PROSE — PRUDENT
Prose, v. séquence.
Proske, Karl, célèbre érudit et éditeur d'anciennes œuvres musicales, né à Grôbnig (Haute- Silésie) le 11 févr. 1794, m. à Ratisbonne le 20 déc. 1861 ; fils d'un propriétaire, il étudia la médecine, avança, pendant la guerre d'indépendance, jusqu'au grade de médecin de régiment, lit, en 1817, son examen d'état et s'établit, comme médecin pratiquant, à Oberglogau et, plus tard, à Oppeln. En 1823, P. obéit à un désir longtemps caché et alla étudier la théologie à Ratisbonne. Ordonné prêtre en 1826, par l'évêque Sailer, à Ratisbonne, il devint, en 1827, vicaire du chœur et, en 1830, chanoine de l'ancienne chapelle de Notre-Dame, avec le titre de maître de chapelle. P. eût ainsi l'occasion de se vouer à des recherches musicales sérieuses et il la saisit avec empressement. Il rassembla, d'abord en Allemagne, puis aussi, de 1834 à 1858, en Italie, une riche bibliothèque, contenant surtout des compositions des xvie et xviie s., et publia le premier, en 1850, le chefd'œuvre de Palestrina : Missa papœ Marcelti, en trois versions, l'une originale à six voix, par Palestrina, une autre à quatre voix, par Anerio, et la troisième à double chœur (huit voix), par Suranio. Il commença, en 1853, la publication de sa grande anthologie : Musica divina, qui est souvent citée dans ce dictionnaire ; le contenu en est ainsi réparti : vol. I : douze Messes à quatre voix (1853) ; vol. II : motets pour toute l'année religieuse (1855) ; vol. III : Falsibordoni, psaumes, Magnificat, hymnes et antiennes (1859) ; vol. IV: passions, lamentations, répons, Te Deurn et litanies (1863, publié après la mort de l'auteur, par Wesselack). La suite de cette publication a été rédigée par Schrem et Haberl (v. ces noms). Un autre choix de Messes, de quatre à huit voix, parut, de 1855 à 1859, sous le titre : Selectus novus rnissarum. Sont représentés, dans ces anthologies, les compositeurs : Palestrina, Viadana, Asola, Vittoria, Porta, Lasso, Anerio, Marenzio, Suriano, Nanino, Turini, Gabrieli, Lotti, Vecchi, Pitoni, Constantini, Gasini, Agostini, Scarlatti, Guidetti, Rosseli, Bernabei, Piciotti,Biordi, Baj, Paminger, Aichinger,Hasler, Croce, Fux, Gallus, etc. La précieuse bibliothèque de P. a été achetée par l'administration de l'évèché de Ratisbonne.
Proslambanomène, v. musique grecque.
Protus (au moyen âge, pour -xçuto;), le « premier » mode ecclésiastique (v. ce mot).
Prout, Ebenezer, compositeur et théoricien considéré, né à Oundle (Nothamptonshire) le 1er mars 1835 ; Baccalaureus artium (Londres, 1854), élève pour le piano de Charles Salaman, doit, pour le reste, son savoir musical à ses études personnelles. P. fut, pendant un certain nombre d'années, professeur d'harmonie et de composition à la « Royal Academy of Music » et à la « National Training School of Music » (maintenant « Royal Collège of Music »), à Londres, directeur d'une société de chant, critique musical, etc. Il est, depuis 1894, professeur de musique de l'Université de Dublin
(successeur deR. Stewart). De 1871 à 1874, il a rédigé le Monthly Musical Record et a été, depuis lors, collaborateur de ce journal, ainsi que de l'« Academy » et de l'« Athenaeum ». Comme compositeur aussi, P. a fourni des œuvres nombreuses et estimables. Son op. 1, un quatuor en mi bém. maj. pour instr. à archet, a été couronné en 1862, et son quatuor avec piano (op. 2) en 1865 par la « Society of British musicians ». Il a écrit encore un quintette avec piano (op. 3), un concerto pour orgue avec orchestre, un Magnificat et un Service du soir, tous deux avec orchestre, des cantates dramatiques : Hereward, The red cross Knights (Londres, 1887), Alfred, The Song of Judith (alto solo avec orchestre, Norwich, 1867), Freedom (solo de baryton avec orchestre), Queen Aimée (pour Aroix de femmes), quelques œuvres vocales pour l'église {Magnificat, op. l;Evening service, op. 8 [tous deux avec orchestre] ; Anthem, op. 29, etc.), quatre symphonies, un menuet et trio pour orchestre, etc. Comme théoricien, P. s'est d'abord fait connaître par son « Traité élémentaire d'instrumentation » (1880, trad. allem. de B. Bachur) ; mais plus récemment, il a déployé une grande activité, comme écrivain, en publiant des traités Harmony (1889), Counterpoint (1890), Double Counterpoint and Canon (1891), Fugue (1891), FugaC Analysis (1892), Form (1893), Applied Forms (1895) et The Orchestra (vol. I, 1898), qui l'ont placé au premier rang des théoriciens actuels.
