SCHUBERT
xécuté d'abord par Liszt à Weimar, en 1854, t revu par Fuclis, pour Vienne, en 1880), la îusique de Rosamunde, de Helmina de Chézy exécutée en 1823), Fierabras (1823, repr. à ienne en 1861), Die Verschworenen, Der Graf fin Gleichen, Die Burgschaft (1827, à Pesth, dus la direction de Lachner) ; mais aucune de bs œuvres ne réussit à acquérir une impormce durable. Les œuvres chorales les plus Dnsidérables sont : Mirjams Siegesgesang oprano solo, chœur et orchestre), Das Gebet :or der Schlacht] (chœur mixte, soli et piano), )er Gesang der Geister ùber den Wassem hœur d'hommes à huit voix, avec instr. à arlet), des chœurs pour voix d'hommes avec uatre cors : Nachthelle et Nachtgesang im Valde, Hymne an den Heiligen Geist (chœur hommes à huit voix, avec orchestre), Glaube, loffnung und Liebe (chœur mixte et musique harmonie), Schlachlgesang (chœur d'hommes huit voix), plusieurs hymnes, des cantates de rconstance, etc.; puis toute une série d'oeuvres ligieuses: six Messes, des Messes allemandes, n oratorio non terminé (Lazarus, paru chez eters), le psaume XCII pour solo de baryton
chœur mixte, un Tantum ergo pour chœur îixte et orgue, deux Salve Regina, deux Stabat wter, etc. Parmi les symphonies, on a con- 3rvé, en plus de celles en ut majeur et si mieur, six autres œuvres, travaux de jeunesse our la plupart, à côté desquels on peut placer ncore ses deux ouvertures d'orchestre, en style alien. Les œuvres de musique de chambre Dnnues jusqu'ici sont : huit quatuors pour istr. à archet (la mineur, op. 29 ; un premier îouvement de quatuor, en ut mineur ; une ouerture pour quatuor, en sol majeur, op. 161 ;
bémol maj., op. 168; ré mineur; mi bémol lajeur et mi majeur, op. 125) ; deux trios avec iano (si bémol majeur, op. 99; mi bémol maur, op. 100 ) et un nocturne pour trio avec iano (op. 148) ; un quintette avec piano et cone-basse (op. 114), dit Forellenquintett, parce ue le thème du mouvement lent est emprunté u lied : « Die Forelle » ; un quintette pour instr.
archet (deux violoncelles, op. 163) ; un octette our quatuor d'archets, contrebasse, cor, basson
clarinette (op. 166); puis, pour piano et vio- >n: une fantaisie (op. 159), un duo (op. 162, la îajeur), un Rondo brillant (op. 70, si mineur) t trois sonatines (op. 137); pour piano à quatre îains : Marches (op. 27, 40, 51, 55, 63, 66, 121) ; ariations (op. 10, 35, 82) ; polonaises (op. 61,
); rondos (op. 107, 138), Adantino et rondo >p. 84), Allegro (op. 144), fugue (op. 152), trois onates (op. 30, si bémol majeur; op. 40, ut îajeur; la troisième, posthume, en mi mineur), rrand duo (op. 140), fantaisie en fa mineur bp. 103), Divertissement à l'hongroise (op. 54) ; our piano à deux mains: vingt sonates (la mieur, op. 42 ; ré majeur, op. 53 ; la majeur, op. 20; la mineur, op. 143; si majeur, op. 147; n bémol majeur, op. 162 ; la mineur, op. 164 •
les trois « grandes » sonates posthumes en ut îineur, la majeur et si bémol majeur); deux
ntaisies (op. 15, ut majeur; op. 78, sol ma-
jeur); Adagio et rondo (op. 145); huit impromptus (op. 90 et 142); Moments musicals (op. 94); des valses, lamdler, écossaises, etc. (op. 9, 18, 33, 49, 50 [Valses sentimentales], 67 [Hommage aux belles Viennoises], 77 [Valses nobles], 91, 127, et quelques autres, posthumes) ; quelques thèmes variés, des morceaux divers (posthumes), etc. Le riche trésor de lieder (457) comprend, entre autres, environ cent poèmes de Gœthe, dont : Erlkonig (op. 1), Gretchen am Spinnrad (op. 2), Heidenrbslein (dans l'op. 3), Der du von dem Himmel bist (dans l'op. 4), Ueber allen Gipfeln ist Ruh (dans l'op. 96), Der Fischer, Erster Verlust, Der Konig in Thule (dans l'op. 5), les Chants du harpiste tirés de Wilhelm Meister (op. 12), les chants de Mignon (op. 62), les deux lieder de Suleika, Am Schvcager Kronos, etc. ; puis de Schiller : Des Màdchens Klage, Gruppe aus dem Talarus, etc. ; de Heine: Am Meer, Das Fischermàdchen, Der Atlas, Die Stadt, etc.; de Uhland : Friihlingsglaube ; de Rùckert : Du bist die Ruh' ; de M. Glaudius: Der Tod und dasMàdchen (employé dans le quatuor en ré mineur comme thème de variations). Toutes ces mélodies sont des perles précieuses de la littérature