VOCALISE — VOGEL
q uent, seulement de la première floraison de l'opéra italien (au milieu du xvne s.)- Le plus ancien essai que nous connaissions sur l'art du chant n'est autre que la préface écrite par Gaccini pour ses Nuove musiche (1602); les trilli, gruppi et giri y jouent déjà un grand rôle ; notons aussi, à cette place, une œuvre hautement estimée encore de nos jours : Opinioni de" cantori antichi e moderni, de Tosi (1723 ; éd. ail. par Agricola, 1757). Au fur et à mesure que la virtuosité vocale s'était transportée hors de l'église, les écoles de chant s'étaient détachées de cette dernière; dès lors, ce furent tantôt de célèbres chanteurs, tantôt de notables compositeurs scéniques qui remplirent le rôle de professeurs de chant. Pistocchi (à Bologne ; la plus célèbre de toutes les écoles, continuée par Bernacchi), Porpora (successivement à Venise, Vienne, Dresde, Londres et Naples), Léo, Feo (Naples), Peli (Milan), Tosi (Londres), Mancini (Vienne), etc. instituèrent chacun leur école. Parmi les chanteurs les plus remarquables du siècle passé, nous devons noter les castrats : Ferri, Pasi, Senesino, Gusanino, Nicolini, Farinelli, Gizziello, Gaffarelli, Salimbeni, Momoletto ; les ténors : Raaff, Paita, Rauzzini ; parmi les cantatrices : Faustina Hasse, Guzzoni, Strada, Agujari, Todi, Mara, Gorona Schrôter, M. Pirker et Mingotti. On se plaint beaucoup, de nosjours, de la décadence du bel canto ; néanmoins, toute une série de maîtres distingués ont perpétué ou perpétuent encore les traditions de l'ancienne école italienne, tels : Aprile, Minoja, Vaccaj, Bordogni, Bonconi, Goncone, Pastou, Panseron, Duprez , Mme Marchesi, Lamperti, Panofka, etc. Ajoutons enfin à ces derniers quelques pédagogues renommés : Mme Viardot, Faure, etc. en France, Hauser, Engel, Gcetze, Schimon, Stockhausen, Sieber, Hey, etc. en Allemagne. Parmi les très nombreux chanteurs et cantatrices illustres de notre siècle, nous mentionnerons seulement : les cantatrices Gatalani, Schrœder-Devrient, Sontag, Milder-Hauptmann, Lind, Ungher-Sabatier, Pisaroni, Alboni, Zerr, Viardot- Garcia, Maljbran, Pasta,Nau, Nissen-Saloman, Tietjens, Persiani, Artôt, A. et G. Patti, Trebelli, Cruvelli, Nilsson, Monbelli, Lucca, Mallinger, Peschka-Leutner, Wilt, Materna, Saurel, Gerster, Sembrich, A. Joachim, Galli-Marié, Garvalho, Garon, etc.; le sopraniste Velluti (le dernier castrat, chantait encore à Londres de 1825 à 1826) : les ténors Tacchinardi, Grivelli, Ponchard, Braham, Franz Wild, Audran, Beeves, Buhini, Duprez, Nourrit, Tamberlick, Schnorr von Karolsfeld, Tichatschek, Boger, Martini, Mario, Gapoul, Achard, Vogl, Niemann, Wachtel, Em. Goetze, van Dyck, etc., les barytons Pischek, Marchesi, Kindermann, J.-H. Beck, Betz, Mitterwurzer, Staegemann, Stockhausen, Faure, Gura, Scheidemantel; les basses Agnesi, Battaille, L. Fischer, Lablache, Tamburini, Staudigl, Levasseur, Bletzacher, Scaria, Krolop, Beichman, Wiegand, E. de Beszké. On peut recommander, parmi les ouvrages d'enseignement du chant, ceux de Panofka, Panseron, Marchesi, Faure, Sieber, Hauser, J. Stockhau
sen, J . Hey, puis les solfèges et les vocalises Vaccaj, Goncone, Bordogni, etc. Gf. voix 1.
Vocalise, exercice de vocalisation ou, aus passage rapide d'allure mélodique libre, v. a
Voce (ital.), voix; vocipari; c.-à-d. voix éj les ; mezza voce, à mi-voix ; sottovoce, d'i voix sourde, étouffée.
Voces aequales (lat.), voix égales, c.-à-d. d'r, seule catégorie : voix d'hommes; voix de fe mes (d'enfants). V. inœquales, v. mixtes.
