VE GELER
partit pour Lausanne à l'âge de quatorze ans, comme maître de musique de l'Institut d'aveugles Hirzel. En automne 1861, W. entra au Conservatoire de Leipzig ; en 1865, il se rendit auprès de Vincenz Lachner, à Mannheim, puis devint directeur de musique à Aarau et à Zurich. De 1869 à 1870, il vécut à Berlin où il fut élève de Tausig et jouit de l'estime de Liszt et de Bûlow. Liszt fit même exécuter, lors du festival Beethoven, en 1870, un poème symphonique : Zar Iliade, de W. En 1872, enfin, W. avait été nommé organiste de l'église St-Pierre, directeur de 1' «Harmonie » et professeur au Conservatoire, à Zurich. On a publié de lui : op. 1, sonate pour piano (si |?) ; op. 2, cinq duos pour soprano et alto; op. 3, valses à quatre mains; op. 4, quatuor avec piano (ut min.); op. 5, trio avec piano (si j? ); op. 6, Elégies; op. 7, Idylle (cinq morceaux de piano) ; op. 8, sonate pour violon (rè) ; op. 9, morceaux pour piano (deux cahiers) ; et, sans numéro d'op. : Prinz Carneval (petits morceaux d'enfants ; chez E.- W. Fritzsch, à Leipzig). Un grand nombre de compositions pour chœur ont également paru sans numéro d'op., de même des transcriptions pour chœur d'anciens chants allemands. W. a rédigé le volume II de la collection de chœurs d'hommes fondée par Heim, et il y a collaboré largement. — 12. Joseph-Miroslaw, excellent violoniste et quartettiste, né à Prague le 9 nov. 1854 ; reçut les premières leçons de son père, et joua déjà, à l'âge de dix ans, devant l'empereur d'Autriche. Il fit également plusieurs voyages dans les pays de la monarchie autrichienne, puis suivit un certain temps les cours de l'Ecole d'orgue (où il eut comme maître le professeur Blazek) et, de 1870 à 1873, ceux du Conservatoire, depuis longtemps célèbre, de sa ville natale. Il avait eu, auparavant déjà, comme maîtres : pour le piano A. Hora, et pour la composition Vinaret Prucha. En 1873, W. entra dans la chapelle de la Cour, à Sondershausen ; deux ans plus tard, il devint concertmeister de l'orchestre de la Cour, à Darmstadt, où il organisa des séances périodiques de quatuor pour instr. à archet. Enfin, en 1883, il succéda à J. Rebicek comme premier concertmeister de la Chapelle royale de Wiesbaden et deuxième chef d'orchestre de l'Opéra (en 1889, il reçut le titre de « directeur royal de musique » ). W. quitta ces fonctions en 1893; il vit depuis lors à Munich. Notons parmi ses œuvres : deux quatuors pour instr. à archet (le second fut couronné lors du concours de quatuors de St-Pétersbourg,en 1891), deux suites d'orchestre, un ballet : Die Rheinaixe (1884, Wiesbaden), la musique pour Olaf, de Rod. Fels, et pour Prinz Bibu, de Schulte, un septuor pour violon, alto, violoncelle, basson et deux cors, un concerto de violon, (sol min.; 1898), etc.