musicale, mais il faut encore mentionnera côté d'elles les cycles: Die schone Mûllerin (op. 52); Die Winterreise (op. 89 ; les deux sur des poèmes de Wilhelm Mùller) ; les chants de Fràulein vom See, de Scot (op. 152); OssiansGesànge ; 8 g eistliche Lieder (parmi lesquels le Fax vobiscum, chanté lors des funérailles de l'auteur), enfin Schwanengesang (formé de quatorze lieder posthumes, rassemblés peu après la mort de Schubert, et comprenant, entre autres, les poèmes de Heine mentionnés plus haut,). — Nottebohm a publié un catalogue thématique des œuvres gravées de S., et le « Dictionary » de Grove contient une liste plus complète. La vie de Schubert a été décrite parKreissle von Hellborn, d'abord dans une esquisse (1861), puis dans un ouvrage plus complet (1865). A. Niggli a publié une biographie très captivante (1880), et l'on peut citer, en outre, celle de Reissmann (ISIS), puis, en français, celle de Mme Audley: Franz Schubert, sa vie, ses œuvres (Paris, Perrin et Ce). Enfin, Max Friedlânder (v. ce nom) prépare une biographie très documentée du maître. Une édition complète et soigneusement revue de ses œuvres a paru chez Breitkopf et Hrerlel. — 5. Franz, violoniste, né à Dresde le 22 juil 1808, m. dans la même ville le 12 avr. 1878: lils du directeur de musique de l'Opéra italien et concertmeister royal, Franz-Anton S. (né à Dresde le 20juil. 1768, m. da/is la même ville le 5 mars 1824) et neveu du contrebassiste de l'orchestre de Dresde, Anton S. (m. en 1853), fut élève de son père, de A. Rottmeier et de L. Haase, pui>. aux frais du roi de Saxe, de Lafont, à Paris. Il devint, en 1837, concertmeister suppléant, < n 1847 second concertmeister, puis, en 1861, il succéda à Lipinski, à Dresde, comme premier concertmeister. Lors du cinquantième anniversaire de son entrée à l'orchestre, S. se retira (il était entré dans l'orchestre en 1828, comme
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aspirant). S. a publié des études de violon (op. 3), une fantaisie pour violon avec orchestre, un duo pour piano et violon (op. 8) et deux morceaux concertants pour violon et violoncelle (écrits en collaboration avec Kummer). — 6. Maschinka, née Schneider, épouse du précédent, fille de Georges- Abraham Schneider (v. ce nom), excellente cantatrice, née à Reval le 25 août 1815, m. à Dresde le 20 sept. 1882 ; élève de sa mère et de Bordogni, à Paris, débuta en 1832, à l'Opéra allemand de Londres et fut engagée à Dresde, après avoir complété ses études sous la direction de Bianchi, à Milan. Elle épousa alors le violoniste Franz S. S. fit partie du personnel du théâtre de Dresde jusqu'au moment où elle se retira complètement de la scène, en 1860. Elle avait du reste abandonné le chant, pour se vouer, vers la fin de sa carrière, seulement à la comédie. — 7. Georgine, fille des deux précédents, née à Dresde le 28 oct. 1840, m. à Postdam le 26 déc. 1878 ; élève de sa mère, de Jenny Lind et, de 1857 à 1859, de Manuel Garcia, à Londres, débuta à Hambourg le 20 nov. 1859, dans la « Somnambule «.Elle joua ensuite à Prague, Florence, Francfort, Berlin, et fut engagée même au Théâtre lyrique de Paris. En 1865, elle accepta un autre engagement à Hanovre et, en 1878, passa à Strelitz. En outre, elle fit de nombreuses tournées et chanta entre autres, en 1875, dans les concerts de Mozart, à Londres. — 8. Louis, violoniste, compositeur et professeur de chant estimé, né à Dessau le 27 janv. 1828, m. à Dresde le 17 sept. 1884 ; partit à l'âge de dix-sept ans, comme violoniste, pour St-Pétersbourg, puis bientôt après pour Kônigsberg, où il devint d'abord concertmeister au théâtre municipal et resta longtemps encore comme professeur de musique, après avoir abandonné sa place. En 1862, il transporta son domicile à Dresde, où il occupa une situation en vue, comme professeur de chant. S. a publié une Gesangschule in Liedern et quelques cahiers de lieder, des duos de violons, une méthode de violon et quatre opérettes (Aus Sibirien, Die Rosenmâdchen, Der Wahrsager et Die beiden Geizigen) qui furent représentées à diverses reprises. — Son fils, Johannes, né à Kônigsberg le 27 oct. 1859, vit à Dresde, où il est professeur de piano.
