SUJET
cédente.Ce n'est que vers la fin du xvne s. que, dans les œuvres des luthistes français, nous trouvons le nom de s.; mais, à côté de ce dernier, nous trouvons également (pour la musique de clavecin) celui de partie et, dans les œuvres de Gouperin, celui d'oRDRE. Les quatre mouvements caractéristiques de la s. sont I'al-
LEMANDE, la GOURANTE, la SARARANDE, et la GI- GUE ; lorsqu'on désirait avoir un plus grand nombre de mouvements (intermezzi : gavotte,
PASSEPIED, RRANLE, MENUET, ROURRÉE, OU encore
doubles d'un morceau de danse), on intercalait généralement ceux-ci entre la sarabande et la gigue (cf. les articles spéciaux). On ne trouve que rarement un morceau intercalé avant la sarabande, mais un prélude précède parfois l'allemande. C'est à J.-S. Bach que l'on doit les derniers perfectionnements de la suite de chambre. De nos jours, la forme de la s. a été souvent adoptée pour la musique orchestrale et a pris un grand développement, grâce à Franz Lachner surtout, dont les s. renferment des fragments contrapontiques d'une maîtrise absolue. Une autre sorte de s., également pour orchestre (mais surtout pour orchestre d'archets), est apparue de nos jours : ne tenant aucun compte des principaux types de mouvements de l'ancienne s., elle se rapproche du genre « divertissement », se compose d'une série de morceaux de facture plutôt légère (style galant) et fait abstraction de raffinements contrapontiques.
Sujet, nom que l'on donne au thème d'une fugue (v. ce mot), en ail. Subfekt, en lat. dux. On parle de fugues à deux (double fugue), à trois sujets (triple fugue), lorsque dans une même fugue, plusieurs thèmes sont développés indépendamment les uns des autres. Lorsque le second s. n'est autre chose que le contrepoint du premier, il prend le nom de contresujet.
Sullivan (Sir), Arthur-Seymour. un des musiciens anglais les plus illustres, parmi les vivants, né à Londres le 13 mai 1842 ; élève de la « Royal Academy of Music » et du Conservatoire de Leipzig (1858-1861), devint maître à la « Royal Academy », succéda en 1865 à Bennet, comme professeur de composition, fut nommé, en 1876, directeur de la « National Training School for Music », et, plus tard, membre du comité du « Royal Collège of Music ». Il faut mentionner parmi ses compositions : les ouvertures et la musique de scène pour la Tempête (écrite à Leipzig et exécutée dans un concert d'élèves, à la fin des études de S.); Le marchand de Venise, Les joyeuses commères de Windsor, Henri VIII, Macbeth (1888) et Le roi Arthur (1894) de Shakespeare; un ballet: L'Ile enchantée) 1864); une symphonie en mi maj.; des ouvertures : Sapphire Necklace , Marmion ; Ouverture de bal, In memoriam ; des oratorios : The prodigal son, The light of the world et Die martyr of Antioch (1880); des cantates : Kenilworth, The golden Legend (1887), et On shore and sea; un concerlino pour violoncelle ; un duo concertant
SUPPE
pour piano et violoncelle ; des composition pour piano ( Thoughts, Twilight, Day dreams) < des mélodies. Les opérettes de S. eurent u grand succès en Angleterre et en Amériqu tandis que les tentatives de les acclimater su le continent ont presque toujours échoué; c sont : The contrabandista , Cox and Boa Thespis, Triel by jury, The zoo, The sorcer&i Her Majestys ship Pinafore, The pirates c Penzance, Patience (Bunthorne's brid), Jolan the ( The Pear and the Péri), Princess Id (1884), The Mikado (1885), Ruddigore (1887 The Yeomen of the Guard (1888), The gondi tiers (1889) ; une nouvelle édition de « The coi trabandista », sous le titre : The Chieftai 1894), enfin The stone of beauty (1898). A côl de ces œuvrettes, S. a écrit encore, pour scène, un opéra : Ivanhoe (1897).
