BLAZE
nière place lui fut cependant retirée au bout de quelque temps. Le sort semble du reste lui avoir été de moins en moins favorable ; il perdit vers 1830 une grande partie de la fortune qu'il avait amassée, ses opéras cessèrent de plaire au public et ses succès d'autrefois furent désormais oubliés. B. écrivit 174 romances pour une voix, 170 nocturnes pour deux voix, 4 Messes avec orchestre, 30 opéras, etc.
Blankenburg. 1. Quirin van, né à Gonda en 1654, m. à La Haye, où il était organiste, vers 1740; écrivit: Elementa musica, etc. (1739) et Clavicimbel en orgelboek der gerefdrmeerde psalmen en herkgezangen, etc. (1772). — 2. Christian-Friedrich, von, né aux environs de Golberg le 24 janv. 1744, m. le 4 mai 1796 ; officier de l'armée prussienne, fut promu capitaine et pensionné en 1777. Il publia quelques suppléments, concernant principalement la musique, à la Théorie der schonen Kunste de Sulzer: ces suppléments furent adjoints du reste à l'œuvre dans sa seconde édition, parue de 1792 à 1794.
Blaramberg, Paul, compositeur russe, né à Orenbourg le 26 sept. 1841 ; il étudia à St-Pétersbourg, en même temps que le droit, la musique auprès de Balakirew, entra comme fonctionnaire au bureau central de statistique, qu'il quitta en 1870 pour se vouer à la carrière de journaliste (rédacteur de la Russische Zeitung de Moscou). Il convient de citer parmi ses œuvres : les opéras Marie Tudor et Le premier comique russe, la musique du Wojewode d'Ostrowski, une cantate Le Démon d'après un poème de Lermontoff (les danses tartares de cette cantate eurent un grand succès). B. est partisan déclaré des tendances modernes (Berlioz-Liszt).
Blasius, Matthieu-Frédéric, né à Lauterjbourg (Alsace) le 23 avr. 1758, m. à Versailles pu 1829; fut professeur des classes d'instr. à (vent au Conservatoire de Paris (1795), puis chef l'orchestre à l'Opéra-Comique (1802) et se retira, pensionné, en 1816. C'était un excellent virtuose sur la clarinette et le basson et ses compositions pour instr. à vent furent très coûtées (suite pour instruments à vent, concertos de clarinette, de basson, Nouvelle méhode pour la clarinette, 1796, etc.); il jouait mssi du violon et écrivit 3 concertos pour cet nstrument, 12 quatuors pour instr. à archet, les sonates pour violon avec basse, etc. ; on •onnaît enfin deux opéras-comiques du même mteur.
Blassmann , Adolf - Joseph - Maria , né à )resde le 27 oct. 1823, m. à Bautzen le 30 juin 891 ; pianiste de talent, élève de Charles Mayer t de Liszt, fut d'abord maître de piano au onservatoire de Dresde. Il dirigea de 1862 à 864 les concerts de ÏEuterpe à Leipzig, rentra
Dresde, accepta ensuite le poste de chef d'orhestre de la cour à Sondershausen (1866-1867) t revint une dernière fois à Dresde où il fut ommé directeur de la Breissigsche Singkademie. B. n'a publié que des œuvrettes pour iano.
Blatt, Franz-Thadd^eus, né à Prague en 1793, fut d'abord élève de l'Académie de peinture à Vienne, puis entra en 1807 au Conservatoire de Prague que dirigeait alors Dionys Weber ; il devint excellent clarinettiste et fut nommé professeur suppléant (1818), puis professeur titulaire des classes de clarinette au même Conservatoire. Il a composé plus spécialement des œuvres pour son instrument, une méthode de clarinette (1828), et une méthode de chant (1830).
Blauwaert, Emile, chanteur de concert remarquable (basse), né à St-Nicolaas le 13 juin 1845, m. à Bruxelles le 2 févr. 1891 ; élève du Conservatoire de Bruxelles (Goossens et Warnots), débuta en 1865, dans le Lucifer de Peter Benoit, et se créa rapidement un renom européen. Il chanta aussi à Bayreuth avec grand succès le rôle de Gurnemanz, dans Parsif'al, de Wagner. B. fut professeur de chant, depuis 1874 jusqu'à la démission d'Huberti, dans les Conservatoires de Bruges, Anvers et Mons.