Schuberth, 1. Gottlob, le père des fondateurs des maisons d'édition de ce nom, à Leipzig et à Hambourg, ainsi que du violoncelliste Karl S., né à Karsdorf le 11 août 1778 ; fut à la fois virtuose et professeur de hautbois et de clarinette à Magdebourg, puis, à partir de 1833, à Hambourg, où il mourut le 17 fév. 1846. S. a publié quelques morceaux "de piano. — 2. Julius- Ferdinand-Georg, fils aîné du précédent, né à Magdebourg le 14 juil. 1804, m. à Leipzig le '•> juin 1875; véritable fondateur des maisons d'édition de la famille. S. fit son apprentissage chez Heinrichshofen , à Magdebourg, puis fonda, en 1826, une librairie et un commerce de musique. En 1832, il ouvrit une succursale à Leipzig; en 1850, une autre à New- York. Le commerce de Hambourg passa, en 1853, aux
mains de son frère Friedrich- Wilhelm-August (né à Magdebourg le 27 oct. 1817), qui prit comme raison de commerce : Fritz S., tandis que lui-même fit prospérer la maison de Leipzig et New-York. Il publia aussi plusieurs revues musicales {Kleine Hamburger Musihzeitung, 1840 à 1850; New-Yorker Musikzeitung, depuis 1867 ; Schuberths kleine Musikzeitung, 1871-1872), mais aucune de ces publications ne s'éleva au-dessus d'intérêts purement locaux. Depuis la mort de S., sa veuve continue à diriger le commerce, avec le concours d'un neveu, j H.-A. Rûppel. En 1891, la maison J. S. et O a été vendue à Félix Siegel, le fondateur de la Musikcdische Universalbibliotheh (gendre dej Ph. Reclam). — 3. Karl, violoncelliste de grande valeur et compositeur d'oeuvres pour son instrument, né à Magdebourg le 25 févr. 1811, m. à Zurich le 22 juil. 1863; élève de S. à Magdebourg, et de Dotzauer, à Dessau (1825 à 1828), fut pendant quelque temps violoncelliste au théâtre de Magdebourg, mais entreprit, en 1833, de grandes tournées artistiques ( après avoir déjà remporté de notables succès dans les concerts), pour lesquelles son frère Julius, l'éditeur, lui fournit les ressources nécessaires. Il se rendit d'abord à Hambourg, puis en Hollande et en Belgique, à Paris et à Londres (où, en 1835, il sut rivaliser avec Knoop et Servais, dans un concert de la Cour), enfin à St-Pétersbourg, où il trouva immédiatement un engagement comme directeur de musique de l'Université, directeur de la Chapelle de la Cour et inspecteur musical de l'école du Théâtre. S. remplit pendant vingt ans, avec beaucoup de distinction, ces divers postes ; la mort le surprit pendant un voyage de vacances. S. a écrit et publié : deux concertos de violoncelle, une sonate (op. 42), un certain nombre de fantaisies et variations avec orchestre, un octette, trois quintettes et quatre quatuors pour instr. à archet.
Schubiger, Anselm, auteur de recherches | intéressantes dans le domaine de l'histoire dé la musique du moyen âge, né à Uznach (St-Gall) le 5 mars 1815, m. au couvent d'Einsiedeln lel 14 mars 1888; fut élevé au couvent des Bénédictins d'Einsiedeln où il fut ordonné prêtre, en 1835. S. a publié : Die Sàngerschule von St- Galten (1858; éd. franc, par Briffod, 1866) ; Die Pfiege des Kirchengesangs und der Kirchenmusik in der deutsclœn katholischen Schioeiz (1873) ; Musikalische Spicilegien (1876, contenant divers essais : Das titurgische Drama dest Mittelalters; Orgelbau und Orgelspiel im Mit-i telalter ; Die ausserliturgischen Lieder ; Zuri mittetalter lichen Instrumentalmusik) . Il fut! aussi l'un des collaborateurs des « Monatsheftel fur Musikgeschichte. »
Schuch, Ernst, violoniste et chef d'orchestre, né à Graz le 20 nov. 1847; étudia d'abord le droit dans sa ville natale, mais passa à la musique et reçut des leçons de E. Stoltz, puis, pendant quelque temps, de O. Dessoff. Il embrassa très tôt la carrière pratique, en 1867, comme! directeur de musique au théâtre de Lobe, àl Breslau. Il remplit ensuite les fonctions dej
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chef, à Wurzbourg, à Graiz, à Bâle (1871) et, après avoir dirigé, pendant quelque temps, l'opéra italien de Pollini, il fut engagea l'Opéra de Dresde. Il fut nommé, en 1873, chef d'orchestre de la Cour et reçut, plus tard, les titres de conseiller aulique, puis de directeur général de musique. En 1875, S. a épousé l'excellente cantatrice Clémentine Proska (de son vrai nom PROCHAZKA),née à Vienne le 12 févr. 1853, élève du Conservatoire de Vienne et. depuis 1873 également, engagée au Théâtre royal de Dresde, comme cantatrice légère.
Schucht, Jean-F., né à Holzthaleben (Thuringe) le 17 nov. 1822, m. à Leipzig le 30 mars 1894; élève de Kraushaar,Hauptmann et Spohr, à Cassel, puis de Schnyder von Wartensee, à Francforts/M., vécut d'abord comme professeur de musique et musicographe à Berlin. Dès 1868, il transféra son domicile à Leipzig où il fut critique musical de la « Neue Zeitschrift fur Musik». S. a publié plusieurs ouvrages de théorie musicale, d'allure populaire : Wegweiser in der Tonkunst (1859) ; Partilurenkenntniss; Kleines Lexikon der Tonkunst; Grundriss einer }iraktischen HarmonieleJire (1876), les biographies de Meyerbeer (1869) et de Chopin (1880) et, en outre, toute une série de publications populaires, sans rapport aucun avec la musique. On connaît de S. des morceaux pour piano et des lieder, qui ont été gravés.