Vockerodt, Gottfried, recteur de gymna à Weimar, né à Mulhouse en Thuringe le sept. 1665, m. à Gotha le 10 oct. 172? ; souten l'idée que la jouissance démesurée de la mv. que nuisait à l'intelligence, et que c'est à 1 passion pour cet art que Néron et Galigi devaient leur manque de sens moral. V. déf. dit ses vues dans différents écrits: Consultait de cavenda falsa mentium intemperatan medecina(lQ%) ; Missbrauck der freien Km insonderheit der Musik (1697), et Wiederhoi Zeugnis der Wahrheit gegen die verder Musik und Schauspiele, Opern, etc. (1698)
Vogel, 1. Johann-Ghristoph, compositeur talent, mort jeune, né à Nuremberg en 1756, à Paris le 26 juin 1788; élève de Biepel, à Ij tisbonne, il se rendit en 1776 à Paris, où s'enthousiasma pour la musique de Glijj dont il se fit l'imitateur. Son premier optj» La Toison d'or, fut représenté, après de 1 gués tergiversations, en 1786, à l'Opéra ; il naître de grandes espérances sur l'avenir musicien. V.en termina un second : Démoph mais ne vécut pas assez pour le voir représ ter. L'ouverture en fut exécutée deux fois (Yi avec grand succès à la Loge Olympique l'ouvrage entier a été représenté, en septem 1789, à l'Opéra. La Toison d'or fut aussi repi sous le titre de Médêe à Colchis. Quant T mophon, il resta longtemps au répertoirej l'ouverture en fut plus tard adjointe à unbaT en vogue : Psyché. Il paraît malheureusem que des mœurs déréglées furent la cause la mort prématurée du musicien. On a pu de V. : trois symphonies pour orchestre, d morceaux concertants pour deux cors et pour hautbois et basson, six quatuors p cor et trois instr. à archet, trois quatuors p basson et trois instr. à archet, six quat pour instr. à archet, six trios pour deux viol et basse, six duos de clarinettes, trois concei pour clarinette, un concerto et six duos p bassons. — 2. Ludwig, flûtiste (1792 à 1 Théâtre des Variétés, au Palais Royal, à Psi a publié de nombreuses compositions p flûte. — 3. Friedrich-Wilhelm -Ferdinand, cellent organiste, né à Havelberg le 9 s 1807 ; élève de Birnbach, à Berlin, voya longtemps comme organiste-virtuose, véd 1838 à 1841, comme maître de musique, à H bourg et fut appelé, en 1852, à Bergen (Norvè en qualité de maître d'orgue et de composit Il a publié : un concerto pour orgue avec tr, bones, soixante préludes de chorals, quelc postludes, quelques préludes et fugues, symphonie, une suite canonique pour orc
VOGGENHUBER — VOGL
>,des marches, des chœurs, etc. — 4. Charles- ■ ^uis-Adolphe, petit fils de Johann-Christoph , compositeur français, né à Lille le 17 mai 1808, . à Paris en sept. 1892; élève du Conservatoire Paris, il a écrit plusieurs opéras accueillis ec faveur : Le podestat (Paris, Opéra-Comi- 1e, 1833), Le siège de Leyde (La Haye, 1847), i moissonneuse ( Paris , Théâtre Lyrique , 153), Rompons *(un acte; Bouffes-Parisiens, i 157), Le nid de cigogne [Das Storilœnnest) I ;aden-Baden, 1858 ; Stuttgart), Gredin de Pi- \\)che (Paris, Folies-Marigny, 1866) et La fil- I iule du roi (Bruxelles et Paris, 1875). Il a aussi I rit des pièces orchestrales , de la musique |) chambre et des chants religieux. — 5. Wilf slm-Moritz, professeur de piano, né à Sor- Ijiu, près Fribourg (en Silésie), le 9 juil. 1846; est fait avantageusement connaître par une (prie de compositions de piano destinées à | enseignement dans les divers degrés, par une uéthode de piano en douze cahiers, des études, as rondos, des sonatines, etc., ainsi que par des ; leder (op. 24) et des duos (op. 15, 21). V. est fiapuis plusieurs années critique musical de inverses feuilles locales et de journaux musimx de Leipzig. — 6. Adolph-Bernhard, musipgraphe, né à Plauen le 3 déc. 1847, m. à Leip- I g le 12 mai 1898; critique musical des « Leipz. ï. Nachrichten », auteur de brochures sur R. 'olkmann et H. v. Bùlow, ainsi que de petits uvrages : Robert Scliumanns Klaviertonpoesie J1887), Franz Liszt als Lyriker, etc. V. a réigé, en 1885, la Deutsche Liederhalle et a ublié des morceaux pour piano. — 7. Emil, listorien et bibliographe musical, né à Wriezen nu? l'Oder le 21 janv. 1859; acquit les premièes bases de son éducation musicale dans des îçons particulières, à Berlin et à Dresde, puis fprès son service militaire, entra, en 1880, à l'Université de Berlin et, plus tard (1882), à celle le Greifswald, pour y étudier la philologie. A jîerlin, Phil. Spitta l'initia à l'élude de l'hisjoire de la musique qui ne tarda pas à accapaertout son intérêt. En 1883, il partit pour l'Italie, avec une bourse du gouvernement prussien, ■n qualité d'adjoint de Haberl, le savant bien |:onnu par ses recherches sur Palestrina. Renré en Allemagne, V. prit, en 1887, le grade de VtphiL. à l'Université de Berlin. Il a fait paraître quelques-uns de ses travaux dans la < Vierteljahrsschrift fur Musikwissenschaft » ; me monographie sur Claudio Monteverdi 1 1887), puis une autre sur Marco da Gagliano Bt la vie musicale à Florence de 1570 à 1659 1889). Il a publié, en 1890, un précieux catalogue : Die Handschriften nebst den âlteren Druckwerken der Musikabtheilung der herwglichen Bibliothek zu Wolfenbilttel, et, en 1892, aux frais de la fondation Schnyder v. Wartensee (à Zurich), un ouvrage en deux vournes : Bibliothek der gedruckten weltlichen Vokalmusik Italiens aus den Jdhren 1500- 1700. Il est, depuis 1893, bibliothécaire de la « Bibliothèque musicale Peters », à Leipzig, et rédige depuis lors la publication annuelle, fort intéressante, de cette institution.