Blaze. 1. François-Henri-Joseph, dit Castil- Blaze, né à Cavaillon (Vaucluse) le 1er déc. 1784, m. à Paris le 11 déc. 1857 ; reçut les premières leçons de musique de son père, H.-Sébastien B. (né en 1763, m. le 11 mai 1833), qui, à côté de ses fonctions de notaire, se vouait avec zèle à la composition (opéras et sonates) et à la littérature (un roman, Julien, ou le prêtre). B. devint avocat, mais tout en faisant ses études à Paris, il suivit les cours du Conservatoire où il acquit une forte culture musicale. En 1820, il abandonna son étude et se rendit avec femme et enfant à Paris, où il réussit bien vite à se faire un nom comme musicographe et critique. Il publia d'abord L'opéra en France (1820, 2e éd. avec un essai sur le drame lyrique et sur le rhythme) et rédigea les comptes rendus musicaux des Débats. Parurent ensuite : Dictionnaire de nmsique moderne (1821 ; 2e éd. 1825 ; réédité en 1828, avec un résumé de l'histoire de la musique et un supplément : Biographie de musiciens flamands, par Mées); Chapelle-musique des rois de LYance ; La danse et les ballets depuis Bacchus jusqu'à Mademoiselle Taglioni (tirage à part, de même que les deux ouvrages suivants, d'articles fournis à la Revue de Paris) ; Mémorial du Grand Opéra (de Cambert, 1668, à la Bestauration, comprise) ,• Histoire du piano (pas original) ; Molière musicien (1852) ; Ihéâtres lyriques de Paris (1847 à 1856, 3 vol.; histoire de l'Opéra et de l'Opéra italien). Les traductions françaises que B. lit de divers poèmes d'opéras : Don Juan, Figaro, Freischûtz, Le Barbier de Séville, etc., ont rendu momentanément quelques services, mais elles sont d'une infidélité sans pareille et d'un goût détestable. — 2. Henri, baron de Bury, fils du précédent, né à Avignon le 19 mai 1813, m. à Paris le 15 mars 1888; fut pendant un certain temps attaché d'ambassade et reçut alors ses titres de noblesse, puis il se voua, comme son père, à la littérature musicale et donna à la Revue des Deux-Mondes toute une série d'essais esthétiques et d'esquisses
BLETZACHER — BLOW
biographiques (il signa le premier « Hans Werner » et nombre d'autres « Lagenevais »). Son ouvrage, Musiciens contemporains (1856), n'est qu'un recueil d'articles conçus à un point de vue étroit et arriéré, tandis que dans Musiciens du passé, du présent et de l'avenir (1880), il chercha à rendre quelque peu justice à Wagner, qu'il avait jusqu'alors combattu sans merci. Il a public en outre une brochure sur Meyerbeer et son temps (1864).
Bletzacher, Joseph, né à Schwoich, dans le Tyrol, Le H août 1835, m. à Hanovre le 16 juin 1895; suivit les cours du Gymnase de Salzbourg, étudia pendant quatre années la jurisprudence à Vienne, et se voua ensuite exclusivement au chant. B. a fait partie, pendant vingt-quatre ans, comme première basse, du personnel du Théâtre royal à Hanovre ; il fut, en outre, chanteur de concert remarquable et très estimé. Plusieurs sociétés musicales, la Maatschappij tôt bevordering van toonkunst d'Amsterdam entre autres, l'avaient nommé membre d'honneur.
Blewitt, Jonathan, né à Londres en 1782, m. dans la même ville le 4 sept. 1853 ; fils de l'organiste Jonas B. (m. en 1805), qui avait publié une méthode et divers morceaux d'orgue, fut lui-même organiste de plusieurs églises de Londres cl plus tard de llavervill (Sutïolk), de Breton et de L'église St-André à Dublin. Il devint successivement, dans celte dernière ville, chef d'orchestre et compositeur du Théâtre royal, organiste de la grande loge franc-maçonnique irlandaise et directeur des plus grandes sociétés de concerts. En 1825, nous le trouvons de nouveau à Londres, où le « Drury-Lane » et d'autres scènes importantes donnent des opéras et des pantomimes {L'homme dans la lune, 1826) de sa composition. Ses ballades pour une voix, avec accompagnement, l'ont plus particulièrement rendu populaire.
Blied, Jacob, né à Brûhl-s Rhin le 16 mars 1844, m. le l'i janv. 1884; fréquenta le séminaire d'instituteurs de sa ville natale, y devint lui-. même maître, puis, en 1874, professeur de musique. Il s'est t'ait connaître par une quantité d'ouvrages pédagogiques pour le piano, le violon et le chant, et par quelques Messes, motets, etc.
Bloch, Georg, oé à Breslau le 2-nov.-1847, élève de Hainsch et de .1. Schubert, dans s;) ville natale, puis de Taubert et FI. Geyer à Berlin; fondateur (1879) el directeur de YOpern-Verein de Berlin et professeur au Conservatoire Breslaur. Il a publié un certain nombre d'œuvres \ ocales.
Blockx, Jan. compositeur et chef d'orchestre, né à Anvers le •>:> janv. 1851, élève de Benoit (composition) el < lallaerts, à L'Ecole de musique flamande de sa ville natale, puis de L. Brassin. j Bruxelles, el du Conservatoire de Leipzig, p.. fut nommé, en 1886, professeur à L'Ecole de musique d'Anvers el directeur du « Cercle artistique ». Ses œuvres principales sont Les suivantes : Vredesang (double chœur, soins et orchestre), Op d&n spoom (id.), Jets vergeten
(opéra en un acte, Anvers 1877), Milenha, (ballet en un acte, donné à Bruxelles en 1888 et dont une suite d'orchestre, extraite par l'auteur, a fait le tour des salles de concerts), Maître Martin (opéra-comique, Bruxelles, 1892), Rubens-Ouverlure, etc.
