STOLTZ
STRADIVARI
(orchestre) ; Le Printemps (d'après Horace), pour chœur et orchestre; une sonate pour piano et violon; des variations pour quatuor d'instr. à archet; un recueil de mélodies avec paroles polonaises et françaises; des morceaux de piano : Sérénade, Danses- Humoresques, etc. Il a obtenu le prix Paderewski, à Leipzig (1898), pour la composition d'une œuvre symphonique.
Stoltz, Rosine (proprement Victorine Noël, mais plus connue sous le nom de S., bien qu'elle chantât aussi sous le nom de Mme Ternaux ou de \Ille Héloïse), cantatrice distinguée (mezzo-soprano), née à Paris le 13 févr. 1815 ; instruite dans l'Ecole musicale de Choron, chanta d'abord à Bruxelles, puis, de 1837 à 1847, à l'Opéra de Paris. Elle chanta encore plus tard sur d'autres scènes, puis se retira toul à fait, après s'être fait entendre dans des concerts. Elle a publié quelques romances sans valeur.
Stoltzer, Thomas, contraporitiste allemand du xvie siècle, né en Silésie vers 1450, m. à Bude le 29 août 1526; maître de chapelle de la Cour royale de Hongrie. Ses compositions sont disséminées dans diverses anthologies (Graphâus : Novum et insigne opus [1537] ; Petrejus : collection de psaumes de 1538-39; Rhaw : Bicinia [1543]).
Stolzenberg, Benno, excellent chanteur scénique (ténor), né à Kônigsberg le 25 févr. 1829, fils d'un prêtre israëlite, passa, en 1855, dans le giron de l'Eglise évangélique; élève de Mantius et de Heinrich Dorn, débuta en 1852 dans le rôle d'« Almaviva», à Kônigsberg, et chanta ensuite, avec beaucoup de succès, sur différentes scènes. Pendant de longues années, S. vécut à Garlsruhe où il reçut le titre de chanteur de la Cour. Il fut nommé plus tard directeur du théâtre de Dantzig, se fixa ensuite comme professeur de chant à Berlin, fut appelé au conservatoire de Cologne, mais retourna au bout d'une année à Berlin, où il vil actuellement. S. avait un répertoire extrêmement riche, il fut aussi estimé comme chanteur de lieder et publia quelques mélodies de sa composition.
Storace, 1. Ann-Selina, célèbre cantatrice légère, née à Londres en 1766, m. à Herne Hill Cottage, près Dulwich (Angleterre), le 24 août 1817; fille du contrebassiste italien Stefano S., «'lève de Sacchini, à Venise, brilla, de 1780 à 1808, à Florence, Milan, Vienne et Londres. — 2.Stephen, frère de la précédente, né à Londres en 1763, m. dans la même ville le 19 mars 1796 ; élève de son père et du Conservatoire « S. Onofrio », à Naples, partit avec sa sœur pour Vienne, où il publia son premier opéra comique italien, rentra avec elle à Londres et y écrivit une série d'opérettes anglaises et d'opéras. S. a écrit en tout dix-huit œuvres scéniques (y compris quelques adaptations, telles que Doktor und Apothéker, de Dittersdorff, et Grotta di Trof'onio, de Salieri). Son dernier opéra, Mahmoud, achevé par Kelly et Ann. S., fut exécuté après sa mort.
Storch, Anton-M., compositeur de chœurs pour voix d'hommes, né à Vienne le 22 déc. 1815, m. dans la même ville le 31 déc. 1887;
chef de chœur émérite (chœurs : Letzte Treu Grun; musique pour différents vaudeville etc.).
Str., abréviation (dans les réductions i piano, etc.) pour Streicliinstrumente, Streich] orchester (ail.), instr. à archet, orchestre d'à: chets.