Voggenhuber, Vilma von (M*»« V.-Kçolop),
excellente cantatrice scénique, née à Budapest en 1845, m. à Berlin le 11 janv. 1888; élève de Stoll, dans sa ville natale, débuta en 1862 au Théâtre national de Pesth, dans le rôle de Roméo (Bellini), chanta jusqu'en 1865 avec un succès grandissant, à Pesth, puis donna des représentations à Berlin, Hanovre, Prague, etc. Elle fut engagée ensuite, pendant une saison, à Stettin, Tannée suivante à Cologne el Aix-la- Chapelle, puis à Botlerdam, de nouveau à Cologne et à Brème. En 1867, au cours d'une représentation à l'Opéra de la Cour, à Vienne, elle fut engagée télégraphiquement pour Berlin et fut, à partir de 1868, l'un des membres Les plus estimés de l'Opéra de la Cour, à Berlin. En mars 1868, V. épousa le chanteur Krolop (v. ce nom). Mme V. possédait un sopraie» d'une grande puissance, approprié surtout aux rôles dramatiques (Donna Anna, Fidelio, Armide, Iphigénie, Leonore, Norma, Elisabeth, Isolde, etc.). Elle reçut après la première représentation de « Tristan et Iseult », à Berlin, le titre de « cantatrice de la Chambre royale ».
Vogl, 1. Johann-Mighael, excellent chanteur de théâtre et de concert (ténor), né à Steyr le 10 août 1768, m. à Vienne le 19 nov. 1840. Il arriva à Vienne en même temps que son ami et compatriote Sûssmayer et y étudia le droit. mais il se laissa bientôt entraîner vers la scène (1794) par Sûssmayer qui était devenu entre temps maître de chapelle du théâtre de la Cour. V. lui-même appartint au personnel de ce théâtre jusqu'en 1822. Son mérite le plus grand est d'avoir, le premier, compris la haute portée des lieder de Schubert et de les avoir fait connaître au public; il était personnellement lié d'amitié avec Schubert et avait souvent aidé le jeune maître de ses conseils pratiques, pour la composition de tel ou tel lied. — 2. Heenrigh, l'illustre interprète de Tristan, né dans un faubourg de Munich (Au) le 15 janv. lS'iô: suivit les classes du séminaire d'instituteurs de Freising et devint maître d'école à Ebersberg (1862- 1865). Mais il avait fait, en outre, de sérieuses études musicales et avait surtout formé sa voix, en sorte qu'il se présenta un jour à l'intendant Schmitt qui l'engagea aussitôt pour l'Opéra de la Cour, à Munich. Après quelques mois de travail acharné sous la direction de F. Lachner et du régisseur Jenk, il débuta, en novembre 1865, dans le rôle de Max du «Freischûtz ». V. remporta un succès décisif, el il appartint depuis lors, sans aucune interruption, au personnel de la scène munichoise. V. est spécialement chanteur wagnérien ; il a été pendanl longtemps Y «unique» Tristan. Sa femme. Tin ai SE (née Thoma), née à Tutzing, au bord «lu lac de Starnberg (Bavière), le 12 nov. 1845, tut élève du Conservatoire de Munich (Haùser, Herger), puis engagée d'abord à Garlsruhe (1864), el l'année suivante déjà à Munich. Elle épousa V. en 1868. Mme V. comptait, comme son mari, parmi les meilleurs interprètes des ouvrages de Wagner, et son interprétation d'Iseull esl connue pour avoir été admirable de tous points.
