‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 366 sur 542 · POTHIER — PRADHER · texte numérisé non relu

POTHIER — PRADHER

Pothier, Dom Joseph, éminent historien musical, spécialement dans le domaine du chant grégorien, né à Bouzemont, près St-Dié, le 7 déc. 1835; entra en 1859 dans l'ordre des Bénédictins, au couvent de Solesmes où il devint, déjà en 1862, second prieur et, en 1866, professeur de théologie. Ce fut Dom Guéranger qui l'engagea à se vouer à l'étude du chant ecclésiastique et P. se donna pour tâche de ramener le chant grégorien à sa pureté primitive ; il parcourut la France, la Suisse, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, dans le but d'étudier les anciens manuscrits et il est devenu une autorité de premier ordre dans ce domaine. P. a consigné les résultats de ses recherches dans des publications d'une haute valeur : Les mélodies grégoriennes (Tournai, 1880; éd. ail. par leP. A. K\er\\e,lSSl),Lieber gradualis (ibid.1883) et cet ouvrage sans pareil connu sous le titre de Paléographie musicale (Solesmes, à partir de 1889, reproductions phototypiques de chants d'église en neumes, du ixe au xvie s.).

Potpourri, suite de mélodies ou de fragments d'opéras divers, sans lien apparent.

Pott, Auguste, violoniste, né à Northeim, dans le Hanovre, le 7 nov. 1806, m. à Graz le 27 août 1883 ; élève de Spohr, à Gassel, devint en 1832, après des tournées de concerts de plusieurs années, concertmeister à Oldenbourg. Il fit valoir ses droits à la retraite en 1861, et vécut en dernier lieu à Graz. P. a publié deux concertos pour violon, des duos pour violons, des variations, etc.

Potter, Philip- Ciprian - Hambly , pianistecompositeur, né à Londres en 1792, m. dans la même ville le 26 sept. 1871; reçut ses premières leçons de piano de son père, un maître de piano de Londres, puis fut successivement élève, pour la théorie, de Attwood, Calcott et Grotch, ainsi que, pour le piano, de Wôlfl. En 1818, il travailla à Vienne, sous la direction de Forster, et Beethoven même s'intéressa à lui. En 1822, il fut nommé maître de piano à la « Boyal Academy of music » de Londres et succéda en 1832 à Grotch, comme directeur de cette institution. En 1869, P. renonça à ces fonctions en faveur de Bennett. En plus d'un grand nombre de fantaisies, de romances, de danses, etc. pour piano, P. a publié : deux sonates pour piano, neuf rondos, deux toccatas, six thèmes avec variations, plusieurs duos pour piano à quatre mains, ainsi que des réductions pour piano à quatre mains de deux de ses symphonies et d'une ouverture, une « fantaisie et fugue » pour deux pianos, un trio à six mains pour trois pianos, un sextuor pour piano et instr. à archet, trois trios avec piano, une sonate pour violon, une sonate pour cor, etc. Sont restés manuscrits : neuf symphonies pour orchestre, quatre ouvertures, trois concertos pour piano, un morceau concertant pour piano et violoncelle, etc.

Pougin, Arthur (de son vrai nom François- Aï. asi t.-Akthur Paroisse-Pougin), musicographe (aussi sous le pseudonyme Pol Dax), né à < iliàteauroux (dépt. de l'Indre) le 6 août 1834;