Blodek. 1. Pierre- Auguste-Louis, né à Paris le 15 août 1784, m. en 1856 ; élève du Conservatoire de Paris (Baillot, Gossec, Méhul), obtint en 1808 le grand prix de Rome (cantate : Marie Stuart) et fut nommé, à son retour d'Italie, altiste de l'orchestre de l'Opéra ; il y resta jusqu'en 1842. Il a écrit, outre un grand nombre d'oeuvres de musique de chambre, de morceaux de piano, de mélodies, £2 grands Te Deum, 1 Messe à double chœur, 3 ouvertures, 1 opéra et 1 ballet; toutes ces œuvres furent exécutées. Il publia aussi quelques essais théoriques, une méthode de chant, un traité de musique élémentaire, un traité d'harmonie, del contrepoint et de fugue, et une histoire de la musique. — 2. Wilhelm, flûtiste et pianiste, né à Prague le 3 oct. 1834, m. dans la même ville le 1er mai 1874 ; fut élève du Conservatoire dei Prague, où il devint à son tour professeur, en] 1860, après avoir été maître de musique à Lu-| byez (Pologne) pendant trois ans. B. est morlj fou dans un établissement de santé où il availj passé quatre années. Son opéra-comique tchè-l que, Dans la fontaine, fut donné en 1867 à Pral gue avec un succès considérable, puis gravéi tandis qu'un second opéra, Zidek, resta inal chevé. Il a composé en outre un grand nombril) de quatuors pour voix d'hommes, des liedeil des morceaux de piano, une grande Messe el une ouverture.
Bloomfield-Zeisler, Fannie, l'un despianistefl les plus remarquables de notre temps ; d'origïnfij hongroise, mais élevée à Chicago. Elève <! Leschetizky, à Vienne, elle se fit connaître d'M bord en Amérique et ne débuta en Allemagn qu'en 1893. B. n'est pas seulement une virtuoslj c'est une artiste, dans la plus grande et la plifcl belle acception du mot.
Blow, John, né probablement à Londres el 1648, m. le 1er oct. 1708: entra en 1660, comnl enfant de chœur, dans la chapelle vocale de I cour, Chapel Royal, sous la direction de Henill Cooke ; il composait déjà, en 1663, des antheiiM et devint plus tard l'élève de J. Hingeston I Ch. Gibbons." B. obtint, en 1669, le poste d'ofl ganiste de l'abbaye de Westminster, dut c pendant céder la place à Purcell, en 1680, mt la reprit quinze ans plus tard, à la mort de dernier. Il avait été nommé membre ( « ls gentleman») de Chapel Royal (1674), et succé peu après à Humphrey comme « Master children », c.-à-d. cantor, puis organiste enfin compositeur de la chapelle (1699). L'U versité d'Oxford lui conféra le titre de Dr m Le nombre des œuvres de musique religiei de B. est énorme (anthems, services, chants nouvelle année, odes à Ste-Cécile, etc.), m quelques-unes seulement ont été imprimé Par contre, des fugues, des exercices de pu (Lessons for harpsichord) parurent, et un
BLUM — BOBISATIONS
cueil de mélodies, Amphion Anglicus, fut publié par souscription (1700).
Blum, Karl-Ludwig, poète et compositeur, né à Berlin en 1786, m. le 2 juil. 1844 ; fut pendant de longues années régisseur de l'Opéra royal à Berlin. C'était un musicien bien doué et de grand savoir (élève de Fr.-A. Hiller i Kônigsberg et de Salieri à Vienne) ; il composa un grand nombre d'œuvres scéniques (des Dpéras, des ballets et surtout des vaudevilles, jenre qu'il introduisit en Allemagne) et d'œuvres nstrumentales, mais, en dépit de leur succès mmédiat, le peu d'originalité de ces œuvres les impêcha de s'affirmer d'une (manière durable. Blumenthal. 1. Joseph von, né à |Bruxelles e 1er nov. 1782, m. à Vienne le 9 mai 1850 ; élève le l'abbé Vogler à Prague, suivit ce dernier ni 1803 à Vienne, où il devint musicien d'or- ■hestre, puis directeur du chœur de l'église des ^îaristes. B. était un violoniste de talent, il a beaucoup écrit pour son instrument (méthode fye violon, duos, études, etc.) et s'est essayé ivec un certain bonheur dans la composition ymphonique et dramatique. — 2. Jakob, né à lambourg le 4 oct. 1829, pianiste remarquable, lève de F.-W. Grund à Hambourg, de Bocklet t de S. Sechter à Vienne et enfin de Herz à )aris ; il vit depuis 1848 à Londres. B. a publié •eaucoup de morceaux' brillants de salon et ^lelques œuvres de musique de chambre. — . Paul, né à Steinau s/l'Oder (Silésie) le 13 août 843, élève de l'Ecole royale de musique de ïerlin ; organiste, à partir de 1870, des prinipales églises de Francfort s/l'O., reçut en 1876 ; titre de « Kgl. Musikdirektor ».B. est l'auteur 'œuvres symphoniques, de Messes, de la muique des Karolinger de Wildenbruch (1884), te. Diverses œuvres pour piano et pour orgue, es lieder, des motets et des chœurs d'homîes ont été gravés.
