ADAM
rie de la nature du son, des conditions de sa formation, de sa propagation et enfin de sa perception par l'oreille. On distingue Ta. physique et l'a. physiologique, cetle dernière ne s'occupant spécialement que de la perception du son. L'a. musicale ne considère qu'une partie des problèmes de l'a. générale, ceux, qui ont trait aux. sons que, pour les différencier des sons non définissables on des bruits, l'on appelle sons musicaux. ( Seux-ci peuvent être produits : 1° pailles cordes frottées, pincées ou frappées ; 2° par des instr. à vent (y compris la voix) ; 3° par des baguettes élastiques (diapason, armonica métallique, xylophone); 4° par des plaques de métal recourbées (cymbales, tamlam, cloches); 5° par des membranes tendues, c.-à-d. des peaux (timbales, tambours, etc.). Le son musical est, en son essence physique, le résultat de la dilatation et de la contraction alternantes, régulières et rapides, d'un corps élastique (vibrations); c'est de La rapidité des vibrations que dépend la hauteur du son, de leur amplitude, l'intensité du son. Les vibrations du corps élastique qu'un choc a l'ait vibrer se transmettent à l'air ambiant (on auparavant à des corps solides qui sont en contact avec lui; v. Résonance), et se propagent en lui avec une vitesse de 340 mètres ;ï la seconde, à une température de 16° centigrades. Cependant on prend, en général, comme base des démonstrations acoustiques, la vitesse de 1056 pieds à la seconde, chiffre qui est en plus simple rapport avec la désignalion en pieds de l'élévation d'un son. Comme le chiffre de la vitesse du son, divisé par le nombre de \ limitions, fournit inévitablement la longueur de chaque vibration (vibration double, somme des deux mouvements de dilatation et de contraction), nous trouvons pour Yut-1 avec 33 vibrations (1056 : 33), une longueur de vibration de 33 pieds, c.-à-d. que, puisque la longueur d'un tuyau à bouche, ouvert, ne correspond jamais qu'à une demi-vibration, le Misera donné par un tuyau à bouche, ouvert, de; 16 pieds. On compte aisénienl le nombre de vibrations dans un espace de temps donné (la seconde) au moyen de la sirène (v. ce mol), perfectionnée par Gagniard de la Tour, Dove et Helmholtz. Les objets les plus intéressants des recherches acoustiques sont les phénomènes connus sous les noms de : muis harmoniques, sons concomitants, sons combinés, mouvements vibratoires (v. chacun de ces mots).
Acte (ilal. alto), nom que l'on donne ordinairement à. chacune des divisions principales d'une ou\ re dramatique (drame, opéra, ballet) ou d'un oratorio, l'appellation «partie» étant cependant préférée pour ce dernier. Le rideau se baisse entre les différents actes, séparés l'un de l'autre par (\i't> * entr'actes» plus ou moins longs. Souvent l'acte se divise luimême en tableaux, c.-à-d. en scènes principales avec changement de décors et séparées par des entr'actes plus courts pendant lesquels le rideau dsI l»ai>sé. Le nombre des actes ne varie ipie de i à ô, celui des tableaux est naturellement plus grand.
Action (angl.), signifie mécanique (de l'orgue, du piano, etc.).
Acuta ( ital. ripieno ; allem. scharf ; angl. sharpmixture), jeu mixte de l'orgue contenant, en général, une tierce et plus petit que la fourniture, c.-à-d. qu'il commence par des sons plus élevés (triple à quintuple, de 1 •%' et 1').
Adagio, l'une des plus anciennes indications de mouvement, que l'on trouve déjà au commencement du xvne s.; a. signifie en italien : commodément, confortablement, mais peu à peu il a pris en musique le sens de lentement, ou même très lentement (mais pas aussi lentement que largo); en Italie cependant, grâce au sens primitif du mot, l'a. équivaut encore à peu près à notre andante. L'indication a. est employée soit dans le courant d'un morceau, pour quelques notes, soit au début d'une partie, comme indication du mouvement général, de telle sorte qu'on entend généralement maintenant par a. toute une partie de sonate, de symphonie, de quatuor ou d'une œuvre analogue. En règle générale, l'a. est la deuxième partie, mais les exceptions sont nombreuses (9e symph. de Beethoven et dès lors fréquemment); une partie d'eeuvre s'appelle a., même si elle contient un fragment plus rapide (andante, piu raosso, etc.). Le superlatif adagissimo « excessivement lentement » est rare ; le diminutif adagietlo signifie : assez lentement, c.-à-d. moins lent qu'a.; on s'en sert aussi comme titre d'un morceau lent de courte durée (petit a.).
Adam, 1. Louis, né à Miettersholtz (Alsace) le 3 déc. 1758, d'origine allemande, m. à Paris le 11 avr. 1848 ; excellent musicien, étudia à fond les œuvres de Bach et Haendel, fut, de 1797 à 1843, professeur de piano au Conservatoire de Paris, maître de Kalkbrenner, Hérold, etc., auteur d'une « Méthode de piano » (1812) très estimée, (éd. ail. par Czerny, 1826), de sonates, de variations pour piano, etc. — 2. Adolphe- Charles, fils du précédent, compositeur d'opéras connu, né à Paris le 24 juil. 1813, m. le 3 mai 1856; devait primitivement embrasser une carrière libérale, mais montra trop peu de goût et de persévérance; comme musicien même (admis au Conservatoire en 1817), il ne travailla que négligemment et sans suite, jusqu'au jour où Boïeldieu, découvrant sa verve mélodique, le prit dans sa classe de composition ; dès lors les progrès furent rapides. Après s'être fait connaître par toutes sortes de morceaux de piano (transcriptions, lieder), il donna à l'Opéra-Comique, en 1829, son premier acte « Pierre et Catherine »; encouragé par la réussite de celuici, il fit suivre 13 œuvres jusqu'en 1836, année où il remporta avec le Postillon de Lonjumeau un succès décisif. A la suite d'un différend avec le directeur de l'Opéra-Comique, A. fonda une entreprise théâtrale particulière (Théâtre national, 1847) ce qui pour un temps (1846-1849) l'empêcha de se livrer à la composition; mais, ruiné par la révolution de 1848, il recommença à créer de plus belle. Après la mort de son père (1848), il fut nommé professeur de composition au Conservatoire. Parmi les 53 œuvres théâtrales