suivit quelque temps les cours du Conservatoire de Paris où il fut élève d'Alard, pour le violon, et de Beber, pour l'harmonie. En 1855, il devint chef d'orchestre au Théâtre Beaumarchais, puis il entra comme premier violon dans l'orchestre de concerts de Musard, remplit, de 1856 à 1859, les fonctions de deuxième chef d'orchestre aux Folies-Nouvelles et, de 1860 à 1863, celles de violoniste à l'Opéra-Gomique. Mais il abandonna bientôt la pratique musicale, ainsi que le professorat, pour se vouer entièrement à des travaux littéraires consacrés en partie aux lettres, à l'histoire et même à la politique, mais principalement, cependant, à la musique. P. a été feuilletoniste musical du « Soir », de la « Tribune », de 1' « Evénement » et écrit maintenant, depuis 1878, au « Journal officiel » ; il est, en outre, collaborateur de diverses revues musicales (« Ménestrel », « France musicale », « Art musical », « Théâtre », « Chronique musicale ») et il a publié les brochures et ouvrages suivants : André Campra (1861), Gresnick (1862), Dezèdes (1862), Floquet (1863), Martini (1864), et Devienne (1864 ; ces six brochures, sous le titre commun de Musiciens français du XV III6 s.); Mey erbeer (1864); F. Halévy, écrivain (1865); William-Vincent Wallace (1866) ; Almanach... de la musique (calendrier musical pour 1866, 1867, 1868; les deux dernières années avec un supplément : « Nécrologie des musiciens »); De la littérature musicale en France (1867); De la situation des compositeurs de musique et de l'avenir de l'art musical en France (1867, requête au ministre des Beaux- Arts); Léon Kreuzer (1868) ; Bellini (1SQS); A. Grisar (1870) ; Rossini (1871) ; Auber (1873) Mehul; Violti; A propos de l'exécution du «Messie» de Hœndel (1837); Notice sur Rode (1874) ; Boïeldieu (1875) ; Figures de l'opéra comique : Elleviou, Mad. Dugazon, la Tribu des Gavaudan (1875); Rameau (1876); Adolphe Adam (1876); Question de la liberté des théâtres (1879, requête au ministère); Question du théâtre lyrique (1879, id.) ,• G. Verdi (1881) ; enfin, une nouv. éd., entièrement refondue du Dictionnaire des opéras (Dict. lyrique) de F. Clément et P. Larousse (1898). P. essaya, de 1876 à 1877, de publier un journal musical : Revue de la musique, mais il dut l'abandonner au bout de six mois. Le grand nombre de travaux biographiques de P. (à ceux déjà indiqués, en ajouter encore beaucoup parus dans des j ournaux musicaux, par exemple, sur Perrin et Cambert, sur Philidor, Verdi, etc.) expliquent la raison pour laquelle on lui confia la rédaction du supplément de la Biographie universelle de Fétis (1878- 1880, deux vol.). Ce supplément reste malheureusement très en arrière de l'ouvrage principal, pour le sérieux et la sévérité de la critique, bien qu'il en remplisse quelques lacunes d'une façon méritoire.

Poussé (ail. Hinauf'strich), coup d'archet qui se note au moyen du signe j-| et se fait de la pointe à la hausse. Cf. tiré.

Pradher (Prad :":re). Louis-Barthélémy, pia-

PRJEA.MBULUM

niste et compositeur, né à Paris, le 18 déc. 1781, m. à Gray (Haute-Saône) en oct. 1843; fils d'un violoniste, élève de Gobert (piano) à l'Ecole royale du chant, etc. et au Conservatoire, où Berton fut son maître de théorie; il épousa, à l'âge de vingt ans,'une fille de Philidor et succéda, en 1802, à Jadin comme professeur de piano au Conservatoire. Les deux Herz, Dubois, Rosellen et d'autres ont été ses élèves. P. était, en outre, accompagnateur à la Cour de Louis XVIII et de Charles X. Après avoir épousé en secondes noces une chanteuse de l'Opéra-Comique, Félicité More (née à Carcassonne, dans le dépt. de l'Aude, le 6 janv. 1800, m. à Gray le 12 nov. 1876), il prit, en 1827, sa retraite et vécut dès lors à Toulouse. P. a composé plusieurs opéras-comiques, ainsi que beaucoup de musique pour piano (un concerto, cinq sonates, des rondos [un pour deux pianos], des thèmes avec variations, des potpourris, etc.), un trio pour piano, violon et violoncelle, un adagio et un rondo (idem) et vingtdeux recueils de lieder.

Praeambulum (lat., préambule), ou corrompu « Priamel » (dans l'ancienne littérature de luth), syn. de prœludium (prélude).

