QUARTO LET — QUINAULT
qu'on parle habituellement de l'accord de q: et s., des précautions que nécessite son emploi, de son importance dans la phrase harmonique, il est question spécialement du second renversement (avec la quinte à la basse) de l'accord majeur ou mineur. Lorsque ce renversement d'accord apparaît sur une basse marchant par degrés conjoints et, de plus, sur le temps faible de la mesure, il n'offre rien de particulier; par contre, si la basse gagne la quinte en question en effectuant un saut, et particulièrement sur le temps fort, le sens de cet accord de q. et s. se trouve transformé : il apparaît comme dissonance résultant d'un double retard (la quarte et la sixte pour la tierce et la quinte) et doit être traité en conséquence. Cf. dissonance.
Quartolet (angl. quadruple' ; ail. Quartole), ligure de quatre notes dont la valeur totale doit être équivalente à celle de trois notes ordinaires de même espèce :
Lorsque le q. est noté comme équivalent de six notes, il n'est pas autre chose qu'un double duolet :
mais on peut aussi le noter en valeurs de l'espèce immédiatement supérieure (c.-à-d. ici, par ex., en noires).
Quasi (ital.), « comme » ou « presque comme »; ainsi : andaate q. allegretto.
Quatremère de Quincy, Antoine -Chrysostome, secrétaire de l'Académie des Beaux-Arts, à Paris, né à Paris le 28 oct. 1785, ni. dans la même ville le 28 déc. 1849 ; écrivit une brochure : De la nature des opéras bouffons ( 1789), ainsi qu'un certain nombre d'esquisses biographiques (les « éloges » des membres décédés de l'Académie), entre autres surPaesiello, Monsigny, Méhul, Boiëldieu, Catel et Gossec. Ces courtes études ont été imprimées séparément, mais ont paru aussi, avec d'autres, sur des peintres, sculpteurs, etc., dans le Recueil de notices historiques tues dans les séances publiques de /' Académie, etc. (1834-1837: deux vol.).
Quatricinium (lat.i, morceau de musique à quatre parties (quatuor). Cf. bioinium, tricimum.
Quatuor (ail. Quartett), composition à quatre parties instrumentales ou vocales. Le q. est devenu l'une des formes préférées, dans le domaine instrumental comme dans le domaine vocal, par le fait que l'écriture â quatre parties s'esl révélée, dès le xv s. déjà, comme la plus propice ;ï concilier la simplicité de la facture, la facilité de l'exécution avec la plénitude et la clarté de l'harmonie. La majeure partie des chefs-d'œuvre de l'arl contrapontique du xvies.
est écrite à quatre parties, que ce soient les Messes et les motets d'un Josquin, les lieder allemands d'un Hofheimer, d'un Isaak, d'un Senfl, les chansons françaises ou les « canzonette » italiennes (seuls, les madrigaux sont, dans la règle, à cinq parties) ; même les morceaux de danse du xvi° s. sont pour la plupart à quatre parties. L'écriture à un grand nombre de parties (doubles chœurs) du style a cappella des écoles vénitienne et romaine se développa, au xvne s., à peu près en même temps que la monodie accompagnée (stile rappresentativo) et refoula momentanément à l'arrière-plan l'écriture à quatre parties; toutefois, après la grande eftlorescence du style instrumental à trois parties (Sonate a 3, le plus souvent deux violons et basse [continuo] ) au xvne s., le q. instrumental prit une place importante qu'il garda dès le milieu du xvme s., particulièrement sous la forme de o. pour instr . a archet ( Grétry, Gossec, van Malder, Sammartini, Haydn), puis ce fut, au xixe s., le tour du q. vocal (pour voix d'hommes et pour voix mixtes), dont la réapparition fut partout saluée avec joie. On écrit actuellement des quatuors pour les combinaisons instrumentales les plus variées : des q. avec piano (façon abrégée, employée entre autres dans ce dictionnaire, de désigner les q. pour piano, violon, alto et violoncelle), d'autres pour piano et toutes sortes d'instruments, d'autres encore pour quatre cors, etc. La musique vocale à quatre parties, même lorsqu'elle est pourvue d'un accompagnement, porte aussi le nom de quatuor.
Quaver (angl.), croche : semi-q., double croche ; demis erni-q., triple croche.
Queisser, Karl-Traugott, né à Dôben, près Grimma, le 11 janv. 1800, m. à Leipzig le 12 juin 184(5 ; fut, dès 1830, premier trombone de l'orchestre du Gewandhaus (pendant les dernières années de sa vie, il passa au premier pupitre d'alto), réputé maître sur son instrument.
Quercu, Simon de (latinisé, pour van Eycken ou du Chesne), premier chantre de la chapelle de Ludovic Sforza, à Milan: originaire du Brabant, il accompagna Maximilien et Francesco Sforza à Vienne, où il a publié: Opuscuhim musices perquam brevissimum de Gregoriana et figurativa atque contrapuncto simplici (1509 [1513, 1516, 1518]) et Vigiliae cum vesperis et exequiis mortuorum (1513).
Querîlôte (ail.), flûte traversière.
Querpfeife (ail.), vieil instrument analogue, mais non identique, à la « petite flûte ».
Querstand (ail.), fausse relation (v. ce mot).
Quidant, Alfred, né à Lyon le 7 déc. 1815, m. à Paris le 9 oct. 1893 : pianiste-compositeur de talent.
Quieto (ital.). tranquille, tranquillement.
Quilisma, figure d'ornement dans la notation neumatiquë (v. necmes), correspondant, tant comme signe que comme exécution, à notre trille : (/x^/. Le terme de 7. vient du grec xvXio-.uv. (x.v'AÎvôïrj. rouler).
Quinault, 1. Philippe, l'auteur des libretti que Lully (v. ce nom) mit en musique, né à