Sulzer, 1. Johann - Georg, esthéticien, né Winteithour en 1719, m. à Berlin le 25 févr.177' fut d'abord pasteur d'un village des environ de Zurich, puis précepteur à Magdebourg, d( vint professeur au gymnase de « Joachimsthal à Berlin, puis, après un séjour de quelqu temps en Suisse, professeur à l'Académie Ri ter, à Berlin. Il donna sa démission en 177: pour raisons de santé. Ses ouvrages, fort mér toires en leur temps, sont : Pensées sur l'or gine et les différents emplois des sciences et d( beaux-arts (dans les comptes rendus des séai ces de l'Académie de Berlin, 1757, puis, sép rément, en allemand, et revu en 1772: Diescfa nen Kùnste in ihrem Ursprung, etc.); Allg> meine Théorie der schonen Kûnste (1772, 4 vo! 2e éd., 1792-1794, 4 vol.; en plus : 3 vol. de Li terarische Zusàtze, de Blankenbourg. 175i 1758 ; et 8 vol. de Nachtrage, de Dyck et Schat 1792-1806 ; les articles sur la musique sont, e grande partie, de J.-A.-P. Schulz). Un rappo sur la machine à écrire les notes de Hochfel pour l'Académie de Berlin, est également de (1771). — 2. Salomon, réformateur du chant ï tuel israélite, né à Hohenems (Vorarlberg), 30 mars 1804, m. à Vienne le 18 janv. 189( chantre de la communauté israélite de Vienr (depuis 1825), publia : Schir Zion (recueil <: chants religieux israélites), des hymnes hébra ques et d'autres chants. Il parvint à restaurer chant d'église israélite, par la publication c nouvelles compositions et par la formatk d'un excellent chœur de la synagogue.
Suppé, Franz von, compositeur d'opérette né à Spalato, en Dalmatie, le 18 avr. 1820, m Vienne le 21 mai 1895 ; d'une famille originaii de Belgique, il montra de bonne heure du taie? pour la musique et apprit d'abord à jouer de' flûte. Lorsque sa mère partit pour Vienne,apr< la mort de son mari, S. entra au Gonservatoi' et devint élève de Sechter et de Seyfried. Lo: du séjour que Donizetti fit à Vienne, pour préparer la représentation de « Linda di Ch. mounix», S. profita des conseils du maestro it lien. La première place qu'il occupa fut celle ( chef d'orchestre au théâtre de « Josephstadt il fut ensuite quelque temps chef d'orchestre Presbourg et, jusqu'en 1862, au théâtre « A
SURIANO — SVENDSEN
er Wien ». Enfin, en 1865, il fut nommé chef 'orchestre du théâtre « Leopoldstadt ». S. n'a as composé uniquement des opérettes et des anses ; il a écrit aussi une Messe, un Requiem, ne symphonie, des ouvertures, des quatuors, te, qui témoignent d'an véritable talent artisque. Cependant il doit sa renommée exclusiement à une série d'oeuvres légères, dans le enre d'Otfenbach ; Der Apfel (1834, à Zara, lans un cercle privé), Bas Màdchen vont Lande Vienne, 1847), Paragraph 3 (1858), Bas Penionat (1860), Bie Kartenschldgerin, Zehn Madhen und hein Mann (1862), Flotte Bursche 1863) , Bas Corps der Rache (1863), Piquelame, Bie scltone Galathea (1865), Leichie Kaallerie ( 1866 ), Freigeister , Franz: Schubert, )annebas, Frau Meisterin , Banditenstreiche, pantalusqualen (1868), Isabelle, Bie Prinzessin Bragant, Fatinitza (1876), Tricoche und lacolet, Boccaccio (1879), Bonna Juanita (1880), 1er Gashogner (1881), Herzblàttchen (1882), lie Afrikareise (1883), Des Matrosen Heimkehr 1885), Bellmann (1887), et Bie Jagd nach dem SfoïcÂg (1888). Plusieurs de ces opérettes ont été •aduites en français et ont remporté, de même ue les danses de S., de grands succès en pays e langue française.
