‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 44 sur 542 · BÉMOL — BENEDICT · texte numérisé non relu

BÉMOL — BENEDICT

vecin et principes d'harmonie (rédigés par Diderot, 1771; éd. anglaise, 1778);- Traité de musique, concernant les tons, les harmonies, etc. (1776) ; Nouvel essai sur V harmonie (1779) ; New guide lo singing (1787): General instruction of music (1790); A complète treatise of music (1800). On pourrait ajouter à cette liste quelques ouvrages de moindres dimensions et quelques écrits philosophiques.

Bémol, Brotundum, molle ; ail. Be ; angl. flat ; holl. bemoll), j?, signe servant à abaisser un son d'un demi-ton. Le double-bémol J7J7, abaisse le son de deux demi-tons. Cf. B. et Altération 2.

Benda. 1. Franz, né à Staré-Benatky (Bohême) le 25 nov. 1709, m. à Potsdam le 7 mars 1786: fut enfant de chœur de l'église St-Nicolas à Prague, puis musicien errant, et acquit une virtuosité telle sur le violon, qu'il obtint un poste à Varsovie et plus tard à Berlin (1732). Il fut nommé concertmeister du roi en 1771 ; l'expression intense était la qualité principale de son jeu. B. forma un grand nombre d'élèves ; il ne publia que quelques morceaux de violon et un solo de flûte: mais des études, etc., parurent après sa mort. — 2. Johann, frère du précédent, né à Staré-Benatky, en 1713, m. à Potsdam, où il était musicien de la chambre, en 1752 ; violoniste de talent, a laissé trois concertos (lr violon manuscrits. — 3. Georg, frère des précédents, in'' à Staré-Benatky le 30 juin 1722, mort à Costritz le 6 nov. 1795; fut musicien de la chambre à Berlin (1742 à 1748), puis à Gotha. Le duc de Gotha l'envoya en Italie pour y achever snii éducation musicale, et le nomma à son retour, en 1750, maître de chapelle de la cour. B. se créa une grande renommée par la composition de mélodrames, parus depuis 1774 (Ariadne auf Naxos — donné aussi à Paris, en 1781, mais sans succès, — Medea, Almanzor et Nadine). Se croyant moins en faveur, il demanda son congé en 1778 et vécut dès lors à Hambourg, Vienne, etc.; il se retira plus tard à Georgenthal, près Gotha, et enfin à Costritz, où il abandonna entièrement la musique. B. a écrit un grand nombre d'oeuvres, dont la plupart, manuscrites, sont conservées à la Bibliothèque myale de Berlin (cantates d'églises, Messes, sonates pour piano, etc.); il a composé quatorze ouvrages scéniques (opéras et mélodrames). —

4. Joseph, frère cadel el élève de Franz B., né à Staré-Benatky, le "/ mai 1724, succéda à son frère comme concertmeister, fut pensionné en L797, el mourut à Berlin, Le 22 févr. 1804.—

5. Fwedrich-Wilh.-Heinr., né à Potsdam le 15 juil 1745, m. en cette ville le 19 juin 1814, tils aine de Franz B.; excellenl violoniste, pianiste et organiste, musicien de la chambre du roi, de 1765 à isio. Il composa des opéras (Alceste, Orpheus, Dos Blumenmddchen), deux oratorios, des cantates el di-s œuvres instrumentales. — 6. Friedrich-Lddwig, tils de Georg B., né à Gotha en 1746, morl Le 23 mars 1793, chef d'orchestre d'opéra, à Hambourg, en 1782, puis \ Lrtuose de La chambre à Schwerin, et enfin directeur de concerts à Kônigsberg. 15. est l'auteur de plusieurs concertos de violon et de

quatre opéras. — 7. Karl-Herm.-Heinr., fils cadet de Franz B., né à Potsdam le 2 mai 1748, m. le 15 mars 1836 ; fut pendant nombre d'années concertmeister de l'orchestre de l'Opéra royal, à Berlin, et composa quelques œuvres de musique de chambre.