VOGLER
Vogler, 1. Johann-Caspar, né àHausen, près Arnstadt, en mai 1698; élève de J.-S. Bach, à Arnstadt, devint en 1715 organiste à Ratibor, en 1721 organiste de la Cour à Weimar, et mourut en 1765. Il a publié : Vermischte Choralyedanken (1737). — 2. Georg-Joseph (abbé V.), aussi célèbre comme organiste que comme théoricien et compositeur, né à Wurzbourg le 15 juin 1749, m. à Darmstadt le 6 mai 1814; fils d'un luthier, il se prépara de bonne heure à la carrière musicale. En 1771, V. se rendit à Mannheim, où il écrivit la musique pour un ballet et trouva, en la personne du prince électeur Charles-Théodore, un généreux protecteur. Celui-ci l'envoya parachever son éducation auprès du P. Martini (v. ce nom), à Bologne; mais la méthode (contrepoint sévère) de ce dernier enchanta peu V. lequel, au bout de quelques semaines déjà, se rendit à Padoue auprès de Vallotti (v. ce nom), et étudia en même temps la théologie, à l'Université de cette ville. Le système d'harmonie de Vallotti (accords fondamentaux et renversements, etc.) plut à Vogler, mais il n'en fut pas de même de sa manière volontairement embrouillée et mystérieuse d'expliquer les lois musicales, aussi les leçons ne se prolongèrent-elles pas au delà de quelques mois. V. partit alors pour Rome, où il entra dans les ordres ; il fut nommé protonotaire apostolique et camérier, reçut l'ordre de l'Eperon d'or et devint membre de l'Académie des Arcadiens. En 1775, il revint à Mannheim, fonda une Ecole de musique, dans laquelle l'enseignement était donné d'après un système spécial imaginé par V. (« Ecole musicale de Mannheim ») et obtint en outre la place de chapelain et de deuxième maître de chapelle de la Cour. V. savait fort bien se faire valoir et il ne tarda pas à établir la renommée de son Ecole musicale; Peter v. Winter, Knecht et d'autres musiciens de renom ont été ses élèves, à Mannheim. En 1779, la Cour fut transférée à Munich, mais V. resta à Mannheim, probablement à cause de son « Ecole » très florissante. Il n'en lit pas moins représenter un opéra, en 1781, à Munich. En 1783, il se mit en voyage, passa d'abord à Paris où son opéra La kermesse tomba lamentablement, puis partit pour l'Espagne et l'Orient. En 1786, nous le retrouvons à Stockholm, comme maître de chapelle de la Cour royale et directeur d'une Ecole de musique. Ce ne fut qu'en 1799 qu'il quitta la Suède, avec un pension de retraite. Il avait, du reste, employé des congés, largement accordés, à faire connaître son « système de simplification » de l'orgue ; il voyagea avec un petit orgue portatif qu'il appelait « orchestrion », en Danemark, en Angleterre, en Hollande, et lit avec raison très grande sensation comme organistevirtuose. Son « système de simplification » consistait dans la suppression des jeux de mixture, des « Cymbeln », etc.; l'instrument ne comportait ni montre (façade), ni séparation de la partie supérieure du sommier en deux rangées d'un ordre différent de celui des touches du clavier: les tuyaux s'y trouvaient placés immé-
diatement à l'extrémité des touches, en sort que tout système compliqué de transmissiol du mouvement était supprimé. Il est assez cil rieux que ces idées de Vogler aient trouvé d| l'écho et que V. lui-même ait reçu de Londre; Stockholm, etc. des demandes de modificatiol d'orgues existantes, d'après son système. Au jourd'hui, on ne parle presque plus de celui-c| bien que quelques détails peut-être, qui étaieï pratiques, en aient été conservés. L'orchestrio^ de Vogler avait un Crescendo (crescendo à jj lousies). L'une des idées favorites de V. coiil sistait encore à remplacer un jeu de 16' par m jeu de 8' associé à une quinte 5 1/3 (les sons réj sultants donnant l'illusion d'un 16'); on sai( du reste, que cette idée a été reprise de nos jourl et appliquée surtout à la combinaison d'un 1(1 et d'un jeu de 102/3' en remplacement d'un 3âf En 1807, V. accepta le poste de maître de chs pelle à Darmstadt où il fonda aussi une Ecoll de musique dont sont sortis, entre autres, C.-M' de Weber et Meyerbeer.
V. a toujours su mettre ses mérites en lui mière et travailler à son plus grand avantage! toutefois, ce n'est point une raison pour si dissimuler ses réelles qualités. Il a contribua surtout à l'extirpation de préjugés enracinés de règles artistiques vieillies mais que la roi Une avait perpétuées jusqu'à lui; sous ce rapi port, Weber et Meyerbeer lui sont redevable! sans doute de plus d'une indication qui leu] permit de tracer une voie artistique nouvelle Comme compositeur d'opéras, V. n'a rien en d'important bien qu'il ait, à plusieurs reprises tenté fortune au théâtre (opéras : Der Kauf mann von Smyrna, Mayence, 1780; Albert IL von Bayern, Munich, 1781 ; La Kermesse, Pa ris, 1783 ; Eglé, Erwin und Elvira, Darmstadt 1781, et Paris 1782; Le patriotisme, refusé er 1788 par l'Opéra de Paris ; Kastor und Polluœ joué en italien à Munich, 1784, et en allemanc à Mannheim, en 1791; Gustav Adolf [Ebbo Brahe], Stockholm, 1792; Hermannvon Unna [drame de Skjôldebrand, avec musique de Vogler, donné aussi sous le titre de : Hermanrt von Staufen], Copenhague, 1800, et Berlin, 1801 Samori, Vienne, 1804; Der Admirai, Darmstadt, 1810; de plus une ouverture et des entr actes pour Hamlet; des ballets : Schuslerballett, 1768; Le rendez-vous de chasse, 1772 ; enfin un mélodrame : Lampedo; une cantate : Inc et des chœurs pour Athalie). Ses compositions religieuses étaient estimées dans leur temps (psaumes, motets, Messes, Requiem, hymnes. Miserere, Tedeum, Salve, etc.). En fait d'œuvres instrumentales, on connaît de lui : une symphonie, plusieurs ouvertures, des concertos poui piano, un quatuor avec piano, un nocturne pour piano et quatuor d'instr. à archet, Polymelos (morceaux caractéristiques de diverses nationalités, pour piano et trio d'instr. à archet), un concerto pour orgue, des préludes pour orgue, des chorals variés, des trios avec piano, des sonates de violon, des sonates pour piano seul, six sonates pour deux pianos, des variations, des divertissements, etc. Quant à ses ouvrages théoriques,
