‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 387 sur 542 · REICHEL · texte numérisé non relu

REICHEL

déric-le-Grand et l'exécution de son œuvre n'eut pas lieu. La vie musicale prit un très grand essor sous Frédéric-Guillaume II ; l'orchestre fut augmenté et R. fut chargé de faire venir d'Italie un nouveau contingent de chanteurs. Mais les ennemis de R. surent faire connaître au roi la sympathie que le compositeur témoignait pour la révolution française, en sorte que sa position devint, de ce fait, bientôt intenable; en 1791, R. reçut un congé de trois ans, il revint vers 1794, mais pour être aussitôt remercié à cause des convictions par trop libérales qu'il avait exprimées dans une lettre ouverte. R. se fixa à Altona, après un long voyage en Suède, et y publia un journal politique : La France. En 1796, il fut appelé à Giebichenstein, près de Halle, où il possédait une maison depuis longtemps, comme directeur de salines. A la mort de Frédéric-Guillaume ( II. R. revint à Berlin et y fit exécuter une cantate funèbre(composée à l'occasion des funérailles du roi), ainsi que plusieurs opéras. Il conserva pendant ce temps sa place d'inspecteur des salines et reçut en outre une forte augmentation d'appointements de Frédéric-Guillaume III. L'occupation française, en 1806, le chassa à Kônigsberg ; mais Jérôme-Napoléon le força à rentrer, sous peine de lui confisquer sa propriété, et le nomma chef d'orchestre à Cassel. Malheureusement le musicien n'y trouva pas un bon accueil ; il fut envoyé en congé et se rendit à Vienne, dans l'intention d'y faire exécuter ses opéras et ses « Liederspiele », mais comme il n'y réussit pas, il revint à Giebichenstein où il mourut peu après. C'est surtout dans le domaine de la musique vocale que R. déploya son activité ,• il fut un des premiers compositeurs de « Singspiele » (cf. Hiller), et écrivit un grand nombre d'oeuvres scéniques ( des opéras italiens et allemands), des « Singspiele », de la musique pour plusieurs drames, etc., la plupart pour Berlin et Potsdam ; enfin, un opéra français, pour Cassel : Lï Heureux naufrage ( 1808). Ses autres oeuvres de musique vocale sont l'oratorio de la Passion, déjà mentionné, une série de cantates de fêtes et de cantates religieuses, des psaumes, deux le Deum, etc., mais surtout une grande quantité de lieder, grâce auxquels R. occupe une place importante dans l'histoire du lied allemand (entre autres : Gœthes lyrische Gedichte, comprenant environ soixante chants). Pour orchestre et en fait de musique de chambre, il a écrit : une Ouverture di vittoria, une Schlachtsymphonie, pour fêter la bataille de Leipzig (manuscrit), six autres symphonies ; quatorze concertos et dix-sept sonates pour piano, onze sonates et un concerto de violon, six trios pour instr. à archet, un morceau concertant pour quatuor d'archets et orchestre, deux quatuors avec piano, une sonate de flûte, un quintette pour piano, deux flûtes et deux cors, etc. L'activité littéraire de R. fut très étendue, on a de lui : Musikalisches Kunstmagazin (1.782- 1791,2 vol. parus par fragments); Musikalisches Wochenblatt (1792); Musikalische Monatsschrift (1792; publié en 1793,avec le « Wochen-

