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STEINER

Auteur d'œuvres de musique de chambre, de morceaux d'orchestre, de lieder, etc.— 2. Fritz, frère du précédent, né à Grunsfeld (Bade) le 17 juin 1855; élève de son frère et du Conservatoire de Leipzig (1873), obtint la bourse de la fondation Mozart. Il fut, de 1880 à 1886, second chef d'orchestre à Mayence et fut nommé, en 1886, maître de chapelle de la Cour, à Meiningen. S. est un compositeur de talent (septuor, op. 7; sonate de violoncelle; lieder, etc.)

Steiner, v. Stainer.

Steingrâber, Theodor, né à Neustadt sur l'Oder le 25 janv. 1830 ; fils du facteur de pianos Joh.-Gottlieb Steingr.eber, fondateur et chef de la maison d'éditions S., à Hanovre et, depuis 1890, à Leipzig. Sous le pseudonyme de Gustave Damm, S. est l'auteur d'une méthode de piano fort répandue. Il a publié d'excellentes éditions des classiques, revues par Fr. Kullak, H. Bischoff, E. Mertke, H. Riemann, etc. Son cousin, Eduard S., né en 1823, est facteur de pianos, à Bayreuth.

Steinway and Sons, Steinweg und Sôhne, l'une des fabriques actuelles de pianos les plus renommées (à New- York) : son fondateur est Heinrich Steinweg, né à Scesen le 15 févr. 1797, m. à New- York le 7 févr. 1871. Celui-ci fabriquait à Brunswick des guitares et des zither, puis commença la fabrication des pianos ; il n'avait appris que l'ébénisterie et la construction des orgues, à Goslar. En 1850, il remit sa maison de Brunswick à son fils Theodor, et alla, avec quatre autres fils, à New-York, où ils travaillèrent d'abord dans plusieurs fabriques de pianos, puis s'établirent, en 1853, sous la raison de commerce indiquée plus haut. La maison se développa rapidement, après avoir remporté à l'Exposition industrielle de New- York, en 1855, le premier prix pour pianos à cordes croisées. Actuellement, le magasin de la maison S. est un des plus beaux bâtiments de la ville de New-York, et la salle de musique « Steinway-Hall » une des plus grandes salles de concerts. La maison a des succursales à Londres et à Hambourg. Celui des fils qui était resté d'abord en Europe, Karl- Friedrich - Theodor (né à Seesen en 1825, m. à Brunswick le 26 mars 1889), abandonna le commerce de Brunswick en 1865 (actuellement : Theodor Steinweg Nachfolger, Helferich, Grotrian und Comp.) et entra, après la mort de ses frères Heinrich (11 mars 1865, à New- York) et Karl (le 3 mars 1865, à Brunswick), dans la maison de New-York. Albert S. mourut en 1876, à New- York ; Wilhelm (dit William), le dernier des fondateurs, mourut à New- York également le 30 nov. 1896.

Steinweg, v. Steinway.

Stelzner, Alfred, Dr phiL, à Wiesbaden, a attiré depuis 1891 l'attention du monde musical, en présentant des instr. à cordes (violon, violotta [v. ce mot], violoncelle) construits d'après un nouveau système. S. prétend avoir résolu le problème acoustique de la meilleure résonance, de telle manière que les nouveaux instruments doivent rendre avec une certitude

STERKEL

absolue, d'après des calculs exacts de mensi ration, ce que les instruments italiens ne rer daientque parle fait du hasard. Ses instrument construits par Weidmann, à Wiesbaden, n sont point mauvais, mais sont loin de satisfaii à pareilles prétentions. Comme forme apps rente, ils sont plus lourds que les anciens in trumçnts, surtout l'informe violotta, dont 1 sonorité ne répond nullement au volume asse considérable. Certains détails de la nouvell construction, par ex. des languettes en bois qu vibrent dans les deux ouïes en F, sont des ei reurs qu'il est facile de prouver scientifique ment. Le Dr S., voulant introduire l'usage d la violotta, a ouvert à diverses reprises de concours pour la composition d'œuvres de mu si que de chambre comprenant une partie d violotta.