VOGT — VÔLKIAND
b sont du plus haut intérêt : Tomcissenschaf't nd lonsetzkunst (1776); Stimmbildungskunst 776); Kurpfàlzische Tonschule (1778) ; Manneimer lonschule (réimpression, en un volume, ies trois premiers); Betrachtungen der Manneimer Tonschule (périodique mensuel : Essai e diriger le goût des amateurs [1782] ; avec e nombreux suppléments musicaux , 1778- 781); lnledning til harmoniens konnedom ([Stockholm, 1795); une méthode de piano et de jasse chiffrée et une méthode d'orgue en langue suédoise (1797); Choralsystem (Copenhague, 1800); Data zur Ahustih (1800); Hand- \uch zur Harmonielehre (1802) ; Ueber die \armonische Akustik (1807); Griindliche Anbeisung zum Klavierstimmen (1807); Deutsche Kirchenmusik (1807) ; Ueber Choral- und Kirihengesânge (1814) ; System fur den Fugenbau iposthume). Une biographie de l'abbé Vogler, jvec un catalogue complet de ses œuvres, a (té publiée par K. von Schafhâutl (1888). i Vogt, 1. Gustave, hautboïste, né à Strasbourg le 18 mars 1781 ; élève de Salantin, au Conservatoire de Paris, a fait partie de difféents orchestres de théâtre, à Paris. Il fit, en 805-1806, la campagne d'Allemagne, sous Naholéon, comme hautboïste de la garde, puis il | levint premier hautbois à l'Opéra-Comique, oassa de 1814 à 1834 à l'Opéra, et fut, en outre, ile 1828 à 1848, premier hautbois des Concerts lu Conservatoire. V. fut nommé, en 1808, répéileur et, en 1816, professeur principal de haut- Dois au Conservatoire; il fut aussi, de 1815 à 1830, premier hautboïste de la Chapelle royale. V. avait pris sa retraite en 1844. Il a écrit quatre îoncertos pour hautbois, des potpourris, des marches pour musique militaire, un concerto pour cor anglais, etc. — 2. Jean, pianiste et compositeur, né à Gross-Tinz, près Liegnitz, le 17 janv. 1823, m. à Eberswalde le 31 juil. 1888; élève de Bach et de Grell à Berlin, de Hesse et de Seidel à Breslau, il fit un grand nombre de tournées de concerts et changea souvent de résidence. Il s'établit en 1861 à Dresde, en 1865 à Berlin (professeur au Conservatoire Stern) et partit en 1871 pour New-York, d'où il revint, en 1873, se fixer de nouveau à Berlin. Parmi ses compositions, il faut citer un oratorio : Lazarus.
Voigt, 1. Johann-Georg-Hermann, organiste de l'église St-Thomas, à Leipzig, né à Osterwieck (Saxe) le 14 mai 1769, m. à Leipzig le 24 févr. 1811 ; a publié : douze menuets pour orchestre, sept quatuors pour instr. à archet, un trio pour instr. à archet (avec alto), un concerto pour alto, une polonaise pour violoncelle et orchestre, six scherzos pour piano à quatre mains et trois sonates pour piano. — 2. Karl, né à Hambourg le 29 mars 1808, m. dans la même ville le 9 févr. 1879 ; suppléa Schelble, à partir de 1836, et lui succéda, en 1838, comme directeur de la «Société de Ste-Cécile » à Francfort s/ M. En 1840, V. transféra son domicile à Hambourg où il fonda la « Société de Ste-Cécile » qu'il a dirigée longtemps et qui prospère encore aujourd'hui.
Voix (lat. vox; ital. voce; ail. Stimme; angl.
voice). La v. humaine (cf. larynx cl. au sujet des différentes catégories de v., sor-iuxo. mezzi -
SOPRANO, ALTO, TENOR, RARYTON, lîASSE) 110 peut
être utilisée dans un but artistique qu'après avoir été soumise à une éducation méthodique dont les principaux points sont les suivants : 1° étude de l'attaque (v. ce mot) du son' et de la résonnance des voyelles propice à l'exercice du chant; 2° exercices de respiration et d'expiration (au moyen de la messa di voce), destinés à fortifier les organes de la respiration et, par là même, la voix (cf. respiration) ; 3° exercice de sons filés (soutenus; au moyen de la messa di voce également), développant à la fois les muscles en jeu, les cordes vocales et l'ouïe; 4° égalisation du timbre des différents sons (indispensable, par le fait que souvent l'un ou l'autre des sons de l'étendue vocale sort mal ou moins facilement que les autres); 5° exercices destinés à augmenter l'étendue de la voix (par le travail des sons que le chanteur atteint avec aisance) : 6° assouplissement de la voix (en commençant par l'enchaînement, dans un mouvement lent, des deux sons d'un intervalle petit puis de plus en plus grand, et en passant ensuite aux gammes, trilles, mordants, etc.) ; 7° formation de l'ouïe (exercices méthodiques d'intonation): 8° exercices de diction (purement parlée ou dans les mélodies, romances, etc.) ; 9° exercices d'interprétation (au moyen de l'étude d'ceuvres diverses choisies en vue de l'enseignement). Cf. [art] vocal. — 2. Nom que l'on donne parfois aux différentes parties qui concourent à la formation de l'ensemble harmonique d'une œuvre musicale. C'est en ce sens que l'on parle de : croisement des voix (lorsqu'une partie passe au-dessus de celle qui lui est normalement superposée), marche des voix, etc., etc. — 3. Voixhumaine (jeu d'orgue), v. vox.
