QUANDT — QUARTE ET SIXTE
seulement des monodies, mais aussi des ensembles jusqu'à cinq voix (probablement de simples madrigaux) ; et de Motetti e dialoghi a 2-8 voci (1620).
Quandt, Christian-Friedrich, mélomane et musicographe, né à Herrnhut (Saxe) le 17 sept. 1766, m. à Niesky,près Gôrlitz, le 30 janv. 1806 ; il a écrit, dans la « LausitzischelVIonatsschrift » (1795 et 1797) et dans 1' « Allgemeine musikalische Zeitung » (1798 à 1800), des articles sur la harpe éolienne, l'harmonica, etc., et sur les principes naturels de l'harmonie.
Quânon (ail. Kanun), instr. à cordes oriental, offrant quelque analogie avec la cithare actuelle ; le nom lui-même de l'instrument n'est pas sans parenté avec l'antique « canon », c.-à-d. le monocorde que très tôt déjà l'on tendit de plusieurs cordes, pour pouvoir démontrer les consonnances.
Quantz, Johann-Joachim, le célèbre maître de flûte de Frédéric-le-Grand, né à Oberscheden (Hanovre) le 30 janv. 1697, m. à Potsdam le 12 juil. 1773; son père était un simple forgeron, qui mourut lorsque Q. avait à peine dix ans, mais comme ce dernier montrait quelques dispositions pour la musique et jouait déjà de la contrebasse dans l'auberge du village, un oncle, le musicien Justus Q., le prit chez lui à Merseburg et se chargea de son éducation. Q. apprit alors à jouer de divers instruments d'orchestre, ainsi que du clavecin et, lorsqu'en 1713 il eut fini son « apprentissage », il partit comme simple « compagnon » d'abord pour Radeberg, puis pour Pirna et, en 1716, pour Dresde, où il fit partie de la chapelle de Heine, le chef de musique de la ville. Q. profita d'un congé, en 1717, pour aller à Vienne étudier le contrepoint, sous la direction de Zelenka et de Fux; il fut ensuite engagé, en 1718, dans la chapelle du roi de Pologne, à Dresde et à Varsovie, d'abord comme hautboïste, mais échangea le hautbois contre la flûte, en 1727, après avoir fait des études approfondies sous la direction de Butï'ardin. La Cour de Saxe a toujours contribué pour une large part à l'éducation de musiciens de talent du royaume ; ce fut le cas pour Q. aussi, qui fut envoyé, en 1724, à la suite de l'ambassadeur de Saxe en Italie. 11 étudia alors à Rome le contrepoint, auprès de Gasparini, fit la connaissance des chefs de l'école napolitaine et se rendit, en 1726, par Genève et Lyon, à Paris où il resta sept mois. Après avoir séjourné encore trois mois à Londres où l'« opéra » de Haendel était justement à son apogée, il rejoignit enfin, en 1727, son poste à Dresde. L'année suivante, il jouait à Berlin devant le prince héritier Frédéric, auquel il plut tellement que ce dernier commença luimême à étudier la flûte et engagea Q. à faire chaque année deux séjours prolongés à Berlin. Lorsque Frédéric fut monté sur le trône, son premier soin fut d'engager Q., en 1741, avec un traitement de 2000 thaler, comme musicien de la chambre et compositeur de la Cour ; mais Q. recevait en outre, pour chaque nouvelle composition, des honoraires supplémentaires, et
pour chaque flûte qu'il livrait (Q. fabriquait aussi des instruments) cent ducats. On comprend qu'avec pareille situation, Q. se soit décidé à passer à Berlin le reste de sa vie. Il n'écrivit pas moins de trois cents concertos poulie roi et deux cents morceaux divers pour une et deux flûtes, des soli, duos, quatuors, etc. pour flûte, dont la plus grande partie est encore conservée à Potsdam. Q. a composé en outre des lieder,une sérénade, etc. On a gravé de lui : six sonates pour flûte avec basse (1734), six duos pour flûtes (1759), des mélodies de chorals pour vingt-deux odes de Gellert(iVewe Kirchenmelodien, 1760), ainsi que : Ver sud i einer Anweisung, die Flote « traversière » zu spielen (1752 [1780, 1789], trad. franc. 1752, trad. holland. 1755) et Application pour la flûte traversière à deux clefs (sans date). Q. lui-même améliora la flûte par l'adjonction de la deuxième clef. On trouve de lui une esquisse autobiographique dans les « Beitrâge » (I) de Marpurg, et dans le même ouvrage (IV) aussi une réponse à une critique sur sa méthode de flûte. Une biographie détaillé de Q. a été publiée par son arrière-petit-neveu, Albert Q. (1877).
Quarenghi, Guglielmo, violoncelliste, né à Casalmaggiore le 22 oct. 1826, m. à Milan le 4 févr. 1882 ; maître de chapelle du Dôme et professeur de violoncelle au Conservatoire, auteur d'une excellente méthode de violoncelle (1877), de plusieurs morceaux de musique d'église et d'un opéra : // di di San Michèle (1863).
Quart.,, (ail.), préfixe dont on fait usage, en allemand, avec des noms d'instruments, pour désigner un instrument accordé à la quarte inférieure ou à la quarte supérieure de l'instrument ordinaire. Le terme de quarte, en français, dans le même sens, mais employé comme suffixe, est vieillie.
Quarte (lat. quarto) , quatrième degré de l'échelle diatonique. La q . peut être : juste, augmentée ou diminuée :
cf. intervalle. Les discussions autrefois si vives sur la consonnance ou la dissonance de la q. sont absolument tombées, devant les données de la théorie moderne. La q. de la fondamentale d'un accord majeur ou d'un accord mineur, par ex. fa dans l'accord d'ut majeur, est toujours dissonante; en tant que rapport de la dominante à la tonique transportée d'une octave (renversement de la quinte), elle est au contraire toujours consonnante, par ex. sol : ut, dans l'accord d'ut majeur.
Quarte et sixte, Accord de q. et s., dénomination empruntée au système de la basse chiffrée et signifiant d'abord, d'une manière générale, que la note de la basse sur laquelle se trouvent les chiffres -J doit être surmontée de sa quarte et de sa sixte (telles que les fournissent l'échelle de la tonalité); en ut majeur, par er.:
4 signifie l'accord fa : si : ré. Toutefois, lorsa