Stendhal , pseudonyme de Marie - Henr Beyle, né à Grenoble le 23 janv. 1783, m. Paris le 23 mars 1842; employé d'administratioi militaire, sous Napoléon, en Allemagne, ei Bussie puis à Milan, à Paris et, enfin, à Civitta Vecchia. Auteur d'un ouvrage sur Haydn (1814 plagiat de Le Haydine, de Carpani, paru auss en anglais, puis, en 1817, sous le titre : Vies d Haydn. Morzart et Metastasio), et d'un autr< sur Rossini (1823 ; plagiat de Le Rossiniane, d< Carpani, paru sous le titre de : Vie de Rossini par Stendhal). A côté de cela, S. n'a écrit qut des ouvrages n'ayant pas trait à la musique (une « Histoire de la peinture italienne ». entr* autres). Cf. H. Imbert, Symphonies, mêlangei de critique musicale et littéraire (IV).

Stentato (ital.), retenu, à peu près syn. de ritenuto, mais avec quelque chose de plus pe sant, de plus lourd que ce dernier (pesante).

Stephens, Katharine, cantatrice scénique renommée (soprano), née à Londres le 18 sept 1794, m., comtesse Essex, le 22 févr. 1882. Elle chanta, de 1814 à 1835, sur les premières scènes de Londres, dans les festivals de musique dans les concerts, etc. Son neveu, — 2. Charles- Edouard, né le 18 mars 1821, est un pianiste distingué, en même temps que l'auteur d'oeuvres instrumentales et vocales bien écrites.

Sterkel, Johann-Franz-Xaver, compositeur, né à Wnrzbonrg le 3 déc. 1750, m. à Mayence le 12 oct, 1817 ; étudia la théologie, devint en 1778 chapelain de la Cour et organiste à Mayence, fit aux frais du prince électeur un voyage en Italie, et y fut très apprécié comme pianiste A son retour, en 1793, il reçut la place de maître de chapelle et un canonicat. En 1807, il suivit le prince-primat à Ratisbonne et y fonda une Ecole de chant. Les événements de 1814 le chassèrent de sa place, en sorte qu'il rentra à Mayence, où il mourut. S. fut un compositeur fécond, mais peu original; il n'en eut pas moins un certain succès. Il publia plus de cent œuvres, mais d'autres, en majeure partie destinées à l'église, restèrent manuscrites. On a gravé dix symphonies, deux ouvertures, un quintette pour instr. à archet, six trios pour deux violons et violoncelle, six duos pour violon et alto, six concertos de piano, des sonates de violon,

STERLING — STIASTNY

rei

les sonates de piano à deux et à quatre mains, les rondos, des fantaisies pour piano, dix ahiers de lieder, trois cahiers de « canzonette» taliennes, deux cahiers de duos italiens pour leux sopranos, des airs, etc.

Sterling, Antoinette, célèbre cantatrice de ;oncert (alto), née à Sterlingville (New- York), e 23 janv. 1850 ; fit ses premières études dans ;a ville natale, se perfectionna ensuite, sous la lirection de Mme Marchesi, à Cologne, de Mme Bardot-Garcia, à Baden-Baden, et de Manuel Jarcia, à Londres. Elle se lit entendre à Lon- Ires en 1873, et y resta dès lors ; elle épousa, en 1875, un M. Mac Kinlay.

