SERPENT
ne faut point confondre avec Claudin Le jeune, dont le nom est toujours donné en entier), contrapontiste français, chantre de la Chapelle royale et, plus tard, maître de chapelle des Cours de François Ier et de Henri II de France, de 1530 à 1560 environ. Divers morceaux (Mes ses, motets, chansons) de lui se trouvent dans? les anthologies françaises de la première moitié duxvie s. (Attaignant, Duchemin) et dans quel ques anthologies allemandes {Thésaurus musicus, de Berg et Neuber, etc.) ou italiennes (Motetti del frutto et Canzoni francesi de Gardane). Un seul recueil, Missae III quatuor voc. (1583), semble avoir été imprimé à part.
Serow, Alexandre-Nicolai, né à St-Pétersbourg le 11 mai 1820, m. dans la même ville le 20 janv. 1871 ; apprit de bonne heure le piano, puis, dès l'âge de quinze ans, Karl Schuberth lui enseigna le violoncelle. En même temps, il faisait des essais d'arrangement et d'instrumentation, sous la direction du maître de chapelle Jos.-K. Hunke ; mais il ne se voua complètement à la musique que vers l'âge de trente ans et abandonna, en 1850, la carrière juridique qu'il avait poussée jusqu'à la place de conseiller d'Etat. Il commença par se faire connaître comme critique musical, grâce à sa plume à la fois alerte et mordante; ainsi, il soumit le jugement d'Oulibichef, sur Beethoven, à l'examen critique le plus serré (Cf. Fr. Liszt, Kritih der Kritik oder Œibischew und S.), soutint des po-< lémiques contre Fétis, tenant toujours compte du présent et rendant hommage au progrès. Il écrivait dans plusieurs revues, entre autres encore des articles sur les idées de Wagner, concernant la réforme du drame musical, ejj tenta à deux reprises de fonder un journal' (1860 : Die Kiinste, 1867 : Musik und Theater). Il a publié des travaux intéressants sur le chanfl populaire russe, dans la « Mosskwa » et « Mu-J sik-saison ». Ce n'est qu'en 1863 que S. se fit connaître comme compositeur, par deux opÔI ras : Judith (16 mai) et Rogneda (27 oct.), toui deux bien accueillis. Après avoir commencé,] en 1866, un opéra : Taras Bulba et, en 1867, um ballet : Wakula, le forgeron (tirés des romans] de Gogol) et les avoir abandonnés tous deux,i il se mit de nouveau, avec grand entrain, à lai composition d'un troisième opéra : Wrazyia sila («La puissance de l'anneau »), d'après uij drame d'Ostrowski. En sa qualité de bon wagnérien, S. écrivait lui-même le texte de sef opéras ; mais celui de Wrazyia sila lui procun de si grandes difficultés qu'il ne termina ï quatrième acte qu'en 1870 et ne fit qu'esquisse» le cinquième. O. Solowiew en a terminé la partition, et l'opéra fut enfin représenté le 19 avq 1871 ; il réussit même à conquérir dans la suit© tous les suffrages. Il faut encore mentionner, parmi les œuvres de S., un Ave Maria écrit en 1868 pour Adelina Patti, un Stabat Mater et de la musique pour la ClocJie, de Schiller.
Serpent (ital. serpentone, tuyau serpent), 1] Instrument analogue à l'ancien cornetlo (v. I mot), inventé en 1590 par le chanoine Guillaum d'Auxerre, mais presque complètement dispari
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