Prœcentor (lat.), syn. de chantre, de cantor, ou même d'organiste.

Praefectus chori (lat., chef de chœur), titre que l'on donnait dans les chœurs d'écoles (à .'école St-Thomas, à Leipzig, p. ex.) à un élève avancé qui était chargé de remplacer parfois le directeur lui-même.

Prœger, Ferdinand - Christian - Wiliielm, maître de musique estimé à Londres, né à Leipzig le 22 janv. 1815, m. à Londres le 1er sept. 1891, fils du violoniste et ancien maître de chapelle de Leipzig, Magdebourg et Hanovre ; Heinrich-Aloys P. (né à Amsterdam, le 23 sept. 1783, m. à Magdebourg le 7 août 1854, compositeur de nombreuses œuvres de musique de chambre ainsi que de quelques opéras), commença par étudier le violoncelle, mais se voua plus tard, sur le conseil de Hummel, au piano. Après avoir vécu quelque temps à La Haye, comme maître de musique, P. s'établit, en 1834, à Londres. Il a été, dès la fondation de la « Neue Zeitschrift fur Musik », son correspondant par l'entremise de Schumann et il était un disciple ardent de Wagner qu'il a contribué aussi à faire appeler à Londres, en 1855 (comme directeur des concerts philharmoniques). Notons parmi ses compositions un trio, une ouverture : Abellino, un prélude symphonique de Manfred, un poème symphonique : Live and love, battle and victory (1885). Sous e titre : Prœger-Album (2 vol.), a paru chez Kahnt, à Leipzig, un choix de ses œuvres pour iano.

Praetorius (latinisé pour Sghulz ou Sghulze), 1. Gottsghalk, professeur de philosophie à Wittenberg, né à Salzwedel le 28 mars 1528,' m. le 8 juil. 1573; a publié, en collaboration vec Martin Agricola, un recueil de chants 'école : Melodiœ scholasticœ ... in usum scholce Magdeburgensis (1556). — 2. Christoph, s'inti-

PFLETORIUS

tule en 1581 « der Music verordnete zu Liinneburgk » et doit être né, selon Gerber,en Silésie. Il a publié, en deux parties : Frohliche und liebliche Ehrenlieder, von ziichtiger Lieb und ehelicher Treue, à quatre voix (1581), un chant funèbre sur Melanchton (1560) et, comme il le dit lui-même, « viele geistliche Kirchengesânge und Ehrenlieder ». — 3. Hieronymus, célèbre organiste et compositeur, né à Hambourg, le 10 août 1560, m. dans la même ville le 27 janv. 1629; fils de l'organiste de l'église St-Jacques, à Hambourg, il continua, à Cologne, les études qu'il avait commencées sous la direction de son père. Il devint, en 1580, cantor de la ville d'Erfurt, en 1582, adjoint et, en 1586, successeur de son père, comme organiste de l'église St-Jacques, à Hambourg. Ses œuvres imprimées sont : I. Cantiones sacrœ (5 à 8 voix, 1599 ; édition augmentée, de 2 à 12 voix, avec trois chants de Jakob P., 1607 et 1622) ;II. Magnificat (8 voix, 1602 et 1622); III. Lieber missarum (5 à 8 voix, 1616) ; IV. Cantiones varice (5 à 20 voix, 1618 et 1623) ; les œuvres sus-indiquées ont aussi paru en une édition complète intitulée : Opus musicum novum et perfectum ; V. Cantiones novœ (5 à 15 voix, 1618 à 1625). Il a en outre paru quelques chants de circonstance. En collaboration avec son fils, Jakob P. (m. le 21 oct.1651, comme organiste de l'église de St-Pierre de Hambourg, élève de J.-P. Sweelinck) et les deux organistes, également célèbres, J. Decker et D. Scheidemann. P. a publié, en 1604, à Hambourg, un livre de chorals. Les chants de noces de Jakob P. (5 à 8 voix) ont de la valeur. — 4. Bartholom.eus, a publié en 1616, à Berlin : Newe liebliche Paduanen und Galliarden mit 5 Stimmen. — 5. Mighael, le plus célèbre des P., né à Kreuzburg (Thuringe) le 15 févr. 1571 (1572), m. à Wolfenbûttel le 15 févr. 1621; maître de chapelle et secrétaire du duc de Brunswick. P. fut un musicien extraordinairement habile et aussi remarquable comme musicographe que comme compositeur. Les compositions qu'on a conservées de lui sont : Musœ Sioniœ (une œuvre gigantesque, en neuf parties, contenant 1244 chants, soit de la lre à la 4me partie des Konzertgesànge de 8 à 12 voix, sur des psaumes et chants d'église allemands, la 5me partie des lieder et psaumes de 2 à 8 voix, de la 6me à la 9me partie seulement des chants d'église à 4 voix et simplement écrits, note contre note ; cet ouvrage a paru de 1605 à 1610, la 9me partie, en 2me éd., sous le titre Bicinia et tricinia [1611]) ; Musarum Sioniarum motetœ et psalmi 4-16 voc. 1™* pars (1607); Eulogodia Sionia (60 motets de 2 à 8 voix, pour la fin du service divin, 1611); Missodia Sionia (1611); Hymnodia Sionia (hymnes de 2 à 8 voix, 1611); Megalynodia (madrigaux et motets de 5 à 8 voix, 1611) ; Terpsichore (morceaux de danse de 4 à 6 voix de compositeurs français et de P. lui-même, 1612); Polyhymnia caduceatrix et panegyrica (chants de paix et de joie à 1 et 2 voix, 1619) ; Polyhymnia exercitatrix (2 à 8 voix, 1619); Ur'anodia (Uranochordia, dix-

