare, etc.), a été transporté ensuite, à partir du jour où ces instruments ont tous disparu de l'orchestre, à l'exception de la harpe, dans le jeu des instr. à archet. Toutefois, il ne faut point oublier que ces derniers instr. ne sont pas établis, au point de vue de la résonance, pour prolonger une sonorité brève en elle-même (cf. ouïes).
Placido (ital.), tranquille, commode. .(
Plaga, proti, deuteri, triti, telrardi (grec-latin du moyen âge), c.-à-d. 2e, 4e, 6e et 8e mode ecclésiastique (v. ce mot); /9. oxxplagis (corruption de plagius ; gr. vxdyioç] plus tard, généralement plagalis) est l'opposé de authentus (authenticus, ccvS-svtmÔç ), authentique. Les tonalités plagales ne sont au fond considérées que comme des formes dérivées des tonalités authentiques, au même degré que, chez les Grecs, les échelles désignées au moyen du préfixe hypo, par rapport aux échelles fondamentales ; mais, tandis que les échelles dérivées (hypo-) des Grecs sont une quinte au-dessous des fondamentales, les modes plagaux sont une quarte au-dessous des authentiques.Cf. ecclésiastique et grecques.
Plagal. Mode p., v. plaga. — Cadence plagale, c.-à-d. cadence formée par la sous-dominante suivie de la tonique : S — T, °S — T, et °S — °T (cf. fonctions) ; son nom de p. lui vient des modes plagaux dans lesquels ce n'était pas le cinquième, mais bien le quatrième degré qui occupait la place importante après la fondamentale.
Plaidy, Louis, éminent professeur de piano, né à Hubertusburg, près Wermsdorf, en Saxe, le 28 nov. 1810, m. à Grimma le 3 mars 1874; élève de Agthe (piano) et de Haase (violon), à Dresde, s'est d'abord fait connaître comme violoniste, et alla, en 1831, à Leipzig, où il entra dans l'orchestre de Wunderlich. Il donna des concerts comme violoniste, mais fit ensuite du piano son instrument principal et voua une attention particulière à son enseignement, à l'étude des principes techniques. A la fondation du Conservatoire (1842), P. fut engagé par Mendelssohn, comme maître de piano ; il a fait partie jusqu'en 1865 de cet établissement, dans lequel il a obtenu les plus beaux résultats pédagogiques. En outre, il donna, pendant les dernières années de sa vie, des leçons particulières, à Leipzig. Les Technische Studien fur das Pianoforte (surtout la 3e éd., augmentée), qui dépassent les « Materialen, etc. » de Knorr en profondeur et en richesse, forment un excellent ouvrage d'enseignement et ont trouvé beaucoup d'imitateurs. P. a écrit, en outre, une brochure : Der Klavierlehrer (1874).
Plain-chant (lat. cantus planus), nom que l'on donne parfois au chant grégorien (v. ce mot) et qui s'explique par le fait que ce dernier perdit petit à petit, au cours des siècles, ses éléments rythmiques primitifs ; au xir3 s. déjà, le chant grégorien n'était plus qu'une succession monotone de sons d'égale durée. On désigne sous le nom de plainchantistes les musicologues qui s'occupent plus particulièrement de l'histoire ou de la théorie du p.
Planquette, Rorert, compositeur d'opéras, né à Paris le 21 juil. 1840 ; fut un certain temps élève du Conservatoire, mais n'obtint aucune distinction. Il se fit apprécier d'abord dans des romances,mais s'essaya bientôt au théâtre dans le genre de la musique légère; il a écrit, de 1873 à 1892, seize petits opéras-comiques et opérettes, entre autres : Le serment de Mme Grégoire, Paille d'avoine, Les cloches de Corneville (1877), Le chevalier Gaston (1879), Les voltigeurs de la XXXI 1 (1^0), La cantiniere*. Rip van Winkle (1882), Nell Gvoynne (1884, aussi sous le titre de Colombine), La crémaillerie (1885), Surcouf (1887), The old guard (angl., Liverpool et Londres, 1887). La cocarde tricolore (1892).
Plantade, 1. Charles-Henri, compositeur, né à Pontoise le 19 oct, 1764, m. à Paris le 18 déc. 1839 ; s'est d'abord fait connaître comme compositeur de romances, puis devint, en 1797, maître de chant à l'institut Campan, à St-Denis, où la future reine de Hollande, Hortense Beauharnais, fut son élève. Cette dernière l'appela plus tard à sa Cour, comme maître de chapelle, et il resta aussi, en 1810, après l'abdication du roi, directeur de musique de ce dernier, à Paris, jusqu'en 1815. P. avait été, déjà en 1802, engagé comme maître de chant au Conservatoire, mais il avait abandonné ce poste pour aller en Hollande. En 1812, il devint chef de chant et régisseur d'opéra à l'Opéra et, en 1813, aussi membre du jury d'admission des nouveautés. En 1816, P. fut de nouveau engagé (jusqu'en 1828) comme maître de chant au Conservatoire, qu'on venait de rouvrir ( « Ecole royale de chant et de déclamation »), et succéda en même temps à Persuis, comme chef de l'orchestre royal. La révolution de 1830 lui fit perdre ses places ; il se retira en maugréant aux Batignolles et ce fut quelque temps seulement avant sa mort qu'il revint à Paris. Outre une dizaine d'opéras pour divers théâtres parisiens, P. a écrit des Messes, des motets, un Requiem, un Te Deum, etc. pour la Chapelle royale. On a gravé de lui les partitions des opéras : Palma et Le mari de circonstance, une sonate pour harpe, vingt recueils de romances et trois recueils de nocturnes à deux voix. — 2. Charles- François, fils du précédent, né à Paris le 14 avr. 1787, m. d;ms la même ville le26mai 1870; était employé supérieur au ministère de la maison impériale et à celui des beaux-arts. Il s'est fait un nom comme compositeur de romances et fut, en 1828, l'un des fondateurs des Concerts du Conservatoire.
Planté, Francis, pianiste distingué, né à Or-