Blumer, Fritz, pianiste, né à Glaris le 31 bût 1860; fut élève de 1871 à 1874 du Collège |t du Conservatoire de musique de Genève et p rendit en 1875 à Leipzig, pour y continuer )s études musicales. Il passa l'été de 1878 à VTeimar, auprès de Liszt qu'il suivit même à orne. B. fut d'abord directeur de musique à olmar, puis à partir de 1884 entreprit de nomreuses tournées de concerts et se fit entendre Paris, à Londres, à Leipzig, à Berlin. (Il est îpuis 1886 professeur supérieur de piano au onservatoire de Strasbourg.
Blumner, Martin, compositeur et directeur, s à Furstenberg (Mecklenbourg) le 21 nov. *27 ; étudia à partir de 1845, à Berlin, la théogie puis la philosophie et les sciences natulles, mais s'adonna, en 1847 déjà, complèteent à la musique et travailla sous la direction b S.-W. Dehn. Il fut nommé sous-directeur 1853) puis directeur (1876) de la Singakademie y Berlin, dont il faisait du reste partie depuis •45. Il dirigea aussi pendant longtemps la \iedertafel fondée par Zelter. B. est un compoteur de musique vocale de tendances conseritrices ; ses oratorios : Abraham (1859) et Ber ill Jerusalems (1874), un Te Beum à 8 voix,
des psaumes, des motets, etc. ainsi que des lieder et des duos révèlent un musicien d'une solide culture. L'Académie royale des Beaux-Arts l'a nommé membre effectif en 1875, et plus récemment membre du Sénat ; le gouvernement lui a conféré les titres de « Kgl. Musikdirektor » et de « professeur » et l'a nommé directeur d'une « akademische Meisterchule », à l'Académie royale.
Blûthner, Julius-Ferdinand, né à Falkenhain près Mersebourg le 11 mars 1824, fondateur et directeur d'une fabrique de pianos à Leipzig (depuis le 7 nov. 1853); reçut, en 1856 un brevet pour des perfectionnements dans la construction du piano etfitparvenir son établissement en peu de temps à une grande renommée. Les machines de la fabrique fonctionnent depuis longtemps à la vapeur ; le 1er janv. 1880, elle occupait 500 ouvriers et 15000 instruments étaient sortis de la maison jusqu'à cette date. Les instruments de B. obtinrent les plus hautes récompenses dans une quantité d'expositions (Paris 1867, Vienne 1873, Philadelphie 1876, Sydney 1880, Amsterdam 1883, Melbourne 1889). L' Aliquotflùgel (piano, système aliquot) est une spécialité de la maison ; le son y est notablement renforcé par l'adjonction d'une seconde série de cordes tendues au-dessus de la première, résonnant sympathiquement et accordées à l'octave supérieure. B. publia en 1872, en collaboration avec le Dr. H. Gretschel, un traité de la construction du piano.
Bobisations, nom collectif dont on se sert pour désigner l'ensemble des diverses dénominations du septième son de l'échelle fondamentale,- au moyen d'une syllabe de solmisation. Ces dénominations furent proposées par toute une série de compositeurs et de théoriciens du xvie et du xviie s. jusqu'au jour où le «si» fut définitivement adopté. L'Italie et la France ne connaissaient les lettres, dont l'usage était généralement répandu en Allemagne, en Hollande et en Angleterre, que par leur emploi simultané, avec celui des syllabes de solmisation (c sol fa ut; f fa ut ; etc.). On trouva bientôt ce système fort encombrant et surtout insuffisant (pour l'appellation des sons chromatiques) et l'on assigna à chacune des syllabes ut, ré, mi, fa, sol, la une signification fixe, immuable, afin de pouvoir indiquer les sons intermédiaires par de simples dièses ou bémols. C'est alors qu'on remarqua qu'un des sons de l'échelle (le h des Allemands) n'avait encore point de nom ; en lui en donnant un, on supprima d'un coup le système des muances et la solmisation, basée tout entière sur celui-ci, en fui gravement compromise. Il eut été plus naturel, à vrai dire, d'en revenir au simple alphabet musical, tel qu'il est en quelque sorte sous-entendu dans
notre
les clefs I F, c, g
notation. C'est en lieu et place des lettres que, vers 1550, un compositeur belge, directeur, d'une école de musique à Anvers, Hubert Waelrant, doit avoir proposé et introduit le
BOCCA — BOGHSA
