STAMITZ
tèrent manuscrits. Julius S. a publié quelques morceaux pour violoncelle.
Stahmer-Andriessen, Pélagie, célèbre cantatrice scénique (soprano dramatique), née à Vienne le 20 juin 1862; élève du Conservatoire de cette ville et de Mme Dreychock, à Berlin, chanta d'abord au Théâtre Wagner itinérant de Neumann, puis, de 1884 à 1890, au Théâtre de Leipzig. Elle est depuis lors engagée alternativement à Cologne et à Vienne. En 1890, elle épousa en secondes noces l'architecte Ende, à "Wannsee, près Berlin, et continua à chanter sous le nom de P. Ende-Andriessen.
Stainer, 1. Jakob (Steiner), célèbre luthier, né à Absom (Tyrol) le 14 juil. 1621, mort fou et dans la misère en 1683; reçut, en 1658, le titre de musicien de la Cour impériale, mais ses violons, qui sont aujourd'hui hautement estimés, lui étaient payés un prix dérisoire (six florins!). 11 doit avoir travaillé à Crémone, auprès des meilleurs maîtres. S. Ruf a écrit une biographie de S., basée sur des documents officiels (Insbruck, 1872). — Son frère, Markus, est surtout connu comme constructeur d'altos. — 2. John, organiste anglais de grand renom, né à Londres le 4 juin 1840; débuta dans la carrière comme enfant de chœur à l'église St-Paul, puis, à l'âge de quatorze ans, devint organiste et directeur des chœurs, dans une église de Londres. Il fut élève de Bayley et de Steggal, pour la théorie, de George Cooper pour l'orgue. En 1860, S. fut nommé organiste de l'église Ste-Madeleine, à Oxford ; il devint, en outre, peu après, organiste de l'Université, reçut, en 1865, le titre de docteur en musique et fut appelé, dès 1866, à siéger dans la commission des examens de musique. En 1872, S. devint titulaire de l'orgue de l'église St-Paul, à Londres, et revêtit en outre, dès lors, plusieurs fonctions honorifiques ; il devint professeur d'orgue et d'harmonie à la « National training school for Music », dont il fut nommé directeur en 1881. Lors de la transformation de cette école en et Royal Collège of Music » (1883), S. y fut nommé professeur et inspecteur des écoles primaires (successeur de Hullah). 11 prit sa retraite en 1888, après avoir été atteint de cécité complète. Parmi ses compositions, il faut mentionner des oratorios : Gideon et The Crucifixion (1887), des cantates: Jairi Tochter et Si Mary Magdalen (1883, pour le festival de musique de Gloucester), deux services de cathédrale complets, seize anthems, etc. Il écrivit aussi un manuel sur l'orgue et un traité d'harmonie, ainsi que, avec Barret, un dictionnaire des termes techniques musicaux (1876).
Stamaty, Camille-Marie, pianiste et compositeur, né à Rome le 23 mars 1811, m. à Paris le 19 avr. 1870 ; fils d'un Grec naturalisé français et consul français à CivittaVecchia, fut pendant quelque temps employé à la préfecture de la Seine, puis devint élève de Kalkbrenner (1831). En 1835, il se produisit comme pianiste, avec beaucoup de succès, et devint dès lors un des professeurs les plus recherchés de Paris; Saint-Saëns fut son élève. S. a publié un con-
certo de piano (op. 2), deux sonates de pian< (op. 8, 14), un trio avec piano (op. 12), un granc nombre d'études (op. 11, 33, 37, 38, 39), des Etudes concertantes (op. 46, 47), des variation (op. 5 et 19), et une longue série de fantaisies de paraphrases, etc. pour le piano.