PRALLTRILLER — PRESSE MUSICALE

neuf chants à 4 voix, 1613) ; Kleine und grosse Litaney, etc. (1606) ; Epithalamium pour Frédéric-Ulrich de Brunswick et Anne-Sophie de Brandebourg (1614); Puericinium (14 chants d'église de 3 à 12 voix, 1621). Si grands que soient ses mérites pour la propagation du nouveau slyle de musique, avec accompagnement d'instruments, P. est cependant plus connu encore et plus apprécié à cause de son activité comme musicographe, surtout par son grand ouvrage : Syntagma musicum (1614-1620, trois parties) qui est l'une des sources les plus importantes de renseignements sur la musique et spécialement les instruments du xvne s.; la première partie (1614) est une dissertation historique en langue latine, très méritoire pour son époque: la deuxième partie {De organographia, 1618; réédité comme vol. xm des publications de la « Gesellschaft fur Musikforschung »), à laquelle appartiennent les reproductions d'instruments (Theatrum inslrumentorum seu Sciagrapkia) imprimées seulement en 1620, est du plus haut intérêt ; la troisième partie, sur la théorie musicale (1619; extrait dans les « Monatshefte fur Musikgeschichte », x, p. 33 et suiv.) n'en a guère moins. La Syntagma se trouve dans la plupart des grandes bibliothèques et c'est un ouvrage à recommander à ceux qui veulent se faire une idée de l'exercice de la musique, au commencement du xvne siècle.

Pralltriller (ail.), pincé renversé.

Pratt, Silas-G., né à Addison (Vermont) le 4 août 1846; a fait à différentes reprises ses études en Europe, et attiré l'attention sur lui par diverses compositions, entre autres, un opéra : Zenobia. Il vit, depuis 1889, en qualité de maître de musique, à New- York.

Precipitando (ital.), syn. de accelerando.

Predieri, 1. Angelo, né en janv. 1655, m. à Bologne le 22 févr. 1731, était moine franciscain en cette ville, depuis 1673, et fut le maître du P. Martini; compositeur vanté, mais dont presque rien n'a été conservé. — 2. Gtagomo- Gesare, élève de G.-P. Colonna, en 1698 maître de chapelle du dôme de Bologne, écrivit, de 1681 à 1719, neuf oratorios et publia aussi un volume de Canzoni morali e spirituali à trois voix avec « continuo » (1696). — 3. Luca-Antonio, né à Bologne le 13 sept. 1688, président de 1' « Académie philharmonique » de cette ville (1723), fut, de 1726 jusqu'en automne 1747, maître de chapelle actif de la Cour à Vienne, prit sa retraite en 1751 et mourut à Bologne en 1769. Il a écrit, pour Bologne, Venise, Florence et Vienne, quatorze opéras et sérénades, ainsi que deux oratorios.

