‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 450 sur 542 · EE3E · texte numérisé non relu

EE3E

:-mP

La valeur esthétique du s. varie considérablement, suivant la place que ce dernier occupe dans la mesure; on peut cependant définir le s., d'une manière générale, comme I'équivalent

NÉGATIF DE LA DURÉE SONORE QU'lL REMPLACE.

Le s. qui tient lieu d'un son placé sur le temps fort est plus important, son effet plus profond que s'il remplace la note d'un temps faible. Le s. augmente d'importance, lorsqu'il se trouve dans la partie en crescendo de la phrase; il perd de son importance, au contraire, dans la partie en diminuendo. Ceci a trait plus, particulièrement aux s. dont la présence supprime des unités de temps, tandis que les autres s., qui ne font qu'abréger la valeur sonore d'un temps ou même d'une fraction de temps (comme dans le jeu staccato), n'ont qu'un effet très restreint. Cf.Riemann, Dynamik und Agogik, p. 137 et suiv.

Siïoti, Alexandre, pianiste notable, né dans les propriétés de son père, près de Kharkow (Russie méridionale), le 10 oct. 1863; élève du Conservatoire de Moscou (Swereff, Nik. Rubinstein [1875-1881], Tchaikowski et Hubert) puis de Liszt (1883-1886), se lit entendre à Moscou, en 1880, dans un concert de la Société royale de musique, et cueillit aussi des lauriers, en 1883, à l'assemblée des musiciens allemands, à Leipzig. Il se fit entendre dès lors très fréquemment et passe, avec raison, pour l'un des plus remarquables parmi les élèves personnels de Liszt.

Silva, 1. Andréas de, contrapontiste du xvi'

SIMANDL — SINGER

siècle, lié d'amitié avec Yirdung, Allemand ou peut-être Suisse, n'est connu que par ses compositions que l'on trouve principalement dans les anthologies de 1514 (Petrucci, Motetti délia corona) à 1540 (Kriesstein, Selectissimae can- Liones). — 2. Poli, de, compositeur, né à Saint- Esprit, près Bayonne, le 28 mars 1834, m. à Glermont le 9 mai 1875; vint à Paris en 1854, fut engagé par Halévy à entrer au Conservatoire, mais y renonça parce qu'il était presque aveugle. Plus tard, il perdit complètement la vue et dicta à sa mère toutes ses compositions. S. a écrit et fait paraître un grand nombre de morceaux brillants pour le piano, des chœurs religieux et profanes, des duos, quelques œuvres de musique de chambre et un Stabat mater qui fut couronné à Bordeaux, en 1871, et considéré comme une œuvre du plus haut mérite. Des symphonies, des oratorios, des opéras restèrent manuscrits.

Simandl, Franz, premier contrebassiste dans l'orchestre de la Cour, à Vienne et, depuis 1869, professeur au Conservatoire ; auteur d'une Neueste Méthode des Contrabassspiels (3 vol.: I. Préparation pour le jeu d'orchestre, avec trente études ; II. Préparation pour le concert, avec des études et des sonates de Kreutzer, de Bomberg, etc.; III. Ecole de virtuosité, en dix cahiers.

Simào, v. Portugal.

Simon, 1. Johann-Gaspard, organiste et cantor à Nôrdlingen, a publié : préludes et fugues d'orgue (1750); Gemiitsvergnugende musikalische Nebenstunden in Galant eriestùcken auf dem Klavier; Musikalisches A. B. C. in kleinen Flughetten fur die Orgel, nebst einigen Versetten (1754) et Erster Versuch einiger variierten und fugierten Chorœle. — 2. Jean- Henri, violoniste et compositeur, né à Anvers en avril 1783, m. dans la même ville en 1861 ; élève de Lahoussaye, Bode, Gossec et Catel, à Paris, vécut à Anvers en qualité de professeur de violon et d'artiste virtuose. Il fut le maître de Meerts, Janssen et Vieuxtemps. S. a écrit sept concertos de violon, et d'autres œuvres pour violon, plusieurs oratorios, des motets, etc. — 3. Christian, contrebassiste de talent, né à Schernberg, près de Sondershausen, le 3 avril 1809, m. à Sondershausen le 29 mai 1872 ; élève de A. Muller, à Darmstadt, il fit ensuite partie de la Chapelle de la Cour à Sondershausen et lui resta fidèle, malgré les appels flatteurs qui lui furent adressés de l'étranger. — 4. Paul, v. Kaiint.