Schulhoff, Julius, excellent pianiste et compositeur favori, né à Prague le 2 août 1825, m. à Berlin le 13 mars 1898 ; reçut des leçons de piano d'un maître de musique de Prague, Kisch, et, pendant quelque temps, de Tedesco, tandis que Tomaczeck luienseignait la théorie. A l'âge de dix-huit ans, S. débuta dans la carrière de virtuose, jouant pour la première fois à Dresde, puis au « Gewandhaus» de Leipzig. Il se rendit ensuite à Paris où, après un séjour de plusieurs années, il fit la connaissance de Chopin qui l'engagea vivement à se produire en public. La réussite de ses concerts de Paris établit rapidement sa réputation. et lui permit d'entreprendre des tournées de concerts à Londres, en Espagne, en Bussie, etc. Cependant, il renonça assez tôt à la vie errante du virtuose pour se vouer, d'abord à Paris, à l'enseignement et à la composition. Il transféra, en 1870, son domicile à Dresde, auprès de sa vieille mère, et s'y maria en 1878; enfin, il habita Berlin dès 1890 environ. Les compositions de S. sont exclusivement écrites pour le piano, bonne musique de salon unissant la correction de l'écriture au brillant; ce sont, outre une grande sonate en fa min. et douze études, des impromptus, des caprices, des valses, des mazurkas, etc. Les compositions, parues à Budapest sous le nom de J. Schulhof, ne sont pas deS.
Schultesius, Johann-Paul, prédicateur de la paroisse allemande et hollandaise de Livourne, né à Fechheim (Cobourg) le 14 sept. 1748, m. à Livourne en 1816; s'adonna à la musique dès sa jeunesse et reçut d'excellentes leçons de contrepoint de Cecchi, à Livourne. Il a publié
plusieurs cahiers de variations et de sonates pour piano et violon, des quatuors avec piano, des variations pour trio et pour quatuor avec piano, d'autres pour piano seul, etc. Il écrivit aussi : Memoria sopra la musica di chiesa (1810).
Schultheiss, Benedikt, organiste de l'église Ste-Egide,à Nuremberg, m. le 1er mars 1693; a publié une collection de morceaux de clavecin : Mutund Geist ermunterndeKlavierlust (1679, deux parties).
Schultz, Edwin , chanteur de concerts et professeur de chant, né à Dantzig le 30 avr. 1827; fit un apprentissage de commerce, mais s'occupa ensuite (1851) à développer sa belle voix de baryton, sous la direction de Brandstâtter, à Berlin, où il a, dès lors, élu domicile comme professeur de chant. Il faut mentionner surtout, parmi ses publications, un grand nombre de quatuors pour voix d'hommes (dont sept furent couronnés), des lieder, des duos et un recueil de Meisterstiiche fur Piano for te (1880). Il reçut, en 1880, du ministère de la guerre prussien, l'ordre de confectionner un recueil de chants militaires. S. a dirigé plusieurs sociétés chorales (« Melodia»), ainsi que, en 1864, 1866 et 1870-1871 , avec Wieprecht, les « Concerts monstres », au profit des blessés.
Schultze, 1. Johann, organiste à Dannenberg (Brunswick), a publié : 40 neue auserlesene schone Intraden und Gagliarden mit 4 Stimmen (1612) et Musikalische Jugendlust (1627, motets). — 2. Christoph, cantor à Delitzsch, a publié : Collec/ium musicum delicii (!) charitativum (1647,dix passages de la Bible arrangés à cinq voix, avec continuo, en manière de madrigaux); Denarius musicus (pour une à trois voix, avec accompagnement d'instruments et d'une basse chiffrée) ; enfin, des mélodies poulie Jauchzendes Libanon, de Benjamin Praetorius (1659 et 1668). — 3. Adolf, né à Schwerin le 3 nov. 1853: élève de l'Académie Kullak, à Berlin (1872-1875), resta d'abord comme maître de piano dans cet établissement, après y avoir terminé ses études. Il fut ensuite, de 1886 à 1890, successeur et prédécesseur de Karl Schrôder (v. ce nom), en qualité de chef d'orchestre de la Cour et de directeur du Conservatoire, à Sondershausen.il vit, depuis 1890, à Berlin. S. a composé des morceaux de piano, un concerto de piano et des œuvres symphoniques qui font apprécier en lui un excellent musicien.