Volckmar, Wilhelm-Yalentin, organiste et compositeur pour orgue estimé, né à Hersfeld le 26 déc. 1812, m. à Homberg, près Cassel, le 27 août 1887; était, depuis 1835, maître de musique au séminaire de Homberg, directeur royal de musique, professeur et DT phil. Il a écrit vingt sonates et plusieurs concertos pour orgue, une Orgelsjpnphonie et d'autres œuvres pour orgue qui sont fort répandues, ainsi qu'une grande Méthode d 'orgue, et une série d'études : Schule der Gelâufîgkeit fur die Or gel. V. a aussi écrit beaucoup de morceaux de musique vocale et surtout de musique religieuse.
Volkert, Franz, né à Friedland, près Bunzlau, le 2 févr. 1767, m. à Vienne le 22 mars 1845; fut pendant de longues années organiste à la « Collégiale écossaise » et chef d'orchestre du théâtre national de « Leopoldstadt », à Vienne. Il a écrit, de 1810 à 1829, plus de cinquante opéras-comiques, opérettes, mélodrames, farces, etc. pour le théâtre en question, ouvrages ont été en partie accueillis avec beaucoup de faveur, de même que «les trios avec piano, des variations, des morceaux pour orgue, des préludes, etc.
Volkland, Alfred, né à Brunswick Le lOavr. 1841: suivit, de 1864 à 1866, les cours .lu Conservatoire de Leipzig, puis fut nommé pianiste
VOLKMANN — VOLUMIER
de la Cour et, en 1867, maître de chapelle de la Cour, à Sondershausen. Appelé à Leipzig, en 1869, comme directeur de Y « Euterpe », il y resta jusqu'en 1875 et fonda, pendant ce temps, en compagnie de Franz v. Holstein et de Philipp Spitta, le « Bach-Verein » de cette ville. Depuis 1875, V. est directeur de musique à Bâle où il conduit les concerts symphoniques de la « Société générale de musique », la « Société de chant » (mixte) et la Liedertafel. L'Université de Bâle lui a conféré, en 1889, le litre de Dr phil. hon. c, en témoignage de reconnaissance pour la très grande part qu'il a prise au développement musical de la ville de Bâle.
Volkmann, Friedrich-Robert, l'un des compositeurs allemands les plus notables de notre siècle, surtout dans le domaine de la musique instrumentale, né à Loinmatzsch (Saxe), où son père était cantor, le 6 avr. 1815, m. à Pesth le 30 oct. 1883. Pour le piano et pour l'orgue, V. reçut les leçons de son père, et, pour les autres instruments, celles d'un musicien de la ville nommé Friebel. Destiné à la carrière pédagogique, il entra au Gymnase et Séminaire de Freiberg ; mais il ne tarda pas à se vouer tout à fait à la musique et étudia la théorie auprès d'Anacker, à Freiberg, et de K.-F. Becker, à Leipzig. Ses facultés musicales reçurent en outre une impulsion extraordinairement féconde, par les relations d'amitié qu'il entretint avec Robert Schumann dont la muse a laissé une forte empreinte sur ses œuvres. V. partit en 1839, comme maître de musique, pour Prague; il vécut ensuite, dès 1842, à Pesth, de 1854 à 1858 à Vienne, mais depuis lors à Pesth, de nouveau, où il fut dans les dernières années de sa vie professeur d'harmonie et de contrepoint, à l'Académie nationale de musique. Parmi les compositions de V., il faut citer au premier rang : ses deux symphonies (ré min., op. 44; et si bémol maj., op. 53); les trois sérénades pour orchestre d'instr. à archet (ut maj., op. 62: fa maj., op. 63; ré min., op. 69 [avec violoncelle obligé]); six quatuors pour instr. à archet (op. 9, la min. ; 14, sol min.; 34; 35; 37 et 43); deux ouvertures (op. 50 [pour le jubilé du Conservatoire de Pesth] et op. 68 [Richard III]); deux trios (fa maj., op. 3 et si bémol min., op. 5) ; un concerto pour violoncelle (op. 33) ; une romance pour violoncelle (op. 7) et une pour violon et piano (op. 10) ; Allegretto capriccioso pour piano et violon, op. 15; Rhapsodie pour piano et violon, op. 31 ; deux sonatines pour piano et violon, op. 60 et 61; un concerto pour piano et orchestre, op. 42; une sonate pour piano, op. 12; des variations pour deux pianos sur un thème de Haendel, op. 26; de plus, pour piano à quatre mains : une sonatine, op. 57; Rondino et Marche-capriccio, op. 55; Musikalisches Liederbuch, op. 11 ; Ungarische Skizzen, op. 24; Die Tageszeiten, op. 39; trois marches, op. 40 ; ainsi que des arrangements des op. 21, 22, 40 à deux mains et des œuvres d'orchestre et de musique de chambre; viennent encore de nombreux morceaux pour piano à deux mains : Phantasiebilder, op. 1; Dithyrambe und Tohhate, op. 4 ; Souvenir de Marolh, op. 6 ; Noc-
turne, op. 8; Buch der Lieder, op. 17; Deutsch\ Tànze, op. 18; Cavatine und Barcarolle, oj 19; Visegrad, op. 21; quatre marches, op. 22! Wander skizzen, op. 23; Lieder der Gross] multer, op. 27; trois improvisations, op. 36 Am Grab des Grafen Széchenyi, op. 41; Bal\ lade et Scherzetto, op. 51; des arrangements de lieder de Mozart et de Schubert, ainsi que des morceaux de piano à quatre mains op. lli 24, 39, 40. Les œuvres vocales de V. compren-f nent : deux Messes pour voix d'hommes (opj 28 et 29), trois chants religieux pour chœur mixte (op. 38), des offertoires pour soli, chœur ell orchestre (op. 47), des lieder pour chœur d'hommes (op. 48, 58), un «Chant de Noël» du xne siècle (op. 59), de vieilles hymnes allemandes (op. 64| double chœur d'hommes), six duos sur d'anciens textes allemands (op. 67), deux chants religieux pour chœur mixte (op. 70), deux chants nuptiaux idem (op. 71), An die Nacht (op. 45.J alto solo avec orchestre), Sappho (op. 49, scène dramatique pour soprano), Kirchenarie (op. 65,1 pour une voix de basse avec instr. à archet eti flûte), deux mélodies pour mezzo-soprano avec piano et violoncelle, et un grand nombre dej lieder (op. 2, 13, 16, 32, 46, 52, 54, 66).— 2. Wil-
HELM, V. BREITKOPF ET HaERTEL.