Simons-Candeille, v. Candeille.

Simpson (Sympson), Christopher, virtuose anglais sur la viole de gambe, avant 1670, auteur de : The division-violist, or an introduction to the playing upon a ground (1659, édit. latine de William Murth, sous le titre : Chelys minuitionum artificio exornata or the division-viol, 1667); A compendium, or introduction to practical music (1665 et, dès lors, fréquemment) et de remarques sur la théorie de la composition, de Campion : Art of discant or composing music in parts by Dr. Tltom. Cam-

pion, with annotations there on by Mr. C. S- (1655).

Simrock, Nikolaus, né à Bonn en 1775, était corniste dans la chapelle du prince électeur, mais fonda, en 1790, un commerce de musique qui est devenu l'une des maisons d'édition les plus importantes de l'Allemagne (dernièrement surtout, grâce aux œuvres de Brahms). Le chef I actuel de la maison, Fritz S., a transféré son domicile, en 1870, à Berlin.

Sinding, Christian, né à Kongberg (Norvège) le 11 janv. 1856: de 1874 à 1877, élève du Conservatoire de Leipzig, fit encore en 1880, grâce à un subside du roi, de nouvelles études à Leipzig, à Munich et surtout à Berlin. Compositeur de talent, S. a écrit, entre autres : un quintette avec piano, un quatuor pour instr. à archet, un quatuor avec piano, deux sonates de violon, un concerto de piano, etc.

Sinfonia, v. symphonie et ouverture.

Singelée, Jean-Baptiste, excellent violoniste, né à Bruxelles le 25 sept. 1812, m. à Ostende le 29 sept. 1875; écrivit un grand nombre de morceaux de violon, surtout des fantaisies sur des airs d'opéras, mais aussi plusieurs concertos (en tout, cent trente-quatre œuvres gravées}.] Sa fille, Louise, née à Bruxelles le 5 déc. 1844, m. à Paris le 8 déc. 1886, fut une cantatrice scénique distinguée. Son frère, Charles, né ei 1809, m. à Bruxelles en août 1867, fut aussi un violoniste de talent.

Singer, 1. Hans, magister à Nuremberg, écrivit : Ein kurzer Auszug der Musik, den jungen, die singen und auff den Instrumentent lernen toollen, ganz nûtzlich (1531). — 2. Peter, <j moine franciscain de Salzbourg, né à Hâfefc* gehr, dans le Lechthal, le 18 juil. 1810, m. à Salzbourg le 26 janv. 1882; construisit, en 1839, un instrument de musique automatique à jeux d'anches, sorte d'orchestrion auquel fl donna le nom de « Pansymphonikon», et publia : Metapltysische Blicke in die Tonwelt, nebst einem dadurch veranlassten neuen System der Tonwissenschaft (1847). Mais Peter S. était en outre organiste et pianiste distingué et surtout compositeur fécond; il n'écrivit pas moins de cent et une Messes, six cents offertoires, environ trente grandes litanies, un grand nombre de cantiques de Marie, et des morceaux de pianos. Cependant, il ne parut de tout ceci que Cantus choralis in provincia Ti rolensi consuetus (Salzbourg, 1862); deux cantiques de Marie, deux Tantum ergo, etc. En 1883, on lui érigea un monument à Salzbourg. — 3. Edmund, violoniste distingué, né à Totis (Hongrie) le 14 oct. 1831; eut, en premier lieu, des leçons de Bidley Kohne,un élève de Bôhm, puis, après avoir à l'âge de onze ans déjà fait des tournées de concerts, devint élève de Bôhm lui-même à Vienne. S. joua à Paris avec beaucoup de succès et devint, en 1846, violon-sol" au théâtre de Budapesth. Il fit encore plusieurs tournées de concerts et fut nommé successivement concertmeister au « Gewandhaus » de Leipzig (1851), puis à Weimar (1854-1861). Depuis lors, il est professeur de violon au Conser-

