‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 508 sur 542 · I -lie, de J.-S. Bach, est en somme écrite pour · texte numérisé non relu

I -lie, de J.-S. Bach, est en somme écrite pour

\\ola pomposa. Enfin, la viola da spalla était

I |ii grand modèle de « viola da braccio » et s'ap-

luyait, pendant le jeu, sur l'épaule.

i Viole, Rudolf, excellent pianiste, élève de

jiszt et compositeur, né à Schochwitz (cercle de

j[an'sfeld) le 10 mai 1825, m. à Berlin le 7 déc.

$67; fut, de longues années, maître de musique

! Berlin. V. est l'auteur de nombreuses œuvres

Jour piano (onze sonates, cent études [Musika-

\sche Gartenlaube], un Caprice héroïque, une

j allade, etc., dans lesquelles il se révèle parti-

m déclaré des tendances modernes.

'■ Violento (ital.), violent, vigoureux.

Violet, English violet, ancien instr. à archet,

cruellement hors d'usage, analogue à la viole

'amour et pourvu de quatorze cordes sympa-

liques passant sous la touche. On se servait

ncore autrefois delà même dénomination pour

Résigner une manière spéciale d'accorder le

iolon (mi2 la2 mid la?).

Violetta (ital., petite viole), nom que l'on don-

iait tantôt au dessus-de-viole, tantôt à de plus

>etits modèles de violes, tendus de trois ou

[uatre cordes et dont on construisait un grand

tombre, en Allemagne surtout, aux xvie et xvne

,. (« petite violons »). Le violon lui-même porta

cuvent, au moment où il fut généralement

idopté (au xvnie s.), le nom de V. piccola; en

mtre, on le trouve encore plus spécialement

lésigné comme alla francese, ce qui ne signifie

)oint qu'il fut inventé par les Français, mais

iniquement que ces derniers contribuèrent le

)lus à lui créer une place d'honneur. Charles

X déjà faisait venir du Tyrol les violons des

nusiciens de sa Cour. — V. marina, v. Gas-

IrRUGCI.

Violine (ail.), violon.

Violino (ital.), violon.

Violino piccolo (ital.), pochette.

Violinschlûssel (ail.), clef de sol (de violon). Violon (ital. violino ; angl. violin ; ail. Violine iGeige), l'instr. à archet actuellement répandu jdans le monde entier et qui, avec les instrujmentsplus graves de la même famille (alto, violoncelle, contrebasse), a complètement refoulé les autres instruments à archet. D'origine relatiivement récente, le v. est, d'autre part, si l'on iconsidère l'époque à laquelle sa fabrication 'atteignit son plus haut degré de perfection, le Iplus ancien de tous nos instruments de musique juctuels. La facture du y. est parvenue à son lapogée au début du xvme s. déjà ; toutes les j tentatives qui furent faites de surpasser les I grand luthiers de Crémone sont restées absolument vaines, tandis que depuis lors les autres instruments de l'orchestre, le piano et l'orgue n'ont cessé de se développer, de se perfection- I ner. Pour ce qui concerne l'évolution première du v., qui devait être primitivement un modèle de petite viole, cf. viole. Il ne peut être question d'un inventeur du v. ; la transformation s'opéra tout à fait graduellement, de 1480 à 1530 environ, et ce fut l'expérience qui décida

de l'adoption successive de toute une Bérie de petits changements. D'autre part, il parait certain que le perfectionnement constant de l'instrument ne peut être dû qu'à une série ininterrompue de maîtres et d'élèves, à tfne i éritable école. Et nous avons la preuve des progrès basés sur l'expérience des facteurs de violons, non seulement dans l'activité constante de plusieurs générations des AMATi(v.ce nom), auquel s'adjoignent, par Andréa Guarneii Relève de Niccolô Amati), trois générations de Guarneri, puis Antonio Stràdivari, mais encore dans le fait que la fabrication des v. ne se répartit, pendant la période de développement de l'instrument, que sur un territoire très restreinl (Tyrol, Italie septentrionale). Le v., comme les autres instruments de la même famille,est tendu de quatre cordes; après maint essai fait, dans le cours des siècles, avec un nombre de cordes tantôt plus grand, tantôt plus petit, celui de quatre cordes fut adopté comme le meilleur, car il permet de jouer commodément sur chaque corde sans exiger un chevalet trop arrondi. Le v. est accordé comme suit :

Les cordes se numérotent comme celles des autres instr. à archet, de l'aigu au grave, parce que c'est la plus aiguë que l'archet atteint le plus aisément en premier lieu. Les musiciens donnent, en outre, à la première corde le nom de «quinte » ou de « chanterelle» (c.-à-d. corde de chant; cf. quinte). La quatrième corde est filée. Le v. est, de par sa nature même, un instrument monophone; la réduction du nombre de cordes des violes et des lyres équivalait à un renoncement au jeu en accords; toutefois celui-ci est encore possible en une certaine mesure. Les accords composés de quartes, uV quintes et de sixtes sont d'une exécution relativement aisée, à condition que leur succession ne soit pas trop rapide ; un grand nombre d'accords se trouvent facilités par l'emploi d'une ou de plusieurs cordes à vide. Il va de soi que l'on ne peut demander de double corde au v.

au dessous du sède qu'une

puisqu'il ne posseule corde pins

grave. La sonorité de la troisième et de la quatrième cordes du v., surtout dans la région aiguë, a quelque analogie avec le timbre de L'ait» i. On peut produire sur le v., en plus de la sonorité pleine et entière, certains effets spéciaux: 1° les sons en flageolet ou sons harmoniqi i s, produits par l'attouchement Léger des aœuds d'harmoniques supérieurs (v. flageoli t); -° le pizzicato (v. ce mot) qui s'obtient m pinçant la corde au lieu de la frottersur l'archel el qui remplace à lui seul 1rs instruments à cordes pincées (luth, théorbe, rwx autrefois si nombreux à l'orchestre. C'est àbondroi que le v. occupe une places part, entre tous Les autres

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