Stamitz, 1. Johann-Karl, célèbre violoniste e compositeur de talent, né à Deutsch-Brod (Bo hème) le 19 juin 1714, m. à Mannheim, où i était premier concertmeister et directeur de \t musique de chambre de la chapelle du prince électeur, en 1761. Il appartenait depuis 1745 i cette chapelle, qui était alors à l'apogée de s gloire, et était entièrement autodidacte. Le? compositions qui ont été gravées, de lui, sont six sonates pour piano et violon (op. 1), douz* sonates pour violon et basse (op. 2, 6), douze symphonies à huit parties (op. 3, 8), six con certos de violon, six sonates-trios pour deux violons et basse (op. 5), et des études en ma nière de duos pour deux violons (à deux voix réelles et continues); beaucoup d'autres œuvres de S. restèrent manuscrites. — 2. Anton-Thad d^eus), frère du précédent, né à Deutsch-Brod en 1721, m. vicaire de l'archevêque et chanoine, à Altbunzlau, le 23 août 1768 ; fut un excellent violoncelliste et appartint pendant quelque temps à la chapelle de Mannheim, avant d'endosser l'habit ecclésiastique. — 3. Karl, fils aîné de Johann-Karl S., également violoniste et compositeur de renom, né à Mannheim le 7 mai 1746, m. à Iéna en 1801 ; fut, après la mort de son père, élève de Cannabich, entra en 1867 dans la Chapelle de Mannheim, puis entreprit en 1770, une tournée de concerts. A Paris, il fit sensation comme virtuose sur l'alto et la violai d'amour; il y resta jusqu'en 1785, en qualité de chef d'orchestre du duc de Noailles. S. donna ensuite des concerts en Allemagne et en Autriche, puis se fixa pendant quelque temps à Nuremberg. En 1787, il fut nommé chef d'orchestre du prince Hohenlohe-Schillingsfurst, dirigea, de 1789 à 1790, les concerts d'amateurs de Cassel, parcourut la Russie et devint enfin, en 1800, directeur des concerts académiques à Iéna. Les compositions qui ont paru, de lui, sont: trois symphonies à huit parties et six à dix parties (La chasse, symphonie pour quatuor d'archets, flûte, deux hautbois, deux bassons, deux cors et deux trompettes) ; quatre morceaux concertants pour deux violons ; sept concertos de violon ; des quatuors pour instr. à archet (op. 4, 7, 10, 13, 15); six sonates-trios pour deux violons et basse ; des duos pour deux violons, pour violon et violoncelle et pour alto et violoncelle; un concerto pour alto ; un concerto de piano, etc. Il a écrit, en outre, deux opéras : I)er verliebte Vormund (Francfort) et Dardanus (St- Pétersbourg). — 4. Anton, frère cadet du précédent, également violoniste et composite™^ excellent, né à Mannheim en 1753, se rendit avec son père à Paris, en 1770, et paraît s'y être fixé, puisqu'il y publia des compositions en 1782 ; toutefois on ne connaît ni la situation qu'il occupa, ni l'année de sa mort. Les œuvres publiées de S. sont : douze quatuors pour instr.
STAMPISTA
à archet ; six sonates-trios pour deux violons et basse ; un concerto de violon ; des duos pour violon et violoncelle ; six sonates pour violon, flûte et basse; des nocturnes (variations) pour violon et violoncelle ; six duos pour violon et tlùte; trois concertos de piano et des concertos pour violoncelle, pour basson, etc.
Stampista, nom que l'on donnait, au début i. du xvne s., au balletto, lorsque la danse était accompagnée par un groupe de chalumeaux et •de fifres.
Standke, Otto, né à Lippstadt le 10 févr. 1832 ; fréquenta le séminaire de Soest, mais se voua ensuite tout à fait à la musique et devint maître de musique à M.-Gladbach, à Lennep, puis à Bonn où il mourut en 1885. S. fut un maître excellent et composa toute une série d'œuvres diverses, surtout des morceaux pour ! piano, destinés à l'enseignement, et des lieder.
Stanford, Charles-Villiers, compositeur et chef d'orchestre anglais de renom, né à Dublin le 30 sepl. 1852 ; élève, pour la composition, de O'Leary et de Stewart puis, pour le chant, du « Queen's Collège » de Cambridge, fut nommé, •en 1873, organiste au Collège de la Trinité, puis, •en 1874, directeur de la Société de musique de l'Université. De 1874 à 1876, il continua ses études de composition sous la direction de Reineke, à Leipzig, puis sous celle de Kiel, à Berlin, et reprit enfin la direction de sa société de ■Cambridge, qu'il éleva à un haut degré de perfection et de renommée. En 1877, S. fut promu « Magister artium », puis devint successivement, en 1884, directeur de la « Philarmonic Society » et, en 1885, successeur de Otto Goldschmidt, comme directeur du « Bachchoir », à Londres. En 1887, il succéda à Macfarren, en qualité de professeur à l'Université de Cambridge. Une série d'œuvres de grandes dimensions prouve l'activité créatrice de S. Pour la scène, il a écrit jusqu'à présent : The veiledprophet of Khorassan (1881, à Hanovre, trad. allemande de Frank); Savonarola (Hambourg, 1884); Ihe Canterbury pilgrims (Londres, 1884). Il publia, en 1876, une ouverture et de la musique de scène pour Queen Mary, de Tennyson ; en 1886, la musique des Euménides, ■d'Eschyle. S. a fait paraître, en outre : une ouverture de fête, deux symphonies (en si bémol maj. et ré min.), et une sérénade, morceaux qui tous eurent du succès ; de la musique de chambre : une sonate de violon (op. 11), une sonate de violoncelle (op. 9), un quatuor avec piano en fa maj. (op. 15), un quatuor pour inslr. à archet (op. 45), des morceaux de piano, des lieder et des morceaux pour clarinette et piano ; quelques œuvres vocales d'église (Services et hymnes) ; un oratorio : The three hoiy children (Birmingham, 1885); une Elégie Ode « The Y ait Whitman », etc.