Weckerlin, Jean-Baptiste-Théodore, né à Cebweiler, en Alsace, le 9 nov. 1821 ; son père possédait une teinturerie de cotons, et le destina d'abord à la carrière industrielle, bien que son talent musical se fut révélé de bonne heure. Après avoir terminé ses études de chimie et de mécanique et avoir été déjà quelque temps
teinturier, W. prit la résolution de se vouej tout à fait à la musique et fut admis, en 1844 au Conservatoire de Paris, comme élève d( Ponchard (chant) et de Halévy (composition)! Il quitta le conservatoire en 1849, pour S(| vouer à la composition et à l'enseignement di chant, en particulier. Les premières œuvres qu'il publia furent des romances ; en outre, i:| eut du succès, en 1853, avec un opéra comique en un acte : L'organiste dans V embarras, suc-l ces tel que sa pièce fut représentée une centaine de fois au Théâtre lyrique. Cependant ceï ne fut qu'en 1877 qu'il réussit de nouveau à| faire représenter un acte de sa compositioi (Après Fontenay) sur une scène parisienne. Il| n'avait donné dans l'intervalle que quelques opéras de salon, dans des cercles privés, etï deux opéras-comiques, en dialecte alsacien, àl Colmar (Die drei fâche Hochzeit im Besenthalj 1863, et D'r verhàxt' ' Rerbst). Par contre W. parvint à se faire, dans le domaine de la composition chorale et orchestrale, une bonne renommée, surtout par deux grandes œuvres pour soli, chœur et orchestre : Les poèmes de le mer (exécuté en 1860, au Théâtre italien, sous-j la direction de l'auteur) et L'Inde; de plus, il | écrivit la Fête d'Alexandre, une grande Symj)honie de la forêt, un oratorio : Le jugementï dernier, une Messe à St-Cécile, beaucoup de romances, des chœurs a cappella (vingt-cinq chœurs pour voix de jeunes filles; six quatuors de salon ; Soirées parisiennes, pour chœur mixte), etc. W. est bibliothécaire du Conser- A7atoire de Paris (depuis 1876, successeur de Fél. David) et archiviste de la « Société descompositeurs de musique », à Paris. Commehistorien musical, il s'est fait connaître surtout par des recueils de chansons populaires t Echos du temps p>assê (3 vol.), Echos d'Angle* terre (chants populaires avec piano, 1877)r Chansons et rondes populaires (chants d'enfants, avec piano), Les poètes français mis en musique (1868), Chansons populaires des provinces de la France (en collaboration avec Champfleury), La chanson populaire (1886),. Musicana (2 vol., 1877 et 1890), L'anciennechanson populaire en France (1887), ainsi que par une Histoire des intsruments et de la musique instrumentale, couronnée par l'Académie. W. a publié aussi un catalogue bibliographique de la très riche Bibliothèque du Conservatoire (1885, chez Firmin Didot) et deséditions nouvelles d'œuvres anciennes.
Weelkes, Thomas, compositeur anglais, était organiste vers l'an 1600 à Winchester, devient en 1608 membre de « Chapel Royal » et organiste du dôme, à Chichester, bachelier, etc. W. a publié un recueil de madrigaux de trois à six voix (1597), des Ballets et des madrigaux de quatre à six voix (1598), des madrigaux à six voix (1600) et une anthologie : Agrès and phanlastick spirits for 3 voices (1618). On trouve delui des morceaux détachés dans les « Triumphsof Oriana », dans la « Church-music » de Barnard et dans « Teares and lamentations of £Q sorrowfull soûle » de Leighton.
Wegeler, Franz-Gerhard, médecin à Bonn,
WEGELIUS — WE1NGARTNER
lus tard à Coblence, ami de jeunesse de Beelioven, né à Bonn le 22 août 1765, m. à Colence le 7 mai 1848 ; a publié, avec F. Ries, es Biographische Notizen iïber Ludwig van Beethoven (1838) et un supplément à cet ourage (1845). Les deux volumes réunis ont paru n traduction française, en 1862.