Stern, 1. Georg-Friedrich-Theophil, orgariste et compositeur, né à Strasbourg le 24 uil. 1803; fut d'abord organiste dans cette ville, i l'église St-Pierre, puis, peu de temps, maître le musique à Carlsruhe et, dès 1841, organiste m Temple Neuf (église protestante). Il a publié sept recueils de morceaux d'orgue (pédale ad .ibitum) qui dénotent un talent réel. — 2. Julius, né à Breslau le 8 août 1820, m. à Berlin le 27 févr. 1883 ; élève, pour le violon, de Peter Lùstner et, plus tard, après que ses parents se ûirent fixés à Berlin (1832), de Maurer, Ganz et Saint-Lubin. En 1834, il entra à l'« Académie de chant» (alto) et, peu après, devint élève particulier de Rungenhagen, pour la composition; le 1843 à 1846, il travailla encore, grâce à un subside de la cassette royale, d'abord à Dresde, puis à Paris. C'est alors qu'il débuta dans la carrière pratique, pn dirigeant avec succès la Société de chant allemande, à Paris; de retour à Berlin, il créa, en 1847, la Société chorale mixte qui porte son nom (Stern'scher Gesangverein) et qu'il dirigea jusqu'en 1874 (ses successeurs furent : J. Stockhausen jusqu'en 1878, M.Bruch jusqu'en 1880, Rudorff jusqu'en 1890, et Fr. Gernsheim). La société devint bientôt, sous sa direction, l'une des plus renommées de l'Allemagne. Trois années plus tard (1850), S. fonda, avec Th. Kullak et A.-B. Marx, le « Conservatoire de musique (Stern)», à Berlin; Kullak s'en sépara en 1855 et fonda sa « Nouvelle académie de musique ».En 1857, Marx quitta aussi le Conservatoire, mais celui-ci continua à jouir de la meilleure renommée, sous la direction unique de S., grâce à l'assistance d'excellents professeurs (cf. Meyer, 3). De 1869 à 1871, S. dirigea aussi la « Chapelle symphonique » et, de 1873 à 1874, les concerts des « Reichshallen » ; mais il voua ensuite toutes ses forces et tout son temps au Conservatoire. S. avait reçu, en 1849, le titre de « directeur royal de musique » et, en 1869, celui de « professeur». Il a composé quelques petites œuvres vocales. Cf. Erinnerungsblâtter an J. Stern, par Richard Stern (1886). — 3. Margarethe (née Herr), pianiste de talent, née à Dresde le 25 nov. 1857; son père était musicien dans l'Orchestre royal, et la confia aux soins de Karl Krseger, à Dresde, puis de Liszt,àWeimar, enfin, pendant quelque temps, de Clara Schumann. Elle épousa, en 1881, le poète et historien de la littérature, Dr Adolf Stern, professeur à 1' « Académie poly-

technique », à Dresde. M">« S. est la pianiste attitrée des séances de musique de chambre du violoniste Pétri.

Stevens, Richard-John-Samuel, né à Londres en 1757, m. dans la même ville le 23 sept. 1837: organiste de « Temple Church » et de « Charter House », à Londres, devint en outre-, en 1801, maître de musique au « Gresham Collège .S. est un compositeur renommé de glees el de catches.

Stewart, Rorert-Prescott, organiste et compositeur anglais, né à Dublin le 16 déc. 1825, m. à Dublin le 24 fév. 1894; fut enfant de chœur de l'église du Christ et, déjà à l'âge de dix-huit ans, organiste de cette même église. En 1846, il devint directeur de musique de TUniversité, en 1851 Dr en musique, en 1852 vicaire du chœur de St-Patrick, en 1861 professeur de musique à l'Université de Dublin. Ce fut lui qui, en 1872, représenta l'Irlande à la grande fête de la paix, à Boston; il fut anobli peu après (Sir). En 1873, il prit la direction de la « Société Philharmonique » de Dublin. On fait grand cas, parmi ses compositions, d'une fantaisie sur des thèmes irlandais pour soli, chœur et orchestre (1872, Boston), et de quelques autres cantates et odes; mais S. est surtout renommé comme organiste.