Bendel, Franz, né à Schônlinde près Rumburg le 23 mars 1833, m. à Berlin le 3 juil. 1874; élève de Proksch, à Prague, et de Liszt, à Weimar, fut pendant un certain temps professeur à l'académie fondée par Kullak, à Berlin. Pianiste remarquable, B. a composé un grand nombre de morceaux de piano appartenant à la bonne littérature de salon ; quelques romances eurent un temps de grande vogue.

Bendeler, Johann-Philipp, né à Riethnordhausen près Erfurt en 1660, m. à Quedlimbourg, où il était cantor, en 1708 ; écrivit : Melopœia praclica (1686); Aerarium melopoeticum (1688); OrganopiœiaiA&àQ: réédité en 1739, sous le titre de Orgeïbaukunst); Directorium musicum (1706); Collegium musicum de compositione (manuscrit; cité par Mattheson dans son « Ehrenp forte »).

Bender, Valentin, né à Bechtheim, près Worms; le 19 sept. 1891, m. à Bruxelles le 14 avr. 1873; fut maître de musique dans un régiment néerlandais puis directeur de X Harmonie d'Anvers. Il céda ce dernier poste à son frère, se lit connaître comme virtuose sur la clarinette et fut enfin nommé directeur de musique de la maison du roi et chef des Guides (gardes du roi). Il composa plusieurs œuvres pour clarinette « pour musique militaire. — Son frère Jacor, né à Bechtheim en 1798, maître de musique dans un régiment néerlandais, mourut à Anvers, où Valentin lui avait cédé les fonctions de directeur de l'Harmonie; c'était un bon clarinettiste. La plupart de ses œuvres sont écrites pour musique militaire.

Bendl, Karl, compositeur bohème, né à Prague le 16 mars 1838 ; fut en 1864 chef d'orchestre d'opéra, à Bruxelles, puis chef des chœurs à l'opéra allemand d'Amsterdam et enfin, en 1865, directeur de la société chorale « Hlahol», à Prague. Il écrivit des opéras nationaux (tchèques) : Lejla, Bretislaw, Cernahorci, Staryl zenich, Kalel Shreta ; un morceau d'orchestre, Svanda dudàk (Soir de Noël), des lieder (mélodies tziganes), des œuvres chorales, etc. B. est membre de l'Académie des Beaux-Arts de Bohème.

Bene, ben (ital.), bien.

Benedict, Julius, né à Stuttgart le 27 nov! 1804 (fils d'un banquier israélite), m. à Londrefi le 5 juin 1885, élève d'Abeille, Hummel (Weimar 1819) et K.-M. de Weber(1820); fut nommé chej d'orchestre au théâtre de Kàrnthnerthor, é\ Vienne (1823), puis au théâtre San Carlo, il Naples (1825), où il donna son premier opéra i Giacinta ed Ernesto. Cette œuvre, ainsi que fc| suivante, 1 Porloghesi in Goa, donnée â Stuttj gart en 1830, n'eurent que peu de succès. Del Naples, B. se rendit en 1835 à Paris et, la mèm année encore, à Londres. Il devint alors An glais, à tel point que l'on en oublia bien sou

BENEDICTINS — BENNETT

vent son origine allemande. Chef d'orchestre de l'opéra-bouffe au « Lyceum», en 1836, il donna un acte Un anno ed un giorno; puis, après avoir passé au «Drury-Lane », en 1838, il fit représenter son premier opéra anglais, The gypsy's warning, suivi à son tour de la Fiancée de Venise et des Croisés. En 1850, B. alla en Amérique avec Jenny Lind ; peu après son retour, il fut nommé chef d'orchestre de l'entreprise théâtrale de Mapleson (au « Her Majesty's théâtre », puis au « Drury-Lane ») et donna entre autres 1' « Obéron » de Weber, avec des récitatifs de sa composition. B. fut ensuite chef d'orchestre des « Monday popular Concert » (1859), -dirigea plusieurs festivals de Norwich, devint chef d'orchestre du « Covent Garden » et enfin, de 1876 à 1880, chef d'orchestre de la Société philharmonique de Liverpool. La fortune et les honneurs récompensèrent largement les efforts de B. qui fut nommé chevalier (Sir) en 1871 et ■décoré d'un grand nombre d'ordres étrangers. Il convient de citer plus spécialement parmi ses œuvres : The Lilly of Killarney (1862, opéra «connu en Allemagne sous le titre : Die Rose von Erin); des cantates, Undine (1860, Norwich), Richard Cœur -de-Lion (1863, Norwich) et Graziella (1882, Birmingham); des oratorios, Ste- Cécile (1866, Birmingham), St-Pierre (1870, Birmingham); deux symphonies (1873-1874, au Crystall Palace). B. rédigea en outre une courte biographie de Weber pour les Great musicians •de Huefï'er.

