‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 467 sur 542 · STUNTZ — SUCCESSION DES HARMONIES · texte numérisé non relu

STUNTZ — SUCCESSION DES HARMONIES

et 1890). S. poursuit la voie ouverte par Th. Lotze et G.-Th. Fechner ; son ouvrage est une conséquence naturelle et logique des théories que Helmholtz a exposées dans sa« Théorie physiologique du son ». Toutefois, il s'est séparé en partie de ces théories et de celles d'Oettingen et de Riemann, dans son dernier essai : Konsonanz und Dissonanz (1898; lre livraison de Beitràge zur Akustikund Musikwissenschaft, qui doivent former la suite de son grand ouvrage). S. a écrit, en outre : Ueber Tonpsychologie in England (dans la « Vierteljahresschrift fur M.-W. »); Ueber den psychologischen Ursprung der Raumvorstellung ; (reschichte des Konsonanzbegriffes (Ire partie, 1897); Die pseudo - aristolelischen Problème ûber Musik (1897) ; etc.

Stuntz, Joseph - Hartmann, compositeur et directeur, né à Arlesheim, près de Bàle, le 25 juil. 1793, m. à Munich le 18 juin 1859; élève de Peter von Winter, avait déjà écrit plusieurs opéras pour diverses scènes italiennes (Milan, Venise), lorsqu'il devint chef des chœurs à l'Opéra de Munich. En 1826, S. succéda à son maître, comme maître de chapelle de la Cour. S. a composé, pour Munich, plusieurs opéras allemands, beaucoup de musique d'église (Messes, Stabat, etc.) ; il a publié deux ouvertures, un quatuor pour instr. à archet, un nocturne pour deux voix et quelques chœurs pour voix d'hommes.

Style (du la t. slilus, burin, touche), c.-à-d. écriture, particularité de la facture, soit subjectivement, en tant que s. d'un maître déterminé (s. de Beethoven, de Mozart, de Schumann, de Chopin, etc.), soit objectivement en tant qu'écriture appropriée à tel genre de composition ou à tel instrument spécial (s. instrumental, s. vocal, s. religieux, s. orchestral, s. scénique, s. de chambre, s. de quatuor, s. de piano, s. d'orgue, etc.). On parle, en outre de s. sévère, écriture pour un certain nombre de voix réelles, avec application des lois qui régissent le s. vocal (v. musique vocale), et de s. libre ou galant qui ne se lie pas à un nombre fixe de voix, mais l'augmente ou le diminue à volonté, etc. D'autres distinctions, d'ordre plutôt esthétique, sont indiquées clairement par les qualificatifs : pathétique, naïf, sentimental, romantique, classique, etc. (cf. classique, romantique).

Su (ital.), sur; sut (c.-à-d. su il) G, sur la corde de sol; sui= su i; sullo — su lo; sugli = su g h'.

Sub- (diapente, etc.), cf. hypo — . Subdominante (ail.), sous dominante. Subbass (ail.) sous basse (v. ce mot).

Subito (ital.), tout à coup, subitement. Subsemitonium modi (lat.), note sensible placée au-dessous de la tonique et qui est un élément essentiel de toutes les gammes modernes, ex. : en ut maj. — si — ut, en la min. = sol dièse — la, etc. Cf. mineur et ecclésiastique.

Succession des harmonies. Las. des harmonies s'analyse en considérant toujours l'enchaînement des accords deux à deux. Mais, pour

pouvoir parler de s. des harmonies, il fat tout d'abord concevoir et dénommer tous le accords, même les dissonants, dans le seiJ d'iiARMONiES [naturelles] ;' conception indid pensable, du reste, si l'on veut se placer à u\ point de vue général et obtenir une terminolc gie s'appliquant non point à chaque cas spécia mais à un grand nombre de cas logiquemer coordonnés. Les bases de cette terminologi sont adoptées partout, depuis Gottfr. Webei On désigne les accords de trois sons placés siu les degrés d'une gamme au moyen de chiffre romains correspondant au numéro d'ordre d chacun d'eux; les chiffres sont grands pour lej accords majeurs, petits pour les accords m neurs. De plus, on ajoute un zéro (comme indicd aux accords de quinte diminuée et, souven aussi, une apostrophe aux accords de quint augmentée (E.-Fr. Richter):

a) Majeur

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