Schulz, 1. GOTTSCHALK, HlERONYMUS, JaKOB,
Bartholom.eus et Mich.el, v. Pr.etoru 2. Johann-Abraham-Petkr, illustre compositeur et théoricien, né à Lunebourg le 31 mars 1747, m. à Schwedt le 10 juin 1800; fut élève de Kirnberger, à Berlin, sur la recommandation duquel il fut, pendant cinq ans. maître de musique dans une famille, en Pologne. Il rentra, en 1773, à Berlin, et v devint un maîtrede musique très recherché ; de 1776 à 1778, il fut directeur de musique au théâtre français; de L780 à 1787, maître de chapelle du prince Henri de Prusse, à Bheinsberg; de 1787 à L794, chef d'orchestre de la Cour, à Copenhague, d'où son étal de
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santé, très ébranlé surtout par la frayeur et l'énervement qualui causa le grand incendie de 1794, le força à revenir en Allemagne. La tentative qu'il fit de chercher la guérison de sa maladie de poitrine, sous un ciel plus clément, échoua complètement. Au cours de son voyage à Lisbonne, il fut jeté par la tempête sur les côtes de la Baltique; il accepta alors la direction musicale de la troupe théâtrale de Sekonda (1795) et, plus tard, se retira à Bheinsberg, puis à Schwedt. La valeur de S. réside dans ses compositions vocales et plus particulièrement dans ses lieder. Il a fait positivement époque, dans le domaine du lied populaire. On connaît de lui, dans ce genre, des Lieder im Votkston, dont la première partie parut en 1779, sous le titre de Gesànge am Klavier,ldL seconde, en 1782, sous celui de Lieder im Volkston; toutes deux furent réunies dans une édition augmentée, en 1785 (deux parties), et une troisième partie parut en 1790 ; de plus : Uzens lyriscJte Gedichte religiœsen lnhalts (1784) et Religiœse Oden und Lieder- aus den besten deutschen Bichtern. Les œuvres de piano de S. comprennent six morceaux (1776), une sonate (1782), Musikalische Belustigung (1792), Musikalische Badinage, Musikalischer Luftball. Quant à ses œuvres scéniques, elles jouirent en leur temps, d'une considération particulière; ce sont Klarisse (ou Das unbekannte Dienstmàdchen, 1775, « Singspiel ») ; des chœurs et des chants pour Y Athalie, de Racine (publiés en 1785); Minolta (ou Die Angelsachsen; mélodrame tragique, gravé en 1786) ; Le Barbier de Séville (Rheinsberg, 1786); Aline, Kœnigin von Golkonda (opéra publié en 1789) ; La fée Urgele (opérette, publiée aussi en allemand, sous le titre : Was den Damen gefdllt) ; la musique pour Gœtz vonBerlichingen ; Intoged (c.-à-d. L'entrée, en danois) ; La fête de la moisson (Hœstgildet, opéra danois); Das Opfer der Nymplten (danois). En outre, il faut mentionner les oratorios : Johannes und Marie (partition gravée dans le système de tablature décrit plus loin, mais aussi en réduction pour le piano) et Christi Tod (cantate de la Passion, 1789) ; un Te Deum (manuscrit); Hymne an Golt ('gravé en 1793) ,• Lobgesang zur Feier des Geburlstags des Kœnigs (1793) ; enfin, quatre lieder avec piano ; une ronde chantée pour deux sopranos, ténor et basse; des Chansons italiennes (1782) et quelques mélodies danoises non gravées. Gerber dit, en 1792 : « Parmi les maîtres contemporains de première grandeur, ceux que je place le plus haut sont Gôtzen, Schulz et Haydn. » Pour ce qui concerne l'activité littéraire de S., il faut mentionner en première ligne qu'il écrivit pour la Théorie der schoenen Kiïnste, de Sulzer, tous les articles musicaux de S à Z (entre autres l'article, souvent repro- 'luit. sur l'exécution: Vortrag), et, que, à l'en croire, les VJahre Grundsdtze zum Gebrauch der Harmonie, de Kirnbcrger, sont de lui (S.). Il a écrit, en outre : Entwurf einer neuen und leicldvcrstàndlichen Musihtabulalur, deren man sich in Ermangelung der Notenfypen
in hritischen und theoretischen Schriften bedienen kann (1786; en somme, rien autre que l'ancienne tablature d'orgue) et Gedanken iiber den Einfluss der Musik auf die Bildung eines Volks (1790). — 3. Johann-Philipp-Ghris tian, compositeur et chef d'orchestre, né à Lan gensalza (Thuringe) le 1er sept. 1773, m. à Leipzig le 30 janv. 1827 ; fréquenta les cours de l'école Saint-Thomas et de l'Université de Leip zig, mais se voua ensuite à la musique et de vint élève d'Engler et de Schicht. A partir de 1800, il dirigea les représentations d'opéras de la troupe Sekonda, à Leipzig, et écrivit pour elle toutes sortes de morceaux destinés à être intercalés dans les ouvrages (marches, ballets, ou vertures, chœurs) ; en 1810, il prit la direction des concerts du « Gewandhaus », et la conserva jusqu'à sa mort. On a publié de S. des ouver tures pour Faust et la Pucelle d'Orléans ; des danses pour Faust (gravées seulement pour piano) ; des marches ; un Salvum fac regem (à quatre voix, avecinslr. de cuivre) et plusieurs