Suriano (Soriano), Frangesco, compositeur le l'Ecole de Rome, né à Rome en 1549, m. lans la même ville en janv. 1620; fut, comme enant de chœur de l'église St- Jean-de-Latran,élève leZoilo et de Roy, puis, plus tard, élève de G.-M. "Tanini et de Palestrina. Il fut ensuite maître de hapelle de l'église St-Louis-des-Français, pasa en 1587 à celle de Ste-Marie-Majeure, en 588 de nouveau à l'église de St-Louis, en 1595
St-Jean-de-Latran, et en 1600 de nouveau à te-Marie-Majeure. Les oeuvres qui ont été pu- )liées de S. sont : deux livres de madrigaux à inq voix (1581, 1592), deux livres de madrigaux à quatre voix (1601, 1602). des motets à mit voix (1597), un livre de Messes de quatre
huit voix (1609, etc., entre autres, l'arrangenent à huit voix de la Missa Papae Marcelli, le Palestrina); Canoni e oblighi di CX sorti opra l'Ave Maris Stella a 3-8 voci (1610); eux livres de psaumes et de motets de huit à eize voix (1614, 1616); des villanelles à trois oix (1617), et des Magnificat à quatre voix avec me « Passion » (1619).
Suzato, v. Tylman Susato.
Suspirium (Pausae minimae ; lat.), v. soupir.
Suspension, nom que l'on donnait, vers 1700, l l'entrée légèrement retardée d'un son quelonque de la mélodie, entrée retardée que l'on ndiquait au moyen du signe ^ placé au-desus de la note, ex.:
Exécution
Ce même terme est parfois employé de nos ours, comme synonyme de retard (v. ce mot).
Sùssmayer, Franz-Xaver, connu par ses rapports avec Mozart, né ù Steyr en 1766, m. à Vienne le 17 sept. 1803 ; fut élève de Mozart et instrumenta, entre autres, quelques airs de son « Titus », S. fut nommé, en 1792, maître de chapelle du Théâtre national puis, en 1794, second maître de chapelle à l'Opéra de la Cour. Il a composé une série d'opéras, dont deux : Soliman 11 et Ber Wildfang, ont été gravés.
Sveito (ital), éveillé, dégagé.
Svendsen, 1. Oluf, flûtiste virtuose, né à Christiania le 19 avr. 1832, m. à Londres le 15 mai 1888 ; élève du Conservatoire de Bruxelles, vécut dès 1885 à Londres, où il remplit, à partir de 1867, les fonctions de professeur à la « Royal Academy of Music ». — 2. Johaxn-Si> verin, violoniste et compositeur norvégien, dont les œuvres dénotent un talent sain, robuste et une grande dose de savoir, né à Christiania le 30 sept. 1840. Ce fut son père, le maître de musique Guldbrand S., qui lui donna ses premières leçons ; de 1863 à 1867, il suivit les cours du Conservatoire de Leipzig (Richter, Reinecke, David, Hauptmann), parcourut ensuite le Danemark, l'Ecosse, les îles Ferroë, l'Islande et l'Angleterre, séjourna à Paris, de 1868 à 1869, et fut, de 1871 à 1872, directeur des concerts de 1' « Euterpe », à Leipzig, après avoir épousé, dans le courant de l'été 1871, une Américaine. De 1872 à 1877, S. dirigea les concerts de la « Société de Musique », à Christiania ; il passa l'hiver de 1877 à Rome, l'été de 1878 à Londres, et une année et demie à Paris. En 1880, il reprit son poste de Christiania, mais il fut appelé, en 1883, aux fonctions de chef d'orchestre de la Cour, à Copenhague. Les compositions de Svendsen sont écrites avec beaucoup de facilité et de naturel, ce qui ne les empêche point d'être souvent originales et intéressantes. L'influence des airs nationaux ne s'y fait point sentir d'une manière choquante, leur emploi n'y paraît point recherché mais contribue à augmenter l'intensité du coloris. S. a publié : un quatuor pour instr. à