Stich, Johann-Wenzel (italianisé : Giovanni Punto), très célèbre corniste virtuose, né à Zchuzicz, près Tschaslau (Bohème), en 1748, m. à Prague le 16 févr. 1803; eût d'abord une vie d'artiste très agitée, parcourut toute l'Europe, puis accepta, en 1781, une place à la Cour de l'Evêque de Wûrzbourg, mais échangea celle-ci, en 1782, contre les fonctions de musicien de la chambre du comte d'Artois (le futur Charles X), à Paris. Il fut, pendant la Terreur, directeur d'un petit théâtre de vaudeville; en 1799, il retourna en Allemagne, et enchanta, entre autres, Beethoven qui écrivit pour lui une sonate (op. 17). S. vécut enfin à Prague d'où il songeait repartir pour Paris, avec Dussek., lorsque la mort le surprit. S a publié quatorze concertos de cor; un sextuor pour cor, clarinette, basson, violon, alto et contrebasse; un quintette pour flûte, cor et trio d'archets; vingtquatre quatuors pour cor et trios d'archets: vingt trios pour trois cors; un grand nombre de duos pour deux cors; des duos pour cor et contrebasse ; des études et une méthode de cor (1798 ; révision d'une méthode de son maître, Hampel); un Hymne à la liberté, avec orchestre; des trios pour instr. à archet et des duos de violons.

Stiastny (Stiasny, Stasny), Bernhard-Wenzel, né à Prague en 1760, m. dans la même ville en 1835: fils du hautboïste Johann St. (m. en 1798), fut violoncelliste de l'orchestre da théâtre et, de 1810 à 1822, professeur au Conservatoire de Prague. On a de lui des sonates, des morceaux fugues pour deux violoncelles el une méthode de violoncelle. Son frère — 2. Franz-Johann, né à Prague .ai L794, m. vers 1820, était également violoncelliste et plus virtuose encore que le premier. 11 fut engagé à

STIEHL — STOCKHAUSEN

Prague, à Nuremberg, à Mannheim, et publia des duos de violoncelles, un concerto de violoncelle, des sonates pour violoncelle et basse, un divertissement pour violoncelle, alto et basse, etc. Cf. Stasny.

Stiehl, Heinrigh-Franz-Daniel, organiste virtuose, né à Lubeck le 5 août 1829, m. à Reval le 1er mai 1886; élève de Lobe et du Conservatoire de Leipzig, fut, de 1853 à 1866, organiste de l'église St-Pierre et directeur de la « Singakademie » à St-Pétersbourg. Il donna des concerts en Allemagne, en Italie et en Angleterre, puis fut, de 1874 à 1878, directeur de la «Société Ste-Cécile» de Belfast (Irlande). Après avoir vécu quelques années à Hastings, comme professeur de piano, il accepta, en 1880, la place d'organiste de St-Olaf et la direction de la « Singakademie », à Pieval. C'est avec cette société chorale qu'il exécuta en 1883, à St-Pétersbourg, la « Passion selon Si-Matthieu», de Bach. S. a publié un grand nombre de compositions pour orchestre (Ouverture triomphale); des œuvres chorales ( EIJ enhœnigin) ; de la musique de chambre (trois trios, un quatuor pour instr. à archet [op. 172], une sonate de violoncelle, une sonate et des morceaux pour piano et violon); des morceaux de piano, des lieder (Psalter und Harfe): entin deux opéras : Der Sckatzgràber, Jery und Bdtely. Son frère — 2. Karl-Jos. -Christ., né à Lubeck le 12 juil. 1826 ; élève de son père, l'organiste de St-Jacob, à Lubeck, Johann-Dietrich S. (né à Lubeck le 9 juil. 1800, m. dans la même ville le 27 juin 1873), fut, de 1848 à 1858, organiste à Jever, de 1858 à 1877 organiste et directeur de musique à Eutin. Depuis 1878, S. est directeur de la « Société de musique » et de la « Singakademie » de Lubeck, en même temps que critique musical de la « Gazette de Lubeck». Il a écrit : Zur Geschichte der lnstrumentalmusik in Lubeck (1885) ; Lûbeckisclœs Tonkûnstlerlexihon (1887) et Musikgeschichte der Stadt Lubeck (1891).

