‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 462 sur 542 · STADEN · texte numérisé non relu

STADEN

phonie fantastique » et « Roméo et Juliette » de Berlioz. — 3. Fritz-Ludwig-Rudolf, musicographe, DT phii, maître dans une école de musique, à Leipzig, né à Sondershausen leSjanv. 1844; étudia la philosophie, à Leipzig, puis se voua à la musique et devint élève de Riedel et de Richter. S. collabore à la « Neue Zeitschrift fur Musik » ; il a publié : Vom Musikalisch- Schonen (contre Hanslick), et rédigé la 6e édition, de la « Geschichte der Musik » de Brendel (1879).

Staden, 1. Johann (non pas Johann-Gottlieb), né à Nuremberg vers 1579, fut d'abord organiste à la Cour du prince de Brandebourg, à Bayreuth, puis demeura jusqu'en 1610 à Culmbach, et dès lors à Bayreuth. Vers 1616, S. rentra dans sa ville natale pour y chercher un engagement qu'il trouva bientôt (1618), comme organiste de l'église St-Laurent et, plus tard, de celle de St-Sebald. Il mourut à Nuremberg en 1634 et fut enseveli le 15 nov. S. fut un compositeur fécond, aussi bien dans le domaine de la musique profane que dans celui de la musique sacrée ; ses œuvres (motets, Magnificat, morceaux de danse, etc.) parurent de 1606 à 1643 (cf. Monatshefte fur Musik-Gesch. xv, p. 104 et s.). — 2. Sigismund-Theophil, fils et successeur du précédent, né en 1605 environ, m. le 30 juil. 1655 ; auteur ( dans les « Gesprâchsspiele » [1644] de Harsdôrffer) du premier opéra allemand qui nous soit connu : Seelewig (éd. en partition moderne, dans les Monatshefte fur M.-G., xiii, p. 53 et suiv.),puis de Seelen- Musik, trostreicher Lieder (1644); Der 7 Tugenden Planeten- Tone oder Stimmen. Ein Auf'zug (dans Harsdôrffer, 5e part. 1645, p. 599), et de quelques mélodies, dans les « Neue himmlische Lieder » de Rist. Il a publié, en 1637, les Kirchengesânge : Psalmen und geistliche Lieder auf die gemeinen Melodeyen, de H.-L. Hassler, en y adjoignant dix-huit lieder de Joh. Staden, de S. -Th. Staden et de deux inconnus.

Stadler, Maximilian (abbé), compositeur et musicographe, né à Melk (Basse-Autriche) le 7 août 1748, m. à Vienne le 8 nov. 1833 ; iils d'un boulanger, reçut son instruction au collège des Jésuites, à Vienne, et prit les ordres à Melk en 1772, dans le couvent des Bénédictins. Après avoir été quelque temps curé, il devint, en 1786, abbé à Lilienfeld, en 1799 à Kremsmùnster, vécut plusieurs années à Vienne où il se lia d'amitié avec Haydn et Mozart, puis reprit, en 1806, un poste de prêtre dans la paroisse de Altlerchenfeld, près de Vienne, et plus tard à Bôhmisch Kraut. En 1815, il se retira définitivement à Vienne. S. a composé beaucoup de musique d'église; un grand nombre de ses œuvres ont été publiées (des Messes, des Requiem, des psaumes, etc.), de même que des lieder avec piano, des fugues d'orgue et des sonates de piano. S. prit part à la discussion qui s'éleva, au sujet de l'authenticité du « Requiem » de Mozart, authenticité qu'il affirmait dans Verteidigung der Echtheit des Mozartschen Requiems (1826, et un supplément en 1827).

Stadlmayer, Johann, né à Freising (Bavière),

STAHLKNECHT

en 1560 ; fut d'abord musicien de la Cour de l'archiduc Maximilien, à Gratz, puis maître de chapelle de l'empereur Rodolphe, à Prague, et plus tard de l'archiduchesse Claudia, à Insbruck, où il vivait encore en 1646. Il a publié : des Messes à huit voix (1593, 1596) ; des Magnificat de cinq à huit voix (1603, 1614) ; des Messes à huit voix, avec basse chiffrée (1610); deR Messes à six voix avec basse chiffrée (1612); des Messes pour double chœur de dix à douze' voix (1616) ; Hymni vespertini 5 vocum cum instrumentis (1617): Apparatus musicus (motets de six à vingt-quatre voix, avec instruments, 1619) ; des Miserere de quatre à huit voix avec instruments ad lib. (1621); Odœ sacrée (cantates de Noël et de Pâques, à cinq voix, avec instruments ad lib., 1638); des psaumes à deux et trois voix, avec deux violons et des cornetti ad lib. (1640); Missœ brèves à quatre voix; un Requiem et une Messe à cinq voix (1641); des psaumes à quatre et, ad lib., à huit voix, ou avec deux violons et cornetti (1641) ; enfin, des psaumes de quatre à huit voix ad lib., pour double chœur et avec instruments (1646).

Stadtf eldt, Alexander, né à Wiesbaden le 27 avr. 1826, fils d'un chef de musique militaire, m. à Bruxelles le 4 nov. 1853 ; élève du Conservatoire de Bruxelles (Fétis), dont il fit l'examen avec beaucoup de distinction (prix de Rome en 1849). Il écrivit, en plus de quatre symphonies, des ouvertures, une Messe, un Te Deum, des cantates, etc., puis des opéras : Hamlet (représenté à Weimar, en 1882), L'Illusion, Abu Hassan et La Pedrina.

Stadtpfeifer (ail.), nom que portèrent dès le xve s., en Allemagne, les musiciens de certaines confréries, dont le rôle principal consistait à faire de la musique dans les cérémonies officielles de leur ville. Le chef des S. portait le nom de Stadtmusikus.

Staegemann, Max, excellent chanteur de théâtre (baryton), né à Freienvvalde-s/O. le 16 mai 1843; fréquenta l'Ecole de la Croix el lf Conservatoire, à Dresde, fut. engagé ni 1863 à Brème, comme acteur d'abord, puis en 1865 à Hanovre, comme second baryton. Il tint bientôt les premiers rôles et devint chanteur de la chambre royale. En 1877, S. prit la direction du Théâtre municipal de Kônigsberg, mais il se retira en 1879 et alla se fixer à Berlin, où il vécut comme chanteur de concerts et professeur de chant. En 1882, enlin, S. a pris la direction du Théâtre municipal de Leipzig.

Stagione (ital.), saison et, plus particulièrement, saison d'opéra.

Stahlknecht, Adolf, violoniste, néà Varsovie le 18 juin 1813, m. à Berlin en juin 1SS7: musicien delà chambre, à Berlin, fil des tournées de concerts avec son frère, Julius (né à Posen le 17 mars 1817, m. à Berlin le 16janv. 1892), qui était un excellent violoncelliste cl faisait partie de la Chapelle royale, à Berlin. Il organisa avec celui-ci, en 1844, des soirées «le musique de chambre (trios). Adolf S. a composé des symphonies, des Messes, des quatuors, des entr'actes, des lieder qui, pour la plupart, res-

STAHMER-ANDRIESSEN

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