kl

SINGSPIEL — SIXTE

vatoire de Stuttgart, où il jouit d'une grande réputation.— 4. Otto, pianiste, né à Sora, près de Meissen, le 26 juil. 1833, m. à New-York en déc. 1893; suivit les classes de l'Ecole de la Croix, à Dresde, puis fit son éducation artistique au Conservatoire de Leipzig (1851-1855) et sous la direction de Liszt. Il se fixa en 1860 à Dresde, comme professeur de musique, mais partit, en 1867, pour New-York, devint professeur au Conservatoire de Cincinnati et rentra enfin plus tard à New- York. Il faut mentionner parmi ses compositions, une sonate de violon, une sonate de piano et un concerto de piano. — 5. Otto, jun., né à Dresde le 14 sept. 1863, étudia le violon à Paris et plus tard la composition à Berlin, sous la direction de Fr. Kiel, et à Munich, sous celle de Joseph Bheinberger. Il prit, en 1888, la direction du « Liederkranz » de Heidelberg, succéda, en 1890, à Heinrich Zôllner, soit au Conservatoire, soit comme directeur du « Chœur d'hommes » à Cologne, puis, en 1872, élut domicile à Leipzig. En plus de chœurs pour voix d'hommes, S. a publié un morceau de concert pour violon et orchestre.

Singspiel, v. opéra.

Sinico, Francesco, compositeur et maître de chant populaire, né à Trieste le 12 déc. 1810, m. dans la même ville le 18 août 1865; devint en 1843 maître de chapelle à l'Institut des Jésuites et institua des cours de chant d'après la méthode Wilhem (v. ce nom), avec laquelle il obtint en peu de temps les plus brillants résultats. Il était parvenu à faire exécuter des oratorios et des Messes par des chœurs composés exclusivement d'enfants et d'ouvriers. S. a écrit un grand nombre des chants religieux, à l'usage des chœurs qu'il dirigeait.

Sino (ital.), jusqu'à; sin' al segno, jusqu'au signe.

Sirène, instrument au moyen duquel on peut déterminer exactement le nombre de vibrations d'un son, dans un espace de temps donné. Le principe de la s. est assez simple : une plaque rotative, pourvue de trous dont les dimensions correspondent exactement à celles du tuyau devant lequel elle est placée, ouvre et ferme alternativement un courant d'air comprimé. Un mouvement d'horlogerie indique le nombre des rotations de la plaque. La succession rapide des poussées d'air produit un son fixe. Si donc nous multiplions le nombre des rotations de la plaque, dans un espace de temps donné, par le nombre de trous, nous obtiendrons le nombre d'ondes sonores ou de vibrations du son perçu. Ce fut Seebeck qui construisit la s. ous sa forme la plus rudimentaire, Cagniard de Latour (v. ce nom) l'a perfectionnée, ainsi que, plus récemment encore, Dove (s. double).

Sirventes, nom que l'on donnait à toute une catégorie de chants des troubadours, dans lesquels ces derniers s'adressaient, non point à 'élue de leur cœur, mais à quelque seigneur au à quelque prince. Les s. étaient tantôt des chants de louanges, tantôt au contraire des déclarations sur tel ou tel état de choses égnant.

Sistre, sorte de guitare, du xvie au xvne s.

Sitt, Hans, né à Prague le 21 sept. 1850 ; fils du luthier Anton Sitt, élève du Conservatoire de sa ville natale (Benne witz, Mildner, Kittl et Krejci), devint, en 1867, concertmeister à Breslau. De 1870 à 1873, S. fut chef d'orchestre du théâtre de Breslau, puis de celui de Prague ; de 1873 à 1880, il fut chef d'orchestre de la ville de Cheninitz, et enfin directeur de l'orchestre privé du baron P. von Dervies, à Nice, jusqu'au moment de sa dissolution. S. organisa alors des « Concerts populaires» au Palais de Cristal, à Leipzig ; il devint, en 1883, maître au Conservatoire, puis membre du quatuor Brodsky (alto), en 1885, directeur de la « Société Bach ». Il dirige, en outre, depuis quelques années, les concerts de la « Singakademie », à Altenbourg. S. a publié des lieder, des morceaux de piano, deux concertos et un concertino de violon, etc.

