BERARDI — BERG
chœur et orchestre (1880) ; Trionfmarsch (pour 'Exposition de 1880); De Rhijn (Le Rhin), oratorio pour double chœur et orchestre (1889) ; Het Melief(3 actes, Iseghem, 1893): Les derniers ours de Pompéï (d'après Bulwer; récemment terminé), Sa g en en Balladen, pour piano ; Lief'de int leven (lieder); Liefdedrama (id.); des motets ^vec orgue, une Messe, etc. B. a publié en outre m grand nombre d'écrits, principalement sur les questions d'actualité : De Vlaamsche Muziekschool vanAntwerpen (1873) ; L'institution ie Festivals en Belgique (1874); Verhandeling wer de nationale Tonkunde (2 vol., 1875-1877); De Muzihale Opvoeding en Opleiding in Belgie ; Het droombeeld eener Muzihale We- "eldkunst; De Oorsprong van het Cosmopoliisme in de Muziek (1876); Over Schijn en Blyh en onze Muzihale Vlaamsche Beweging; Inze Muzihale Beweging op dramatisch Geried ; Een honingligh Vlaamsch Conservatoium te Antiœrpen ; Onze Nederlandische jluzihale Eenheid; Brieven over Noord-Ne- \erland ; enfin divers articles dans des jouraux tels que Vlaamsche Kunstbode, De Een- '.racht. Le Guide musical, et dans le bulletin de Académie des Beaux-Arts de Belgique.
Berardi Angelo, maître de chapelle à Vi- )rbe, puis à Spolète (1681), chanoine à Viterbe 687), puis maître de chapelle de la basilique te-Marie in Trastevere, à Rome (1693); auteur 'un certain nombre d'ouvrages théoriques remarquables : Ragionamenti musicali (1681), }ocumenti armonici (1687), Miscellanea musile divisa in tre par te (1689), Arcani musicali 690), 11 perche musicale ovvero staff etta armoca (1693). B. a laissé en outre : une Missa pro f'unctis à cinq voix (1663), des motets à deux, ois et quatre voix (1665), des psaumes divers 68, 1675, 1698), des offertoires (1680), etc. Berbiguier, Benoit-Tranquille, né à Cadeusse (Vaucluse) le 21 déc. 1782, m. à Pontley, près Blois, le 20 janv. 1838; excellent flûte, élève de Wunderlich et de Berton au nservatoire de Paris, entra dans l'armée en 13, mais se retira déjà en 1815 pour se livrer clusivement à la composition. Il écrivit toute e série d'œuvres pour flûte (10 concertos, 7 hiers de sonates, etc.).
Berceuse (ail. Wiegenlied ; angl. lullaby),
èlodie que l'on chante pour endormir un en-
t, tantôt empruntée au répertoire populaire,
tôt œuvre d'un compositeur connu. La b.
à fort répandue dans l'antiquité s'introdui-
au moyen âge dans la poésie religieuse et
ira, petit à petit, l'attention des musiciens
profession, témoin le recueil que publia Rei-
rdt, à Leipzig : Wiegenlieder fur gute deut-
e Mûtter (1798). De nos jours, les composi-
rs donnent souvent le titre de b. à des
vres de petites dimensions, répondant plus
moins au caractère qu'exige la destination
mitive de la b.
erchem (Berghem), Jaghet de (Jaquet, Jac-
t, Giachetto di Mantova), l'un des contra-
[titistes les plus célèbres du xvie s., attaché de
à-1565 environ, au service du duc de
pei
itre:
Mantoue, était probablement originaire de Berchem, près Anvers. Ses œuvres nous sont parvenues en très grand nombre (162, d'après R. Eitner) : des Messes, des motets, des madrigaux (1532-1567). Cf. Buus.
Berens, Hermann, né à Hambourg en 1826, m. à Stockholm le 9 mai 1880, fils d'un chef de musique militaire à Hambourg, Karl B. (né en 1801, m. en 1857), qui se fit surtout connaître comme flûtiste et auteur d'œuvres pour la flûte. Il fut élève de son père d'abord, puis de Reissiger à Dresde et, après avoir fait une tournée artisque avec l'Alboni, revint pour quelque temps dans sa ville natale ; il se fixa, en 1847, à Stockholm, et participa au développement musical de cette ville par l'organisation de séances de musique de chambre, etc. Directeur de musique à Œrebro, de 1849 à 1860, B. fut ensuite nommé chef d'orchestre du théâtre Mindre à Stockholm, puis maître de chapelle de la cour et maître de composition à l'Académie ; il reçut le titre de «professeur » et fut élu membre effectif de l'Académie des Beaux-Arts. B. a composé la musique de Kodros, un opéra : Violetta, trois opérettes : Un songe d'une nuit d'été, Lully et Quinault et Riccardo, qui furent toutes bien accueillies, quelques morceaux de piano et de la musique de chambre bien écrite. C'est sans doute à ses excellentes études pour piano: Neueste Schule der Gelâufigkeit (op. 61), que B. doit d'être, maintenant encore, avantageusement connu.