Stiehle, Ludwig-Maxim.-Adolph, violoniste, né à Francfort-s/M. le 19 août 1850, m. à Mulhouse (Alsace) le 6 juil. 1896; fils d'un bon violoniste, élève de Vieuxtemps (de 1861 à 1863, dans la villa de Vieuxtemps à Dreieichenhain), de Hermann et de Joachim (Hanovre, 1867; Berlin, 1869-1871). Il fit partie, en 1872, du quatuor Alard. à Paris, en 1873, de celui du baron de Dervies, à Nice, en 1875, du quatuor Ilochberg, puis se fixa à Mulhouse où il fonda et dirigea des concerts d'abonnement. En outre, il donnait avecHans Huber, à Bàle, des soirées de musique de chambre très appréciées.

Stile (ital.), style S. osservato, le style « traditionnel», sévère, surtout en parlant de musique vocale pure (v. style), style a cappella ou style palestrinien (v. Palestrina); S. rappresentativo, style approprié à la scène, style dramatique, autrement dit la monodie accompagnée inventée vers 1600, à Florence. Cf.

OPÉRA

Stimme (ail.), voix, partie vocale ou instrumentale.

Stimmgabel (ail.), diapason.

Stiracchiato (ital.), étendu, dilaté.

Stirling, Elisabeth, organiste anglaise di tinguée, auteur d'œuvres de valeur, née Greenwich le 26 fév. 1809; élève, pour l'or; et pour le piano, de W.-B. Wilson et de Holme] pour la théorie de Hamilton et de Macfarre devint organiste en 1839, à Poplar, dans l'égli de la Toussaint, en 1858 à Undershaft, da celle de St-André. Elle prit sa retraite en 188 En 1856, S. s'inscrivit pour les examens dl doctorat en musique et l'aurait obtenu, si l'o] n'avait été dans le doute au sujet de la possib lité de conférer ce grade à une femme. El épousa, en 1863, un Mr Bridge. Mme S. a publ des morceaux d'orgue et de la musique vocal d'une facture excellente.

Stobàus, Johann, un des compositeurs d musique d'église protestante les plus illustrer dans la première moitié du xvne siècle, né Graudenz le 6 juil. 1580, m. à Kônigsberg 1 11 sept. 1646; arriva à Kônigsberg en 159? pour y fréquenter le collège classique, puis, e: 1600, l'Université. En 1599, il devint l'élève d J. Eccard et entra en 1601, comme basse, dan la Chapelle vocale du prince électeur. En 160$ S. fut nommé chantre de la cathédrale, en 162 maître de chapelle du prince électeur; il se li d'amitié avec son maître Eccard et devint soi collaborateur, pour la composition d'un recuei de chorals à plusieurs parties, à l'usage de églises de Prusse : Preussische Festlieder au das ganze Jahr fur 5, 6, 7 und 8 Stimmet (deux parties, 1642 et 1644 ; nouv. édit. en 1858 par ïeschner) et Geistliche Lieder auf gewohn liche Preussische KircJœn- Melodeyen mit i Stimmen (1634). En outre, S. est l'auteur de Canliones sacrae 5-19 v. item Magnifica (1624) et d'un très grand nombre de composi tions de circonstance, souvent basées sur de! mélodies sacrées.

