SORIANO — SOUPAPES
kungen ilber Quansens Dis und Es- Klappe (dans les « Beitrâge » de Marpurg) ; Anmerkungen iiber Hitlers lntervallensystem (dans les « Nachrichten » de Hiller) et Anleitung zur Fantasie (sans date). Un écrit sur l'unité de la mélodie et de l'harmonie est resté manuscrit.
Sonano, Francesco, y. Suriano.
Soriano-Fuertes, Mariano, compositeur et musicographe, né à Murcie en 1817, m. à Madrid en avr. 1880 ; élève de son père, le directeur de la musique royale, Indalecio S., fut, malgré ses goûts prononcés et son talent musical, placé par son père dans un régiment de cavalerie, qu'il quitta bientôt, du reste, pour poursuivre la carrière musicale. En 1841, il fonda une revue musicale : Iberia musical y litteraria, qu'il dut malheureusement abandonner au bout de peu de temps : il écrivit plusieurs opérettes (Zarzuelas) et devint, en 1843, professeur au Conservatoire de Madrid, en 1844, directeur du Lycée de Cordoue puis, plus tard, directeur de celui de Cadix et, enfin, de Séville. En 1852, S. fut nommé chef d'orchestre à Barcelone, où il fonda, en 1860, la Gaceta musical Barcelonesa. Le plus grand mérite de S. consiste, cependant, dans la publication de plusieurs ouvrages de valeur : Musica Arabo-Epanola (1853) ; Historia de la musica espahola desde la venda de los Fenicios hasta de anno de 1850 (1855-1859, 4 vol.); Memoria sobre las sociedades corales en Espana et Es pana artistica y industrial en la exposicion de 1867.
Sormann, Alfred- Richard -Gotthilf, pianiste, né à Dantzig le 16 mai 1861 ; élève de Mehrkens,à Hambourg, et de l'Académie royale de musique, à Berlin, est pianiste de la Cour de Prusse.
Sortita (ital.), air d'entrée de la primadonna, dans l'opéra, air auquel on attribuait autrefois, avec raison, une grande importance, car la première impression décide souvent du succès définitif.
Sospirante (ital.), en soupirant.
Sospiro (ital.), soupir (v. ce mot).
Sostenuto (ital.), tenu, soutenu, indication do mouvement à peu près synonyme d'andante. S. est du reste employé le plus souvent comme qualificatif d'andante ou d'adagio.
Sotto (ital.), sous ; sottovoce (en un seul mot), à mi-voix, d'une voix étouffée.
Soubies, Albert, musicographe français, né à Paris le 10 mai 1846 ; fit ses études générales au lycée Louis-le-Grand, puis, dans l'intention de se vouer à la carrière d'avocat, entra à la Faculté de droit. Son goût prononcé pour la musique l'emporta cependant et le décida à entrer au Conservatoire (Savard, Bazin, Guilmant). Une fois en possession de connaissances littéraires et musicales étendues, S. débuta dans la carrière de musicographe, en continuant la publication de l'« AlmanachDuchesne», sous le titre d'Almanach des Spectacles (1874; compte actuellement vingt-six volumes). Depuis lors, il a déployé une grande activité soit comme critique (dans le « Soir », sous le pseu-
donyme B. de Lomagne, dès 1876; dans la « Revue d'Art dramatique» dès 1885; etc.), soit comme historien; notons ici ses principaux ouvrages : Histoire de la musique : La Russie, l'Allemagne (2 vol. May), Le Portugal, La Hon grie, La Bohême (3 vol., Flammarion) ; La Co mêdie française depuis l'époque romantique (couronné); Soixante-sept ans à l'Opéra, en une page; Soixante-neuf ans à V Opéra-Comique, en deux pages; Précis de l'histoire de la musique russe: Musique russe et musique espagnole (brochure); Un problème de l'his toire musicale en Espagne (id.) ; Une première par jour (couronné); Deux bilans musicaux (brochure); puis, en collaboration avec Ch. Malherbe : Histoire de l'Opéra-Comique (« La Seconde Salle Favart, 1840-1887» ; 2 vol., couronnés); Mélanges sur Richard Wagner; L'Œuvre dramatique de Richard Wagner; Précis de l'histoire de l'Opéra-Comique.
Soubre, Etienne-Joseph, compositeur, né à Liège, le 30 déc. 1813, m. dans la même ville, le 8 sept. 1871; élève du Conservatoire de Liège, devint, en 1838, directeur d'un chœur d'hommes à Liège, en 1844 directeur de la « Société Philharmonique » et de la «Réunion lyrique», à Bruxelles, et fut enfin, de 1862 jusqu'à sa mort, directeur du Conservatoire de Liège. S. a composé un opéra : Isoline, une symphonie (couronnée, 1834), un Requiem, un Stabat, un Ave veruyn, des hymnes et des chœurs pour voix de femmes. Deux filles de S. sont des cantatrices de talent.
Soufflerie, ensemble des divers mécanismes qui, dans l'orgue, sont destinés à alimenter d'air comprimé le sommier (v. ce mot). Les S. du commencement du xixe s. se composaient encore de simples soufflets cunéiformes dont la manutention était pénible et donnait lieu à des houppements fréquents. On remplaça plus tard ces soufflets primitifs par un ou plusieurs soufflets à tables parallèles ; puis, grâce à l'in géniosité de deux facteurs anglais : Cummins (1814) qui introduisit le soufflet « à plis antisy métriques » et Barker, qui imagina de placer des réservoirs d'airs à différentes pressions les uns dans les autres, on obtint une s. capable de fournir avec une régularité absolue des près sions réglées exactement selon les besoins des tuyaux qui sont enjeu. Les s. à bras d'hommes sont fréquement remplacées de nos jours par les s. à moteur hydraulique, électrique ou autre.
Souhaitty, Jean-Jacquesv moine franciscain, à Paris, fut le premier qui introduisit la mu sique chiffrée dont l'importance devint si grande dans l'enseignement populaire du chant, (cf. Rousseau, Natorp). Les ouvrages de S., relatifs à ce sujet, sont : Nouvelle méthode pour apprendre le plain-chant et la musique (1665 ; 2me édit., sous le titre de Nouveaux éléments du chant ou l'essai d'une nouvelle découverte, etc., 1667) et Essai du chant de l'église par la nouvelle méthode des chiffres (1679).
Soulier, v. Solié.
Soupapes. On fait usage, dans l'orgue, d'un grand nombre de s. de genres divers qui