Voiles Werk (ail.), grand chœur.
Vollhardt, Emil-Reinhardt , né à Seifersdorf, près Rochlitz en S., le 16 oct. 1858 ; fit son éducation musicale au Conservatoire de Leipzig et fut, de 1883 à 1886, organiste de l'église de la Grâce, à Hirschberg (Silésie). Il remplit depuis 1886 les fonctions de cantor à l'église Ste-Marie, et directeur de la « Société de musique » et du chœur a cappella de Zwickau. V. s'est fait un nom soit comme directeur, soit comme pianiste et organiste; récemment, il a contribué encore à mettre au jour les trésorsmusicaux de la Bibliothèque de l'école du Conseil, à Zwickau. Il a publié des lieder et desmotets.
Vollweiler, Karl, compositeur, né à Offenbach en 1813, m. à Heidelberg le 27 janv. 1848; reçut toute son éducation musicale de son père (m. le 17 nov. 1847), qui fut un maître renommé à Francfort-s/M. et plus tard à Heidelberg, et qui publia une méthode élémentaire de piano et une méthode élémentaire de chant. V. vécut plusieurs années, en. qualité de maître de musique, à St-Pétersbourg et ne passa que les dernières années de sa vie à Heidelberg. Il a composé : une symphonie (manuscrite), deux trios avec piano (op. 2, 15), des variations sur des thèmes russes pour quatuor d'instr. à archet (op. 14), une sonate pour piano (op. 3), six études mélodiques (op. 4), six études lyriqni s (op. 9), et quelques autres morceaux pour piano.
Volta (ital ), retour, fois ; due volte, deux fois ; la prima v., la première fois (abr. i»»«).
Volti (ital.), tourne ; v. subito, abr. V.S., tourne vite (la page). On interprète aussi parfois V. *S. comme signifiant vide sequens, vois ce qui suit.
Volumier, Jean-Baptiste, excellent violoniste, né en Espagne en 1667, mais élevé à la Cour
VOPELIUS — VULPIUS
le France. Il fut, de 1697 à 1706, concertmeister ilu prince électeur et maître de danse de la }our, à Berlin, puis fut appelé en 1709 aux mènes fonctions, à Dresde, où il mourut le 7 oct.
Vopelius, Gottfried, né à Herwigsdorf, près 'ittau, en 1645, m. à Leipzig en 1715 ; cantor de 'église St-Nicolas, compositeur de mélodies de horals chantés encore aujourd'hui, il a publié : Seues Leipziger Gesangbuch (1682).
Voretzsch, Johannes-Felix, né à Altkirchen Saxe-Altenbourg) le 17 juil. 1835; excellent )ianiste, directeur de la « Singakademie » de ïalle-s/S.
Vorhalt (ail.), retard (v. ce mot).
Vorschlag (ail.), appogiature (v. ce mot).
Vorzeichnung (ail.), armure (v. ce mot).
Voss, Gerhard-Johann (Vossius), né à Heielberg en 1577, devint en 1618 professeur d'art ratoire à Leyde,puis, en 1633, professeur d'hisoire à Amsterdam où il mourut le 19 mars 649 ; il a écrit : De artium et scientiarum naîtra (1650-1658; 2e éd. 1660), ouvrage qui traite
fond de la musique. — 2. Isaac (Vossius), fils u précédent, né à Leyde en 1618 ; savant phiologue qui vécut d'abord à la Cour de Stockîolra, puis rentra en Hollande, en 1652, partit n 1670 pour l'Angleterre et mourut chanoine e Windsor, le 21 fév. 1689. V. est l'auteur de : le poëmatum canlu et viribus rhythmi (1673). — 3. Charles, pianiste et compositeur, né à 5chmarsow, près Demmin, le 20 sept. 1815, m.
