BLA.ES — BLANGINI
répandre le nom de l'auteur. Enfin, en 1875, parut Carmen, opéra en quatre actes, le chefd'œuvre du jeune maître. On fondait en B. les plus belles espérances, quand il fut enlevé subitement, à la fleur de l'âge, par une maladie de cœur. B. avait épousé Geneviève Halévy, la fille de son maître. 11 laissa, outre les œuvres déjà mentionnées, un certain nombre de mélodies et trois cents transcriptions pour le piano, dont l'ensemble forme la collection du Pianiste chanteur, parue chez Heugel, à Paris. Cf. Ch. Pigot, B. et son œuvre (1886).
Blaes. Arnold -Joseph, né à Bruxelles le 1er déc. 1814, m. dans la même ville en janv. 1892; excellent clarinettiste, élève de Bachmann, fit partie en même temps que celui-ci, de la chapelle royale et du personnel du Conservatoire, puis succéda à son maître, en 1842, comme premier clarinettiste et professeur au Conservatoire.
Blagrove, Henry-Gamble, né à Nottingham en oct. 1811, m. le 15 déc. 1872 ; violoniste remarquable, fut d'abord élève de François Cramer à la Royal Academy of Music, qui venait d'être fondée (1823). Il se rendit ensuite (1833-1834) auprès de Spohr, à Cassel, et fit partie jusqu'à sa mort des meilleurs orchestres de Londres.
Blahag, Joseph, né à Raggendorf (Hongrie) en 1779, m. kle 15 déc. 1846 ; chantait en 1802 les rôles de ténor au théâtre de Leopoldstadt à Vienne, où il succéda, en 1824, à Preindl, comme maître de chapelle de l'église St-Pierre. Compositeur fécond de musique religieuse (Messes, offertoires, etc.).
Blahetka, Marie -Léopoldine, née à Guntramsdorf, près Vienne, le 15 nov. 1811 ; élève de Czerny, Kalkbrenner et Moschelès, pianiste de grand talent, virtuose sur le physharmonica et compositeur notable (elle avait travaillé avec S. Sechter). Elle est établie depuis 1840 à Boulogne. Une quantité de morceaux de piano, des morceaux de concert, des sonates, rondos, etc., lurent gravés ; le théâtre de Kârntnerthor donna aussi, en 1830, un petit opéra de sa composition (Die Rauber und die Sànger).
Blainville, Charles-Henri, né à Tours en 1711, m. à Paris, où il était violoncelliste et maître de musique, en 1769 ; publia deux symphonies pour orchestre et quelques œuvres de moindres dimensions, ainsi que les sonates de Tartini, arrangées sous forme de grands concertos. Il écrivit en outre : L'esprit de l'art musical (1754, paru aussi en allemand, dans les Nachrichlen de Hiller), Histoire générale, critique et philologique de la musique (1767), Essai sur un troisième mode (1751). C'est dans cet ouvrage d'un intérêt tout spécial que B. considère le renversement de la gamme majeure, i-.-à-d. la gamme mineure pure, comme base d'un troisième mode(« mode hellénique »), dont l'existence lui paraît aussi justifiée que celle des modes majeur et mineur. Une symphonie conçue dans ce mode fut exécutée au Concert spirituel du 30 mai L751 e1 excita' l'admiration de J.-J. Rousseau. Serre, par contre, combattit
la théorie de B. et celui-ci se défendit dans le Mercure de France (1751), mais étouffa la discussion. Cf. Mineur.
Blamont, François-Colin de, né à Versailles le 22 nov. 1690, m. dans la même ville, où il était surintendant de la musique du roi, le 14 févr 1760 ; élève de Lalande pour la composition, il a écrit un certain nombre d'opéras et de ballets, soit pour l'Opéra, soit pour les fêtes de la cour, des cantates, des motets, des romances et un Essai sur les goûts anciens et modernes de la musique française (1754).
Blanc, Adolphe, né à Manosque (Basses-Al pes) le 24 juin 1828, l'un des rares musicien français qui se vouèrent plus particulièrement à la musique de chambre; entra en 1841 ai Conservatoire de Paris, où il devint plus tar élève des classes de composition d'Halévy. obtint, en 1861, le prix Chartier, pour service rendus à la culture de la musique de chambr B. fut pendant quelque temps chef d'orchestr du Théâtre lyrique, sous la direction Carvalh A côté d'un grand nombre de sonates, trio quatuors, quintettes, etc., il a donné des mélo dies, deux opérettes et un opéra-comique en ui acte, Une aventure sous la Ligue.
Blanchard, Henri-Louis, né à Bordeaux le févr. 1787, m. à Paris le 18 déc. 1858; élève d R. Kreutzer (violon), Beck (harmonie), Watei Méhul et Reicha (composition) ; il fut de 1818 1829 chef d'orchestre du Théâtre des Variété! à Paris, puis du Théâtre Molière, à partir dj 1830. Ses quelques œuvres de musique dl chambre font preuve d'un talent plus réel <( d'une facture plus solide que tous ses opéras il a déployé, surtout pendant les dernières ar| nées de sa vie, une certaine activité comm| critique musical et a donné à divers journau des esquisses biographiques de musiciens (F Beck. Berton, Cherubmi, Garât).
Blanche (ail. halbe Note, ital. bianca, an minim), P , note dont la durée équivaut à moitié de ' celle de la « ronde » (Cf. Note).
Blangini, Giuseppe-Marco-Maria-Felice, i à Turin le 18 nov. 1781, m. à Paris le 18 dt| 1841 ; entra à l'âge de neuf ans comme élè dans la chapelle du dôme de Turin, sous direction de l'abbé Ottani. Il composait d chants d'église et jouait bien déjà du violonce à l'âge de douze ans. Au début de la guerre < 1797, sa famille se réfugia dans le midi de France et B. s'y fit entendre avec succès da les concerts. Venu à Paris en 1799, il s'y connaître d'abord comme compositeur de mances, puis, à partir de 1802, comme aute de plusieurs opéras et au bout de peu de tem devint un des professeurs les plus recherch L'Opéra de Munich donna en 1805 une de s œuvres et le nomma chef d'orchestre de la coi l'année suivante, la princesse Borghèse, sœ de Napoléon, lui conférait le titre de maître sa chapelle particulière, enfin, en 1809, le Jérôme l'appelait à Cassel. B. rentra à Paris 1814 et fut aussitôt nommé surintendant de musique du roi, compositeur de la cour et p fesseur de chant au Conservatoire ; cette d
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