blatt », sous le titre de Studien fur Tonkunstler und Musikfreunde) ; Berlinische musikalisch Zeitung (1805-1806); Musikalischer Almanach (1796); Ueber die deutsche komische Opev (1774) ; Ueber die Pflichten des Ripienviol nisten (1776); G.-F. Hàndels Jugend (1785) ; An das musikalische Publikum, à propos de ses opéras « Tamerlan » et « Panthée » ( 1787 ) Briefe eines aufmerksamen Reisenden, die Musik betreffend(lTik-1116); Schreiben ùber die berlinische Musik (1775) ; Vertraute Briefe aus Paris, écrites de 1802 à 1803 (1804-1805 ; c part.); Verlrauie Briefe geschrieben auf einer Reise nach Wien 1808 bis 1809 (1810, 2 vol.) Leben des beruhmten Tonkunstlers H.W. Guli den [Enrico-Guglielmo Florino] (1779). R. apu-i blié son autobiographie dans la « Berlinische musikalische Zeitung », 1805, N° 55-89 ; en outre Schletterer avait commencé une biographie complète de Reichardt (vol.1, 1865). — 2. Luise compositeur de lieder, estimée de son temps, fille du précédent, née à Berlin en 1878, m. è Hambourg le 17 nov. 1826; elle vivait à Hambourg, comme professeur de chant, depuis 1814 — 3. Gustav, auteur du célèbre lied allemand « Was ist des Deutschen Vaterland ? », né à| Schmarsow, prèsDemmin, le 13 nov. 1797, m Berlin le 19 oct. 1884; étudia la théologie Greifswald et à Berlin, mais se voua bientôt! (1819) à la musique, devint élève de Bernhardj Klein, et vécut ensuite, comme professeur de] musique, à Berlin. R. possédait une fort belle voix de basse qui lui donnait accès dans tous! les cercles de la société. La composition duj poème d'Arndt parut en 1825. R. a composé ed tout trente-six œuvres seulement, et surtout desl chants populaires ; il fut pendant plusieurs an-J nées directeur de la « Liedertafel » de Berlin I fondée par Berger, Klein et Rellstab. R. fut aussil professeur de musique du futur empereur Fré-I déric. — 4. Alexandrb, chanteur scénique desl plus distingués (ténor), né à Packs (Hongrie) Ici 17 avr. 1825, m. à Boulogne-s/M., où il s'étai fixé en 1860, le 14 mars 1885 ; il fonda à Boulo gne une société de musique et il devint prési dent du comité de l'Ecole de musique. R. avaii débuté à Lemberg, dans « Othello » (Rossini); i fut engagé à l'Opéra de Vienne et fut aussi ce lèbre comme chanteur de lieder (Beethoven Schubert). Il se fit entendre chaque annéeà Londres, de 1851 à 1857, dans les concerts et à l'O péra. R. est en outre l'auteur de quelques jolies mélodies.

Reichel, Friedrich, né à Oberoderwitz (Lau sitz) le 27 janv. 1833, m. à Dresde le 29déc.l889 fréquenta de 1850 à 1854, l'école normale d( Bautzen (élève de Fr. Wieck, J. Otto et J. Bifl à Dresde), fut pendant deux ans maître primaire à Dresde et ensuite maître de musique en Pologne. Dès 1857, il vécut à Dresde où il dirigeai! plusieurs sociétés; il devint, en 1878, organist et cantor à l'église de St-Jean. R. a composé des chœurs pour voix d'hommes (Op. 4, 5, 7), des mo têts, des études et une Friïhlingssymplioni (Op. 25), en tout trente-deux œuvres. En 18' son opérette, Die geângsleten Diplomaten, fut

REICHER-KINDERMANN — REIMANN

donnée à Dresde; deux quatuors pourinstr. à archet et un octette pour instr. à vent restèrent manuscrits.

Reicher-Kindermann, Hedwtg, cantatrice dramatique de grand talent, née à Munich le 15 juil. 1853, tille du baryton bien connu, A. Kindermann (v. ce nom), épouse du chanteur seénique Reicher, morte à Trieste le 2 juin 1883 ; avant son mariage, artiste du théâtre de la Cour à Munich, elle chanta plus tard au théâtre de « Gârtnerplatz » (opérette), puis à Hambourg (entre temps à Paris), de 1880 à 1882 à Leipzig, enfin dans la troupe wagnérienne itinérante de A. Neumann.

Reichert, Matthieu-André, flûtiste distingué? né à Maastricht en 1830; élève du Conservatoire de Bruxelles, rendit son nom célèbre par de grandes tournées artistiques en Europe et en Amérique. R. a composé des soli de flûte.

