‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 441 sur 542 · SERENADE · texte numérisé non relu

SERENADE

(chants du soir) des troubadours, par opposition aux aubades, chants du matin : alba (aube).

Sérénade (Serenata, musique du soir ; ail. Stândchen), morceau de musique vocale ou instrumentale. La s. instrumentale a acquis petit à petit une importance beaucoup plus grande que la s. vocale et revêtu une forme spéciale, sans lien du reste avec l'étymologie du terme lui-même. L'instrumentation des anciennes s. (Haydn, Mozart) comporte souvent quelques instr. à vent (hautbois, bassons, cors, clarinettes), disposition fort avantageuse pour une musique de plein air ; mais, plus la s. pénètre dans la salle de concerts, plus aussi les instr. à archet prennent le dessus dans son instrumentation. Une autre caractéristique de l'ancienne s. consiste dans le fait que tous les instruments étaient concertants (sans aucune partie de « ripieno»); mais cette particularité aussi a disparu, dans les s. les plus récentes. Un seul trait commun à l'ancienne et à la nouvelle s. mérite d'être noté : le nombre des parties distinctes y est plus grand que dans la sonate ou la symphonie, et leur facture est à la fois plus libre et plus légère. La s. comprend généralement plusieurs parties dans le genre du menuet et, comme pièces de résistance en quelque sorte, une ou deux parties lentes. Les deux parties extrêmes revêtaient, à l'origine, la forme de marche. Cf. serenata.

Serenata, nom que l'on donne à une forme de composition vocale très en vogue au siècle passé, forme analogue à celle de l'opéra ou surtout de la pastorale, mais qui, dans la règle, n'exige point de représentation scénique. La s. ne diffère guère, enfin de compte, de la cantate dramatique. Les œuvres de ce genre sont généralement disposées pour un très petit nombre de personnages; Pasquini, Metastasio, etc. en ont écrit une foule pour la Cour de Vienne, et les compositeurs de musique ont fait usage de leurs textes des façons les plus diverses.

Serinda, v. ravanastkon.

Serinette, petit orgue à manivelle dont on se sert pour faire l'éducation des serins.

Sering , Friedrich -Wilhelm, compositeur, né à Finsterwalde (Basse-Lusace) le 26 nov. 1822; maître au Séminaire de Kôpenick, puis à celui de Franzburg, devint, en 1855, maître de musique au Séminaire de Barby. En 1871, il fut nommé professeur supérieur au Séminaire de Strasbourg, où il fonda une société de chant allemande. Il a composé et publié un oratorio : Chris ti Einzug in Jérusalem ; une Adventskantate ; le psaume lxxii avec piano ; des motets, des chœurs pour voix d'hommes, etc. En outre, il a écrit : Gesanglehre fur Volksschu. len; Die Choralfiguration, theoretisch-prahtisch e t Elementar- Violinsch aie.

Serio (serioso), sérieux ; opéra séria, l'opéra, grand opéra, opéra tragique, opéra héroïque, par opposition à Y opéra buf'fa, opéra comique.

Cf. SEMISERIO.

Sermisy, Claude de (généralement désigné, plus brièvement, sous le nom de Claudin, qu'il

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