Prukner, 1. Karoline, cantatrice et professeur de chant, née à Vienne le 4 nov. 1832 ; chanta, de 1850 à 1854, avec succès, sur les théâtres de la Cour de Hanovre et de celle de Mannheim, mais perdit subitement la voix et vit depuis lors à Vienne, où elle est très estimée comme maîtresse de chant. Le grand-duc de Mecklembourg lui a conféré le titre de « professeur ». MUe P. a publié une brochure: Théorie und Praxis der Gesangskunst (1872). — 2. Dionys, excellent pianiste, né à Munich le 12 mai 1834, m. à Heidelberg (des suites d'une opération) le 1er déc. 1896 ; reçut en cette ville les premières notions de piano, de Fr. Niest, et se produisit de bonne heure ; à l'âge de dixsept ans, il jouait déjà au « Gewandhaus » de Leipzig. Les années suivantes et jusqu'en 1855, il continua ses études à Weimar, sous la direction de Liszt, puis s'établit à Vienne, d'où il a fait un grand nombre de tournées de concerts. P. était, depuis 1859, professeur au Conservatoire de Stuttgart; il avait reçu, en 1864,1e titre de pianiste de la Cour royale. Les soirées de musique de chambre organisées par P. et Edm. Singer ont joui d'une certaine réputation.
Prudent, Emile (Beunie-P.), pianiste et compositeur, né à Angoulème le 3 févr. 1817, ni. à Paris le 14 mai 1863 ; ayant perdu de très bonne heure ses parents, il fut adopté par un accordeur de pianos. P. devint élève de Lecouppey, de Laurent et de Zimmermann, au Conservatoire de Paris, et continua à se développer en prenant comme modèle Thalberg et Mendelssohn. P. était estimé à Paris, comme professeur de
PRUME — PUGHTLER
piano. Ses compositions appartiennent pour la plupart à une catégorie distinguée de musique de salon, cependant il a aussi écrit une symphonie concertante (piano et orchestre), un deuxième concerto pour piano en si bêm. maj. et un trio pour piano et instr. à archet.
Prume, François-Hubert, violoniste, né à Stavelot, près Liège, le 3 juin 1816, m. dans la même localité le 14 juil. 1849 ; élève du Conservatoire de Liège (1827), puis de celui de Paris (Habeneck), il fut engagé en 1833, comme professeur de violon, au Conservatoire de Liège. Ses tournées de concerts (depuis 1839) avaient révélé en lui un violoniste de goût et d'une virtuosité très correcte. Le duc de Gotha lui avait conféré le titre de « concertmeister », etc. Parmi ses compositions, nous citerons la Mélancolie, bien connue, pour violon et orchestre (op. 1), des études (op. 2) et deux morceaux de concert.
