‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 479 sur 542 · TEMPÉRAMENT · texte numérisé non relu

TEMPÉRAMENT

mpositeur allemand de profession, c'est-àî-e qu'il écrivait avec une stupéfiante rapidité s œuvres correspondant exactement aux soins du moment, des œuvres telles que ses périeurs en réclamaient de lui. Son style lit coulant et correct, et il était maître de rt du contrepoint ; cependant il lui mariait la solidité et la profondeur d'inspiration an J.-S. Bach. T. a écrit, selon une estiman approximative : douze séries annuelles mplètes de cantates et de motets ; quarante- '.atre musiques de la « Passion » ; trente-deux ivres pour des installations de prédicateurs ; mte-trois Hamburger Kajritànsmusiken (tories chacune d'un mouvement instrumental d'un oratorio); vingt compositions pour jubi- 5, couronnements et inaugurations ; douze mpositions pour cérémonies funèbres ; treize ur cérémonies nuptiales ; plus de trois cents ivertures ; un grand nombre de sérénades d'oratorios (Tageszeiten , Auferstehung , efreites Israël de Zachariae, Tod Jesu, Aufslehung, Mai de Ramier, Tag des Gerichts Ahler, un fragment du Messie de Klopstock), Puis, il faut ajouter à cette liste enron quarante opéras, la plupart écrits pour imbourg. Une quantité d'œuvres furent graes, en grande partie par T. lui-même : douze nates pour violon (1715, 1718); Die kleine ammermusik (six suites pour violon, flûte trarsière, hautbois et piano, 1716) ; six trios pour vers instruments (1718) ; Harmonischer ottesdienst oder geistliche Kantaten (1725) ; uszug derjenigen musikalischen und auf e gewohnlichen Evangelien gerichteten rien, etc. (1727) ; Der getreue Musikmeister hants, sonates, fugues, etc., 1728) ; des sonates >ur deux flûtes traversières ou violons sans isse (Amsterdam) ; Allgemeines evangelisches usikalisches Liederbuch (1730) ; trois trios trois scherzi pour deux violons ou flûte et sse ; chants « plaisants » pour soprano et str. à archet ; six nouvelles sonates soit pour ano seul, soit avec violon ou flûte et « coniuo » ; Scherzi melodichi pour violon, alto et isse (1734) ; Siebenmal sieben und ein Me- ■tett; Heldenmusik (douze marches); cinquante îtres menuets ; une ouverture et une suite )ur deux violons ou hautbois, deux altos et continuo » ; des quatuors pour violon, flûte, imbe et « continuo » ; Piombine (intermezzo >ur deux voix, deux violons et « continuo»); ng-, Spiel- und Generalbassubungen, avec continuo » (1740) ; Jubelmusik (une cantate à îe voix et une à deux voix avec quatuor instr. à archet) : Kleine Fugen fur die Orgel, mates méthodiques pour violon ou flûte et ionlinuo» (deux parties); trois cahiers de fanisies pour piano; Tafelmusih (trois ouvertures, ois concertos, trois symphonies, trois quaors, trois trios et trois soli) ; des quatuors {ad b. en trios) pour deux flûtes ou violons et mx (un) violoncelles. T. lui-même ne savait us au juste, dans les dernières années, ce l'il avait écrit. — 2. Georg-Michael, petits du précédent, né à Pion (Holstein) le 20

avr. 1748, m. à Pviga le 4 mars 1831 ; cantor et directeur de musique à Riga, a publié : Unterricht im Gêner albassspielen auf der Orgel oder sonstigen Klavier instrumenter! (1773; il a écrit, en 1775, une réponse aux critiques parues sur cette œuvre dans 1' « Allgemeine Deutsche Bibliothek » vol. xxm) ; Beitràge zur Kirchenmusik (1785, morceaux d'orgue); Sammlung aller und neuer Kirchenmelodien (1812) et Ucberdïe Wahl der Mélodie eines Kirchenlieds (1821).

Telen (Telein, Telyn), v. harpe.

Téléphone (gr. « qui parle loin ») instrument inventé par Reis (1860) et notablement perfectionné par Graham Bell (1876) et par Edison (1878). Le principe du t. repose sur la propagation du son au moyen d'un courant électrique. L'instrument lui-même se compose de deux cornets pourvus chacun d'une lame métallique vibratoire (électro-aimant) et reliés par un fil conducteur ; le courant électrique qu'ouvrent ou ferment alternativement les vibrations des lames transmet les mouvements vibratoires communiqués à l'une des lames, de telle façon que l'autre les reproduit identiquement et donne par conséquent naissance au même son. Le phonographe, le microphone, etc. sont autant d'applications et de perfectionnements ingénieux du t.

Tellefsen, Thomas-Dyke-Akland, pianiste et compositeur norvégien , né à Drontheim le 26 nov. 1823, m. à Paris en oct. 1874 ; il vivait à Paris depuis 1842, d'abord comme élève de Chopin, puis comme maître de musique. T. a composé : deux concertos pour piano, une sonate pour violon, une sonate pour violoncelle, un trio, des morceaux pour piano et violon et un grand nombre de valses, nocturnes, mazurkas, etc., pour piano seul.

Tempérament (lat. Systema participatum ; ail. Temperatur), fixation des différences d'accord, inévitables pour l'exercice pratique de la musique, entre l'échelle musicale et l'échelle acoustique. Chaque accord consonant (ace. mineur ou ace. majeur) se compose d'une prime, d'une tierce et d'une quinte qui, lorsqu'elles sont données dans leurs rapports naturels (cf. son) se confondent absolument en une conception une de 1' « harmonie ». Les enchaînements d'accords nous font entendre, après une harmonie fondamentale, l'harmonie d'un des sons partiels (tierce ou quinte) de celte première harmonie ou encore celle d'un des sons partiels de second ordre. Si nous voulions que ces dernières harmonies eussent, comme la première, les rapports exacts de tierce et de quinte, nous serions obligés d'adopter un beaucoup plus grand nombre de valeurs diverses que n'en comporte le système (de douze degrés à l'octave) admis actuellement pour les instr. à clavier (piano, orgue, etc.). En effet, La tierce inférieure déjà d'un son pris comme point de départ (ex. la bémol, tierce inférieure d'ul)<i,

en tant que * , une autre valeur acoustique

que l'octave inférieure de la seconde tierce

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