Beretta, Giovanni-Battista, né à Vérone le 24 févr. 1819, m. à Milan le 26 avr. 1876; simple amateur, riche d'abord, il devint, après avoir perdu sa fortune, directeur du Conservatoire (Liceo musicale) de Bologne. Il n'occupa cependant ce poste que peu de temps, car il alla se fixer à Milan pour y travailler à la continuation du grand dictionnaire de musique commencé par Americo Barberi (Dizionario artisticoscientifico-storico-tecnologico-musicale, Milan, chez Gir. Polani) ; B. lui-même ne parvint qu'à la lettre G.
Berg. 1. Adam, célèbre imprimeur de musique à Munich, de 1540 à 1599, déploya une activité extraordinaire et publia entre autres, aux frais de la cassette des ducs de Bavière, la magnifique anthologie musicale connue sous le nom de Patrocinium musicum. Cette collection se compose de dix volumes, dont les cinq premiers sont exclusivement consacrés à l'œuvre d'Orlandus Lassus. — 2. Johann von, autre imprimeur de musique célèbre, né à Gand, s'établit à Nuremberg où il s'associa, en 1550, avec Ulrich Neuber ; les titres des livres sortis de ses presses ne portent jamais que son nom latinisé : Johannes Montanus. U. Neuber s'associa en 1556 avec Gerlach ; on peut donc supposer que B. mourut à cette époque. — 3. Konrad- Mathias, né à Colmar (Alsace) le 27 avr. 1875, élève du violoniste Frânzl à Mannheim, puis (de 1806 à 1807) du Conservatoire de Paris, m. à Strasbourg le 13 déc. 1852. Il s'était établi en 1808 comme professeur de piano dans cette dernière ville. B. est l'auteur d'un certain nom-
BERGAMASGA. — BERGSON
bre d'œuvres pour piano (3 concertos, sonates, variations, 10 trios avec piano, etc., et divers morceaux à quatre mains), 4 quatuors pour instr. à archet, etc. Il est l'auteur de : Ideen zu einer rationellen Lehr méthode der Musik mit Anwendung auf das Klaviersj)iel, dans la « Ca?cilia » (vol. V) de Weber, et d'un Aperçu historique sur l'état de la musique à Strasbourg pendant les cinquante dernières années (1840).
Bergamasca, ancienne danse italienne (de Bergame) ; Zettl demande au duc, dans le « Songe d'une nuit d'été », s'il désire voir une. b.; cette danse était donc certainement connue au xvie s. déjà, en Angleterre.
Berger. 1. Ludwig, né à Berlin le 18 avr. 1777, m. dans la même ville le 16 févr. 1839 ;• fils d'un architecte, il fut élevé à Templin puis à Francfort s. l'Oder, étudia l'harmonie et le contrepoint en 1799, sous la direction de J.-A Giïrrlich, à Berlin et se rendit à Dresde en 1801, dans l'intention d'y suivre les cours de J.-G. Naumann, mais celui-ci venait de mourir lorsqu'il arriva. C'est en sa mémoire que B. écrivit une « Cantate funèbre ». Il avait fait la connaissance de Clementi à Berlin et le suivit en 1804 à St-Pétersbourg, où il devint son élève ; il se lia d'amitié avec A. Klengel, tandis que Steibelt et Field, en même temps que son maître, lui servirent de modèles. Il épousa à St-Pétersbourg la cantatrice Wilhelmine Karges, mais son bonheur fut. de courte durée et il perdit à la fois femme et enfant ; il se rendit alors, en 1812, à Stockholm puis rejoignit Clementi à Londres où il entra en relations avec J.-B. Cramer. De retour à Berlin en 1815, il y resta jusqu'à sa mort et forma toute une série d'élèves remarquables (Mendelssohn, Taubert, Henselt, Fanny Hensel, H. Kùster, etc.). B. publia un grand nombre d'excellentes œuvres pour piano, des lieder, des quatuors pour voix d'hommes, des cantates, etc. Il fonda en 1819, avec B. Klein, G. Reichardt et son futur biographe L. Rellstab, la nouvelle « Liedertafel ». — 2. Francesco, né à Londres le 10 juin 1835, élève de L. Ricci, G. Lickl et M. Hauptmann, fut directeur de la Société philharmonique de Londres ; il en est aujourd'hui le secrétaire honoraire. Auteur de Messes, d'œuvres chorales, d'un opéra, etc.