Wegelius, Martin, compositeur, né à Helingfors le 10 nov. 1846 ; étudia la philosophie ans sa ville natale, prit en 1869 le grade de magister » et devint directeur de la Société icadémique de chant. W. étudia la musique de 870 à 1871, auprès R. Bibl à Vienne, et de ^ichter et Paul, à Leipzig, puis il remplit queljue temps les fonctions de répétiteur à l'Opéra l'Helsingfors. Il continua ensuite de 1877 à 878, ses études musicales à Leipzig, et devint, n 1878, chef d'orchestre de l'Opéra finnois, à lelsingfors. Il est actuellement directeur d'un ,onservatoire qui a pris un grand développement, de même que la « Société de musique » m'il dirige. W. a fait paraître des morceaux )our piano et des lieder ; on a exécuté en outre le lui : une ouverture, Daniel Hjort; un Rondo jitasi fantasia pour piano et orchestre ; une jallade pour ténor solo et orchestre ; Mignon )our soprano et orchestre ; Le 6 Mai (cantate le fête) ; une Cantate de Noël et d'autres pièces vocales. W. a écrit aussi un Làrobok i allman Musik lara och Analys (2 vol., 1888-1889), un ibrégé de l'histoire de la musique (3 parties, 891-1893) et un Cours d'intonation (tous trois 3n suédois).
Wehle, Karl, pianiste, né à Prague le 11 mars 825, fils d'un négociant aisé, m. à Paris le 3 uin 1883 ; suivit d'abord la carrière commeriale, puis fit ses études de pianiste à Leipzig Moscheles) et à Berlin (Kullak). Si l'on excepte es grands voyages qu'il fit à travers l'Asie et 'Amérique, W. vécut surtout à Paris où il a Dublié un grand nombre de morceaux brillants jour le piano : une sonate (op. 38), deux tarenelles (op. 5 et 56), Allegro à la hongroise op. 81), des impromptus (op. 10, 73), Ballade et îocturne (op. 79), Sérénade napolitaine (op. 31) eux berceuses, trois nocturnes et une ballade (op. 11), etc.
Weidenbach, Johannes, né à Dresde le 29 nov. 1847 ; fut, de 1869 à 1871, élève du Conservatoire de Leipzig. Après avoir habité quelque temps Nuremberg, il revint en automne 1873 à Leipzig, en qualité de maître de piano au Conservatoire.
Weidt, Karl, né à Berne le 7 mars 1857 ; devient, en 1889, directeur de la Société chorale d'hommes de Klagenfurt. Compositeur apprécié de chœurs pour voix d'hommes.
Weigl, Joseph, chef d'orchestre habile et compositeur d'opéras, né à Eisenstadt le 28 mars 1766, où son père (Joseph-Franz W. né en Bavière le 19 mars 1740, m. à Vienne le 25 janv. 1820, comme membre de la Chapelle de la Cour) était alors violoncelliste de l'orchestre du prince Esterhazy, m. à Vienne le 3 févr. 1846. Il devait étudier le droit, mais, ayant reçu de bonne heure les conseils d'Albrechts-
berger et de Salieri, il s'adonna immédiatement
à la composition scénique. W. écrivit à l'âge de seize ans déjà son premier opéra : Die unnûtze Vorsicht ; quant au premier opéra de lui qui fut représenté: Il pazzo per forza (1789), il lui rapporta une gratification de cent ducats. Dès ce moment, W. reçut commande sur commande ef écrivit environ trente opéras (entre autres Die Schweizerfamilie qui est resté longtemps populaire), une douzaine de ballets, d'entr'actes, etc., soit pour des théâtres viennois, soit (en 1807 et en 1815) pour la Scala de Milan. Après la mort de Salieri, il reçut la plaiv de deuxième maître de Chapelle de la Cour (1825) et il abandonna depuis lors la composition scénique ; par contre, il a écrit un grand nombre d'oratorios et de cantates, dix Messes, des Graduale, des offertoires, etc. On pourrait enfin ajouter à cela nombre d'œuvres vocales de moindres dimensions et quelques pièces de musique de chambre (trios pour hautbois, violon et violoncelle). Son frère, Taddaeus, né à Vienne en 1774 ou 1776, m. dans la même ville le 10 févr. 1844, conservateur de la section musicale de la Bibliothèque impériale et propriétaire d'un magasin de musique, fit représenter, de 1799 à 1805, quatre opérettes et treize ballets de sa composition.