Reichmann, Theodor, né à Rostock le 15 mars 1849 ; élève de Elsler et de Mantius, à Berlin, de Ress à Prague, et de Lamperti à Milan, (baryton), chanta d'abord sur les scènes de Magdebourg, Berlin ( « Nowack-Theater » ), Rotterdam, Strasbourg, Cologne et Munich (1874). Il fit partie ensuite, de 1882 à 1889, du personnel de l'Opéra de Vienne et créa, en 1882, le rôle d'Amfortas, à Bayreuth. Après une longue tournée artistique, il rentra de nouveau à l'Opéra impérial de Vienne.

Reid, John, général, riche amateur de musique écossais, légua toute sa fortune à l'Université d'Edimbourg, pour la création d'une chaire de musique ( R. professorship ) et l'organisation d'un concert annuel à sa mémoire (R.-concerl). Les professeurs de cette chaire furent, depuis sa fondation (1835) : John Thomson, Henry Bishop, H.-H. Pierson, John Donaldson, Oakeley, Fr. Niecks(1892).

Reijnvaan (Reynwaen), Jean-Verschuere, docteur en droit, plus tard organiste et carill honneur de la cathédrale de Flessingue (Holllande), né à Middelbourg en 1743, m. à Flessingue le 12 mai 1809; est l'auteur du plus ancien dictionnaire de musique en langue hollandaise: \Muzihaal Konstwordenboek (1785). Il ne parut que le premier volume de cette édition (A-E), jet une livraison du second volume; et même la deuxième édition, soigneusement revue, ne fut Jpas non plus terminée, mais fut poussée jusm'à M (un fort volume, 1795). Cet ouvrage rajrissime est hautement apprécié par Fétis. Outre bêla, R. écrivit : Catechismus cler musijh (1788). Q a composé aussi six sonates pour violon, des mélodies vocales (Mengelgedichten en gezanben op muzijk gebragt), des psaumes, des mo- [ets, etc.

Reimann, 1. Matthieu (Matthias Reymannus), jlocteur en droit et conseiller impérial de Rodolphe II, né à Lôwenberg en 1544, m. le 21 oct. 1 597 ; auteur de deux ouvrages en tablature de

ith : Noctes musicœ (1598) et Cithara sacra isalmodiœ Davidis ad usum testudinis (1603). 2. Ignaz, né à Albendorf ( Glatz ) le 27 déc. 1820, m. à Rengersdorf (cercle de Glatz) le 7 juin 1885; professeur et directeur de chœurs,

élève du séminaire de Breslau, fut un compositeur très fécond de musique d'église. Il n'écrivit pas moins de soixante*quatorze messes (dont dix-huit gravées), vingt-quatre Requiem (dont quatre gravés), quatre Te Deum (trois gravés), trente-sept litanies, quatre oratorios, quatre-vingt-trois offertoires (dont quarante-huit gravés), cinquante graduels (quarante gravés), de même que beaucoup de chants funèbres, Salve, Ave, etc., puis neuf ouvertures et d'autre musique instrumentale encore. — 3. Heinrigh, fils du précédent, né à Rengersdorf (Silésie) le 14 mars 1850; reçut une sérieuse éducation musicale de son père, en sorte que de bonne heure déjà, il put remplacer à l'occasion et se produisit plusieurs fois en public, comme pianiste et organiste. Mais il ne put pas suivre son goût pour la musique, il dut faire son collège à Glatz et étudia, sur le désir de son père, la philologie à Breslau (1870-1874) ; il fit son doctorat en 1875 (Questiones metricœ), puis, en 1877, un brillant examen d'état. R. fut alors professeur de gymnase successivement à Strehlen (déjà en 1876), à Wohlau (1878), à Berlin (1879), àRatibor (1880), à Glatz (1884), et fut enfin nommé directeur du gymnase de Gleiwitz (Haute-Silésie) en 1885,mais il abandonna sa place à la suite de différends avec ses supérieurs, passa dans le giron de l'Eglise évangélique et se voua dès lors complètement à la musique qui, jusque-là, lui avait tenu fidèlement compagnie. Déjà au gymnase, R. dirigeait un orchestre et un chœur, et il avait écrit des chœurs et de la musique de chambre ; il dirigea, comme étudiant, la société de chant académique « Léopoldine » (travaillant en même temps sous la direction de Brosig). Plus tard, enfin, tout en professant dans les différents gymnases, il s'occupa toujours d'entreprises musicales; il fonda une « Académie de chant » à Ratibor, et y fit exécuter de grands oratorios. De plus, il se fit connaître comme écrivain musical (critique de la « Schlesische Zeitung », 1879 jusqu'à 1880; des essais: Nomos [1882], Prosodien [1885 et 1886]). Après s'être voué définitivement à la musique, R. occupa bientôt une situation en vue ; il publia des compositions pour chant et pour orgue (sonates, études), écrivit une biographie de Schumann (Ed. Peters, 1887), etc. En 1887, il fixa son domicile à Berlin et y devint bientôt un des principaux critiques musicaux ( dans la « Allgem. Musikzeitg.» ); il obtint un emploi à la bibliothèque royale et fut nommé de plus organiste de la Philharmonie, ainsi que professeur d'orgue et de théorie au Conservatoire Scharwenka- Klindworth. Il est en outre, actuellement, organiste de la «Kaiser Wilhelm-Gedâchtniskirche » où il donne des concerts d'orgue périodiques, très appréciés. L'heureuse combinaison d'une éducation musicale parfaite et d'une érudition philologique donne à R. de grands avantages sur la plupart de ses collègues. Il faut encore mentionner parmi ses écrits : Zur Théorie und Geschichte der byzantïnischen Musik ( « Vierteljahresschrif t fur M.- W., 1889), une nouv. éd. d u