Stange, Hermann-H.-M., né à Kiel le 19 déc. 1835 ; suivit les cours du Gymnase et de l'Université de sa ville natale, puis devint élève du Conservatoire de Leipzig. Il fut ensuite, pendant plusieurs années, précepteur chez le comte de Bernstorff (Hanovre) et chez le prince de
SïASNY
Wied (Neuwied). De 1860 à 1864, S. fut organiste au « Rossai Collège » (Angleterre); en 1866, il devint organiste de la cathédrale à Schleswig et il est, depuis 1876, -organiste et directeur de la « Société de chant », à Kiel. Il fut nommé, en 1878, directeur de musique universitaire et reçut, en 1887, le titre de « professeur » .
Sianhope, Charles, Lord, né le 3 août 1753, m. à Londres le 13 sept. 1816 ; écrivit entre autres: Principles of tuning instruments with fixed tones (1806).
Stanley, John, compositeur, né à Londres en 1713, m. dans la même ville le 19 mai 1786 ; aveugle dès l'âge de trois ans, fut élève de Green et devint, à l'âge de onze ans, organiste d'une petite paroisse de Londres, position qu'il échangea plus tard contre celle d'organiste de l'église St- André et de « Temple Church ». En 1772, S. devint organiste de « Chapel Royal» et fut reçu «bachelier es musique ». Hamdel estimait beaucoup S. et lui légua une partie de sa succession musicale. S. s'associa, après la mort de Hsendel, avec Smith pour la direction des grandes exécutions d'oratorios. Deux oratorios de sa composition : Jephta et Zimri, furent exécutés en 1757 et en 1760. On a publié en outre de lui : six concertos pour six instruments et six autres pour sept instruments, huit sonates pour flûte et continuo, et six soli pour flûte.
Starck, Ingerorg, v. Bronsart.
Stark, Ludwig, né à Munich le 19 juin 1831, m. à Stuttgart le 22 mars 1884; étudia la philosophie à l'Université de sa ville natale et la composition auprès des frères Ignaz et Franz Lachner. Après un court séjour à Paris (1856), il fonda avec Faisst, Lebert, Brachmann, etc.. le Conservatoire de Stuttgart, dans lequel il enseigna, jusquà sa mort, le chant, l'harmonie, le solfège et l'histoire de la musique. En 1861, S. élut quelque temps domicile à Weimar et jouit du commerce stimulant de Liszt ,• en 1873, il fit un voyage d'études en Italie. Ce fut surtout comme pédagogue que S. se distingua; il publia une Méthode de chant élémentaire (avec Faisst), une Lieder sc\ iule, un album de solfèges et des morceaux de chant destinés à l'enseignement, une Grosse Klavierschule (avec S. Lebert), divers recueils de transcriptions classiques (Hausschatz ; Feierstunden ; Nachklânge,Philharmonische Bibliotheh), ainsi que quelques pièces originales pour instruments divers et pour piano, des lieder, des chœurs, etc. S. était DT phil. et portail le titre de « professeur ».
Starke, Friedrich, né à Elsterwerda en 1774, m. à Dôbling, près Vienne, le 18 déc. 1835, comme chef de musique militaire pensionné. Il a publié: Journal fur Militârmusik (trois cents livraisons); Journal fur Trompeter chore (cinquante numéros), etc., puis de la musique d'église (Messe, Tantum ergo) et une Méthode de piano.
Stasny, Ludwig, né à Prague le 26 févr. 1823, m. à Francfort-s/M. le 30 oct. 1883. Il écrivit deux opéras : Liane (M¥ce, 1851) e1 Ihebeiden Grenadier e(\S19), mais il est surtout connu
STAUDIGL — STEFFENS
par ses danses populaires, de même que par ses arrangements pour orchestre seul de fragments des dernières œuvres de Wagner. S. fut élève du Conservatoire de Prague; de 1846 à 1868, il fut chef de musique militaire autrichien et, dès 1871, chef d'orchestre au « Palmengarten » de Francfort-s/M. Cf. Stiastny.
