‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 399 sur 542 · RIEMANN · texte numérisé non relu

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théorie de Frankenberger, à Sondershausen; Rarthel, Ratzenberger et d'autres lui enseignèrent le piano. Il fut pendant plusieurs années pensionnaire du botaniste bien connu, Th. Irmisch, qui stimula son zèle et son ambition ; puis trois années passées à l'école du couvent de Rossleben (1865-1868) le maintinrent dans les mêmes dispositions d'esprit. Après avoir fait son gymnase, il étudia à Berlin d'abord le droit, puis ensuite la philosophie et l'histoire. Pendant ce temps, la musique fut toujours sa fidèle compagne et, si R. tarda quelque peu à reconnaître sa véritable vocation, c'est que dès l'âge de neuf ans, il avait pris l'habitude de vouer presque tous ses loisirs à la poésie, étudiant les maîtres avec soin et écrivant lui-même des vers. A cela s'ajoutait l'attrait de la vie universitaire, surtout de celle du corps de Tûbingue, qui lui ôtait presque toute concentration d'esprit. Ce fut en 1871 seulement qu'il prit la ferme résolution de se vouer à la musique et qu'il devint élève du Conservatoire de Leipzig. En 1873, R. fit son doctorat en philosophie, à Gôttingue. Après une activité de plusieurs années comme directeur de musique et professeur, à Bielefeld, où il se maria en 1876, il se présenta, en octobre 1878, comme privatdocent pour la musique, à l'Université de Leipzig; comme la situation qu'il avait espérée au Conservatoire tardait à lui être accordée, il alla s'établir, en 1880, comme professeur de musique à Bromberg. De 1881 à 1890, R. fut professeur au Conservatoire de Hambourg; il passa ensuite quelque temps au Conservatoire de Sondershausen, puis, en 1890 encore, fut engagé comme professeur à celui de Wiesbaden. En 1895, R. est enfin retourné a Leipzig où il déploie une grande activité, entre autres comme privat-docent de musique à l'Université. R. est membre honoraire de l'Académie Ste-Cécile de Rome et de la « Maatschappig tôt Bevordering van Toonkunst ». Il a publié un grand nombre de morceaux de piano, des lieder, une sonate pour piano, six sonatines (op. 43), une sonatine à quatre mains (op. 49), une sonate pour violon (1875), un quatuor pour instr. à archet (op. 26), un trio (op. 47), des Systématise) te Treffiibungen fur den Gesang. plusieurs cahiers d'études pour piano (op. 40, 41), etc.; mais surtout, en plus du Dictionnaire de musique dont la 1™ éd. ail. parut en 188-2 (éd. anglaise par J.-S. Shedlock, 1893, chez Augener à Londres), Musikalische Logik (thèse de doctorat, 1873), Musikalische Syntaxis (1877), Studien zur Geschichte der Notenschrift (première étude de privat-docent, 1878), Skizze einer neuen Méthode der Harmonielehre (1880; 2e éd. augmentée, sous le titre: Handbuch der Harmonielehre, 1887; 3° éd. notablement transformée, 1898), Die Entwickelung unserer Notenschrift (1881), Die Natur der Harmonik (1882), Der Ausdruck in der Musik (1883 ; ces trois derniers essais se trouvent dans la « Sammlung musikalischer Vortrâge », de Waldersee) ; Die MxçrrvprM der byzantinischen liturgischen Notation (1882, dans

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