chants à une et plusieurs voix, avec accompa gnement de piano. — 4. Karl, maître du séminaire du couvent de Neuenzelle, et, plus tard co-recteurà Fûrstenwalde, auteur de:Leitfaden bei der Gesanglehre nach der Elementarme thode (1812 et, depuis lors, fréquemment) et d'un Schulgesangbuc/t ( 1816 ). — 5. Otto - Karl - Friedrich- Wilhelm, né à Gortz le 25 mars! 1805; élève de Zelter et de Klein, à Berlin, fut organiste à Prenzlau et reçut le titre de direc teur royal de musique. Il a publié : Theoretischpraktische Gesangschule (à l'usage des écoles 1831) et Darstellung einer leichten Méthode des Piano for te (1839); il a composé, en outre des œuvres vocales sacrées et profanes et des morceaux de piano. — 6. Adolf, compositeur, né à Berlin le 7 juil. 1817, m. dans la même ville le 16 mars 1884; élève de Bôhmer et de Neithardt.' fut nommé, en 1846, violoniste dans l'orchestre de l'Opéra de la Gour. Il a écrit la musique pour Hyppolite d'Euripide, une symphonie, etc. ; une sonate de piano a été gravée. — 7. Ferdinand. chanteur et compositeur de chœurs pour vois d'hommes, né à Kossar, près de Krossen, lé 21 oct. 1821, m. à Berlin le 27 mai 1897 ; élève dé A.-W. Bach, Grell, Killitschgy et Dehn, à Berlinj entra, en 1843, dans le chœur du Dôme de Berlin, prit, en 1856, la direction de la société Ste-Cécile et fut nommé, en 1858, directeur de musique de l'église Ste-Sophie. Il déploya une grande activité comme maître de chant, corn-" posa de nombreux quatuors pour voix d'hommes, de même que des motets pour voix égales, le psaume LXVIII, pour double chœur, et d'au-; très œuvres religieuses, des lieder et des mor-i ceaux de piano. —8. August, violoniste et compositeur de chœurs pour voix d'hommes, né à Brunswick le 15 juin 1837 : élève de Zinkeisen^ Leibrock et Meves, puis, aux frais de l'intendance du théâtre de Brunswick, de Joachim, è Hanovre. Il fut pendant quelque temps con-i certmeister à Detmold, mais retourna à Brunswick, où il est concertmeister et chef d'orchestre des concerts symphoniques de la chapelle
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lucale. Ses quatuors pour voix d'hommes sont rès estimés en Allemagne. — 9. Heinrigh S.-Beuthen), compositeur, né à Beuthen le 19 uin 1838; se voua, selon le désir de ses parents, ux mines, mais composa, de bonne heure léjà, des morceaux d'orchestre et de piano, des ieder, etc. Le succès qu'obtint une opérette de a composition : Fridolin, écrite pour une soennité académique (1862), l'engagea à se conacrer entièrement à la musique; il entra alors u Conservatoire de Leipzig et prit des leçons tarticulières de Riedel (psaume XXIX, pour rois chœurs et orgue). En 1867, S. se rendit à 'urich, où il occupa une situation en vue, omme compositeur et professeur, et où il écriit, entre autres, une symphonie et un opéra, ischenbrœdel (représenté en 1879). Une malaie nerveuse interrompit pour longtemps son ctivité créatrice. En 1881, il élut domicile à )resde. S. est un des compositeurs les plus minents de l'Allemagne actuelle ; ses œuvres ont d'allure franchement moderne (musique à •rogramme) ; il faut mentionner surtout : six ymphonies (I, dédiée à la mémoire de Haydn; I, Frûhlingsfeier ; III, en mi bémol maj.; IV, khœn Elisabeth; V, Ref'ormationssymphonie avec orgue] ; VI, Kœnig Lear) ; un poème ymphonique: Die Toteninsel; des ouvertures: ïriemhildens Leid und Radie, Bacchanten 7Mg des Dionysos, Pan und die Waldnymphen; mis, pour orchestre encore: Balletfestepisoden, ■littelalterliche Volksscene, Am Rabenstein, ■ndianischer Kriegstanz ; un opéra-comique : Us ist nicht gut, dass derMensch allein sei .; le •saume XIII a cappella ; le psaume GXXV : oli, chœur et orchestre ; les psaumes XLII et LLIII (id. gravés) ; Bef'reiungsgesang der Verannlen Israels (id., gravé); Harold (baryton, hœurs d'hommes et orchestre) ; Requiem (soli, hœur et orchestre) ; de plus, un grand nombre e morceaux de piano (concert symphonique iour piano ; sonate héroïque [gravée] ; Alhamra-Sonate ; Ungarisches Stàndchen; Stim- %ungsbild), de lieder, de chœurs d'hommes, de îélodies diverses, etc. — 10. Karl (S.-Schwein), pianiste et compositeur, né à Schwerin le janv. 1845: fit son éducation musicale, de 62 à 1865, au Conservatoire Stern, à Berlin, ous la direction de Bulow, Willmers, Stern, l'eyer, Weitzmann, etc., et donna, à diverses éprises, des concerts très réussis. S. reçut le itre de pianiste de la Cour du grand-duc de lecklembourg, fut plusieurs années professeur e piano au Conservatoire de Stettin, puis diecteur de la Société de musique de Stargard Poméranie) et se fixa enfin, en 1885, à Berlin. *armi ses compositions, il faut noter surtout ne symphonie en ré mineur, trois ouvertures Tasso , Braut von Messina et Ouverture iomphale), quelques œuvres vocales religieues (Sanctus,Hosanna, Benedictus,Ave Maria), es morceaux de piano, des arrangements our orchestre de compositions de piano Rondo capriccioso, de Mendelssohn, etc.), etc. Schulze, 1. Johann-Friedrich, facteur d'orues distingué, fondateur de la maison S. und