Sittard, Joseph, musicographe, né à Aix-la- Chapelle le 4 juin 1846 ; de 1868 à 1872, élève du Conservatoire de Stuttgart, devint peu après professeur de chant et de piano dans cet établissement. Il fit, de 1883 à 1884, des conférences sur l'histoire de la musique, puis, en 1885, accepta, à Hambourg, la succession de Ludwig Meinardus, comme critique musical du « Correspondant » .S. reçut, en 1891, du duc de Cobourg, le titre de « professeur ». Il a publié, outre des articles spéciaux pour le « Correspondant » (recueillis en 1889, sous le titre de : Studien und C/iarakteristiken) : Kompendium der Geschichte der Kirchenmusik (1885), Eine kritische Ruckschau auf das erste Stuttgarter Musikfest (1885) ; Jongleurs und Ménestrels (1885); les biographies de Mendelssohn et de Rossini, pour la collection de Waldersee ; Geschichte des Musik-und Konzertwesens in Hamburg (1890) et Geschichte der Oper am Hofe zu 'Stuttgart (deux vol., 1890-1891). Quelques lieder et des chants religieux seuls parurent, parmi ses compositions.

Sivori, Ernesto-Camillo, célèbre violoniste virtuose, né à Gènes le 25 oct. 1815, m. dans la même ville le 18 fév. 1894 ; fut un enfant prodige, de sorte que Paganini se décida à lui donner des leçons, à l'âge de six ans déjà, et écrivit pour lui un concertino et six sonates de violon, avec guitare, alto et violoncelle. S. commença ses tournées de concerts à l'âge de dix ans ; il les a continuées régulièrement presque jusqu'à sa mort. Le placement malheureux de ses épargnes l'empêcha de se reposer à temps, ce dont il n'avait, il est vrai, pas grande envie. S. a publié deux concertos de violon, un capricefantaisie pour violon et orchestre et deux duos concertants pour piano et violon.

Sixte (lat. sexta; ail. Sexte), le sixième degré diatonique. La s. est majeure, mineure ou augmentée :

y- (?y-ffg

Cf. intervalle. Les termes de s. napolh une (v. ce mot) et de s. dorienne (v. ce mot) sont

SKROUP — SMETANA

employés dans la théorie d'harmonie : cf. aussi

FRENGH SIXTH et GERMAN SIXTH.

Skroup (Skraup), 1. Franz, compositeur, né à Wositz, près de Pardowitz, le 3 juin 1801, m. à Rotterdam le 7 févr. 1862 ; alla au Gymnase de Kôniggrâtz, puis étudia le droit à Prague, mais à côté de cela travailla la musique, de sorte qu'en 1827, au lieu d'embrasser la carrière juridique, il prit la place de second chef d'orchestre au Théâtre de Prague. En 1860, S. passa à l'Opéra de Rotterdam, comme premier chef d'orchestre. S. a écrit toute une série d'opéras tchèques, de la musique de scène pour plusieurs ouvrages, des ouvertures, etc., puis des chants tchèques devenus populaires. — 3. Johann - Nepomuk, frère du précédent, né le 14 sept. 1811, m. à Prague le 5 mai 1892; devint, en 1838, directeur du chœur de l'Eglise de la Croix et, plus tard, second chefv d'orchestre au Théâtre permanent de Prague, puis, en 1845, directeur du chœur du Dôme (St-Veit), et, l'année suivante, professeur au Séminaire théologique. S. est l'auteur de plusieurs opéras et de musique d'église (Messes, Requiem,, Te Deum, offertoires, etc.) ; il a publié une méthode de chant, un Manuale pro sacris functionibus, Musica sacra pro populo, etc.

Skuhersky, Franz-Zdenko, compositeur et théoricien tchèque, né à Opocan (Bohême) le 31 juil. 1830, m. à Budweis le 19 août 1892 ; termina son gymnase et étudia la médecine à Prague et à Vienne, mais suivait entre temps les cours de l'école d'organistes , à Prague (Pitsch et Kittl), et se voua en fin de compte complètement à la musique. En 1854, il écrivit son premier opéra : Samo (non représenté), devint la même année chef d'orchestre du Théâtre d'Innsbruck, et y écrivit les opéras : Vladimir et Lora, mais abandonna bientôt sa place et fut, pendant longtemps, directeur de la société de musique, ainsi que chef des chœurs de l'Eglise universitaire, à Innsbruck. Il devint, en 1866, directeur de l'école d'organistes de Prague (successeur de Krejci) puis, en 1868, directeur des chœurs de la Ville et directeur de la Chapelle de la Cour. Il fut, en outre, de 1874 à 1879, membre du jury d'examen pour les écoles secondaires et, dès 1879, lecteur de musique à l'Université. Les opéras Vladimir et Lora, ainsi qu'un autre encore, General, obtinrent du succès au Théâtre tchèque de Prague. S. a écrit aussi des Messes et plusieurs ouvrages théoriques : Musikalische Formenlehre (1879), Kompositionslelire ( 1881 ), Die Or gel und ihre Struktur (1882), Theoretisch-prahtische Orgelschule (1882) et Harmonielehre auf wissensdiaftlicher Grundlar/e (1885, aussi en tchèque).