système de solmisation dit belge, basé sur les syllabes : bo, ce, di, ga, lo, ma, ni (bocédisation). Vers le même temps, un musicien de la cour de Bavière, Anselme de Flandres, choisissait la syllabe si pour le septième degré (h), tandis que ce dernier abaissé d'un demi-ton (b) s'appelait bo ; ces deux sons faisaient tous deux partie, selon les idées de l'époque, de l'échelle tonale'fondamentale. Henri van de Putte (Puteanus, Dupuy), dans sa Modulata Pallas (1599), donne au septième degré le nom de bi ; Adriano Banchieri, dans Cartelta musicale (1610), celui de ba et Don Pedro d'URENNA, un moine espagnol ( vers 1620), celui de ni. Daniel Hitzler (1628) se servait d'un système de syllabes totalement différent, basé sur l'alphabet musical allemand a, b, c, d, e, f, g, soit : la, be, ce, de, me, fe, ge (bébisation ) ; et Graun luimême croyait agir pour le bien de l'art en proposant en 1750, les syllabes da, me, ni, po, tu, la, be (damenisation). La plupart de ces systèmes n'eurent qu'une importance locale. C'est sans doute à tort que l'on attribue à un Français du nom de Lemaire 'la création du système qui prédomina bientôt partout, dans lequel la syllabe si représente le septième degré (h). Mersenne en effet rapporte seulement (Harm. universelle, p. 342) qu'un certain Lemaire propose za comme septième syllabe, et Brossard attribue à tort à Lemaire un ouvrage de Nivers, intitulé La gamme du Si, nouvelle méthode pour apprendre à chanter en musique sans muances (1646). Il semble presque qu'Anselme de Flandres est parvenu lui-même à répandre l'emploi du si ; car Seth Calvis, le cantor de l'Eglise St-Thomas à Leipzig, est, en 1594, dans son Compendium musicae praticae pro incipientibus, partisan de la bocédisation, tandis qu'en 1611, dans Y Exercitatio musicae tertia, etc., il défend le si et en parle comme d'une chose généralement connue. Il ne s'agit du reste plus, dans ce dernier ouvrage, de savoir comment on doit nommer le septième degré, mais lequel des deux systèmes est le plus rationnel, de la solmisation avec si (c.-à-d. sans muances) ou de celle avec muances. L'une des causes qui ont contribué à faire admettre en dernier lieu la syllabe si, plutôt qu'une autre, est que, comme les autres syllabes de solmisation, elle est empruntée à l'Hymne à St-Jean bien connue; elle est formée des initiales des deux premiers mots du dernier vers, Sancte iohannes. Cf. Solmisation.
Bocca, (ital.) bouche ; a b. chiusa, bouches fermées. Cf. Fermées.
Bocal, nom que l'on donne à la pièce du basson et du cor anglais à laquelle s'adapte l'anche double.
Boccherini, Luigi, compositeur italien de mérite, auteur d'œuvres de musique de chambre remarquables, né à Lucca le 19 févr. 1743 (toutes les autres dates sont fausses), m. à Madrid le 28 mai 1805; fils d'un contrebassiste, fut élève de l'abbé Vannucci, maître de chapelle de l'archevêché, à Lucca, puis alla se perfectionner à Rome. Peu après son retour à Lucca, B., de-
venu un excellent violoncelliste, entreprit ave le violoniste Filippo Manfredi, une grand tournée de concerts qui dura plusieurs année et les amena en 1768 à Paris. C'est là que B. pu blia ses premiers quatuors pour instr. à arche (op. 1 : 6 sinfonie o sia quartettiper due violim alto e violoncello dedicati a veri dilettanti conoscitori di musica), ainsi que deux cahier de trios pour deux violons et violoncelle. L succès fut énorme et durable. En 1769, nos deu: artistes (Manfredi était en somme devenu l'im presario, bien plus que le collègue de B.) s» rendirent à Madrid, où B. élut domicile ; il y fu nommé d'abord virtuose de la chambre de l'in fant Luiz et après la mort de ce dernier (1785 chef d'orchestre du roi. Frédéric-Guillaume I de Prusse, auquel B. avait dédié l'une de se: œuvres, lui conféra, en 1787, le titre de compo siteur de la cour, mais le monarque mourut di: ans plus tard et B. perdit ainsi une source d< revenus dont il avait grand besoin. Il sembl qu'il ait en outre perdu, dans la suite, sa plac de chef d'orchestre, car il mourut dans la plu profonde misère. Ses œuvres lui étaient ma payées, malgré la vogue dont elles jouissaien auprès des musiciens et des amateurs de musi que. B. n'a pas publié moins de 91 quatuors e 125 quintettes ( 113 avec deux violoncelles, l! avec deux altos) pour instr. à archet, 43 trio avec piano, 54 trios pour instr. à archet (4 pour deux violons et violoncelle, 12 avec alto), 1 quintettes avec piano, 18 quintettes pour qua tuor à archet, flûte ou hautbois, 16 sextettes, octettes, des sonates pour violon, des duos, etc 20 symphonies, une suite d'orchestre, un cor certo pour violoncelle ; il écrivit en outre de 1 musique d'église (Messe, Stabat Mater, Cantal de Noël, Vilhancicos, etc.) et un opéra. L. Pi< quot (1851) etD.-A. Ceru(1864) ont fourni d'exce lentes monographies sur la vie et les œuvre deB.