archet (op. 1); des chœurs pour voix d'hommes (op. 2); un octette pour instr. à archet (op. 3); une symphonie n° I (en ré maj., op. 4); un quintette pour instr. à archet (op. 5); un concerto de violon (op. 6); un concerto de violoncelle (op. 7) ; une ouverture d'orchestre pour Sigurd Slembe, de Bjômson (op. 8) ; Karneval in Paris, pour orchestre (op. 9); Marche funèbre pour Charles XV (op. 10); Zorohayde (op. 11); Polonaise, pour orchestre (op. 12); Kronungsmarch fur Oskar 11. (op. 13); Hochzeitsf "est, pour orchestre (op. 14); symphonie n° II (en si bémol maj., op. 15): Marche humoristique (op. 16); quatre Rha])sodies norvégiennes (op. 17, 19, 21, 22); ouverture pour Roméo et Juliette (op. 18); un second quatuor pour instr. à archet (op. 20); deux cahiers de lieder (op. 23,24); une romance .le violon en sol maj., avec orchestre (op. 26). Il l.nit ajouter à cela des arrangements pour orchestre d'o 'livres de Bach, de Schubert, de Schuinaun. puis des chants populaires norvégiens, suédois et islandais pour petit orchestre.
SWEÈLINGK — SYMPHONIE
Sweelinck, Jan-Pieters, né, d'après les recherches les plus récentes, non à Deventer mais à Amsterdam, d'avr. à oct. 1562, m. à Amsterdam le 16 oct. 1621 ; probablement élève de.Zarlino, à Venise, succéda, en 1580, à son père (m. en 1573), comme organiste de la « Vieille église », à Amsterdam. S. occupe une grande place dans l'histoire comme fondateur de la fugue d'orgue, basée sur un seul thème auquel s'adjoignent chemin faisant différents motifs secondaires se succédant d'une manière toujours plus serrée et compliquée, jusqu'à la fin de l'œuvre qui est en même temps le point culminant. Aucun de ses élèves ni de ses successeurs n'a cherché à suivre ses traces, même de loin; il était réservé au génie de J.-S. Bach de développer cette forme embryonnaire jusqu'à la perfection absolue. Une série de morceaux d'orgue de S. ont été publiés par Eitner, d'après un manuscrit de la bibliothèque du « Graues Kloster », à Berlin ; d'autres se trouvent à la Bibliothèque royale de Berlin, Ms 191 ; quelques morceaux dans le « Virginal Book » de la reine Elisabeth, à Londres, un autre à la Bibliothèque de-Bruxelles, un à la. Bibliothèque du Christ, à Oxford, et un au « British Muséum ». Les œuvres vocales polyphoniques de S. «cantiones», psaumes, chansons, sont en partitions copiées danslabibliothèque de la Société du Nord des Pays-Bas pour l'histoire de la musique, à Amsterdam. Ces œuvres suivent du reste des chemins battus et ne se distinguent guère de celles de beaucoup de contemporains de S. que par la courbe de leur mélodie, qui annonce l'évolution sur le point de se produire. On connaît jusqu'à présent, de S. : Livre 1-4 des Psaumes de David, 4-8 parties (Amsterdam et Harlem, 1604, 1613, 1614, 1621) ; les mêmes psaumes avec un texte allemand de Martinus Martinus, de Cotbus, publiés à Berlin en 1616 et 1618 ; Rimes françaises et italiennes à 2-3 part., avec chansons à 4 p. (Leyde, 1612); Cantiones sacrae cum basso continuo ad organtim 5 voc. (Anvers, 1619) ; puis quelques chants pour des cérémonies de mariage et des chansons disséminées dans les anthologies de l'époque. Un comité s'est formé pour élever à S. un monument, à Amsterdam. De plus, le Dr Max Seiffert publie, depuis 1895, une édition complète des œuvres de S., édition qui comprendra douze volumes (dont sept ont déjà paru) et sera terminée en 1901.