REINEGKE

REINER

deuxième volume de 1' « Histoire de la musique » (1892) d'Ambros, un Jahresbericht fur neuere deutsckeLitteraturgescIvichte (1896),une biographie de Brahms (1898; premier volume d'une collection de biographies illustrées, dont la société d'éditions musicales 1' « Harmonie » a confié la direction à R.), etc. R. a publié aussi une collection de mélodies vocales, Das deutsche Lied, destinée à servir de base aux concerts historiques de Mme A. Joachim.

Reinecke, 1. Lkopold-Karl, né à Dessau en 1774. m. à Gûsten le 13 oct. 1820, à la suite d'une chute de voiture, à son retour de Quedlinbourg où il avait assisté à une exécution du « Weltgericht » , de Schneider; fut élève de Rust et de Neumann, concertmeister à Dessau et compositeur d'opéras, de musique orchestrale et de musique de chambre. — 2. Karl- Heinrich-Carsten, né à Altona lé 23 juin 1824, reçut de son père, Johan-Peter-Rud. R., (excellent maître de musique, m. à Altona le 14 août 1883, auteur d'un manuel de musique élémentaire, 1834), une éducation musicale parfaite, et qui fut complétée par des leçons particulières dans les branches de l'enseignement secondaire. En 1843, il fit sa première tournée de concerts avec beaucoup de succès, en Danemark et en Suède; après un séjour prolongé à Leipzig, il donna de nouveau des concerts dans différentes villes du nord de l'Allemagne et du Danemark, puis fut nommé, en 1846, pianiste de la Cour de Christian VIII, roi de Danemark, situation qu'il occupa jusqu'en 1848. Depuis lors, il vécut quelque temps à Paris, devint en 1851 professeur au Conservatoire de Cologne, occupa, de 1854 à 1859, le poste de directeur de musique à Barmen puis, de 1859 à 1860, celui de directeur académique et directeur de la « Singakademie », à Breslau. Enfin, en 1860, il fut appelé à Leipzig comme chef d'orchestre des concerts du « Gewandhaus » (situation qu'il occupa jusqu'en 1896), en même temps que professeur au Conservatoire (piano et haute composition). R. était un chef d'orchestre de talent ; il est un compositeur notable et un pianiste distingué; comme interprète de Mozart, il n'a sans doute pas de rival; son jeu est surtout empreint de calme, de clarté et de netteté. R. a toujours rencontré dans ses tournées annuelles (surtout en Scandinavie, en Angleterre, en Hollande et en Suisse) l'accueil le plus enthousiaste. Les compositions de R., pour le piano, trahissent partout le virtuose délicat et habile ; on connaît de lui quatre concertos pour piano, un quintette, un quatuor, six trios, deux sonates avec violoncelle, quatre sonates avec violon, une fantaisie pour piano et jriolon (op. 160), une sonate avec flûte (op. 167), une sonate à quatre mains et plusieurs sonates et sonatines à deux mains, une sonate pour la main gauche seule (op. 137), des Studien und MeUunorphosen (op. 235; morceaux de concert), ainsi qu'une foule d'autres compositions de moindres dimensions, morceaux de genre, caprices, pièces enfantines, etc. Parmi 3 autres œuvres, il faut noter surtout : un