Bocédisation, v. Bobisations.
Boch, Franz de, violoncelliste, né à Potei stein (Bohême) le 14 févr. 1808, élève duConse vatoire de Prague, a fait partie depuis 1835 l'orchestre royal de Stuttgart et, depuis 1856, personnel enseignant du Conservatoire de même ville.
Bochkoltz-Falconi, Anna (de son vrai no: Bockholtz), cantatrice, née à Francfort s/! en 1820, m. à Paris le 24 déc. 1879; débuta 1844 dans un concert du Conservatoire, Bruxelles, et l'année suivante, à Paris, dans l'i des « Concerts de musique ancienne » organis par le prince von der Mosk\va(Joseph-Napolé( Ney). Chassée par la révolution de 1848, elle rendit à Londres et plus tard en Italie et à C bourg, où elle fut engagée pendant quelqtemps. En 1856 enfin, elle rentra à Paris et établit comme professeur de chant. B. a pub" des mélodies et des solfèges.
Bochsa. 1. Karl, hautboïste au Grand-Thé tre de Lyon, et à celui de Bordeaux; vinl Paris en 1806, y fonda un commerce de mu que et mourut en 1821. Il publia un certa nombre de quatuors pour clarinette, violon, a
BOGKLET — BOEGE
et violoncelle, 6 Duos concertants pour deux hautbois, etc. de sa composition, ainsi que des méthodes de flûte et de clarinette. — 2 Robert- Nicolas-Charles, harpiste, fils du précédent, né à Montmédy (Meuse) le 9 août 1789, m. à Sydney (Australie) le 6 janv. 1856; élève de Franz Beck à Bordeaux, se voua de bonne heure à la composition (il écrivit un opéra à l'âge de seize ans) et entra en 1806 au Conservatoire de Paris, où Catel et Méhul (composition), Nadermann et Marin (harpe) furent ses professeurs. Il trouva bien vite sa voie, fut nommé, en 1813, harpiste de l'empereur Napoléon, conserva son poste sous Louis XVIII, mais dut s'enfuir en 1817, pour échapper à une condamnation pour faux. Il se rendit à Londres où il devint l'un des Maîtres les plus recherchés ; Parish-Alvars et Chatterton sont ses élèves. Il entreprit avec Smart, en 1822, et l'année suivante à son propre ompte, des concerts sacrés, pendant les jours e carême. L 'Academy of music lui offrit en 822, l'année même de sa fondation, le poste de professeur de harpe ; mais, dans l'impossibilité le se défendre contre les attaques que lui valait on caractère, il dut accepter, en 1827, la résiiation de ses fonctions. Il dirigea, de 1826 à , l'opéra italien de « King's théâtre ». Enfin, n 1839, il s'enfuit avec la femme d'H. Bishop, fit n sa compagnie de grandes tournées de conerts et mourut, au cours de l'une d'elles, en Lustralie. B. a publié des œuvres diverses pour arpe, ainsi qu'une méthode ; en outre, 7 opéras rançais) de sa composition furent représentés e 1813 à 1816 à l'Opéra-Comique de Paris, un uitième (anglais) fut donné à Londres (1819), ù il fit également exécuter quatre ballets et un ratorio (1837).
Bocklet, Karl-Maria von, né à Prague en SOI, m. à Vienne le 15 juil. 1881; élève de Zaora (piano), Pixis (violon) et Dionys Weber composition), était en 1820 violoniste au théâtre an der Wien », mais se voua peu après excluvement au piano. Il se fit d'abord connaître mme virtuose, puis se borna à la carrière de nseignement. Beethoven s'intéressa à lui et hubert compta au nombre de ses amis.
Bockmûhl, Robert-Emil, violoncelliste et >mpositeur zélé d'oeuvres pour violoncelle, né Francfort s/M. en 1820, m. dans la même ville 3 nov. 1881.