Weingartner, Paul-Felix, noble de Mûnzberg, né à Zara (Dalmatie) le 2 juin 1863 ; perdit son père, qu'il avait à peine quatre ans et fit ses premières études musicales auprès de W. Remy, à Graz où sa mère avait élu domicile. Ses premières compositions, des pièces pour piano (op. 1-3) parurent en 1880, à Hambourg. En 1881, W. entra au Conservatoire de Leipzig et y resta jusqu'au moment où, en 1883, il obtint le prix de la fondation Mozart. Il se fixa alors à Weiniar où, sur l'instigation de Liszt, son opéra Sakuntala fut représenté, le 23 mars 1884. De 1884 à 1891, il fut successivement chef d'orchestre des théâtres de Kônigsberg, Danzig, Hambourg, Francfort s/M (remplaçant temporaire d'O. Dessof) et Mannheim. En 1891, W. épousa Mlle Marie Juillerai et il accepta, la même année, les fonctions de chef d'orchestre de la Cour et de directeur des concerts symphoniques de l'Opéra à Berlin; mais, depuis la fin de l'année 18(.r,. il a abandonné une partie de ces fonctions. A côté des concerts de Berlin, dont il a conservé la direction, W. dirige les concerts Kaim de Munich et une quantité d'autres auditions symphoniques soit en Allemagne, soit à L'étranger (Paris, Londres, Bruxelles, etc., etc.). W. est non seulement un chef d'orchestre génial, mais encoreun compositeur notable (de tendances modernes); on connaît de lui, en plus des œuvres déjà mentionnées : Malawika (opéra ; Munich, I Genesius (id., Berlin, 1898); des poèmes symphoniques: KÔnigLear, Dos Gefildeder Seltgen ; la musique pour YAntig<met de Sophocle (cuivres et harpes); une Bymphonie en soi majeur (1898); un quatuor pour instruments a archet ; des lieder el des réorchestrations (« Invitation à la vais,'. » de Weber, etc.). De plus,
WEINLIG
YYEITZMANN
W. a écrit plusieurs plaquettes intéressantes : Die Lehre von der Wiedergeburt und das musikalische Brama: Ueber das Dirigiren; Bayreuth (1896 ; ici. ail. 1898) ; Die Symphonie nach Beethoven.
Weinlig, 1. Christian-Ehregott, organiste et compositeur, né à Dresde le 30 sept. 1743, m. dans la même ville le 14 mars 1813 ; élève de Homilius, à l'Ecole de la Croix, devint en 1767 organiste de l'église évangélique de Leipzig, en 1773 organiste à Thorn, puis, en 1780, accompagnateur à l'Opéra italien et organiste de la « Frauenkirche », à Dresde. Il succéda enfin, en 1785, à son vieux maître Homilius, comme cantor de l'Ecole de la Croix. Seuls, parmi ses œuvres, un recueil de morceaux pour piano et deux de sonates pour flûte, ont été gravés; par contre, "W. a laissé en manuscrits la musique de plusieurs passions, des oratorios, des cantates, etc. — 2.Christian-Theodor, neveu et élève du précédent, né à Dresde le 25 juil.1780 ; étudia encore sous la direction de Mattei, à Bologne, et fut, de 1814 à 1817, cantor de l'Ecole delà Croix, à Dresde. Il vécut ensuite, sans situation officielle, jusqu'au jour où, en 1823, il fut appelé à succéder à Schicht, comme cantor de l'Ecole St-Thomas, à Leipzig, fonctions qu'il conserva jusqu'à sa mort, le 7 mars 1842. W. était surtout renommé comme professeur de théorie ; on compte, entre autres parmi ses élèves, Richard Wagner. W. a écrit : Anleitung zur Fuge fur den Selbstunterricht (2e éd., 1852), ouvrage original et de réelle valeur. On a gravé de lui des exercices de chant (vocalises) pour les divers genres de voix, ainsi que des exercices pour deux sopranos et un Deutsches Magnificat pour soli, chœur et orchestre.