Staudigl, 1. Joseph, célèbre chanteur (basse), né à Wôllersdorf (Basse- Autriche) le 14 avr. 1807, m. dans l'asile d'aliénés deMichaelbeuerngrund le 28 mars 1861 ; fit son gymnase à Wiener-Neustadt,puis entra dans le couvent de Melk, qu'il quitta bientôt pour étudier la médecine, à Vienne. Mais, peu après, il prit un engagnement dans les choeurs de l'Opéra, où il se distingua comme soliste, et devint première basse. En 1831, S. fut engagé comme maître de chapelle de la Cour. Il était aussi distingué comme chanteur de concert que comme artiste lyrique; ses facultés mentales commencèrent à baisser en 1855, puis, en 1856, son état nécessita son transfert dans une maison de santé. Son fils cadet, — 2. Joseph,- né à Vienne le 18 mars 1850, est un excellent baryton. Elève de Robitansky, au Conservatoire de Vienne, il est engagé à Carlsruhe, et porte le titre de chanteur de la Chambre grand'ducale.
Stave (angl.), portée.
Stavenhagen, Bernhard, excellent pianiste, né à Greiz (Reuss) le 24 nov. 1862 ; élève de Kiel, de Rudorff et de Liszt, reçut en 1880 le prix Mendelssohn, pour la virtuosité instrumentale. S. élut domicile à Weimar en 1885, et y devint, en 1890, pianiste de la Cour ducale ; il épousa la cantatrice Agnes Denis et fut appelé, en 1895, après de brillantes tournées de concerts, aux fonctions de chef d'orchestre de la Cour de Weimar. Il succéda enfin, en 1898, à R. Strauss, comme chef d'orchestre delà Cour, à l'Opéra de Munich.
Stecker, Carl, musicographe, né à Kosmanos (Bohême) le 22 janv. 1861 ; étudia la philosophie à Prague, puis se voua à la musique et fréquenta l'Ecole d'organistes de Prague. Il devint, en 1885, directeur des chœurs de l'église du couvent St-Ursule et maître de chant à l'école des jeunes filles de la ville. De 1885 à 1889, S. fut maître d'orgue à l'Ecole d'organistes ; en 1889, il a été nommé professeur d'histoire de la musique et de contrepoint, au Conservatoire. En 1888 déjà, S. était devenu lecteur de sciences musicales à l'Université de Prague. S. a écrit : Kritische Beitràge zu einipen Streitfragen in der Musikicissenscliaft (en tchèque, dans les procès-verbaux de la Société royale tchèque des sciences [1889] ; en allemand, dans « Vierteljahresschrift fur Musikwissenschaft », comme supplément personnel, 1890) ; il est aussi collaborateur de la gazette musicale tchèque : Dalibor. Comme compositeur, il a publié une sonate d'orgue, une Missa solemnis pour soli, chœur et orgue, des motets, des lieder, un Ave, etc., etc.
Steffani, Agostino, abbé, compositeur célèbre dont les « duos de chambre » occupent une place considérable dans l'histoire de la musi-
que, né à Castelfranco (Vénitie) en 1655, m. à Francfort-s/M. en 1730 ; reçut sa première! éducation musicale comme chantre de l'église St-Marc, à Venise, et, grâce à l'appui du prince| électeur, devint élève de J.-K. Kerl, à Munich (1667). S. resta à Munich ; il y devint musicien de la chambre en 1670, travailla encore, de 167&| à 1674, à Rome, devint en 1675 organiste de la Cour et, vers 1681, directeur de la musique de chambre du prince électeur, en même temps, que Bernabei. En 1681, S. écrivit son premier opéra : Marco Aurelio, puis vinrent : Solone, Audacia e rispetto, Servio Tullio (qui lui valut la place de maître de chapelle de la Cour, à Hanovre), Alarico, Niobe ; enfin, pour Bruns wick : Henrico delto il Leone (1689), La lotla oVEercole con Acheloo (1689), Le rivali concordi, La super bia d" Alessandro (1690), Oriando gêner oso (1691), Alcibiade, Atalante et Il trionfo del f'ato (— Lavinia e Dido, 1699). Toutefois S. fut bientôt totalement accaparé par la haute diplomatie, qui l'intéressait vivement (en 1680 déjà, nous le trouvons mentionné comme prêtre). Il fut envoyé extraordinaire auprès des cours allemandes, pour aplanir les