‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 458 sur 542 · SOUPIR — SPA.TARO · texte numérisé non relu

SOUPIR — SPA.TARO

peuvent cependant se ramener à deux types principaux : 1° la s. que l'air lui-même ouvre ou ferme; 2° la s. qui, maintenue au repos par un ressort, est régie au moyen d'un mécanisme à levier. C'est grâce à l'application (après maint tâtonnement : soupape pour chaque tuyau, s. à brides, s. à glissement, s. isopneume, S. à étrier, etc.) d'un ingénieux système de s. d'introduction et de décharge adaptée à une petite laie, qui elle-même communique avec un soufflet cunéiforme — levier pneumatique — que Barker parvint à faciliter le jeu des claviers de l'orgue. Cf.-L. Bony, Une exursion dans l'orgue (1892).

Soupir (ail. Viertelpause ; ital. sospiro), silence équivalent à la noire; demi-soupir, silence équivalent à la croche. Cf. silence.

Sourdeline, v. musette.

Sourdines (ital. Sordini; ail. Dâmpfer), dispositifs qui permettent de diminuer l'intensité du son des instr. à cordes, à vent et à percussion. Les anciens pianos carrés et beaucoup de nos pianos droits actuels ont deux sortes de s.: celles qui portent le nom d'étouffoirs et qui, dans tous les pianos (droits ou à queue), ont pour effet de faire cesser le son au moment même où l'instrumentiste lâche la touche, et celles qui, régies par une pédale spéciale, ne font que diminuer l'amplitude des vibrations des cordes. Cette dernière sorte de s. tient lieu de la pédale de gauche (una corda, ail. Verschiebung) des pianos à queue, mais son effet est tout différent, en sorte que l'on peut s'étonner que les facteurs de pianos à queue n'aient pas encore adapté à leurs instruments les deux sortes de dispositifs : la pédale una corda et la sourdine proprement dite; ce serait évidemment plus utile et plus sensé que toutes les amusettes telles que la pédale de prolongement, etc., etc. La sourdine des instr. a archet consiste en un petit appareil en bois ou en métal, taillé ou coulé de telle façon qu'il pince le chevalet sur lequel on le place et dont il a, à peu près, la forme. Cette sorte de s. n'empêche nullement les cordes de vibrer avec toute l'amplitude habituelle, car celle-ci dépend de l'attaque de l'archet, mais elle modifie notablement la transmission des vibrations à la table d'harmonie par l'intermédiaire du chevalet. Le timbre d'un instr. à archet pourvu de la s. a une certaine matité, il rappelle, en outre, la sonorité nasillarde du hautbois; il est voilé dans le piano, étouffé et, en quelque sorte, écrasé, dans le mezzof'orte. Pour les instr. a vent en cuivre, on fait usage, en manière de s., de cônes de bois tronqués que l'on introduit dans le pavillon de l'instrument; ces s. transforment considérablement le timbre des instruments, en empêchant les vibrations de se propager dans le métal de l'instrument lui-même, mais elles produisent aussi l'effet de demi-bouchons de tuyaux, autrement dit elles changent légèrement l'intonation. Cette dernière raison rend l'usage de la s. plutôt précaire, pour les instr. à vent en cuivre; on a cherché à y remédier, récemment, par la construction d'appa-

reils plus compliqués, mais qui n'ont pas encore pénétré dans la pratique. Dans les sons bouchés du cor et de la trompette, la main de l'instrumentiste fait aussi l'effet de- s. et change l'intonation. La sonorité des caisses claires et autres peut être atténuée par l'introduction d'une bandelette de drap entre la membrane de l'instrument et la corde tendue sur cette membrane ; celle des timrales en touchant d'une main la membrane de l'instrument.

Sowinski, Albert, compositeur polonais, pianiste et musicographe, né à Ladyzyu (Ukraine) en 1803, m. à Paris le 5 mars 1880 ; vint de bonne heure à Vienne, où il fut l'élève de Czerny, Leidersdorf, I. v. Seyfried et se lia d'amitié avec Moscheles, Schubert, l'abbé Stadler, etc. Après un long voyage en Italie, il se fixa à Paris, en 1830, donna des concerts avec succès et devint un des professeurs de piano les plus en vue. S. écrivit et publia beaucoup de musique d'orchestre et de chambre, de même que des œuvres pour piano et un dictionnaire biographique intitulé : Les musiciens polonais et slaves anciens et modernes, dictionnaire, etc., précédé d'un résumé de V histoire de la musique (1857).

Spadarius (Spadaro), v. spataro.

Spangenberg, 1. Johann, magister, né à Hardeisen, près de Gôttingue, en 1484, pasteur à Stolberg, plus tard à Nordhausen et enfin, superintendant à Eisleben où il mourut le 13 juin 1550; a publié des cantiques luthériens (1545; aussi en latin, 1550) et un petit ouvrage théorique : Quaestiones musicae in usum scholae Northusianae (1536, et dès lors souvent). — 2. Cyriak, fils du précédent, né à Nordhausen le 17 janv. 1528, m. à Strasbourg le 10 fév. 1604; écrivit : Von der edeln und hochberiihmlen Kunst der Musiha... auch voie die Meister singer aufgehommen, vollkommener Bericlit (1598, manuscrit ; récemment publié par le professeur A. von Keller, sous le titre : Cyriahus S. von der Musiha und den Meister sdngern (1861).

Spark, William, né à Exeter le 28 octobre 1825, m. à Leeds le 16 juin 1897; élève de S.-S. Wesley, fut successivement organiste de plusieurs églises de Londres, de l'église Saint- Georges, à Leeds, et, depuis 1859, organiste de la ville. Il fonda, à Leeds, une société de chant a cappella (« Madrigal-and Motet Society ») et une entreprise de concerts populaires. En 1861, S. prit le grade de DT mus. A partir de 1869, il publia Ihe Organists Quarlerlg Journal, rédigea aussi le Practical Choir-Master et écrivit une biographie de Henry Smart (1881). En tant que compositeur, il se fit connaître par des glees, des anthems, des services, des cantates ; en outre, il réédita les morceaux d'orgue de Batiste.

Spartire (ital.), mettre en partition; sparlùo = partition. Les Allemands en oui fail le verbe spartieren = mettre en partition les œuvres anciennes, imprimées ou écrites seulement en parties.

Spataro, Giovanni (Spadaro, Spatarus, Spa-

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