Slargando (ital. = allargando), en élargissant,indication souvent accompagnée de cresc.

Slatinn, Ilja-Ilitsch, né à Belgorod (Russie) le 7 juil. 1845; élève du Conservatoire de St- Pétersbourg (Dreyschock et Zaremba), puis de Th. Kullak et de Wuerst, à Berlin. S. est actuellement directeur de la Société impériale russe de musique, à Kharkow.

Slavik, Joseph, violoniste de haut mérite, né

à Jince, près de Pribram (Bohême), le 26 mars 1806, m. à Budapest le 30 mai 1833; élève du Conservatoire de Prague (Pixis), entra en 1823 comme violoniste dans l'orchestre du Théâtre de Prague, partit pour Vienne en 1825, et donna des concerts très réussis même à Paris. Il est l'auteur de deux éoncertos de violon ( fa dièse min. et si min.), d'un double concerto pour deux violons (fa dièse maj.), d'un quatuor et de morceaux divers pour instr. à archet.

Slentando (ital. = lentando), en ralentissant.

Slide-trumpet (angl.), trompette à coulisse, instrument dont il existe encore des exemplai- { res de nos jours, en Angleterre; trompette pourvue d'un mécanisme à coulisses pareil à celui du trombone (ital. tromba a tirarsï).

Smanioso (ital.), tempétueux, furibond.

Smart, 1. Sir George-Thomas, chef d'orchestre, organiste et compositeur anglais distingué, né à Londres le 10 mai 1776, m. dans la même ville le 23 févr. 1867 ; fondateur et, pendant longtemps, directeur (1813-1844) de la « Société philharmonique », organisteet compositeur de la Chapelle vocale de la Cour, musicien de haut mérite qui, le premier, fit connaître en Angleterre les œuvres de Beethoven et de Schumann. Il dirigea, de 1813 à 1825,les auditions musicales du carême, ainsi que, de 1823 à 1842, un grand nombre de festivals de musique, dans lesquels chantèrent la Sontag, J. Lind et la Malibran (celle-ci dans le festival de Manchester [1837], qui lui fut fatal). S. dirigea la musique des fêtes du couronnement de Guillaume IV (1820) et de la reine Victoria (1837). Il a publié les madrigaux de Orl. Gibbons et le Te Deum de Del.tingen, de Hândel, aihsi que plusieurs anthems, glees et canons de sa composition. Son frère, Henry, né en 1778, m. à Dublin le 23 nov. 1823, le père du musicien suivant, fut un excellent violoniste, puis, en dernier lieu, facteur de pianos, à Londres. — 2. Henry, neveu de George S., excellent organiste et compositeur, né à Londres le 26 oct. 1813, m. dans la même ville le 6 juil. 1879; écrivit des cantates, des mélodies, des duos, des trios, des chœurs (surtout pour voix de femmes), plusieurs morceaux d'orgue et, même lorsqu'il fut devenu vieux et aveugle, un opéra : Berth a, et plusieurs cantates {La fiancée de Dunheron, La fille du roi René, La fille du pêcheur, et une cantate biblique : Jakob), des anthems, etc. S. fut organiste de l'église St-Pancrace, à Londres.