grand opéra : Konig Manfred; un autre, en un acte : Der vierjàhrige Posten ; deux opéras-comiques, en trois actes : Auf hohen Befehl (1886) et Der Gouverneur von Tours (1891); un « Singspiel » : Ein Abenteuer Hœndels ; un oratorio : Belsazar ; deux Messes ; la musique pour le Tell, de Schiller ; une cantate : Bakou Jarl, pour chœur d'hommes, soli et orchestre ; des airs de concert : Mirjams Siegesgesang (soprano), Das Hindumàdchen (alto), Almansor (baryton) ; puis Die Flucht nach /Egypten, pour chœur d'hommes et orchestre; Sommertagsbilder, pour chœur mixte (1881); des poèmes féeriques : Schneewittchen , Dornroschen, Aschenbrodel, Vom Baiimchen, das andere Blàtter hatgewolll et Die wÛden Schwâne, pour voix de femmes , soli et piano ; un cycle de morceaux : Von der Wiege bis zum Grabe (pour soli et piano); vingt canons pour trois voix de femmes et piano (op. 100, 156) ; enfin, trois symphonies ; des ouvertures : Dame Kobold, Alladin, Friedensfeier, Festouvertiire (op. 148), In memoriam (introduction et fugue, avec choral pour orchestre, dédié aux mânes de F. David), Zenobia ; Marche funèbre pour l'empereur Guillaume Ier (op. 200) ; un concerto de violon, un de violoncelle et un de harpe (op. 182) ; quatre quatuors pour instr. à archet; des lieder, etc. Les œuvres de R. sont toutes pénétréesdel'espritcle Schumann etdeMendelssohn, avec lesquels le compositeur était lié; mais l'influence de Wagner et de Brahms s'y fait aussi parfois sentir. R. est sans contredit la plus haute personnalité musicale actuelle de Leipzig. Cf. J. v. Wasielewski, R. ein Kûnstlerbild (1892).

Reiner, 1. Jakor, né à Altdorf, près Weingarten ( Wurtemberg), avant 1560, m. au couvent de Weingarten le 12 août 1606; fréquenta l'école du couvent de Weingarten, fut élève d'Orlandus Lassus, à Munich, puis reçut la place de maître de chant et, plus tard, celle de directeur des chœurs au couvent de Weingarten. R. était marié et n'entra jamais dans les ordres ; parmi ses œuvres, on a conservé jusqu'à aujourd'hui : Liber cantionum sacrarum (vingt-deux motets, à cinq et six voix, 1579 ; publiés en partition, par O. Dressler, en 1872) ; Schone neue deutsche Lieder (trente-deux lieder, à quatre et cinq voix , 1581 ) ; Christliche Gesang , teulsche Psalmen (quinze morceaux, à trois voix, 1589) ; Selectœ piceque cantiones (vingt motets, à six voix, 1591) : Cantica sive Mutetœ (vingt-neuf numéros, à quatre et cinq voix, 1595) ; Liber Motettarum (trente-deux numéros, à six et huit voix, 1600); Liber Motettarum (dix-huit numéros, à six voix, 1603) ; Sacrarum Missarum (cinq,

à six voix, 1604); Gloriosissimœ Virginis

magnificat (douze numéros, à huit voix, 1604); Missœ très cum litaniis, 8 voc. (1604); Missœ aliquot sacrœ cum officio B. M. V. et Antiphonis 3-4 voc. (1608). En outre, un grand nombre de pièces vocales sont encore manuscrites (cf « Monatsschrift fur M.-G. », III, 97). — 2. Amrrosius, fils du précédent, né à Altdorf-Weingarten le 7 déc. 1604, m. à Innsbruck, corni

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