Bockshorn (Caprigornus), Samuel, né en 1629,
t directeur de musique d'une église de Pres-
>urg et, à partir de 1659, maître de chapelle à
ttgart où il mourut le 12 nov. 1665. B. publia
la musique d'église (Messes, motets, etc.),
si que des œuvres profanes vocales- et ins-
entales.
ocquillon-Wilhem, v. Wilhem.
ode, Johann- Joachim-Christoph, né à Barum nswick) le 16 janv. 1730, m. à Weimar le déc. 1793; fils d'un pauvre briquetier, se déoppa petit à petit et grâce à ses efforts pernels. Il commença sa carrière musicale en 5 comme apprenti-musicien chez le « Stadtsicus » Kroll de Brunswick, devint vers 1755 tboïste à Celle, puis en 1762 ou 1763, maî-
tre de musique et rédacteur du Hamburger Correspondent, à Hambourg. Dix ans plus tard il fonda dans la même ville, en compagnie de Lessing, une maison d'imprimerie et d'édition (c'est chez lui que parut la Hamburgische Dramaturgie). Il vécut à Weimar à partir de 1778 seulement. B. a écrit et publié un grand nombre d'œuvres instrumentales (symphonies, concertos de basson, de violoncelle, de violon, solos pour viole d'amour, etc.). Traducteur habile de l'anglais, il donna et édita lui-même (1773) une traduction allemande du Voyage en Allemagne de Burney.
Bodenschatz, Erhard, né àLichtenberg (Erzgebirge) en 1570, m. en 1638; étudia la théologie à Leipzig et devint magister, puis cantor à Schulpforta (1600), pasteur à Rehhausen (1603) et à partir de 1608, pasteur à Gross-Osterhausen près Querfurt. Ce ne sont pas tant les propres compositions de B. qui l'ont rendu célèbre (Magnificat sampt Benedicamus, 1599; Psalterium Davidis, 1605 ; Harmonia angelica, 1605 ! Bicinia, 1615), que les anthologies musicales qu'il publia. Il faut citer avant tout Florilegium Portense (2 parties; la lre parut en 1603, 2me éd. en 1618, en huit parties de chœur, la 2de parut en 1621, en dix parties de chœur); cette collection contient 115 et 150 chants, de quatre à dix voix, de 93 compositeurs vivant, vers l'an 1600. Une collection de moindres dimensions, à l'usage des écoles de Schulpforta et, par cette raison même, plusieurs fois rééditée (la dernière fois en 1713), porte le titre de Florilegium selectissimorum hymnorum.
Bodin, François-Etienne, théoricien musical, né à Paris le 16 mars 1795, m. dans la même ville le 13 août 1862 ; entra au Conservatoire de Paris en 1806 et fit en même temps des études de mathématiques et de philologie. Il fut nommé répétiteur au Conservatoire et devint plus tard professeur libre d'harmonie et de piano. B. a publié entre autres un Traité complet et rationnel des principes élémentaires de la musique etc. (1850).
Boèce(Boëtius),ANicius-MANLius-ToRQUATus- Severinus, né à Rome vers 475 après J.-C, issu d'une ancienne famille de la noblesse romaine, il fut nommé consul en 510 puis, pendant de longues années, conseiller secret de Théodoric, roi des Ostrogoths. Celui-ci néanmoins, le soupçonnant à tort d'entretenir des relations de traître avec la cour de Byzance, le fit décapiter en 524 (ou 526). B. fut à la fois philosophe et mathématicien remarquable ; il écrivit en outre un ouvrage, De musica (en 5 livres), traitant avec une compétence et un zèle des plus rares du système musical des Grecs, alors sur son déclin. Tout ce que le moyen âge savait de musique grecque, B. qui était du reste pythagoricien et par conséquent opposé aux idées d'Aristoxène, le connaissait à fond. Plusieurs bibliothèques possèdent des manuscrits de la Musica de B.; elle fut imprimée, dans les éditions des œuvres complètes de B., à Venise (1491-1492; 2m* éd. 1499 [Gregorii]), puis à Bâle (1570, Glarean). Une édition séparée du même
lîŒCKELER — BŒHMEEt
ouvrage (avec celui sur 1' « arithmétique » seulement) parut à Leipzig, en 1867. et peu d'années après (1872) une traduction allemande du Dr Oscar Paul. Une traduction française de l'œuvre de B., par Fétis. est restée manuscrite. L'opinion très répandue que B. aurait remplacé la notation grecque par la notation alphabétique latine est absolument fausse; l'expression « notation boëtienne » pour désigner la notation, usitée parfois du xe au xne s., au moyen des lettres a à p. ou s. à p, est, par conséquent, erronée.
Bœckeler, Heinrich, né à Cologne le 11 juil. 1836; fut ordonné prêtre en 1860 el nommé deux ans plus tard « Stiftsvikar » et directeur du chœur du dôme à Aix-la-Chapelle. Il rédige depuis 1876 la revue de musique catholique Gregoriusblatt, a publié les œuvres de Mangon (1575), et composé lui-même quelques œuvres de musique d'église.
Bœckh, August, savant philologue et archéologue, né à Garlsruhe le 24 nov. 1785, m. à Berlin, où il était professeur à l'Université, le 3 août 1867 : écrivit pour son édition de Pindare (1811, 1819 et 1821) une importante introduction, De metris Pindari, dans laquelle il parle avec une science et une sagacité remarquables de la musique des Grecs (harmonie, mélopée, symphonie, instruments de musique, etc.).