Smetana, Friedrich, distingué compositeur et pianiste tchèque, né à Leitomischl le 2 mars 1824, m. après une courte période de trouble mental, dans une maison d'aliénés, à Prague, le 12 mai 1884 ; élève de Proksch, à Prague, puis, pendant quelque temps, de Liszt, ouvrit à Prague une « Ecole de musique », épousa la pianiste Katharina Kolar et, en 1856, devint directeur de la « Société philharmonique » de Gotenbourg . Malheureusement , son épouse succomba aux atteintes du climat trop rude (1860). En 1861, S. lit une tournée de concerts' en Suède, puis revint à Prague, où il accepta, en 1866, la place de chef d'orchestre du Théâ-

SMINUENDO

re national. Il conserva ce poste jusqu'en 1874, '•poque à laquelle il dut l'abandonner, après avoir complètement perdu l'ouïe. S. fut un compositeur vraiment national, et il occupe, comme tel, une place importante. Il a écrit des opéras bohémiens: La fiancée vendue (1866), Les Brandebourg eois en Bohême (1866), Dalibor 1868), Deux veuves (1874), Le baiser (1876), Le secret (1878), Libussa ( 1881) et La jjaroi du diable (1882) ; des poèmes symphoniques (S. était un chaud partisan de l'école Berlioz-Liszti Wagner) : Le camp de Wallenstein, Richard UIl, Hahon Zarl, Ma Patrie (Vlast, comprenant: Wllava,Visegrad, Sarka, Aus Bohmens Hain und Flur, Tabor et Blanik); une Symphonie iWomp We (1853) ; Carnaval de Prague, ipour orchestre ; des quatuors pour instr. à ar- !chet {mi min. et ut maj.); un trio avec piano ; Ides danses nationales de Bohème pour piano ; Ides chœurs ; une Marche de fête pour le 300me jubilé de Shakespeare ; un grand nombre de morceaux de piano, etc.

Sminuendo (ital.), en diminuant, syn. de diminuendo.

Smit, Johann, violoniste, né à Utrecht le 23 [mai 1862 ; élève de l'Ecole royale de musique Ide La Haye, puis de Léonard, à Paris, fut, de 11882 à 1883, concertmeister de l'orchestre Bilse, là Berlin. Après une longue tournée de concerts, il fut nommé, en 1889, professeur au Conservatoire de Gand.

Smith, 1. Bobert, professeur de physique, de ■sciences naturelles et d'astronomie, à Cam- Ibridge, né en 1689, m. en 1768 ; publia un ou- Ivrage excellent : Harmonies, or the philosophy lof musical sounds (1749 ; puis 1759 et 1762). — ■2. JoHN-GHRisTOPHE(de ses vrais noms: Johann- IChristoph Sghmid), compositeur, né à Ans- Ibach en 1712, m. à Bath le 3 oct. 1795.; était le ■fils d'un ami d'enfance de Hândel, qui avait fcuivi ce dernier à Londres et lui avait confié ■son fils comme élève. S. fit exécuter à Londres, Isn 1732, son premier opéra : Teraminta. Lors- Ique Hândel devint aveugle, ce fut à lui qu'il ■dicta ses compositions et lui aussi qui le rem- Iplaça à l'orgue. Après la mort du grand maître, ■S. continua pendant quelque temps les audi- Itions d'oratorios, et écrivit lui-même quelques louvrages de ce genre. Parmi ses œuvres nous ■trouvons, au premier rang, les opéras: Ihe mairies et The tempest, un oratorio : Le paradis Eperdu, et des morceaux de piano. Il écrivit, en ■outre, quatre opéras anglais et trois opéras ita- Ijliens , quelques cantates, sept oratorios, des

■ pastorales, etc. On trouve quelques fragments Ide ses grandes œuvres non publiées, dans : I \Anecdotes of G.-F. Handeland J.-Ch. S. (1799). I — 3. John-Stafford , né à Gloucester vers

!1750, m. à Londres, où il était organiste de la I Chapelle vocale de la Cour, en 1826; il a publié ■km grand nombre de glees : A collection of I \songs of various kindsfor différent voices(l"18p)

■ et une précieuse anthologie : Musica antiqua,a I ^élection of musiefrom the XII. to the. XV 111. I \century (1812).— 4. John-Spencer, né à Londres I le 11 sept. 1769, m. à Caen (Normandie) le 5 juin

— snel 775

1845 ; Drjur., auteur d'un Mémoire sur la culture de la musique dans la ville de Caen et dans l'ancienne Bas se- Normandie (1828). — 5. Sidney, excellent pianiste, né à Dorchester le 14 juil. 1839, m. à Londres le 3 mars 1889: élève du Conservatoire de Leipzig, s'établit en 1858 à Londres, et y devint un des professeurs de musique les plus estimés. S. a publié un grand nombre d'œuvres de musique de salon qui sont devenues à la mode, une Méthode de piano, etc.