Prumier, 1. Antoine, harpiste, né à Paris le 2 juil. 1794, m. dans la même ville le 20 janv. 1868; élève du Conservatoire, harpiste au Théâtre italien et, dès 1835, à l'Opéra-Comique, succéda en même temps à Nadermann, comme professeur de harpe, au Conservatoire. P. est l'auteur d'un grand nombre de fantaisies, de rondos, etc., pour harpe. — 2. Ange-Conrad, né vers 1821, m. à Paris le 3 avr. 1884 ; fils et élève du précédent, auquel il succéda, en 1840, comme harpiste, à l'Opéra-Comique. Mais il passa plus tard à l'orchestre de l'Opéra et prit, en 1870, la )lace de Labarre, comme professeur de harpe, au Conservatoire. Il a composé des soli et des études spéciales pour harpe, des nocturnes Dour harpe et cor, et un certain nombre d'oeuvres vocales religieuses (Aveverum, 0 salutaris, etc.).
Psallette, syn. de maîtrise ou d'école de musique vocale attachée à une église.
Psalmodie, v. psaume.
Psaltérion (ail. Psalter), ancien instr. à cordes pincées au moyen des doigts ou d'un Dlectre, le kinnor des Hébreux, la rotta des Allemands, petite harpe triangulaire.
Psaume (ital. salmo ; ail. Psalrn ; du grec
if/aXÀ£<v, c.-à-d. faire vibrer [une corde]), nom
que l'on donne aux chants de louanges que
David improvisait, en s'accompagnant d'un
instrument analogue à la harpe. Le chant des
passa du culte israëlite dans le culte chrétien, sous la forme de chant alterné à l'unisson (v. antienne) ; c'est du moins ainsi que Saint- Ambroise l'emprunta à l'Eglise d'Orient, tandis qu'ensuite le répons apparut en Italie même. Actuellement, on distingue dans la liturgie catholique entre le p. proprement dit (p. de vêpres, p. de matines) et les antiennes, graduels, tractus, alléluia composés sur des versets détachés. La forme première du chant des p., dans l'église catholique, fut celle du chant grégorien, à l'unisson, sans accompagnement insrumental ; mais cette forme ne correspondait Doint à ce que nous appelons aujourd'hui la >salmodie (récitation sans autre rythme que elui qu'exige le texte lui-même), elle avait au ontraire, dans les antiennes, graduels, etc., et
suivant le sens du texte, tantôt un caractère de joyeux épanchement (avec des vocalises rapides et fleuries), tantôt un caractère, de profonde lamentation. Dès son apparition, la musique polyphonique s'empara du chant des p., sans doute en premier lieu sous la forme de l'organum et du faux-bourdon ; mais nous connaissons des arrangements de graduels à trois et à quatre voix, du xne s. déjà, et fort ingénieux (v. Pérotin). La grande efflorescence du contrepoint porta le chant de p. à quatre parties, a cap2iella,a.u. plus haut point de perfection, et les épigones de la grande école de Rome (v. ce mot) augmentèrent le nombre des voix de la polyphonie jusqu'à seize, vingt-quatre et plus. Mais, à côté de ce genre, la musique vocale (à une ou à plusieurs voix) accompagnée réapparut à partir de l'an 1600, en sorte que l'on vit les grandes compositions de p. de nos jours, pour soli, chœurs et orchestre, se développer graduellement.
Psellos, Michel, écrivain byzantin, vers 1050, à Constantinople, précepteur de l'empereur Michel Dukas, a écrit entre autres un traité sur la musique, reproduit pour la première fois par Arsenius, dans : Ojms in quatuor mathemati~ cas disciplinas (1532 et 1545), puis traduit en allemand par Mitzler, dans le vol. III de sa Musikal. Bibliothek. Une dissertation de P., sur le rythme, a été publiée par Morelli, en même temps que les fragments rythmiques d'Aristoxène ^1785).