Bénédictins. L'histoire et la théorie de la musique doivent en grande partie leurs découvertes et le développement qu'elles prirent dans le ■courant du moyen âge à l'ordre des B., dont les couvents étaient alors les principaux foyers de lumières scientifiques. Presque tous les hommes •dont l'histoire musicale du moyen âge a conservé les noms, à commencer par Grégoire le Grand (y. ce nom), firent partie de l'ordre de St-Benoît : Aurélien de Béomé, Bémi d'Auxerre, Regino de Prum, Notker Balbulus, Hucbald de St-Amand,Odon de Clugny,Guy d'Arezzo,Berno :de Reichenau, Hermann Contract, Wilhelm de Hirschau, Aribon, Bernard de Clairvaux, Eberhard de Freising, Adam de Fulda, etc. Parmi les modernes, citons spécialement Martin Gerbert de St-Blaise (m. en 1793), Dom Bedos de Celles, Jumilhac, Schubiger, Dom Pothier. Les Annales ordinisS. Benedicti (1703 à 1739, 6 vol.) sont, avec le De cantu et les Scriptores de Gerbert, l'une des sources principales pour l'étude de l'histoire de la musique au moyen âge. Benedictus,(lat.béni), une partie du Sanctus ; v. Messe.

Benedictus Appenzelders, (Benoît oV Appenzelï) contrapontiste du xvie s., maître des entants de chœur de la chapelle royale à Bruxelles, de 1539 à 1555. Il faut se garder de le confonire avec Benedict Ducis, quoique l'on ne puisse souvent pas distinguer les œuvres de l'un de celés de l'autre, une quantité d'entre elles étant nscrites sous le simple nom de « Benedict », lans les anthologies de chansons, de motets, ^tc. parues de 1540 à 1569.

Benelli. 1. Alemanno, pseudonyme de Bottrigari (v. ce nom). — 2. Antonio-Peregrino, né à Forli (Romagne) le 5 sept. 1771, m. à Bœrnichau en Saxe (où il s'était retiré en 1829) le 16 août 1830, fut d'abord engagé comme ténor au théâtre San Carlo, à Naples, puis à Dresde de 1801 à 1822, et professa plus tard le chant à l'école royale de chant scénique, à Berlin. B. publia une méthode de chant (1819), des solfèges, de la musique d'église, de la musique de chambre, etc.

Benesch, (Benes), Joseph, né àBatelow (Moravie) le 11 janv. 1793, m.... ; violoniste, membre de l'orchestre de Presbourg, fit des tournées de concerts en Italie, puis accepta en 1823 la place de concertmeister à Laibach et entra en 1832 dans la chapelle de la cour à Vienne. B. a publié diverses compositions pour violon.

Benevoli, Orazio, né à Rome en 1602, m. le 17 juin 1672 ; fut maître de chapelle de diverses églises, à Rome, en dernier lieu au Vatican (1646). Il avait été aussi, pendant deux années (1643-1645) musicien de la cour d'un archiduc, à Vienne. B. était un contrapuntiste hors ligne (élève de Vincenzo Ugolini) ; ses œuvres (Messes, motets, psaumes, etc. à 12, 16 et 24 voix) sont conservées en grande partie dans les archives du Vatican ; un ou deux fragments seulement ont été publiés, dans les traités de contrepoint et de fugue du P. Martini, de Fétis et du P. Paolucci. Une Messe de B., à 48 voix, réparties en douze chœurs, fut exécutée en 1650, en l'église Santa-Maria-Sopra-Minerva, à Rome.

Benfey, Theodor, célèbre professeur de sciences orientales et de linguistique, né à Nôrten près Gôttingue le 28 janv. 1809, m. à Gôttingue même le 26 juin 1881 ; déploya une certaine activité comme amateur de musique éclairé et comme musicologue (dans la « Neue Zeitschrift fur Musik »).