Weinwurm, Rudolf, né à Scheideldorf, près Maidhofen sur la Thaya (Basse-Autriche), le 3 avril 1835 ,• entra tout jeune dans la Chapelle de la Cour impériale, à Vienne, et y reçut une éducation musicale sérieuse. Il fonda en 1858, la « Société académique de chant » de l'Université de Vienne, devint en 1864 directeur de la « Singakademie » et en 1866, après la retraite de Herbeck, directeur de la « Société chorale d'hommes » de Vienne. W. est en outre chargé de la direction de tout 'enseignement musical, à l'Institut impérial pour la formation des instituteurs et institutrices. Il a publié une Allgemeine Musiklehre et une Methodik des Gesangunterrichts, ainsi que des compositions pour chœurs d'hommes et chœurs mixtes. En 1880, W. a été nommé directeur de musique de l'Université.
Weinzierl, Max, chevalier de, né à Bergstadtl (Bohème) le 16 sept. 1841, m. à Vienne le lOjuil. 1898; directeur artistique de la «Singakademie » de Vienne , s'est fait connaître comme compositeur d'opérettes (Don Quixote, Vienne, 1879 [en collaboration avec L. Roth] ; Die weiblichen Jaeger ; Moclemos ; Fioretta; Fuge Fritz [1889]).
Weisheimer, Wendelin, compositeur, né à Osthofen, près Worms, en 1836 ; élève du Conservatoire de Leipzig (1856-1857), devint en
1866 chef d'orchestre du théâtre de Wùrzbour passa ensuite à Mayence, et enseigne actuell ment la musique à Strasbourg. W. a écrit ju qu'à présent deux opéras : Theodor Korn (Munich,1872)et Meister Martin und seine Gese Len (Carlsruhe, 1879 ; Baden-Baden, Leipzig)
Weiss, 1. Silvius-Leopold, célèbre joueur d luth, né à Breslau en 1684, m. à Dresde le 16 oc 1750 ; virtuose de la chambre de Saxe depd 1718. — 2. Karl, flûtiste, né à Mûhlhausen, e Thuringe,en 1738 ; partit avec un noble anglai d'abord pour Rome, puis pour Londres où devint premier flûtiste de Georges III. So fils, de même nom, né en 1777, voyagea bea coup après avoir été quelque temps élève d S. Mayer, à Bergame. Père et fils ont publi tous deux de nombreuses œuvres, solos et mo ceaux d'ensemble, pour flûte. Le fils a fait p raître en outre une grande méthode de flûte New methodical instructionbook for the flut — 3. Franz, l'alto du quatuor Schuppanzig né en Silésie le 18 janv. 1778, m. à Vienne 1 25 janv. 1830 ; écrivit plusieurs symphonies, si quatuors et un quintette pour instr. à archet des duos pour violons et pour flûtes, des sonai tes pour piano, des variations pour violon ave orchestre, des pièces concertantes pour flûte basson, trombone et orchestre, etc. — 4. Julius violoniste, né à Berlin le 19 juil. 1814 ; élèv de Henning et de Rungenhagen, fut un maîtr de musique estimé, à Berlin, jusqu'au momen où il reprit, en 1852, le magasin de musiqu de son père. — 5. Amalie, v. Joaghim.