Stockhausen, 1. Franz (père), harpiste vir tuose, né à Cologne en 1792, m. à Colmar efl 1868; donna de nombreux concerts avec sî femme, Margarethe (née Sghmugk) qui étai une cantatrice distinguée (m. le 6 oct. 1877). 1 a publié un grand nombre de compositions pour la harpe. — 2. Julius, fils du précédent chanteur distingué et maître de chant très re nommé, né à Paris le 22 juil. 1826 ; élève du Conservatoire de Paris et de Manuel Garcia, ï Londres, il se fit rapidement une grande repu talion comme chanteur de concerts. De 1862 i 1867, il dirigea les Concerts Philharmoniques et la «Singakademie» de Hambourg; de 1869 à 1870, il fut engagé comme chanteur de la Cour; à Stuttgart, enfin, en 1874, il prit la direction de la Société de chant Stern, à Berlin, et la conserva jusqu'au moment où, en 1878, il fut appelé aux fonctions de maître de chant au Conservatoire Hoch, à Francfort-s/M. Il donna sa démission en 1879 déjà, à la suite de différends avec la direction, et, depuis lors, il est directeur d'une « Ecole de chant » qu'il a fondée lui-même à Francfort-s/M. En 1886-1887, S. a publié une excellente méthode de chant en

STCELZEL —

ux vol. — 3. Franz (fils), frère du précédent,

je à Gebweiler le 30 janv. 1839; reçut les pre-

ières leçons de musique de ses parents, fut

isuite élève d'Alkan, à Paris, et fréquenta, de

!60 à 1862, le Conservatoire de Leipzig (Mo-

heles, Richter, Hauptmann). De 1863 à 1866,

| fut directeur de musique à Thann, en Alsace,

i vécut, de 1866 à 1868, auprès de son frère, à

ïambourg, et fut appelé en 1868 comme direc-

|ur de la Société de Chant sacré et directeur

3 musique de la cathédrale, à Strasbourg. En

fil, S. fut nommé directeur du Conservatoire

3 Strasbourg et des concerts symphoniques

3 la ville; il donna sa démission de directeur

3 la Société de Chant sacré, en 1879. Le

pnservatoire de Strasbourg a fait, sous la di-

3ction de S., des progrès réjouissants. S. a

;çu, en 1892, le titre de «professeur royal ».

Stœlzel, Gottfried-Heinrich, compositeur et

liéoricien, né à Grûnstâdtl, dans l'Erzgebirge

pixon, le 30 janv. 1690, m. à Gotha le 27 nov.

749 ; était le fils d'un organiste qui lui donna

;s premières leçons de musique puis le con-

a au cantor Umlauf, à Schneeberg, et au

irecteur de musique Hofmann, à Leipzig. S.

écut d'abord comme maître de musique à

îreslau, où il écrivit, en 1711, son premier

péra : Narcissus, suivi bientôt de trois autres,

crits pour Naumburg : V alerta, Artemesia,

)rion, tous trois en 1712. Il se rendit ensuite

n Italie où il passa plusieurs années, fit, après

on retour, un long séjour à Prague, resta quel-

ue temps à Bayreuth et fut nommé maître de

hapelle à Gotha. S. écrivit à Prague plusieurs

péras : Venus und Adonis 11714), Acis und

Jalathea (1715), Bas durch die Liebe besiegte

Mck (1716); à Bayreuth : Diomedes (1717). S.

l composé beaucoup de chants religieux : huit

oubles séries annuelles de cantates et de mo-

ets, quatorze oratorios (pour Prague, de 1714

1717 : Maria Magdalena, Jésus patiens, et

Jaino), des Messes, etc.- puis vingt-deux opé-

as (parmi lesquels le Musenberg, Gotha, 1723,

a pastorale : Rosen und Dornen, etc.), des

ymphonies, des sérénades, de la musique de

able, etc., œuvres qui restèrent toutes manus-

rites. Une petite dissertation sur les contre-

Doints artificiels : Praktischer Beweis, etc., fut

Xièe à peu d'exemplaires, en 1725.

Stœlzl, Heinrigh, corniste dans la chapelle royale de Berlin né à Pless (Silésie) en 1780, m. à Berlin en 1844; remplaça le mécanisme à 3lefs, inventé par Kâlbel (1770), pour la trompette et le cor, par le mécanisme à pistons inventé par Blùhmel (1813). Ce fut S. qui prit le brevet de ce dernier, pour la Prusse (1818).

