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SUITE

— la maj , un change de quinte; ut maj. — si bémol min. (°fa), resp. la min. («mi) — si maj., un change de contre-quinte. Dans toutes les s. d'harmonies, les [« simples »] changes sont, comme ici, de compréhension très' aisée, les « contre-changes », par contre, de compréhension beaucoup plus difficile. Les s. d'harmonies par tierce sont, par ex. : marche de tierce : ut maj. — mi maj., resp. la min. — fa min.(°m2 — °ut) ; marche de contre-tierce : ut maj. — la bémol maj., resp, la min. — ut dièse min. (°mt

— °sol dièse); change de tierce : ut maj. — la min. (°mi), resp. la min. (°mi) — ut maj.; enfin, le change de contre-tierce : ut maj.— ré bémol min. (Ha bémol), resp. la min. (°mi) — sol dièse maj. Cf., en outre, son, harmonie, interprétation HARMONIQUE, CLEF HARMONIQUE et FONCTIONS.

Succo, Pieinhold, né à Gôrlitz le 23 nov. 1844, m. à Breslau le 29 nov. 1897; élève de l'Académie royale de Berlin, fut nommé, en 1863, organiste de l'église St-Thomas, à Berlin, en 1874, professeur de théorie à l'Académie royale, en 1888, membre de l'Académie. Il est l'auteur de morceaux d'orgue et d'œuvres vocales sacrées et profanes.

Sucher, Joseph, excellent chef d'orchestre, né à Dôbôr (comitat d'Eisenberg, en Hongrie) le 23 nov. 1843; étudia d'abord le droit, à Vienne, mais se voua ensuite complètement à la musique et devint élève, pour la théorie, de S. Sechter. Il fut, en premier lieu, répétiteur des chœurs à l'Opéra et directeur de la « Société de chant académique », puis, plus tard, chef d'orchestre d'opéra-comique, à Vienne. En 1876, il fut nommé chef d'orchestre au théâtre de Leipzig, épousa la cantatrice scénique Rosa Hasselreck (née à Velburg, dans le Haut-Palatinat) et fut engagé avec elle par Pollini, pour le théâtre de Hambourg. S. succéda enfin à Schrôder, en 1888, comme maître de chapelle de la Cour, à Berlin, où Mme Sucher fut engagée, en même temps, comme primadonna. Tous deux sont d'excellents interprètes de Wagner. C'est surtout dans « Isolde » (1886, à Bayreuth) et « Sieglinde » queMmeS. remporta de grands succès.

Suegala, v. Schwegel.

Suffocato, (ital.), suffoqué, étouffé.

Suite (Partie, Partita), l'une des plus anciennes formes musicales cycliques, « suite » de plusieurs morceaux de danse écrits dans le même ton, mais de caractères différents; les plus anciens groupements de ce genre qui nous soient connus, se trouvent dans les livres de luth de la première moitié du xvie s., où celui de la pavane et de la gaillarde (v. ce mot) doit être considéré comme sous-entendu. Au début du xviie s. apparaissent en outre la courante et l'allemande (par ex., chez Scheidt, 1621) ; mais ces morceaux ne sont pas encore strictement coordonnés en une suite. L'ancien nom de la s. proprement dite était celui de Sonata da caméra, forme qui se développa (pour les instr. à archet) dans la seconde moitié du xvne s. La dénomination de balletto est identique à la pré-

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