Weissbeck, Johann-Michael, musicographe né à Unterlaimbach (Souabe) le 10 mai 1756 cantor et organiste de la « Liebfrauenkirche, à Nuremberg, où il mourut le 1er mai 1808. J attaqua le système musical deVogler, dans un série d'écrits : Protestationsschrift oder exem plarisdie Widerlegung einiger Stellen une Perioden der Kapeilmeister Yoglerschen Ton wissenschaft und Tonsetzkunst (1783), pui dans une réponse (1802) à la défense de Vo gler qu'avait prise Knecht, dans : Ueber Hem Abt Voglers Or gel-Or chestr ion (1797), Etvoa iiber Herrn Dan. Gottl. Tiirhs wichtige Orga nistenpflichten (1798) et enfin dans deux pam phlets contre Haussier, Rœsler et Vogler (1800
Weitzmann , Karl-Friedrich, contrapun tiste habile et théoricien ingénieux, né à Berlii le 10 août 1808, m. dans la même ville le 7 no\ 1880 ; fut élève de Henning (violon) et de Kleii (théorie), à Berlin, puis de Spohr et de Haupt mann, à Cassel. 11 devint, en 1832, directeui de chœurs du Théâtre municipal de Riga où i fonda aussi, avec Dorn, une « Liedertafel ». E 1834, il fut nommé chef des chœurs à Reval et en 1836, premier violoniste de la Chapelle im périale et directeur de musique de l'église Ste Anne, à St-Pétersbourg. En 1846, W. se rendît à Londres, pour y faire des études, puis il s'é tablit en 1847 à Berlin, comme professeur de composition et musicologue. W. était intimé ment lié avec Franz Liszt. Ses principaux écrits' sont : Der ubermàssige Dreihlang (1853) ; Der verminderte Septimenakkord [ (1854) ; Ge
WELGKER VON GONTERSHAUSEN
WERGKMEISTER
an
I \;chichte des Septimenakkords (1854) ; Geschïchte hier griechiscJten Musik (1855) ; Geschïchte der \\Harmonie und ihrer Leïtre (« Allgemeine JMusikalische Zeitung », 1849) ; Harmoniesystem 1860, couronné) ,• Die neue Harmonielehre ira \Streit mit der alten ; Geschïchte des Klavier- \oiels und der Klavierlitleratur (1863, publié pomme 3e partie de la méthode de piano LebertiStark; 2e éd. séparée, augmentée d'une Gemhichte des Klaviers, 1879; 3e éd., entièrement irefondue par Seiffert et Fleischer, vol. i, 1899) ; \Derletzte der Virtuosen (Tausig). L'un de ses lélèves, E.-M: Bowman, a publié en 1877, à IlNew-York : C.-F. Weitzmann's manual of \musical theory. Parmi les compositions de W., lil faut noter: trois opéras représentés à Beval (Rauberliebe, Walj)urgisnacht, Lorbeer und Bettelstab), quelques recueils de lieder, des morceaux pour piano à deux et à quatre ms., Ràtsel à quatre ms. (canons), des études de contrepoint (deux cahiers) et 1800 préludes et modulations (1er cahier, classique ; 2e cahier, fromantique).
Welcker von Gontershausen, H., écrivain qui a traité de la construction des instruments de musique, auteur de : Der Fliigel oder die Beschaffenheit des Pianos in allen Formen (1853) ; Neueroffntes Magasin musikalischer Tonwerkzenge, dargestellt in technischen Zeichnungen, etc. (1855) ; Der Ratgeber fur Ankauf, Behandlung und Erhaltung der Pianoforte (1857) ; Der Klavierbau und seine Théorie, Technik und Geschïchte (4e éd., 1870) ; Ueber den Bau der Saiteninstrumente und der en Akustik, nebst Uebersicht der Entstehung und Verbesserung der Or gel (1876).
Weldon, John, organiste anglais ; élève de
I Purcell, devint en 1701 membre de « Chapel
Royal », succéda en 1708 à BIoav, comme or-
I ganiste de la chapelle, et fut nommé, en 1715,
| compositeur de cette même chapelle. 11 mourut
• en 1736. W. a écrit beaucoup d'anthems, de
services, etc. ; il a publié, en 1730, six anthems
i pour une voix seule avec continuo. On trouve
en outre d'autres morceaux de lui dans le
« Mercurius musicus » (1734).