Swell organ (angl.), v. claviers.
Swert, Jules de, v. Deswert.
Swieten, Gottfried (Baron) van, né à Leyde en 1734, m. à Vienne le 29 mars 1803, fut promu Dr à Leyde, en 1773, après avoir présenté une thèse intitulée : Dissertatio sistens musicae in medicinam inflùxum et utilitatem, et devint plus tard directeur de la Bibliothèque impériale, à Vienne. S. a traduit de l'anglais en allemand, pour Haydn, le texte de la « Création » et celui des « Saisons ».
Swinnerton Heap, Charles, né à Birmingham en 1847, titulaire de la bourse de la Fondation Mendelssohn, à Londres, fut élève, de 1865 à 1867, du Conservatoire de Leipzig, puis,
en 1867 encore, élève, pour l'orgue, de Best, à Liverpool. Il est depuis 1868, à Birmingham, à la fois chef d'orchestre et pianiste, et obtint en 1870, le grade de Dr mus. (Cambridge). S. a écrit plusieurs œuvres de musique de chambre des ouvertures , des cantates, des anthems des morceaux d'orgue , des mélodies vocales, etc.
Swoboda, August, professeur de musique à Vienne, auteur de A Ugemeine Théorie der Tonkunst (1826); Harmonielehre (1828-1829, 2 vol. et Inslrumentierungslehre (1832).
Syfert, Paul, v. Scacchi.
Sympathique. Les vibrations s. sont un des phénomènes acoustiques importants au point de vue musical : ce phénomène consiste en ceci que tout corps sonore vibre, lorsque le son qui lui est propre résonne dans son voisinage, ainsi, par ex.: une corde accordée en la3 vibre et résonne aussi longtemps que le son la3 est donné par un instrument quelconque ou une voix. De plus, les cordes, résonateurs, etc. exé eut en t des vibrations sympathiques toutes les fois qu'un des harmoniques supérieurs de leur son fondamental résonne dans leur voisinage ces vibrations sont d'abord partielles seule ment, en sorte qu'elles renforcent seulement le son donné, mais à côté de ces vibrations par tielles, le corps qui vibre sympathiquement fait aussi des vibrations totales, plus faibles, que l'on distingue parfaitement, lorsque le son exci tateur est subitement étouffé. La série harmo nique inférieure a, par conséquent, une existence conditionnelle réelle qui explique la con sonance mineure, de la même façon que la série harmonique supérieure explique la consonance majeure. Cf. son.
Symphoneta, expression que l'on rencontre fréquemment dans les traités des écrivains du xvi° s. et que Fétis, entre autres, a souvent mal interprétée. Glarean donne, à la page 174 de son JDodekachordon, la clef de la signification de ce terme, lorsqu'il agite la question de san voir lequel doit être estimé le plus de l'auteur d'une belle mélodie (pJtonascus) ou du maître de l'écriture polyphonique (S.).
Symphonie, (gr. o-y/u.^ctiY;a ; ital. sinfonia, ré sonance simultanée), terme adopté par les an ciens Grecs, pour désigner ce que nous appe Ions aujourd'hui la « consonance » des intervalles. En 1595, Giov. Gabrieli choisit le titre de Symphoniae sacrae pour une collection de morceaux polyphoniques (!), soit vocaux avec accompagnement d'instruments, soit purement instrumentaux (morceaux qui, pris isolément, portent les titres de canzoni et de sonate). Lorsque, au début du xvne s., l'opéra se développa à Florence, l'introduction instrumentale (très brève) de ce nouveau genre reçut le nom nom de sinfonia. La s. se développa en premier lieu sous la forme de prélude à un opéra (v. ouverture), mais peu après, d'une façon bien plus remarquable, dans les œuvres cycliques qui portaient le nom de sonates ou concertos d'église et étaient écrites tantôt pour instr. à ar chet, tantôt pour instr. à archet et à vent (avec