Vérone le 29 août 1882 ; fit son éducation muicale à Berlin et s'établit, en 1846, àParis où il e fit estimer comme maître de piano et jeta sur e marché un nombre incalculable de morceaux jour piano d'un genre brillant (fantaisies, pot- Dourris, danses, morceaux de salon de toutes ortes), parmi lesquels il se trouve toutefois uelques œuvres d'une certaine valeur : des oncertos, des études, des variations, etc.
Vox (lat.; ital. voce), la voix. — La V. huma- %a (voix humaine ; en grec : anthropoglossa), st, dans l'orgue, un jeu de 8' que chaque faceur, pour ainsi dire, construit à sa manière ; ependant elle consiste le plus souvent en un eu d'anches à pavillons courts et en partie )ouchés ; d'autres sont composées de tuyaux à Douches ( église Ste-Elisabeth et église des 11,000 Vierges », à Breslau, et presque partout n Italie), et quelquefois même d'une double angée de tuyaux dont l'un est à anche, l'autre
bouche. Une bonne V. humana est très rare, Madeleine, à Paris ; cathédrales de Freiberg, eFribourg [Suisse], de Lucerne, etc.; St-Jean,
Gouda), mais suffirait à elle seule à établir la
élébrité d'un instrument, probablement l'a-
oustique de la salle joue-t-il un rôle impor-
ant. Lorsque le jeu n'est que de 4', il prend en
général le nom de V. virginea (voix virginale),
ou celui de Vox angelica (voix d'ange)..
Vredemann, 1. Jakob, maître de musique à Leuwarden, de 1600 à 1640, a publié : Musica miscella o mescotenza di madrigali, canzoni e villanelle a 4 et 5 voci (1603, avec texte hollandais) et lsagoge musicce, dat is korte perfecte endegrondighe ïnstrutie vandt principale mu-
sijcke, etc. (1618). -2. Michael, maître de musique a Arnheim, auteur de : Der violen-cyther mit vyf snaaren, en nieioe sorte melodicusr invenhe twe naturen hebbende vier parthyen spelende, licht te Leeren, liait violen,half cyther (1612).
Vroye, Theodor-Joseph de, grand érudit m matière de musique ecclésiastique, né à Villersla-Ville (Brabant) le 19 août 1804, devint en 1835 chanoine et grand-chantre de la cathédrale de Liège, et mourut en cette ville le 19 juil. 1873. V. a rendu des services signalés à la i éforme du chant grégorien en Belgique par les publications suivantes, entre autres : Vespéral (1829), Graduel (1831), Manuale canton,,* (1849), Processionale (1849), Rituale Romanum (1862), ainsi qu'un Traité de plainchant à l'usage des séminaires (1839), et un petit écrit : De la musique religieuse, etc. (1866, avec Elewick [v. ce nom]).
Vuillaume, Jean-Baptiste, célèbre luthier, né à Mirecourt le 7 oct. 1798, ville où ses ancêtres avaient déjà pratiqué la lutherie, m. à Ternes le 19 mars 1875; travailla en 1818 chez Chanot, à Paris, puis chez Lété avec lequel il s'associa bientôt. En 1828, il se sépara de Lété et acquit bientôt une renommée extraordinaire par ses imitations des violons d'Antonio Stradivari. Ses travaux ont été récompensés à toutes les Expositions, entre autres aux expositions universelles de Londres (1851) et de Paris (1855). V. construisit aussi une nouvelle sorte d'alto d'un son particulièrement ample et plein, qu'il appela « Contralto », ainsi qu'une contrebasse monstre, de dimensions colossales (« Octobasse», accordée une tierce plus bas que la contrebasse ordinaire, et mesurant quatre mètres de hauteur ; un exemplaire en est conservé au Musée du Conservatoire de Paris). Il inventa aussi une machine pour la fabrication de cordes justes et une autre pour celle des archets, etc. Dftux de ses frères, Nicolas (1800-1871), et Nicolas-François (1802-1876), ont été d'excellents luthiers, le premier à Mirecourt, le second à Bruxelles. Un troisième, Claude-Fkam ïois, abandonna la fabrication des violons pour se vouer à celle des orgues, tandis que son Mis, Sébastien, s'établit à Paris, comme luthier, et fabriqua notamment d'excellents archets.
Vulpius, Melchior, compositeur et théoricien, né à Wasungen vers 1560, cantor à Weimar, où il mourut en 1616; a publié deux livres de Cantiones sacrœ (1603 L608] et 1604 ; 2e éd., 1611); Kirchengesdnge und geistliche Lieder Dr Luthers u. a. mit 1 und 5 Stimmen (1604); Canticum beatissimœ Virginis M<<ri<r. 4, 5 6, et plurium voc. (1605); Lateinische Bochzeitstûcke (1608); Opuscutum novum selectissimarum cantionum sacrarum /, ~> et <> vocum (1610); Erster {ziceiter, dritter) Theit der sonntàglichen Evangelisch* ,i Spruche <«/< 4 Stimmen (1619-1621), ainsi qu'une nouvelle édition du Compendiolum musicœ d'Heinrich Faber, avec traduction allemande el quelques chapitres supplémentaires écrits parle traducteur lui-même : Musicœ compendium latinogermanicum M Henrici Fabrit etc. 1 1610), etc.
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