Welsh, Thomas, chanteur scénique et maître de chant à Londres, vers 1800, a écrit plusieurs opérettes pour le « Lyceum Théâtre » et publié des glees, des romances et des sonates pour piano, ainsi qu'une méthode de chant : Vocal instructor, or the art of singing. Sa femme fut, sous le nom de Miss Wilson, une cantatrice renommée; elle lui devait son éducation musicale.
Wenck, August-Heinrich, violoniste, élève de Georg Benda ; se rendit en 1786, avec son maître, à Paris où il publia des sonates pour piano et un potpourri pour piano et violon. W. était aussi virtuose sur l'harmonica. Il inventa, en 1798, un métronome qu'il a décrit dans : Beschreibung eines Chronometers oder musikalischen Taklmessers. Il vécut, à partir de 1806, à Amsterdam.
Wenckel, Johann-Friedrich- Wilhelm, né à Niedergebra, près Nordhausen, le 21 nov. 1734,
m. àUelzen,oùil était organiste, en 1792;élève
de Ph.-E. Bach, de Kirnberger et de Marpurg, à Berlin, il a écrit des sonates et des morceaux pour piano, des duos de ilùtes. etc. dont le style est fort bon.
Wendelstein, v. Gocbl i
Wendling, 1. Johann-Baptist, flûtiste dr la chapelle de Mannheim, dès 175'i et, encore après le transfert de celle-ci (1778) à Munich, jusqu'à l'année de sa mort (1800). W. a publié des concertos, des quatuors, et des trios pour flûte et instruments à archet, ainsi que des duos pour flûtes. — Sa femme, Dorothea (Spurni), née à Stuttgart en 1737, m. à Munich en Isua était une excellente cantatrice. Il faut se garder de la confondre avec — 2. Augusta-Elisaheth W., la femme du violoniste Karl W., laquelle brilla aussi à Mannheim et Munich à la même époque et mourut en 1794. — 3. Karl, pianiste virtuose (spécialement sur le piano de Jankô), né à Frankenthal (Palatinat) le 14 nov. 1857 ; élève et, depuis 1887, professeur du Conservatoire de Leipzig, pianiste de la Cour du prince de Waldeck.
Wendt, 1. Johann-Gottlteb, professeur de philosophie à Gcettingue, né à Leipzig en 1783, mà Gcettingue le 15 oct. .1836; auteur de: Ueber die Hauptperioden der schonen Kunst (1831) Leben und Treiben Rossinis (1824) et d'une série d'articles pour 1' « Allgemeine Musikalische Zeitung » de Leipzig. — 2. Ernst-Adolk, maître de musique au séminaire de Xeuwied, né à Schwiebus, en Prusse, le 6 janv. 1806, m. à Neuwied le 5 févr. 1850 ; élève de Zelter, Klein et A.-W. Bach, à Berlin, a publié des morceaux pourorgue,une sonate pour piano à quatre ms., un trio avec piano et des variations pour piano et orchestre. Des symphonies, des quatuors pour instr. à archet, etc. sont restés manuscrits.
Wenzel, Ernst-Ferdinand, maître de piano renommé, né à Walddorf, près Lôbau (Sa\.'>. le 25 janv. 1808, m. aux bains de Kosen le 16 août 1880; étudia la philosophie, à Leipzig, et devint élève particulier de Fr. Wieck pour le piano, se lia d'amitié avec R. Schumann et se voua bientôt entièrement à la musique. Lorsque Mendelssohn fonda le Conservatoire, il appela W. à la direction d'une classe de piano et celui-ci remplit ses fonctions d'une façon très remarquable, jusqu'à sa mort. W. a aussi collaboré, aussi longtemps que Schumann en fut le rédacteur, à la « Neue Zeitschrift fur Muais W. était un excellent musicien, un homme d'une haute intelligence, niais d'un caractèn un peu étrange.
Werbecke. Gaspar van, v. Gaspar.