Berggreen, Andréas-Peter, né à Copenhague le 2 mars 1801, m. dans la même ville le 9 nov. 1880 ; étudia d'abord le droit puis se voua à la musique el devint en 1838 organiste de l'église de la Trinité, en 1843 maître de chanta l'école métropolitaine de Copenhague, enfin, en 185U, inspecteur du chant dans les établissements d'instruction publique. Il avait écrit, en 1829. la musique de la Cantate nuptiale d'Oehlenschlàger, et plus tard un opéra Billedet og bustan, la musique de plusieurs drames d'Oehlenschlager, des morceaux de piano et des lieder. B. publia en outre une collection de chansons populaires de diverses nations, en onze volumes, rédigea à partir de 1836 un journal de musique, Musihalisk Tidende, et écrivit la biographie de Weyse (1875).
Berghem, \ . Berchem.
Bergkreyen (Bergreihen, ronde montagnar de), airs de musique profane, ou même, comme le nom l'indique, airs à danser sous lesquels on disposa des textes religieux à l'époque de la réforme. Des collections de B. profanes et religieux (sans les mélodies) parurent en 1531, 1533, 1537 et 1547. Le nom Bergreihen vient sans doute de ce que ces airs sont originaires de l'Erzgebirge, comme semble l'indiquer le titre de la 3rae partie des B. de Daubmann (1547) : Etzliche schone Bergreyen vom Schneeberg, Annaberg, Marienberg, Freiberg und St-Joachimsthal.
Bergmann, Karl, né à Ebersbach (Saxe) en 1821, m. à New-York le 10 août 1876, violoncelliste et chef d'orchestre, élève de Zimmermann, à Zittau et de Hesse, à Breslau. Il partit en 1850 pour les Etats-Unis, comme membre de l'orchestre « Germania » qu'il dirigea au bout de quelques mois, et parcourut ainsi toute l'Amérique du Nord; il conserva ce poste jusqu'à la dissolution de l'orchestre en 1854. L'année suivante, il entra dans l'orchestre philharmonique de New-York, dont il dirigea les concerts alternativement d'abord avec Th. Eisfeld, puis seul à partir de 1862 et jusqu'à sa mort. B. dirigea aussi pendant plusieurs années le chœur d'hommes allemand « New-York-Arion » ; il rendit personnellement de grands services à la cause du développement musical aux Etats- Unis. Gomme compositeur, B. ne se fit guèrd connaître que par un ou deux morceaux d'orchestre.
Bergner, Wilhelm, organiste, né à Biga kl 4 nov. 1837, élève de son père qui était lui] même organiste de l'église St-Pierre, puis! d'Agthe, organiste de la cathédrale de Biga, el de Kûhnstedt à Eisenach. Il fut d'abord maîtfl de musique clans un pensionnat en LivonieF puis en 1861 organiste de l'Eglise anglaise il Biga et en 1868 organiste de la cathédrale de l;l même ville. B. contribua à élever le niveau mul sical de la ville de Biga, en fondant le « Bachj verein » et le « Ghœur du dôme »; ce fut lui aussi qui donna l'idée de la construction dl grand orgue de la cathédrale (construit pal: Walcker de 1882 à 1883).
Bergonzi, Carlo, excellent luthier à Cr<|; mone, de 1716 à 1755 environ, le meilleur élèvt' d'A. Stradivari. Son tils Michelangelo et s( deux petits-fils Niccolô et Carlo B. furent mol remarquables.
Bergson, Michael, compositeur et pianist né à Varsovie en mai 1820, élève de Fr. Sclim der à Dessau, partit en 1846 pour l'Italie et représenter avec succès à la Pergola de FI rence un opéra intitulé Luisa di Mon fort (184 plus tard à Livourne et, en 1849, trad. en ail mand, à Hambourg). Il passa plusieurs anné à Berlin et à Leipzig puis se fixa à Paris, où donna au concert, en 1859, une opérette en i acte : Qui va à la chasse perd sa place; t opéra en deux actes présenté à la direction Théâtre lyrique ne fut pas monté. B. fut ensu appelé aux fonctions de professeur supérie de piano au Conservatoire de musique de C
BERGT