Sohn, à Paulinzelle (Thuringe), né à Milbitz (Thuringe) le 27 janv. 1793, m. à Paulinzelle le 9 janv. 1858; fils d'un facteur d'orgues, B'établil d'abord à Muhlhausen (Thuringe), mais transféra plus tard son domicile à Paulinzelle. Parmi ses travaux les plus importants, on compte la transformation (1851-1854) de l'orgue de l'église Ste-Marie, à Lùbeck (construit en 1518, par Berthold Hering), et qui comporte actuellement quatre-vingt-un jeux, quatre claviers manuels et un double pédalier, la construction des nouvelles orgues de l'église Ste-Marie et de l'église St-Blaise, à Muhlhausen, etc.— 2.Adolf, excellent chanteur et professeur de chant, né à Mannhagen, près Môlln, le 13 avr. 1835 ; fut d'abord maître d'école, puis développa sa voix sous la direction de Garcia, à Londres. Il fut professeur de chant à Hambourg, jusqu'au jour où il fut appelé comme premier professeur de chant à l'Académie royale de musique de Berlin, où il est actuellement encore.
Schumann, 1. Borert, une des natures les plus poétiques que nous rencontrions au cours de l'histoire de la musique, le maître dont les œuvres nous font assister à l'éclosion des plus belles fleurs du romantisme, né à Zwickau (Saxe) le 8 juin 1810, m. à Endenich,près Bonn, le 29 juil. 1856. Le père de S. était libraire et favorisa le penchant musical de son fils ; il écrivit même à K.-M. von Weber, pour le prier de se charger de l'éducation musicale de son fils, cependant, bien que Weber n'eût pas d'objections, il n'en fut rien. Le jeune garçon acheva, à Zwickau, les classes du Gymnase, puis, en 1828, suivant le désir de sa mère (son père mourut en 1826), il entra à l'Université de Leipzig, comme étudiant en droit. Son talent et son goût prononcé pour la musique n'en continuèrent pas moins à s'y développer, surtout grâce à l'enseignement méthodique du piano que lui donna Friedrich Wieck. Après avoir passé encore une année fort joyeuse à Heidelberg (le triennium s'était écoulé sans que S. se fût occupé beaucoup de droit), il reçut de sa mère la permission de se vouer complètement à la musique ; il se rendit alors, en automne 1830, de nouveau à Leipzig pour s'y soumettre à de sérieuses études musicales, sous la direction de Wieck et sous celle de Heinrich Dorn. S. était en train de devenir un excellent pianiste, mais il perdit l'usage du second doigt de la main droite à la suite d'une expérience insensé.' ([ni devait avoir pour résultat de hâter la complète indépendance des doigts (il avait attaché le troisième doigt dans un nœud coulant et ne jouait qu'avec les quatre autres). S. dut par conséquent renoncer à la carrière de virtuose, mais ce revers eut ceci de bon pour l'art, que S. se voua complètement à la composition. En 1834, il fonda avec J. Knorr,Lu<l\vig Schunke et son maître Friedrich Wieck, 1m Neue Zeitschrift fur Musih, organe du progrès musical, destiné à s'opposer aux anciennes formules démodées qui entravent l'essor de l'art el favorisent L'affadissement du goût, formules qui se manifestaient alors surtout dans les œuvres des corn-
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positeurs d'opéras italiens et dans celles des compositeurs d'œuvres pour piano, tant allemands que français (Czerny, Herz, Hûnten,etc). S. devint ainsi le chef d'un parti et son individualité, qui se manifestait déjà fortement dans ses premières œuvres de piano, s'affirma de plus en plus absolue et consciente. De 1835 à 1844, S. se chargea seul de la rédaction du périodique, pour lequel il écrivit un grand nombre d'articles très intéressants ; l'un des premiers cherchait à attirer l'attention du monde musical sur le génie de Chopin ; un autre, plus tard (écrit de Dusseldorf), signala de la même façon l'apparition de Brahms. La manière dont S. écrivait ses critiques était bien faite pour stimuler et porter des fruits ; mais elle est, aujourd'hui, malheureusement complètement abandonnée. Les compositions de Schumann (op. 1 à 23 exclusivement pour le piano) ne furent appréciées d'abord que dans un petit cercle d'amis ; le grand public y trouvait trop de difficultés, soit de technique, soit de lecture, pour leur donner immédiatement ses suffrages. Le penchant de Schumann pour la jeune pianiste de génie, Clara Wieck,la fille de son maître, se développa insensiblement, à mesure que celle-ci grandissait. En 1837, S. demanda sa main, mais le père, avec beaucoup de bon sens, la lui refusa, vu la position encore tout à fait