difficultés que rencontrait le projet de l'empereur d'établir une neuvième dignité électorale dans la maison Brunswick-Hanovre; il y réussit complètement (1692), et fut récompensé par sa nomination de* protonotaire du pape et d'évêque (in ptartibus) de Spiga, avec une pension annuelle de 1500» thaler. Dès lors, S. fut bien plus courtisan que musicien et saisit avec joie l'occasion qui se] présentait à lui de remettre ses fonctions dej maître de chapelle à Haendel, en qui il avait une confiance absolue (1710). Il conserva bien,, dans la suite, son domicile à Hanovre, mais visita l'Italie en 1729, eût des relations suivies avec le cardinal Ottoboni, à Rome, et mourut, au cours d'un voyage, à Francfort-s/M. Les ti-j très de beaucoup d'œuvres de S. sont perdus; depuis qu'il était devenu diplomate, il aimait à laisser ses œuvres se répandre sous d'autres noms que le sien (celui de son copiste, Piva, par ex.). Il a publié : Psalmodia vespertina 8 plenis vocibus concinenda (1674); Janus quadrif'ons 3 vocibus vel 2 quolibet prœrtermissa modulandus (1685, motets avec continuo, écrits pour trois voix, dont une au choix peut être supprimée); Sonate da caméra a 2 violini, alto> e continuo (1679); Duetti da caméra a sopranoa contralto con il basso continuo (1683, très remarquable) et un petit écrit : Quanta certezza habbia da suoi principj la musica (1695 ; éd. allemande par Werkmeister, en 1699, et par Albrecht, en 1760). Cf. Aus den Papieren des kurpf'âlzischen Ministers A.-St et Franz-W. Wocker (1885).
Steffens, Julius (fils de Friedrich S., m. le 5 avr. 1869, directeur de l'Ecole de musique de l'orphelinat militaire, à Potsdam), né à Stargard (Poméranic) le 12 juil. 1831, m. à Wiesbaden le 4 mars 1882. Excellent violoncelliste, élève de Maurice Ganz, à Berlin, et de Karl Schuberthy à St-Pétersbourg. S. fit pendant longtemps partie de la chapelle impériale de St-Pétersbourg,.
STEG — STETNBACH
et entreprit de longs voyages avec Jsell et Vieuxtemps. Parmi ses compositions, il faut noter deux concertos de violoncelle et toute une série de petites compositions.
Steg (ail.), chevalet.
Steggal, Charles, né à Londres le 3 juin 1826; élève de Bennet à la « Royal Academy of music », devint, en 1847, organiste à Maida Hill, en 1851 maître à l'Académie, en 1852 bachelier et Dr mus. (Cambridge), en 1885 organiste de l'église du Christ, enfin, en 1864, organiste de « Lincolns Inn Chapel ». Il a composé des œuvres vocales d'église et fait des conférenes musicales.
Stegmann, Karl-David, compositeur, né à Dresde en 1751, m. à Bonn le 27 mai 1826 ; fréuenta les classes de l'Ecole de la Croix, à Dresde (sous la direction de Homilius) et étudia e violon sous la direction de Weisse. Il débuta n 1792 comme ténor, à Breslau, fut aussi engagé comme chanteur à Kônigsberg, et y devint oncertmeister du prince-évêque d'Ermeland. \près un séjour passager à Dantzig et à Gotha, devint, en 1778, chef d'orchestre et, en 1798, o-directeur de l'Opéra de Hambourg. S. écrivit plusieurs opéras, des symphonies, etc.; des ompositions pour piano et quelques mélodies >nt été publiées.
Stegmayer, Ferdinand, directeur et profeseur de chant, né à Vienne en 1803, m. dans la nême ville le 6 mai 1863; fils de l'acteur et >oète S. ( « Bochus Pumpernickel » ), qui se largea lui-même de son éducation. S. fut prenièrement directeur des chœurs à Vienne, puis 1825) au Théâtre de « Kônigstadt », à Berlin. )e 1829 à 1830, il fut chef d'orchestre de la roupe d'opéra allemande Rôckel, à Paris, puis tabita successivement Leipzig, Brème et Vienîe, où il tint, au Conservatoire, de 1853 à 1854, es classes de chant dramatique et de chant ommes) et en même temps, de 1853 à 1857, elles de chant choral. S. a publié des graduels, es offertoires pour voix d'hommes, des moreaux de piano et des lieder.