Ptolémée, Claude, remarquable mathématicien, astronome et géographe grec, à Alexandrie, au commencement du ne s. avant J.-C, originaire probablement de Ptolemais Hermii, en Egypte ; auteur, entre autres, d'un ouvrage en trois volumes, sur la musique, qui compte parmi les plus importants documents sur la théorie musicale chez les anciens. Cet ouvrage fut d'abord publié en une mauvaise traduction latine par Gogavinus (1562), puis dans le texte original par Wallis (1680). Un fragment, en texte grec et traduction allemande, en a été donné par O. Paul, dans une digression de sa traduction de Boèce (1872).
Puccitta, Vincenzo , compositeur d'opéras italien, né à Civitavecchia en 1778, m. à Milan le 20 déc. 1861 ; élève de Fenaroli et de Sala, au Conservatoire « délia Pietà », à Naples, a écrit trente opéras pour Venise, Milan, Rome, Londres et Paris (où la Catalani l'avait emmené comme accompagnateur). P. écrivait facilement, mais sans originalité.
Puchat, Max, né à Breslau en 1859, élève de Friedr. Kiel, à Berlin, remporta, en 1884. le prix Mendelssohn et s'est fait connaître, jusqu'à présent, comme compositeur, par des lieder, une ouverture et le poème symphonique Euphorion, pour orchestre (1888).
Puchtler, Wilhelm-Maria, compositeur de talent, mort très jeune, né àHolzkirchen (Basse- Franconie) le 24 déc. 1848, m. à Nice, après de longues souffrances, le 11 févr. 1881 ; destiné par ses parents à la carrière ecclésiastique, il chercha à y échapper en s'enfuyant de la mai-
PUDOR PURGELL
son paternelle, mais, bientôt rejoint, il dut suivre le séminaire d'Altdorf, près Nuremberg, jusqu'à la mort de sa seconde mère (son père était déjà mort quelques années auparavant). Il étudia alors la musique au Conservatoire de Stuttgart, sous la direction de Faisst, de Lebert et de Stark (de 1868 à 1873), puis vécut à Gœttingue, comme professeur et directeur de musique, jusqu'à ce qu'en 1879 sa santé le força à aller chercher un climat plus clément. Les compositions qui ont paru de lui sont, pour la plupart, des morceaux pour piano, un peu trop exclusivement consacrés à la virtuosité pianistique. Une œuvre chorale de P. : Der Geiger von Gmùnd, a été exécutée, en 1881, à Cannstadt.
Pudor, J.-Friedrich, né en 1835 à Delitzsch, m. à Dresde le 10 oct. 1887, était, depuis 1859, propriétaire et directeur administratif du' Conservatoire de Dresde. Son fils, Heinrich, né vers 1860, vendit, en 1890, cet établissement à E. Krantz, et se voua de préférence à une carrière d'écrivain qui a éveillé la curiosité par sa singularité.
Pugnani, Gaetano, célèbre violoniste, né à Turin le 27 nov. 1731, m. dans la même ville le 15 juin 1798; élève de Somis, lequel avait été en son temps l'élève de Corelli et de Tartini, devint, en 1752, violoniste à l'orchestre de la Cour, à Turin. De 1754 à 1770, P. fit des tournées de concerts, interrompues par un séjour de plusieurs années à Londres, où il fut violon solo de l'Opéra italien et où il fit représenter un opéra de sa composition. Enfin il fut, à partir de 1770, directeur de l'orchestre de la Cour, à Turin. On compte parmi ses élèves Viotti, Bruni, etc. P. a composé sept opéras qui n'ont eu qu'un médiocre succès, puis un ballet et une cantate dramatique. Sur neuf concertos pour violon, un seul a été gravé ; mais P. a publié en outre : quatorze sonates pour violon seul, six quatuors pour instr. à archet, six quintettes pour deux violons, deux flûtes et basse, deux recueils de duos pour violons, trois de trios pour deux violons et basse, et douze octettes (symphonies) pour quatuor d'instr. à archet, deux hautbois et deux cors
Pugni, Cesare, né à Milan en 1805, m. à St- Pétersbourg le 26 janv. 1870 ; élève d'Asioli, au I lonservatoire de Milan, il passa les trente derrières années de sa vie à St-Pétersbourg. P. a écrit cinq opéras et vingt et un ballets pour les théâtres de Milan, Paris et St-Pétersbourg: mais aucun d'eux n'a de réelle valeur.