Benincori, Angelo-Maria, né à Brescia le 28 mars 1779, se fixa en 1803 à Paris, où il mourut le 30 déc. 1821 ; violoniste virtuose et compositeur, publia des quatuors pour instr. à archet et et des trios avec piano. Ses œuvres de musique d'église restèrent manuscrites. B. était l'auteur des trois derniers actes et d'une marche du premier acte d'Aladin ou la lampe merveilleuse, l'opéra inachevé de Nicolô Isouard. Cette œuvre obtint à Paris, en 1822, un succès enthousiaste et parvint en quatre années à sa centième représentation, tandis que trois opéras" antérieurs de B. n'avaient réussi qu'à demi.

Bennett. 1. William-Sterndale, né à Sheffîeld le 13 avr. 1816, m. à Londres le 1er févr. 1875; descendant d'une famille de musiciens et d'organistes, entra à l'âge de huit ans, comme enfant de chœur, dans la chapelle du collège royal de Cambridge; il y fit preuve d'aptitudes remarquables et fut admis en 1826 déjà à la Royal academy of music, à Londres, où il eut pour maîtres : Lucas, Crotch,W.-H. Holmes et C. Potter. Il joua en 1833, dans un concours public de l'Académie, un concerto de piano en ré min. de sa composition; l'œuvre fut éditée aux frais de

BENNEWITZ — BENOIT

l'Académie, et Mendelssohn qui avait assisté à l'audition, donna de précieux encouragements au jeune auteur. B. fit en 1837 un premier séjour à Leipzig, grâce à la générosité du facteur de pianos Broadwood, et se lia d'amitié avec Mendelssohn et Schumann; de 1840 à 1841, il séjourna de nouveau dans la même ville. Si d'une part l'on ne peut nier l'influence de Mendelssohn sur le style des œuvres de B., il faut reconnaître d'autre part que la nature même de B. offrait une grande analogie avec celle de Mendelssohn. B. fonda à Londres, en 1849, la Bach Society qui donna entre autres, en 1854, la « Passion selon St-Matthieu ». Il fut nommé, en 1856, chef d'orchestre de la Société philharmonique, mais abandonna cette situation après avoir été élu, en 1866, directeur de la « Royal academy». B. occupait aussi depuis 1856 la chaire de musique à l'Université de Cambridge et reçut le titre de « docteur » (en 1867, « Master of arts »; en 1870, « Dr honoris causa » de l'Université d'Oxford). Il fut élevé au rang de chevalier (Sir), en 1871. Ses œuvres principales sont les suivantes : quatre concertos de piano, quatre ouvertures (les Naïades, la. Nymphe de la forêt, Parisina, le Paradis et la Péri), une symphonie en sol min., une cantate (May-Queen, la Reine de Mai), un oratorio (Woman of Samaria, la Samaritaine), la musique d'Ajax, des sonates, caprices, rondos, etc. pour piano, des lieder, une sonate pour violoncelle, un trio, etc. Les Anglais considèrent B. comme le fondateur d'une « école musicale anglaise »; il est, sans aucun doute, l'un des musiciens les plus remarquables qu'ait fournis l'Angleterre. — 2. Théodore (v. Ritter 3). — 3. Joseph, musicographe et auteur des livrets des meilleurs opéras de Barnel t. Mackenzie, Sullivan, Gowen, etc., né à Berkeley (Glowcestershire) en nov. 1831. B. rédige les programmes analytiques des concerts philharmoniques, des Monday- et Saturday-Popular-Conccrts; il collabore d'une manière très active au Musical Times et rédige la chronique musicale du Daily Telegraph, etc.

Bennewitz. 1. Wilhelm, né à Berlin le 19 avr. 1832, m. dans la même ville en janv. 1871, membre de L'orchestre du théâtre royal. Il était élève de Fr. Kiel, composa un opéra : Die Rose vonWoodstock (1876) cl publia des morceaux pour piano et pour violoncelle. — 2. Anton, violoniste, ne à Privât (Bohème) le 25 mars 1833, est directeur du Conservatoire de Prague depuis 1882.

