‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 452 sur 542 · SOLO — SON · texte numérisé non relu

SOLO — SON

pie que c était ut dans Yhexacordum naturelle, fa dansl' 'hexacordum durum et 50/ dans Yhexacordum molle, etc. Il va de soi que le terme soif a que les Italiens emploient pour gamme et celui de solfeggiare = solfier, Tiennent de la s. Celle-ci devint impraticable, lors de l'adoption du système moderne des tons transposés ; ce fut Mattheson qui prononça son oraison funèbre (1717).

Solo (ital.)s seul ; tasto solo (t. s.) signifie, dans les parties de basse chiffrée^ que les parties supérieures se taisent et que la partie de basse doit être exécutée seule. En outre, le terme de s. s'applique à un morceau de musique instrumentale exécuté seul, sans accompagnement d'aucun autre instrument (solo pour piano, pour violon, pour violoncelle, pour flûte, etc.). Dans le cours d'une œuvre orchestrale, le mot s. signifie que l'instrument dans la partie duquel il se trouve doit ressortir, qu'il doit exécuter le passage en question avec expression, comme s'il était seul, bien que, dans la règle, il soit accompagné de tout ou partie des autres instruments ; on comprend, d'après ce qui précède, que, dans les parties d'orchestre (clarinette, cor, etc., etc.), les indications 5. ou con espressione (c. espr.), espressivo (espr.) sont absolument synonymes. Une autre acceptation encore de ce même terme consiste, dans les parties instrumentales dont chacune est exécutée par plusieurs individus, à le considérer comme l'opposé de tutti ; l'indication S., dans une partie de violon (alto, violoncelle, contrebasse) de l'orchestre, signifie qu'un seul instrumentiste (le violon-solo, etc.) doit exécuter le passage en question ; la rentrée des autres instrumentistes est indiquée par le mot tutti. De même exactement, dans les œuvres chorales, 5. est l'opposition de « chœur ». Cf. ripieno.

Solowjow, Nigolai-Féopométovitch, né à St-Pétersbourg le 27 avr. 1847 ; professeur au Conservatoire de St-Pétersbourg, compositeur, musicographe et critique de talent (opéra : Cordelia, 1885).

Somis, Giovanni-Baptista, célèbre violoniste, né dans le Piémont en 1676, m. à Turin, où il était chef d'orchestre de la Cour royale, le 14 août 1763 ; maître de Giardini et de Chabran, auteur de : Opéra prima di sonate a violino e violoncello 0 cembalo (1722). Son frère, Loren-. zo, était de même un excellent violoniste.

Sommer, Hans (de son vrai nom:HANS- Friedrich-August Zingke, dit S.), né à Brunswick le 20 juil. 1837 ; étudia les sciences et prit son doctorat à Gôttingue,où il devint professeur de physique. Il fut nommé plus tard directeur de 1' « Académie technique», à Brunswick ; il donna sa démission en 1884, épousa en 1885 une fille de Charles Hill et alla se fixer à Ber-

lin, puis, en 1888, à Weimar. S. avait fait son éducation musicale auprès de J.-O. Grimm et de Meves, à Brunswick. Il est connu, grâce surtout à Eugène Gura, comme -compositeur de lieder délicats et d'une facture excellente. En 1891, il donna avec succès, à Brunswick, un opéra intitulé Loreley , suivi en 1894, à Munich, de Saint-Foix et plus tard encore de Miinchhausen (non encore représenté).

Sommier (ail. Windlade,Windkasten), caisse dont les dimensions varient suivant celles de l'instrument et qui, dans l'orgue, reçoit des grands porte-vent l'air destiné à alimenter les tuyaux. Le s. se compose de deux parties distinctes et superposées : la partie inférieure, appellée laye (ail. Windkasten), contient les soupapes et l'air comprimé qui, grâce au fonctionnement des soupapes et par les gravures, passe dans la partie supérieure (le s. proprement dit, (ail. Windlade). Cette dernière partie est divisée en un certain nombre de petits couloirs, formés par les barrages, et distribuant l'air comprimé aux tuyaux, grâce à des dispositifs spéciaux et fort ingénieux. Cf. à ce sujet : L. Bony, Une excursion dans l'orgue (1892), p. 29 et suiv.

Son (ail. Ton, Klang), d'une manière générale, ce qui frappe l'ouïe. L'acoustique établit cependant une distinction entre le s. et le bruit; elle entend par s. l'impression auditive résultant des virrations régulières d'un corps élastique, par bruit celle qui résulte de vibrations irrégulières. Les vibrations sont régulières ou,mieux,isochrones, lorsqu'elles se succèdent dans le temps d'une façon toujours égale, comme se succèdent, par ex., les battements d'un pendule; comme c'est le degré de rapidité de la succession (période) des différentes vibrations qui détermine la hauteur du son perçu, il va de soi que des vibrations isochrones donnent un son de hauteur constante. On sait, depuis fort longtemps déjà, que les s. de nos instruments de musique ne sont point simples, que, bien au contraire, ils se composent de toute une série de sons partiels primordiaux que l'oreille exercée peut percevoir mais qui, généralement, ne sont point distingués; c'est donc avec raison que l'on a pu établir une distinction entre le « son » pur et simple et le « son musical ». On détermine la hauteur d'un s. d'après celle du plus grave et (dans la règle) du plus fort des s. partiels qui le composent; ce s. reçoit alors le nom de s. fondamental ou de son 1, et chacun des s. partiels celui de s. harmonique (se trouvant dans des « rapports harmoniques » avec le s. fondamental). L'ensemble de tous ces s. (fondamental et partiels) porte le nom de série harmonique supérieure et se numérote à partir du s. fondamental (son 1). Les seize premiers s. de La série harmonique du son ut1 sont :

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