Puliti, Leto, né à Florence le 9 juin 1818, m. dans la même ville le 15 nov. 1875 ; érudit musical notable, auteur de plusieurs monographiesde valeur, dans les « Atti del Real Istitulo di musiea di Firenze », entre autres: Cennistorici délia vila del serenissimo Ferdinando dei Medici (1884, tiré aussi à part), dans lesquels on trouve des documents importants sur l'inventeur du piano à marteaux, Cristofori (v. ce nom), ainsi que sur quelques madrigaux écrits par Tromboncino et Arcadelt, sur des poésies <lf Michel-Ange, etc. La mort l'empêcha de ter-
miner une « Histoire de la musique à Florence »>.
Punctum (lat.), v. point.
Punto, Giovanni, v. Stich.
Puppo, Giuseppe, violoniste, né à Lucca le 12 juin 1749, m. à Florence le 19 avr. 1827 ; eut une vie pleine d'imprévu et fut un parfait original. Il fit un séjour de plusieurs années à Londres (jusqu'en 1784), remplit les fonctions de chef d'orchestre d'opéra au Théâtre de Monsieur, à Paris ; fut plus tard accompagnateur et professeur dans les meilleurs cercles de Paris (jusqu'en 1811) et chef d'orchestre d'opéra au théâtre « San Carlo », à Naples (1811-1817). Il passa les dernières années de sa vie à Florence, dans une situation précaire. Ses œuvres gravées sont : trois concertos, huit études et trois duos pour violon, ainsi .que six fantaisies pour piano.
Purcell, 1. Henry, le plus grand compositeur de l'Angleterre, né vers 1658 à Westminster (Londres), m. dans la même ville le 21 nov. 1695: deuxième fils d'un membre (gentleman) de « Chapel Royal », en même temps que chef de chœur de l'abbaye de Westminster. Henry P. était encore tout jeune, lorsqu'il perdit son père (11 août 1664), aussi fit-il son éducation musicale, comme enfant de chœur de « Chapel Royal », sous la direction de Cooke et de Humphrey ; il reçut aussi des leçons de Blow. De bonne heure déjà, P. fut amené à s'essayer dans la composition scénique et reçut enfin, en 1680, la commande d'un opéra : Dido and Aeneas, pour l'école théâtrale de Josias Priest. Cet ouvrage, bien que représenté devant un public restreint, fit sensation ; mais auparavant déjà, P. avait écrit les introductions, intermèdes, vocaux, etc., pour le drame de Dryden : Aurenge-Zebe, la comédie de Shadwell : Epson . wells, la tragédie The libertine et Abdelazor, de Behn. Les Choice ai/res, de Playford, ont donné dans le 1er vol. (1676) une romance (song) et dans le 2me vol. (1679) une élégie sur la mort de M. Lock, ainsi que plusieurs lieder de P. C'est à cette première période créatrice de P. qu'appartiennent encore la musique pour Timon d'Athènes de Shakespeare (dans l'arrangement de Shadwell), pour Théodosius de Lee, et.Virluous wife d'Urfey (1680). Une nouvelle phase de la vie du musi-| cien commence avec son entrée en fonctions comme organiste à l'abbaye de Westminster (1680), car il se retira absolument de la scène pendant les six années qui suivirent ; il com-1 posa alors surtout un grand nombre de cantates de circonstance, dites Welcome songsi dont sa situation, surtout depuis 1682, où il devint organiste de « Chapel Royal », lui fournissait l'occasion (ainsi, lors du retour d'Ecosse du duc d'York [1680, la première composition daf ce genre], lors des fêtes du couronnement de Jacques II, etc.). C'est cependant à cette époque' que remonte la composition de douze sonates pour deux violons et basse chiffrée (gravées en 1683 ; trois d'entre elles ont paru récemment en$ une transcription de G. Jensen, chez Augener,