‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 460 sur 542 · SPONTINI · texte numérisé non relu

SPONTINI

joue surtout le huitième, en la maj. («in Form einer Gesangscene»), et le neuvième, en ré min. (op. 55). Son élève Ferdinand David les a réédités tous deux. Les autres œuvres instrumentales de S. sont : une grande «Méthode de violon » en trois parties (1831), trente-trois quatuors, quatre doubles quatuors, un sextuor et sept quintettes pour instr. à archet,- quatre potoourris pour violon et orchestre ; des sonates Bt des rondos pour harpe et violon ; trois sonates pour violon et piano ; cinq trios pour riano, violon et violoncelle ; un quintette pour Mano, flûte, clarinette, cor et basson ; un octette ;>our violon, deux altos, violoncelle, clarinette, leux cors et contrebasse ; un nonette pour vioon, alto, violoncelle, flûte, hautbois, clarinette, or, basson et contrebasse ; quatre concertos le clarinette ; une fantaisie pour harpe et quelles recueils de morceaux de piano. S. était hevalier de l'ordre «pour le mérite » prussien, te. Il était, en outre, membre des Académies le Bruxelles et de Vienne. Ce fut lui qui dirigea es festivals de Dusseldorf (1826), Norwich 839), Aix-la-Chapelle (1840), etc. Pour plus de étails sur sa vie, cf. son « Autobiographie » 860-1861 ; 2 vol.), de même que Malibran, L. S. 1860). Cf. aussi: Schletterer, Louis S. (1881, ans la « Sammlung musikalischer Vortrâge » e Waldersee). S. eut cent quatre-vingt-dix élèes, parmi lesquels nous mentionnerons : F. )avid, Bôhm, Bott, Pott, Saint-Lubin, les deux argheer, Kômpel et Moritz Hauptmann.

Spontini, Gasparo-Luigi-Pacifigo (plus tard evé par le pape à la dignité de Conte di Sant' ndrea), un des compositeurs d'opéras italiens s plus illustres, né à Majolati (Marche d'Anône) le 14 nov. 1774, m. dans la même localité 14 janv. 1851; était le fils de simples campanards et trouva dans son enfance peu d'occaons de satisfaire son goût précoce pour la îusique. Il s'enfuit de chez son oncle, curé à esi, auquel il avait été confié par ses parents ûi le destinaient à la carrière ecclésiastique, se rendit chez un autre parent, à S.-Vito, qui li fit donner ses premières leçons de musique, près s'être réconcilié avec ses parents, il reurna à Jesi et obtint la permission de se Duer complètement à la musique ; il reçut alors 3s leçons des meilleurs musiciens de la ville, lis entra, en 1731, au Conservatoire « délia ieta », à Naples, où il fut admis dans les classs de Sala et de Tritto. En 1796, S. quitta seètement le Conservatoire, pour pouvoir, sur proposition du directeur du théâtre « Argenla », à Rome, écrire un opéra : I puntigli délie

Imne ; le succès de S. engagea Piccini à en ire son élève, une fois qu'il fut de retour. Après roir composé, sous les yeux de ce dernier, usieurs opéras pour les théâtres de Rome, orence et Naples, S. accepta, en 1800, un ap- ;1 de la Cour napolitaine, qui avait fui à Parme devant l'invasion française. Après de urts séjours à Rome, Venise, Palerme et arseille, il se rendit à Paris, en 1803, y donna abord des leçons, puis fit représenter à l'Opéra ilien sa Finta filosofa qu'il avait déjà don-

née à Naples. Le succès fut médiocre, de même que pour l'opéra suivant : Julie (ail. Der Blumentopf; partition gravée), et un troisième ouvrage, quelque, peu lascif : La petite maison (1804) fut sifflé et ne put pas être joué jusqu'au bout. Cependant, la même année encore, sa fortune se modifia à la suite de sa liaison avec le poète Jouy, qui lui confia le livret de la Vestale, refusé par Cherubini ; avant de lancer ce dernier, il rétablit sa réputation en donnant au théâtre Feydau une petite pièce du même librettiste : Millon. S. avait tiré profit des critiques de ses adversaires, en modifiant sa manière qui, à l'origine, tenait de Guglielmi et de Cimarosa. D'autre part, la protection de l'impératrice Joséphine, dont il était devenu le chef de musique, lui fut d'un puissant secours pour surmonter les intrigues que lui tendaient ses adversaires. Il sut aussi gagner les faveurs d'un certain public, en écrivant une cantate : Eccelsagara, pour fêter la victoire de Napoléon, à Austerlitz. La composition de La Vestale dura plus longtemps que S. lui-même ne l'avait pensé, le tout nouveau style qu'il s'appropriait en s'efforçant de le rendre plus expressif, plus vrai, plus profond, plus grand, ne lui facilitait point la tâche, et ce n'est que le 15 décembre 1807 que le grand ouvrage put être exécuté. Le triomphe fut absolu; malgré tous les jugements anticipés et défavorables des musiciens de profession, l'enthousiasme du public ne fit que grandir jusqu'à la fin de la représentation et S. parvint d'un seul coup au faîte de la gloire. Sur le jugement unanime de Méhul, Gossec et Grétry, l'œuvre de S., contre les Bardes de Lesueur, reçut le grand prix de composition institué par Napoléon, pour être distribué tous les dix ans. Un second opéra : Ferdinand Cortez, fut également couronné de succès (28 nov. 1809) ; et dès lors S. devint une autorité en matière de musique scénique. Bientôt après, il épousa une nièce de Sébastian Erard, la fille de Jean-Baptiste Erard, et son union fut des plus heureuses. En 1810, il devint directeur de l'Opéra italien (Théâtre de l'Impératrice) et fit exécuter, entre autres, le « Don Juan » de Mozart, dans sa forme originale. Des difficultés pécuniaires, que l'on attribuait faussement à sa direction, occasionnèrent déjà en 1812 le retrait de ses fonctions ; mais, en 1814 (après la restauration de Louis XVIII), il obtint de nouveau le privilège du Théâtre italien, qu'il abandonna, il est vrai, en faveur de la Catalani, qui avait soumissionné également , et qui lui paya une somme de désistement. Louis XVIII le nomma alors compositeur de la Cour, avec un traitement annuel de deux mille francs. Il écrivit dans la suite plusieurs opéras de circonstance pour fêter la restauration (Pelage, ou le roi et la paix, 1814 ; Les dieux rivaux, en collaboration avec Persuis, Berton et Kreutzer, 1816), quelques nouveaux numéros pour les « Danaïdes » de Salieri, numéros qui donnèrent un regain de succès à cette œuvre (1817) et, en 1819; le troisième de ses grands opéras : Olympie, L'œuvre n'eut qu'un succès d'estime. Peu an] a-

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