Werkenthin, Albert, né à Berlin le 6 mars 1842,- élève de H. v. Bûlow, Stern, Weitzmann el H. Ulrich, pianiste, écrivain el compositeur (Die Lehre vont Klavierspiel. L<'/>rsi<>/f und Méthode, 8 vol. : lieder el morceaux pour
piano).
Werckmeister. Andréas, remarquable i -
ricien et organiste, aé à Beneckenstein le80 nov. ir,45,n.. a Halberstadl le 36 oct. 1/'"' suivit les classes de l'école de Nordhausen, puis
WERMANN
de Quedlinbourg et reçut son éducation musicale de ses oncles, Heinrich-Chiïstian W., organiste à Bennungen et Heinrich-Victor W., cantor à Quedlinbourg. En 1664, il devint organiste à Hasselfelde, puis il passa, en 1670, à Elbrich, en 1674 à Elbingerode, plus tard au château de Quedlinbourg et enfin, en 1696, à l'église St-Martin, à Halberstadt. On n'a conservé qu'une seule œuvre de W., un recueil de morceaux pour violon, avec basse : Musikalische Privatlust (1689). Ses écrits sont : Orgelprobe, oder kurze Beschreibung, wie man die Orgelwerhe von den Orgelmachern annehmen...
konne (1681 ; 2e éd., sous le titre : Erweiterte Orgelprobe, 1698, et dès lors souvent); Musicae mathematicae Iwdegus curiosus, oder Ricfitiger musikalischerWegweiser (1687, traité des intervalles) ; Der edlen Musik-Kunst Wilrde, Gebrauch und Missbrauch (1691) ; Musikalische Temperatur, oder deutlicherund wahrer mathematischer Unterricht, wie man durch Anweisung des Monochordi ein Klavier, sonderlich die Orgelioerke, Positive, Regale, Sjoinetten unddgl. wohltemperiert stimmen konne
(1691, LE PREMIER OUVRAGE SUR LE TEMPÉRA- MENT a rapports constants) ; Hypomnemata musica, oder musikalisch Mémorial (1697, traité général de musique) ; Cribrum musicum oder musikalisches Sieb (1700, intéressant petit écrit) ; Harmonologia musica, oder kurze Anleitung zur musihalischen Komposition (1700) ; Die notwendigsten Anmerkungen und Regeln, wie der Bassus continuus oder Generalbass wohl konne traktiert toerden (1698; 2e éd., 1715) ; Organum Gruningense redivivum, oder Beschreibung des in der Grûningischen Schlosskirche beruhmten Orgelwerks, etc. (1705) Musikalische Paradoxaldiskurse, oder ungemeine Vorstellungen, voie die Musik einen hohen und gottlichen Ursprimq habe, etc., (1707).
Wermann, Friedrich-Oskar, organiste et compositeur, né à Neichen,près Trebsen (Saxe), le 30 avr. 1840 ; suivit les cours du séminaire de Grimma, fut ensuite maître d'école dans diverses petites localités des environs de Leipzig et de Dresde, et travailla la musique à Dresde, auprès de Julius Otto, Merkel, Krâgen et Fr. Wieck, puis au Conservatoire de Leipzig. W. devint ensuite directeur de musique à Wesserling, maître à l'Ecole de musique de Neuchâtel, et fut enfin appelé en 1868, à Dresde, en qualité de maître de musique au séminaire. Tl a succédé en 1876 à J. Otto, comme cantor à l'Ecole de la Croix et directeur de musique des trois principales églises évangéliques. Parmi ses compositions, nous noterons seulement : Refbrmationshantate, op. 35 ; sonate pour orgue, op. 45'; id. avec violoncelle, op. 58; une Messe vocale pour double chœur, avec soli, op. 60 ; de nombreux motets ; un opéra lyrique : Vineta ; des morceaux pour piano (exercices techniques, études) et des lieder.
Werneburg, Johann-Friedrich -Christian, maître au gymnase et au séminaire de Cassel^ plus tard à Gotha et, en dernier lieu, à Weimar,