Stœpel, Franz-David-Christoph, musicographe et professeur, né à Oberheldrungen (province saxonne) le 14 nov. 1794, m. à Paris le 18 déc. 1836; fut pendant quelque temps maître d'école à Frankenberg, puis précepteur chez le baron de Dankelmann. Il fut envoyé, en 1821, par le gouvernement prussien, à Londres, pour faire un rapport sur la méthode de Logier, et fonda, en 1822, à Berlin, une Ecole de musique d'après le système de Logier. Mais, lors-

STOJOWSKY

que Logier eut été appelé par le gouvenement prussien à Berlin, S. partit et fonda des écoles de musique d'après le même système à Erfurt, à Francfort-s/O. et, enfin, à Paris. Le succès toujours espéré ne vint pas et S. mourut découragé. En plus d'un plagiat du Si/stem der Harmonielehre de Logier (1825), il publia plusieurs revues musicales qui ne durèrent que peu de temps (Allgemeiner Musikalischer Anzeiger et Allgemeine Musihzeitung, à Francfort; Mûnchener Musihzeitung), et divers ouvrages : Grundsùge der Geschichte der modernen Musik (1821); Beitràge zur Wùrdigung der neuen MetJtode des gleichzeitigen Unterrichts einer Mehrzahl Schiller im Pianofor tespiel und der Iheorie der Harmonie (1823); Ueber J.-B. Logier s System der Musikicissenschaft (1827). Plusieurs recueils de romances et des morceaux de piano de S. furent aussi gravés. — 2. Robert-August, compositeur, né à Berlin en 1821, m. à New- York en 1887 ; fit ses études à Paris, mais partit en 1850 pour New- York (opéras, à Paris : Indiana et Charlemagne; à New-York : Aider shot).

Stôr, Karl, né à Stolberg (Harz) le29juin 1814, m-, à Weimar, le 17 janv. 1889 ; élève de J.-N.-K. Gôtze et de J.-Chr. Lobe, à Weimar, devint, en 1827, musicien de la Cour et, en 1857, après la retraite de Liszt, maître de chapelle de la Cour, fonctions qu'il dut abandonner à cause d'une grave ophlhalmie. On ne connaît guère de ses compositions, que de la musique pour Die Glocke, de Schiller (tableaux symphoniques).

Stôwe, Gustav. , né à Potsdam le 4 juil. 1835, m. dans la même ville le 30 avr. 1891 ; fréquenta à Berlin, le Conservatoire Stern-Mnrx, puis étudia, comme élève particulier, la composition auprès de A.-B. Marx et le piano auprès de Zech. En 1875, il fonda l'Ecole de musique de Potsdam qu'il dirigea jusqu'à sa mort. S. est l'auteur de : Die Klaviertechnik, dargestellt als musikalisch - jihysiologische Bewegungslehre (1886), ouvrage très détaillé et documenté, analysant les fonctions des muscles et des tendons dans les différentes sortes d'attaque de la touche. Plusieurs œuvres de S. furent couronnées par la Société des Artistes berlinois. On a publié de lui des morceaux de piano et des lieder. S. était collaborateur du «Klavierlehrer», de Breslaur.

Stojowsky, Sigismond, né à Strzelce (Pologne) en 1870; fit ses premières études à Cracovie, sous la direction de Ladislas Zelenski, et y débuta en public. Après avoir fait son baccalauréat, il entra, en 1887, au Conservatoire de Paris (Delibes, Diémer), tout en suivant les cours de la Faculté des lettres. En 1889, S. quitta le conservatoire avec des premiers prix de fugue et de piano, et devint l'élève de son compatriote et ami, Paderewski. S. vit à Paris, où il partage son temps entre l'enseignement et la composition, tout en se faisant entendre, de temps à autre, en Allemagne, en Angleterre, en Pologne, etc. S. a fait paraître : un concerto de piano; une Suite symphonique

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