‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 456 sur 542 · SORGE · texte numérisé non relu

SORGE

le registre de poitrine partant de fa3 ou fa dièse3 en descendant, la voix de tête pouvant s'appliquer à toute l'étendue, à l'exception parfois de ut3 et ré3. On a donc quelques notes communes aux deux registres

autrement dit pouvant se produire des deux façons. On peut certifier que chaque voix normale de s. peut atteindre, avec de l'exercice, le laA ; le soprano aigu chante jusqu'à Yut5 et, seules, des voix exceptionnelles montent jusqu'à fa dièse5, sol5, voire même ut6 (Agujari). Cf. mezzosoprano. — On donne le nom de clef de s. à la clef à! ut première ligne.

Sor, Ferdinand (de son vrai nom : Sors), célèbre guitariste virtuose, né à Madrid le 14 févr. 1778, m. à Paris le 8 juil. 1839; publia une sonate, des études, des variations, des divertissements, de même qu'une « Méthode » de guitare. Il a composé aussi un opéra : Télémaque (Barcelone, 1798) et fait représenter plusieurs autres opéras, féeries et ballets à Londres, Paris et Moscou, où. il séjourna quelque temps.

Sordino (ital.), sourdine ; con s., con sordini, avec sourdine. L'indication senza s. que l'on rencontre dans la musique de piano, signifie que les « étouffoirs » doivent être levés, autrement dit qu'il faut jouer « avec la pédale » (v. ce mot).

Sordo (ital.), sourd, étouffé.

Sordun, 1. Ancien instr. à vent en bois (peutêtre recouvert, cf. cornemuse), en usage au xviie s. et qui, comme la bombarde, se jouait au moyen d'une anche double placée dans une embouchure en forme de bassin. L'instrument, replié d'une façon analogue à celle du basson,

était pourvu de douze trous (qui n'étaieni Bans doute pas tous doigtés) et de deux clefs. Gomme tous les instruments de cette époque, on le construisit en plusieurs formats : le plus grave allant de /a* à ré3, le plus aigu (cinquième format) de si bémol1 à sol3. —2. Ancien jeu d'anches, dans l'orgue ; jeu bouché mais dont les pavillons étaient pourvus de trous et le bouchon traversé par un petit tube. Les s. étaienl de 16', 8' et 4'; leur nom vient de la sonorité étouffée du jeu (v. sourdines). Peut-être la structure de ce jeu d'orgue trahit-elle celle de l'ancien instr. à vent.

Sorge, Georg-Andreas, célèbre organiste et théoricien, né à Mellenbach, dans le Schwarzbourg, le 21 mars 1703, m. à Lobenstein le 4 août 1778 ; était organiste de la Cour et de la ville, dans cette dernière localité, déjà depuis l'âge de dix-neuf ans. S. fut un compositeur d'une certaine importance, surtout dans le domaine de la musique instrumentale ; il a publié : six sonates de piano (1738), 24 Prœludien mit untermischten Doppelfugen, Klavier iibung in 6 nach italienischem « gusto » gesetzten Sonatinen, Wohlgewùrzte Klangspeisen in 6 Parlien, Kleine Orgelsonaten, 24 kurze Pràludia, Neue Orgelsonaten, 6 Si/mpJionien fiirs Klavier, 12 Menuette filrs Klavier mit einer Violine, Toccata per omnem circulum XXIV modorum filrs Klavier, 2 Partien fur 2 Querfloten. D'autres œuvres, en assez grand nombre, sont restées manuscrites : une série annuelle complète de cantates d'église et de motets pour quatre voix et six instruments, des cantates de circonstance et beaucoup de morceaux d'orgue et de piano. Mais S. est surtout connu par ses ouvrages théoriques ; on sait qu'il fut parmi les savants qui découvrirent les sons résultants (v. ce mot) ; il fit même connaître sa découverte, dans le « Vorgemach » avant Tartini (v. ce nom). Ses écrits sont : Genealogia allegorica intervallorum oclavœ diatonico-chromaticœ , d. h. Geschlechtsregister der Intervallen nach Anleitung der Klânge desgrossen Waldhorns (1741) ; Anweisung zur Stimmung und Temperatur in einem Gesprdch (1744) ; Vorgemach der musikalischen Composition (1745-i747, trois parties ; son œuvre la plus considérable) ; Gesprdch von der Pràtorianischen , Printzischen , Werkmeisterischen, JSeidhardtischen , Niedtischen und Silbermannischen Temperatur, wie auch vom neuen System Telemanns (1748); Ausfùhrliche und deutliche Anweisung zur Rational-Reehnung (1749); Grundliche Untersuchung ob die ScJtrœlerischen Kla.viertemperaturen vor gleichschwebend passieren hônnen oder nicht (1754); Zuverlâssige Anweisung Klavierc und Orgeln gehorig zu temperieren und zu stimmen (1758); Verbesserter musikalùcher Zirkel (sans date); «Compendium harmonie»,,! • oder kurzer Begriff der Lehre von der Harmonie (1760) ; Kurze Erkldrung des « Canonis harmonie** (1763); Die Nalur des Orgelklangs (1771): Der in der Rechen-und Messkunst lOoJderfahreneOrgelbaumeister (1773); An,m r-

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