Smolian, Arthur, né à Biga le 3 déc. 1856; élève de Bheinberger, Wùllner et Karl Bârmann, au Conservatoire de Munich , fut, de 1879 à 1882, répétiteur et chef d'orchestre dans plusieurs théâtres, entre autres à Berlin (chez Kroll), à Bàle et à Stettin. Il se fixa ensuite à Leipzig, où il dirigea, dès 1884 (successeur de Langer), le « Chœur d'Hommes de Leipzig », tout en se vouant à l'enseignement et à la critique ; puis il vécut à Wiesbaden comme professeur de piano et de chant, jusqu'à la fin de 1890, et, depuis lors, à Carlsruhe, en qualité de professeur au Conservatoire et de critique musical de la « Carlsruher-Zeitung ». En tant que compositeur,S. ne n'est fait connaître que par de jolis lieder à une ou plusieurs voix. Ses articles de journaux, dans le « Musikalisches Wochenblatf» entre autres, se distinguent par une grande sûreté de jugement et une absence complète de préjugés. En 1889, S. était assistant sur la scène pour les «Festspiele» de Bayreuth, à la réussite desquels il a collaboré souvent par la parole et par la plume. En 1891, il a écrit, pour le compte de la direction centrale de 1' « Àllg. Bich. Wagner- Verein », une étude sur la musique du « Tannhïeuser ».

Smorzando (it.),en mourant, syn. de morendo.

Snel, Joseph,- Fram cois, violoniste et chef d'orchestre distingué, né à Bruxelles le 30 juil. 1793, m. au Kœkelberg, près de Bruxelles, le

10 mars 1861 ; élève du Conservatoire de Paris (1811-1813), devint premier violon et, plus tard, violon solo au Grand théâtre de Bruxelles, dont il fut nommé chef d'orchestre en 1830. Il donna plusieurs fois sa démission, lorsque de nouveaux directeurs voulurent diminuer l'orchestre. Cependant, il rentra dans ses fonctions et devint, en outre, violoniste solo de la musique privée du roi, maître de chapelle de St- Michel et Ste-Gudule (1835), chef de musique de la garde civique (1837), tout en dirigeant, depuis 1831, les concerts de la Grande Harmonie.

11 abandonna plusieurs de ses fonctions lorsque l'âge commença à altérer sa santé. S. était excellent pédagogue; il eût le mérite d'introduire les méthodes Galin et Wilhem dans l'enseignement populaire de la musique, et eu obtint de très bons résultats. Il fut enfin nommé, en 1828, directeur de l'Ecole normale de chefs d'orchestres militaires hollandais et, en 1829, inspecteur général des Ecoles de musique créées pour les différents corps d'armée. S. a composé des opéras, des symphonies, des M< sses, des cantates, des motets, des marches militaires, «les concertos pour clarinette, pour viol. m. pour cor, pour cornet à pistou, etc.

SOARES - SOLMISATION

Soares. Joào, v. Rebello.

Soave (ital), doux.

Sœdermann , August - Johann, compositeur suédois, né à Stockholm le 17 juil. 1832, m. dans la même ville le 10 fév. 1876 : élève du Conservatoire de Leipzig, fut, de 1862 jusqu'à sa mort, chef d'orchestre du théâtre de Stockholm. S. a composé, entre autres, une ouverture et de la musique de scène pour la « Pucelle d'Orléans », une opérette, une Messe et de petites œuvres vocales, parmi lesquelles la plus connue est intitulée Brollop (« Cortège de fiancés »), pour quatre voix de femmes.

Sœrgel, Friedrich -Wilhelm, directeur de musique à Nordhausen, de 1819 à 1840 environ, publia une symphonie, une ouverture, trois quatuors pour instr. à archet, un quatuor avec piano, des duos de violons, d'autres pour piano et violon, de même que pour piano, et violoncelle, des études de piano sous forme de sonates et des variations pour piano.

Sol, nom (syllabe de solmisation) que l'on donne en Italie, en France, en Belgique, en Espagne au septième degré de l'échelle fondamentale (v. ce nom). Il correspond au G des Allemands, des Anglais, etc. V. au sujet de la clef de sol, l'art. G. Cf. aussi solmisation et

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