Benois. Marie, pianiste de grand talent, née à St-Pétersbourg le lor janv. 1861; élève de son père (lui-même élève de II. Herz) et de Leschelitzkv an Conservatoire de St-Pétersbourg, où elle obtint en L876 la médaille d'or. Elle se fit entendre dès Lors (entre autres à Vienne) avec beaucoup dr succès el épousa en 1878 son cousin. If peintre Wassily Benois.

Benoist, François, né à Nantes 1»' 10 sept. 1794, m. en avril 1878; entra au Conservatoire de Paris en L81 1 el lui, en qualité de grand prix de Rome, pensionnaire du gouvernemenl français de 1815 à L819. A son retour d'Italie. 1',. fut

nommé premier organiste de la chapelle du ro£ et, peu après, professeur d'orgue au Conservatoire ; il remplit en même temps, à partir de- 1840, les fonctions de chef de chant à l'Opéra et. se retira, pensionné, en 1872. Ses œuvres d'orgue parurent sous le titre de Bibliothèque de l'oryaniste (12 cahiers) ; il écrivit en outre une- Messe à trois voix avec orgue ad libitum, deux opéras : Félix et Léonore (1821, gravé), L'Apparition (1848), et plusieurs ballets : La Gipsy (1839, en collaboration avec Marliani et A.Thomas), Le Diable amoureux (1840, avec Reber),. Nisida ( « Die Amazonen der Azoren », 1840) et Pâquerette (1851).

Benoit, Pierre-Léonard-Léopold, changea, vers sa vingtième année son nom de Pierre en. celui de Peter, né à Harlebeke (Flandre occidentale) le 17 août 1834 ; élève du Conservatoire de Bruxelles, de 1851 à 1855, écrivit la musiquede plusieurs mélodrames flamands et un petit opéra pour le théâtre du Parc, dont il fut nommé chef d'orchestre en 1856. Il obtint, l'année suivante, avec sa cantate Le meurtre d'Abel, le grand prix de composition (prix de Rome) et employa la subvention du gouvernement à d'importants voyages d'études en Allemagne (Leipzig, Dresde, Munich, Berlin) : c'est de là qu'il adressa à l'Académie de Bruxelles unei brochure sur l'école de musique flamande et son avenir. En 1861, B. se rendit à Paris et présenta à la direction du Théâtre Lyrique un. opéra, Le roi des Aulnes ; il attendit, inutilement du reste, et pendant ce temps prit la direction de l'orchestre des Bouffes-Parisiens. Dé retour à Bruxelles, il y fit exécuter une Messe solennelle de sa composition, qui fit grand effet et éveilla l'attention publique sur la personne de son auteur. B. est Flamand, c.-à-d Germain de corps et d'àme ; directeur du Conn servateur royal d'Anvers depuis 1867, il est le chef du parti opposé à l'école franco-belge dont Gevaërt est l'un des représentants les plus im-j portants. Il fut élu, en 1880, membre correspon clant, puis, en 1882, membre effectif de l'Acadé mie de Belgique. Les œuvres principales B. sont, outre celles mentionnées plus haut un le Deum (1863), un Requiem (1863) ,* un con certo de piano; un concerto (Poème) de flûte Lucifer (1866, oratorio flamand); deux opéras flamands : Het dorp in't c/eberyte et Isa (1867) un oratorio flamand, De Schelde ; Drame Christi, drame religieux pour soli, chœurs orgue, violoncelles, contrebasses, trompettes e trombones ; De Oorloy (La Guerre), cantate pou1 double chœur, soli et grand orchestre (1873) un oratorio pour voix d'enfants ; De Maaim (Les Faucheurs), symphonie avec chœurs; ls musique de Charlotte Corday (1877, Bruxelles celle de la tragédie Willem de Zwijcjer, de E| von Gœthems(1876); Vlaanderens Kunslra (Cantate de Rubens), pour double chœur et oi chestre (1877); Antwerpen, pour triple chœ d'hommes et orchestre (1877) ; Jongfrou Kath lijne, scène pour alto solo et orchestre : Mui des Geschiedenis , pour chœur et orcliesti (1880); Hucbald, pour baryton solo, harp(

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