Stradella, Alessandro, célèbre compositeu et chanteur, né à Naples en 1645, fut assassin par jalousie, à Gênes, vers 1681, après avoi; échappé à une première tentative d'assassinat à Rome, et avoir été blessé légèrement dan! une seconde tentative. On ne connaît rien de si vie, que le récit d'une aventure amoureuse qu eut pour conséquence l'attentat qui lui coûta \i vie. S., engagé à Venise pour composer m opéra, fit la connaissance de l'amante d'ur noble vénitien et s'enfuit avec elle, avant l'exé cution de son œuvre. L'amoureux éconduit n'eût pas de repos que S. ne fût mort. L'histoire esi racontée tout au long par Bourdelot (Histoire de la musique et de ses effets). La phrase finale « Ainsi périt le plus excellent musicien de tout£ l'Italie, environ l'an 1670 » est probablement une adjonction du neveu de Bourdelot, qui publia l'œuvre de son oncle, en 1715; car, comme Bourdelot mourut en 1685, il faut admettre qu'ayant connaissance de tous les détails de l'affaire, il connaissait aussi exactement la date de la mort de S. La mort de S. remonte très, probablement à l'année 1681 ou 1682. On a con serve parmi les compositions de S., un oratorio écrit pour Rome : San Giovanni Battista (à cinq voix, avec instruments ; Burney en possédait une copie datée de 1676), le texte d'un opéra composé pour Gênes : La forza del amor pa terno (imprimé en 1678 ; deux œuvres qui sonten rapports avec l'aventure de Stradella); un oratorio : Susanna (dédié au duc François de Mo dène, le 16 avril 1681, ce qui exclut l'assertion d'après laquelle S. aurait été assassiné en 1670); enfin, plusieurs opéras et d'autres œuvres qui se trouvent à la Bibliothèque de Modène; un cahier de cantates à la bibliothèque du Conservatoire de Naples ; vingt-une cantates à la Bibliothèque de St-Marc à Venise (dont dix publiées par L. Escudier, avec un accompagnement de piano par Halévy) ; d'autres à la Bibliothèque nationale, et à la Bibliothèque du Conservatoire, à Paris, puis à Londres, à Oxford et dans les bibliothèques privées. Les « airs » qui passent partout sous le nom de Stradella : O del mio dolce (Pieta signore) et Se i miei sospiri (v. Niedermeyer) ne sont pas de lui. Des monographies sur S. ont été écrites par Catelani (Délie opère di A. S. esistentinell archivo musicale délia R. Bibliotheca Palatina di Modena, 1866) et par Richard, conservateur de la Bibliothèque nationale de Paris (A. S.t 1866).
Stradivari, Antonio, le plus grand maître luthier de tous les temps, né à Crémone en 1644, d'une ancienne famille de patriciens de Crémone, m. dans la même ville le 18 déc. 1737; élève de Nicolo Amati, construisit d'abord des violons pour le compte d' Amati, se maria
STRAETEN
il 1667 et commença alors à travailler pour pn propre compte. S. fut marié deux fois, il ut onze enfants, dont deux fils seulement deinrent luthiers, savoir : Francesco, né le 1er îvr. 1671, m. le 11 mai 1743, et Omobono, né le 4 nov. 1679, m. le 8 juil. 1742. Tous deux availlaient avec leur père et étaient déjà parenus à un âge avancé (58 et 66 ans), lorsque îur père mourut. Une monographie : Cenni ulla célèbre scuola Cremonese deçjli stromenti d arco... e sulla famiglia del sommo A. S. L872), écrite avec beaucoup de soin par Paolo jombardini, poursuit la biographie de la faillie jusqu'en ses représentants actuels et relonte en arrière jusque dans le courant du ,u xiiie siècle ; toutefois, on n'y rencontre pas 'autres luthiers que ceux que nous venons de ommer. S. construisit un grand nombre d'insruments, tant violoncelles que violons, altos, ioles et violes de gambe, luths, guitares, manolines, etc. Il travailla pendant soixante-dix ns environ ; le dernier violon qui nous soit onnu de lui est daté de sa main : 1736. Son ils Francesco signa de son nom depuis 1725, )mobono construisit avec lui quelques instrunents : sotlo la discipline d'A. S. Ce dernier >araît s'être surtout occupé de la fourniture des natériaux et du commerce, plus en tout cas que le la construction des instruments. Le père et es deux fils reposent dans le même tombeau. Efétis aussi a écrit une monographie sur A. S. 1856). Cf. Wasielewski et Vidal.
Straeten, van der, v. Vanderstraeten.
Strakosch, Moritz, pianiste et imprésario jien connu, beau-frère et professeur d'Adelina Patti, né à Lemberg en 1825, m. à Paris le 30 ctobre 1887. S. écrivit lui-même un grand lombre de morceaux de piano et deux opéras. Strascinando (ital.), en traînant, en ralentissant.
Strathspey (angl.), danse écossaise analogue au «Réel» mais d'un mouvement plus modéré, à 4/4 et d'un rythme de croches pointées.
Straus, Ludwig, violoniste distingué, né à Presbourg le 28 mars 1835; élève de Hellmeslerger et de Bôhm, à Vienne, fut nommé conertmeister à Francfort- s /M., en 1859 (au Théâtre municipal jusqu'en 1862; au «Muséum» usqu'en 1864). Depuis 1865, S. est, à Londres, violon-solo de l'orchestre de la Cour et concertmeister des Concerts philharmoniques ; il fut également concertmeister des concerts Halle, i Manchester. S. est très estimé comme quartettiste (violon et alto) dans les Concerts populaires du samedi et du lundi. Il est professeur à la « London Academy of Music ».
Strauss, 1. Joseph, violoniste et compositeur, né à Brùnn en 1793, m. à Carlsruhe le 2 déc. 1866 ; fils d'un violoniste de talent, élève de son père et de Blumenthal, puis d'Urbani et de Schuppanzigh, à Vienne, et, pour la théorie, de Teyber et d'Albrechstberger. A l'âge de douze ans, il occupait une place dans l'orchestre de l'Opéra de la Cour, à Vienne, puis il fut engagé dans l'orchestre du Théâtre de Budapest. En 1813, il fut appelé aux fonctions de