Stehle, Gustav-Eduard, né à Steinhausen Wurtemberg) le 17 fév. 1839; maître de chaelle de la Cathédrale de St-Gall, organisteirtuose etcontrapontiste de talent (Saul, tableau ymphonique pour orgue, etc.) Steibelt, Daniel, pianiste très fêté de son împs, compositeur à la mode qui partageait vec Pleyel les faveurs du public et des éditeurs, é à Berlin en 1765, m. à St-Pétersbourg le 20 pt. 1823 ; son père, un facteur de pianos de erlin, lui donna Kirnberger pour maître de iano et de théorie. S. eut une vie très agitée n partie par sa faute, car il ne pouvait lui nvenir de se comporter en société en homme ien élevé et il se montrait, au contraire, tou- »urs extravagant, blessant de parti-pris ses rotecteurs, etc. Il était prodigue, toujours enetté, et ne reculait même pas devant certains rocédés déshonnètes, tels que la vente de ses mpositions deux fois, à des éditeurs différents, te. En 1789, S. commença des tournées artisques, apparut l'année suivante à Paris et y
fut apprécié comme pianiste ; il trouva aussi un éditeur (Boyer) et devint rapidement le professeur à la mode. Il fit même représenter un opéra : Roméo et Juliette, au théâtre Feydau ; mais il se rendit bientôt insupportable et dut entreprendre de nouveaux voyages. Des tentatives renouvelées de prendre pied soit à Paris, soit à Londres, échouèrent, bien qu'il eût fait exécuter avec succès, en 1806, une cantate : La fête de Mars, pour fêter la bataille d'Austerlitz. En 1808, il dut se soustraire par la fuite à ses débiteurs, sans attendre la représentation de son opéra : La princesse de Babylone ; cette fois-ci, il se dirigea du côté de St-Pétersbourg, et eut le bonheur d'être engagé à vie, comme chef d'orchestre à l'Opéra français, à la place de Boieldieu, qui venait de retourner à Paris. Il y écrivit des opéras nouveaux: Cendrillon et Sargines, et fit représenter, en outre, ceux qu'il avait écrits pour Paris. Le nombre des œuvres éditées de S. est très grand, mais comme elles n'eurent qu'une valeur très éphémère, il est inutile d'en dresser la liste complète. Ce sont des ouvertures, sept concertos de piano, parmi lesquels le plus connu est L'Orage (n° 3, en mi majeur), des quintettes, quatuors et trios avec piano, plus de soixante sonates de violon, une infinité d'œuvres pour piano seul (divertissements, fantaisies, variations, marches et danses). Aujourd'hui S. est oublié, lui qui, un jour, osa entrer ouvertement en lutte avec Beethoven et que le public n'estimait pas de beaucoup inférieur au maître des maîtres.
Stein, Georg-Andreas, célèbre constructeur de pianos et d'orgues, à Augsbourg, inventeur de la « mécanique allemande » (v. piano), né â Hildesheim, dans le Palatinat, en 1728, m. à Augsbourg le 29 févr. 1792; élève d'André Silbermann, à Strasbourg, construisit un grand nombre d'orgues excellentes, environ sept cents pianos et un double piano à queue, pourvu de deux claviers placés aux deux extrémités de l'instrument (Diplasion, Vis-à-vis). Les héritiers du commerce furent sa fille Nanette (Streicher) et son fils Andréas. — 2. Eduard, chef d'orchestre distingué, né à Kleinschirma, près deFreiberg (Saxe), en 1818, m. à Sondershausen le 16 mars 1864; élève de Weinlig et de Mendelssohn, à Leipzig, fut, dès 1853, maître de chapelle à Sondershausen. 11 était lié d'amitié avec Liszt et Baff, et ce fut lui qui établit la renommée de l'orchestre de Sondershausen. Parmi ses compositions, on connaît surtout son concerto de contrebasse (op. 9), écrit pour le contrebassiste Simon. — 3. ïheodor, pianiste, né à Altona en 1819, commença à donner des concerts, avec son père, à l'âge de douze ans, et vécut successivement à Stockholm, à Belsingfors et à Beval. Il est, depuis 1872,1'un des professeurs les plus distingués du Conservatoire de St-Pétersbourg. S. excellait autrefois dans l'improvisation au piano.
Steinbach,l.EMiL, né àLengenrieden (Bade) le 14 nov. 1849; de 1867 à 1869, élève du Conservatoire de Leipzig, il est, depuis 1877. directeur de l'Orchestre de la ville de Mayence.