incertaine du jeune musicien. L'essai qu'il fit alors d'augmenter ses revenus, en transportant la « Neue Zeitschril't fur Musik » à Vienne, échoua, et S. revint à Leipzig en 1839. L'année suivante, il obtint de l'Université d'Iéna le grade de docteur en philosophie, et, en 1840 encore, il épousa, malgré l'opposition du père, la bien-aimée de son cœur. L'amour fit naître en S. le sens du lied et des séries de lieder se succédèrent rapidement, renfermant les plus belles perles du lyrisme musical. Mais, petit à petit, S. s'essaya aussi dans les grandes formes musicales ; il écrivit, en 1841, sa première symphonie et, peu après, son quintette, son quatuor et sa première et sa plus belle œuvre chorale {Bas Paradies und die Péri). Sa vie prit une toute nouvelle direction, lors delà fondation du Conservatoire de Leipzig, par Mendelssohn (1843). S. remplit les fonctions de professeur du jeu des partitions, et il introduisit l'usage du piano pédalier, au Conservatoire, comme exercice préparatoire au jeu de l'orgue (le Conservatoire a existé pendant nombre d'années sans orgue). Depuis longtemps déjà, S. était lié avec Mendelssohn et témoignait beaucoup d'enthousiasme pour celui-ci, soit dans ses écrits, soit dans sa correspondance ; malheureusement , Mendelssohn ne paraît pas avoir compris les tendances artistiques de Schumann, car c'est en vain que, dans toute sa correspondance, on chercherait la moindre allusion favorable aux œuvres de son contemporain. S. ne resta pas longtemps au Conservatoire ; il est difficile d'admettre qu'il quitta sa place parce qu'il voulait aller à Dresde, c'est bien plutôt l'inverse, car, lorsqu'il partit pour cette ville, il n'avait aucune garantie quelconque d'existence (1844). Mais
avant de se fixer à Dresde, S. accompagna se épouse dans une tournée de concerts, en Russ (début de 1844). A Dresde, il se voua d'abord av< ardeur à la composition, donna quelques leçoi particulières, puis, en 1847, prit la direction c la « Liedertafel » et, en 1848, fonda une socié chorale mixte. En 1850, S. fut appelé au pos de directeur de musique de la ville de Dusse dorf, comme successeur de Ferdinand Hille qui partait pour Cologne ; malheureusemen une affection cérébrale, dont les premiers sym| tomes s'étaient montrés en 1833 et qui, en 184 avait déjà sérieusement menacé le jeune mus cien, ne tarda pas à s'aggraver. Dans sa pr< mière phase, cette affection se manifesta p une crainte continuelle de perdre la vie (il n'< sait pas habiter l'un des étages supérieurs d'ur maison, par crainte de se précipiter par la fem tre dans un accès de folie) ; plus tard ses fi cultes baissèrent tellement qu'il ne pouva plus, par exemple, saisir la musique doi l'exécution était rapide, et qu'il déclara fausse les indications métronomiques de ses préc dentés compositions. Sa situation de directer devint bientôt intenable et, après que Tausc l'eût suppléé pendant longtemps, il dut résoudre à abandonner son poste, dans le coi rant de l'automne 1853. Le premier accès è véritable folie ne survint que le 6 février 185 alors que S., quittant brusquement la chambi où étaient réunis plusieurs de ses amis, alla s jeter dans le Rhin. On réussit à le sauver, ma son état mental était tellement troublé qu'o dut se décider à le faire interner, dans la ma son de santé du Dr Richartz, à Endenich, où. traîna encore pendant deux ans une vie morr et triste, éclairée seulement par quelques rare moments de lucidité. Le 2 mai 1880, les am du maître inaugurèrent sur sa tombe, dans cimetière de Bonn, un monument exécuté Stuttgart, par le professeur Donndorf. Les œil vres de S. offrent un rare exemple de la réunio de la passion la plus fougueuse, des sentimen les plus intimes et les plus délicats, avec ur mise en œuvre et une facture soignées jusqi dans les moindres détails. Dans le style d piano surtout, il a créé, ou tout au moins d< veloppé jusqu'à la perfection, toute une brancl: de littérature : la miniature musicale, le tout pet morceau de genre qui ne se montre encoi tout à fait ni chez Schubert, ni chez Mendel; sohn, bien que quelques fragments de Schube s'en rapprochent passablement. Dans ce d< maine, on parle avec raison d'une école schi mannienne. S. est avant tout, de par son talei naturel, lyrique ; la facture de ses œuvres e; caractérisée surtout par l'abondance et la r chesse de nuances diverses et délicates ; st idées musicales sont pour la plupart très coi centrées, elles ne se prêtent pas à de long développements, mais font d'autant plus d'eff< dans un cadre restreint. C'est dans les lied* que l'intensité du sentiment de S. se monti dans toute sa puissance ; non seulement ! égale alors Schubert, mais il nous procure pa fois des émotions plus intenses encore. Lf