Préface (lat. Prœfalio, lllatio, hnmolalio, Contestatio), prière qui, dans le rituel de la Messe, se dit ou se chante avant le canon.

Preghièra (ital), prière.

Preindl, Joseph, compositeur, chef d'orchestre e1 théoricien, né à Marbach, dans la Basse- Autriche, le 30 janv. 1756, m. à Vienne le 26 oct. 18--2;!: élève d'Albrechlsberger, il devint en 1780 chef des chœurs de L'église St-Pierre, à

Vienne, et, en 1809, maître de chapelle au dôme de St-Etienne, à Vienne également. P. a publié : des Messes, des offertoires, un Requiem, un Te Deum et d'autres morceaux de musique d'église, deux concertos pour piano, des sonates, des variations, etc. pour piano, ainsi qu'une méthode de chant et Melodien aller deutscher Kirchenlieder, vielche im St Stepliansdom in Wien gesungen werden, avec cadences, préludes, etc. Après la mort de P., Seyfried a publié sa Wiener Tonschule (méthode de basse chiffrée, harmonie, contrepoint et fugue; 1827, deux parties; 2e éd., 1832).

Preitz, Franz, organiste, né à Zerbst (Anhalt), le 12 août 1856; fut, de 1873 à 1876, élève du Conservatoire de Leipzig, et donna avec succès des concerts, comme organiste. Il devint, en 1879, professeur au Conservatoire Stern, à Berlin, et vit maintenant, à Zerbst, comme maître de chant au gymnase et cantor à l'église de la Cour et à la Collégiale. Il a été nommé, en 1892, directeur des chœurs du duché d'Anhalt. Parmi ses compositions, il a paru des lieder, des motets, un Requiem « a cappella », des chants pour trois voix de femmes (avec piano), des morceaux pour violon et orgue d'après des préludes du « Clavecin bien tempéré », des préludes pour orgue, etc.

Prélude (lat. prœludium ; ail. Vorspiel, Einleitung), introduction instrumentale d'un choral, d'une mélodie, d'une œuvre vocale d'ordre quelconque, voire même d'un opéra (lorsque cette introduction n'est pas conçue dans la forme de l'ouverture). La fugue est aussi généralement précédée d'un p. dans le même ton qu'elle et préparant en quelque sorte à la fugue elle-même.

Prentice, Thomas-Bidley, né à Paslowhall, Ongar (Angleterre), le 6 juil. 1842, élève des deux Macfarren à Y « Academy of Music » de Londres, devint de bonne heure professeur à son tour dans cet institut et se produisit souvent et avec succès, comme pianiste. Il fut quelque temps organiste à l'église du Christ, devint en 1880 maître de piano à la « Guildhall School of Music » et, en 1881, au Conservatoire Blackheath. P. a composé lui-même un grand nombre 'de morceaux de chant, ainsi que de piano, et publié une instructive collection d'œuvres de piano et d'analyses, ainsi que six cantates de Carissimi.

Préparation (ail. Vorbereitung). La p. consiste, dans l'harmonie pratique, à disposer les accords de telle sorte que. la note dissonante de l'un soit contenue dans l'accord précédent, et dans la même voix, comme consonnance.

Presse musicale. Les publications périodiques (hebdomadaires, mensuelles, trimestrielles) relatant les faits d'ordre musical, critiquant les nouveautés ou apportant des contributions à l'histoire et à la théorie de la musique sont d'origine relativement récente. La première publication, éditée par petits fragments, à laquelle on puisse à peu près adapter la dénomination de « revue musicale », fut la Musica critica, de Mattheson (Hambourg, 1722; conte-

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