‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 51 sur 542 · BISHOP — BIZET · texte numérisé non relu

BISHOP — BIZET

professeur à l'Institut de musique. B. voue à la composition tout le temps que les devoirs de son professorat n'absorbent pas ; on connaît de lui, à côté d'une Messe en la min. pour chœurs, soli et orchestre (parue chez Breitkopf et Hsertel) : des cantates, Le Proscrit et La Cathédrale de Lausanne, diverses œuvres chorales avec ou sans accompagnement, une ouverture, une suite, un entr'acte, trois Danses rustiques, une Légende pour orchestre, une quintette pour instr. à archet, des mélodies (Voix des Alpes), etc. — 5. Hans, pianiste et musicographe, né à Berlin le 17 févr. 1852, m. à Niederschônhausen. près Berlin, le 12 juin 1889 ; élève de Th. Kullak et Bich. Wuerst, étudia à Berlin, de 1868 à 1872, la philosophie et la philologie moderne, obtint le grade de Dr phil. (dissertation «Bernard von Ventadorn » 1873) et fut nommé, la même année, professeur de piano (et, à partir de 1879, professeur de « pédagogie du piano ») à l'Académie Kullak et plus tard au Conservatoire Stern. B. remporta de grands suc- Icès dans les concerts de musique de cham- Ibre et conduisit, avec Hellmich, les concerts du [lundi, à la Singakademie de Berlin. Il faut citer principalement, au nombre de ses publications': la révision de l'ouvrage d'Ad. Kullak lAesthetik des Klavierspiels (1876), un choix |d'œuvres pour le piano de Haendel (paru [chez ISteingrâber), une édition critique des œuvres pour le piano de J.-S. Bach (6 vol., Steingrâber), etc.; B. collabora à l'édition des œuvres de Chopin par Kullak et écrivit en outre deux essais : Ueber die altère franzosische Klavier- Ischule, Ueber Joh. Kuhnaus « Biblische [Ge- <chichteny>.

Bishop, Henry -Bowley, né à Londres le"18 iov. 1786, m. le 30 avr. 1855 ; élève de Franpesco Bianchi, compositeur et chef d'orchestre de ( Covent Garden » (1810), directeur de la Société Philharmonique qui venait d'être fondée (1813), 'lirecteur des concerts d'oratorios à « ■ Covent garden » (1819), chef d'orchestre du Vauxhall 1830), bachelier es musique de l'Université (l'Oxford (1839), professeur de musique à l'Unirersité d'Edimbourg (1841-1843), nommé « sir », L-à-d. chevalier (1842), et enfin successeur du > Crotch comme profeseur de musique à l'Université d'Oxford (1848), puis Dr mus.- (1853). p. conduisit les Ancient Concerts, de 1840 à eur disparition, en 1848. L'Angleterre peut le ompter parmi ses plus féconds compositeurs : 12 opéras et comédies lyriques ; quelques balets; des arrangements d'anciens opéras; un j»ratorio, L'ange déchu; une cantate, Le sepieme jour (de la création) ; une Ode triomphale, etc.; un volume de Mélodies of varions nations et trois volumes de mélodies natioales, avec texte de Th. Moore. — Sa femme, vNna (Bivière), née à Londres en 1814, m. à le w- York en 1844, était une cantatrice de conert très remarquable ; elle partit pour l'Amériue en 1839, en tournée de concerts avec le arpiste Bochsa, séjourna en 1855 en Australie, ù mourut Bochsa, et épousa enfin, en 1858, un jnéricain du nom de Schulz.

Bisogna (ital.), il faut, il est nécessaire ; si b. d. c. dal segno =: il faut répéter à partir du signe (cf. Segno).

Bitter, Karl-Hermann, ministre des finances de Prusse, de 1879 à 1882, né à Schwedt s/O. le 21 févr. 1813, m. à Berlin le 12 sept. 1885. Ses remarquables ouvrages de littérature musicale méritent d'être nommés : J.-S. Bach (biographie, 1865, 2 vol.; 2* éd. 1881, 4 vol.); Mozaris Bon Juan und Glucks Iphigenia in Tauris , ein Yersuch neuer Ueber set zungen (1866) ; K.-Ph.- E.und W.-Friedemann Bach und deren Brûder (1868, 2 vol.; l'œuvre la plus méritoire de B., n'épuise pourtant point le sujet) ; Ueber Gervinus' « Hœndel und Shakespeare » (1869); Beitrdge zur Geschichte des Oratoriums (1872) ; Studie zum Stabat Mater (1883) ; Die Reform der Oper durch Gluck und Wagner (1884). Il publia en outre l'autobiographie de K. Lôwe (1870).

Bittoni, Bernardo, né à Fabriano en 1755, m. le 18 mai 1829, dans la même ville qu'il avait quittée une seule fois, pour se fixer pendant quelques années comme maître de musique à Bieti; musicien d'un zèle infatigable et doué d'un talent transcendant, auteur d'un grand nombre d'œuvres de musique d'église dont les manuscrits sont conservés à Bieti et Fabriano. Alfieri a donné une biographie de B.

Bizet, Georges (baptisé en réalité sous les noms Alexandre-César-Léopold B.), compositeur français des plus remarquables, né à Paris le 25 oct. 1838, m. à Bougival, près Paris, le 3 juin 1875 ; fils d'un professeur de chant, entra au Conservatoire à l'âge de neuf ans déjà, et remporta, pendant les dix années qu'il y resta, récompense sur récompense. Il eut pour maîtres Marmontel (piano), Benoist (orgue), Zimmermann (harmonie) etHalévy (composition). B. obtint, en 1857, le grand prix de Borne, après avoir remporté peu auparavant et en même temps que Lecocq, le prix dans un concours d'opérette ouvert par Offenbach ; l'œuvre de B. portait comme titre : Le docteur Miracle. De Borne, où il fit le séjour traditionnel, B. envoya, comme preuve de son zèle, un opéra-bouffe italien, Don Procopio, deux mouvements de symphonie, une ouverture : La chasse d'Ossian, et un opéra-comique : La guzia de l'émir. A son retour il donna, en 1863, au Théâtre lyrique, un grand opéra : Les pêcheurs de perles qui, de même que La jolie fille de Perth (1867), fut accueilli assez froidement par le public ; son désir de lutter avec Wagner, en l'imitant, ne lui porta point bonheur. Un acte intitulé Djamileh (1872) eut encore moins de succès, tandis que l'opinion se montra plus favorable pour les parties de sj^mphonie (Roma) et pour une ouverture intitulée Patrie, qui furent exécutées aux concerts Pasdeloup. Du reste, B. ne se laissa point décourager par l'attitude du public et ne renonça pas au théâtre ; il fit paraître au bout de peu de temps la musique pour le drame de Daudet, L' Arle'sienne, dont deux suites de morceaux, réunis en vue du concert, contribuèrent pour une large part à

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