‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 443 sur 542 · SERRE · texte numérisé non relu

SERRE

de nos jours. Il était pourvu d'une embouchure en forme de bassin, pareille à celle des cors et es trompettes et sans anche, aussi est-ce à tort u'on range parfois le s. dans la catégorie des instr. à vent en bois (basson, etc.). Le tuyau du était ou bien tordu (d'où le nom de l'instrument) ou bien replié sur lui-même ; il était en bois (composé, comme le cornetto torto, de deux fragments évidés, puis collés ensemble et recouverts de cuir), comportait neuf trous, était accordé en si bémol et donnait l'échelle suivante :

8va noté

feâ-

SEXÏOLET

ova

Le timbre du s. était rude et grossier. — 2. Dans

t 'orgue, ancien jeu d'anches de 16', au pédalier, j'intonation en était moins puissante que celle du trombone.

Serre, Jean-Adam, peintre, chimiste et théoicien musical, né à Genève en 1704, vécut à. Paris et écrivit, entre autres : Réflexions sur la supposition d'un troisième mode en musique [dans le « Mercure de France » de janv. 1742, rticle dirigé contre la théorie du mode mineur pur de Blainville); Essais sur les principes de l'harmonie (1763 ; critique des théories de Rameau [de d'Alembert], de Tartini et de Geminiani).

Servais, 1. Adrien-François, un des violoncellistes modernes les plus éminents, né à Hal, près de Bruxelles, le 6 juin 1807, m. dans la même ville le 26 nov. 1866 ; fils d'un musicien, qui lui donna les premières leçons de musique, il fréquenta plus tard le Conservatoire de Bruxelles, et Platel en fit un maître dans son art. Après avoir, sur le conseil de Fétis, débuté à Paris où il remporta un véritable succès, il entreprit de longues tournées de concerts et parcourut, de 1834 à 1848. l'Angleterre, la Suède, l'Allemagne, la Russie. En 1848, il devint professeur de violoncelle au Conservatoire de Bruxelles, où il enseigna d'une manière très distinguée et forma de nombreux élèves, jusqu'à sa mort. S. était en outre violoncelle-solo du roi Léopold. Les compositions de S., qui ont été publiées, sont: trois concertos et seize fantaisies pour violoncelle et orchestre, quelques caprices pour violoncelle et piano, des duos sur des motifs d'opéras pour violoncelle et piano (en collaboration avec J. Grégoire) et pour violon et violoncelle (en collaboration avecVieuxtemps et Léonard). — 2. Joseph, fils du précédent, également violoncelliste hors ligne, né à Hal le 23 nov. 1850, m. dans la même ville le 29 août 1885; fut l'élève de son père, puis entreprit des tournées de concerts et entra, en 1869, dans l'orchestre de la Cour, à Weimar. Mais il abandonna déjà cette place en 1870, et fut, en dernier lieu, professeur de violoncelle au Conservatoire de Bruxelles. — Son frère adoptif, François-Matthieu (dit Franz) est un composi-

teur de talent {Apollonide, drame musical: pièces d'orchestre ; mélodies, etc.) Il a dirigé pendant plusieurs années des concerts symphoniques crées par lui, à Bruxelles, et rempli, pendant une saison, les fonctions de chef d'orchestre du théâtre de la Monnaie.

Service (angl.) Morning-s., culte du matin; evening-s., culte du soir. Les parties traditionnelles du 5 anglais sont: 1. Venite exultemus, 2. Te deum, 3. Benedicite, 4. Benedictus, 5. Jubilate, 6. Kyrie, 7. Credo, 8. Sanctus, 9. Gloria inexcelsis, 10. Magnificat, 11. Cantate domino, 12. Nunc dimittis, lS.Deus miser eatur. Toutes ces parties du s. sont arrangées pour chœurs et soli, tantôt avec, tantôt sans orgue ou orchestre, tantôt en harmonie simple, note contre note, tantôt fuguées ou même sous une forme dramatique quelconque.

Sesquialtera (lat., un et demi), le rapport 3 : 2, d'où :1. dénomination latine de la quinte; 2. jeu d'orgue (Sesquialter) qui, étymologiquement, devrait se composer d'une octave et d'une quinte (sons 2 et 3 de la série harmonique), mais comporte habituellement aujourd'hui une quinte et une tierce (sons 3 et 5) ou même encore la double octave (son 4) ; ainsi, pour la touche utx : sol2, mi3, ou sol2, ut'*, mi3; — 3.

dans la musique proportionnelle, une propor-

tion (v. ce mot) indiquée par - et qu'il faut bien

se garder de confondre avec la hemiolia ou la prolatio major (v. ce mot). La s. indique que trois minimes en valent, à partir de l'indication, deux des précédentes, c.-à-d. que la semibrève reste la même, tandis que la prolatio major l'eût prolongée de moitié; la proportio hemiolia, par contre, bien distincte des deux indications précédentes, grâce à l'emploi des notes noires (v. color), est l'équivalent de la s., en tant qu'elle enlève à chaque note un tiers de sa valeur primitive.

Serpette, Gaston, né à Nantes le 4 nov. 1846: élève d'Ambroise Thomas, au Conservatoire de Paris (prix de Rome en 1871), compositeur de musique scénique légère, auteur d'un certain nombre d'opérettes, qui ont remporté des succès soit à Paris et à Bruxelles, soit aussi à l'étranger : La branche cassée (1874) ; Le manoir de Pic Tordu; Le Moulin du Ver t- Galant ; La petite muette; La Nuit de St- Germain; Madame le Diable ; Fanfreluche ; Le Château de Tire-Larigot (1884), etc.

Sévère. Style s., v. style.

Sextette (Sextuor), composition musicale pour six parties vocales ou instrumentales obligées. Toute œuvre vocale à six voix porte le nom de sextuor (plus rarement skxtktte), même lorsqu'elle est accompagnée, car les parties d'accompagnement n'entrent pas on ligne de compte pour la dénomination de L'œuvre.

Sextolet, figure de six notes dont la durée totale doit être équivalente à celle de quatre notes ordinaires de même espèce. Le véritable s. n'est rien autre qu'un triolel dontles éléments ont été divisés chacun par la moitié (par ex. : six doubles-croches pour un triolet de croches);

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