Bœdecker, Louis, compositeur, né à Hambourg en 1845; élève de Marxsen, vit à Hambourg comme maître de musique et critique. D a publié des lieder, des morceaux de piano (Variations, op. 6 et 8, Rhapsodie, op. 9, Frûhlingsid\)ll [à 4 mains] ), une Fantaisie-sonate, op. 15, pour piano et violon, un Trio-fantaisie, op. 18, etc., soil en tout une trentaine d'œuvres. De la musique de chambre, des œuvres symphoniques el chorales sont encore manuscrites.
Bœhm. I.Georg, organiste et pianiste de grand talent, né à Goldbach (Thuringe) en 1661. m. à Lunebourg en 1784. Il fut, à partir de 1698, organiste de l'église St-Jean. Ses suites sont par-, mi hs meilleures de l'époque. — 2. Theobald, né â Munich le 9 avr. 1794, m. dans la même ville le 35 nov. 1881 : fut pendant nombre d'années membre de la chapelle royale (« Hofmusikus »), flûtiste virtuose, compositeur pour son instrument et inventeur d'ingénieux perfectionnements dans la construction de la flûte. Le • système 15. » a amené une vraie révolution dans la construction des instr. â venl en bois. B., marchant sur les traces de l'Anglais Gordon, partit de l'idée que la place des trous ne doit pas dépendre de la commodité du doigté, mais bien des principes acoustiques régissant la meilleure résonance: aussi li\a-t-il d'abord les dimensions el la perce <le l'instrument, pour chercher ensuite seulement l'arrangement le plus approprié de la mécanique. Il agrandit les trous, autrefois très petits, au point que l'extrémité du doigt ne sultil plus à les boucher, il adopta pour la tête une forme conique, tandis que le corps de l'instrument étail cylindrique, etc Le son de la flûte Bœhm diffère essentiel-
lement de celui de l'ancienne flûte ; il est plus plein, plus rond, se rapprochant de celui d'un jeu principal. Les adversaires de ce système prétendent qu'il détruit le caractère propre au son de la flûte. B. eut pour conseiller scientifique le professeur von Schafhâutl (v. ce nom). 11 a laissé un traité intitulé : Ueber den Flotenbau und die neuesten Verbesserunqen desselben (1847). — 3. Joseph, né à Budapest le 4 mars 1795, m. à Vienne le 28 mars 1876, excellent violoniste, virtuose et pédagogue ; élève de Rode, il débuta en 1815 à Vienne avec grand succès, parcourut ensuite l'Italie et, à son retour (1819), fut nommé professeur de violon au Cou servatoire de Vienne et membre de la chapelle impériale (1821). De 1823 à 1825, il fit à diverses reprises des tournées de concerts. Comme mai tre, B. acquit une grande renommée : Ernst Joachim, Singer, Hellmesberger (père). L. Strauss, Bappoldi et d'autres encore sont s élèves. Il résilia ses fonctions au Gonservatoi en 1848, mais cessa de faire Dartie de Torchesen 1868 seulement. B. n'a publié que quelque! œuvres pour le violon.
Bœhme. 1. Johann-August, fonda en 1794 une maison d'édition musicale et un commerc de musique à Hambourg; son lils, Justus Eduard B., lui succéda en 1839, et son petit-fils August-Eduard B.. en 1885. — 2. August- Ju lius-Ferdinand, né à Gandersheim ( Bruns wick) le 4 févr. 1815, m. dans la même ville '. 30 mai 1883 ; élève de Spohr, fut chef d'orche tre des théâtres de Berne et de Genève, puis di recteur de l'Euterpe et de l'Ecole de musiqu de Dordrecht (1846). Une affection de la vu] l'obligea à se retirer en 1876 : il vécut dès lors : Leipzig. B. a composé un grand nombre d'œnj vres pour orchestre, de la musique de chambrj et des pièces vocales. — 3. Franz-Magnus, né I Willerstedt, près Weimar, le 11 mars 1827| élève de G. Tôpfer et plus tard de Hauptmani et Piietz, à Leipzig, fut pendant onze année! maître d'école, puis, pendant plus de vingt ail nées maître de musique à Dresde, où il reçtl du roi de Saxe le titre de « professeur ». E 1878, il fut appelé aux fonctions de professeife de contrepoint et d'histoire de la musique a| Conservatoire Hoch, qui venait d'être fondé p Francfort s/M., mais il abandonna cette plaij en 1885. Il vit de nouveau à Dresde depu 1886. B. a publié : Altdeutsches Liederbuc (collection méritoire et sinon tout à fait digr de coniiance, du moins péniblement amassé de textes et de mélodies) ; Aufgabenbuch zu Studium der Harmonie (1880); Kursus d Harmonie (Mayence, 1882); Geschichte d Tanzes in Deutschland(Le\\)7Àg, Breitkopf u)| Hàrtel, 1886), ainsi qu'un certain nombre de c hiers de chants à plusieurs voix (chttmrs re gieux, chants populaires pour chœurs d'hoi mes).
Bcehmer, Karl, violoniste remarquable j compositeur fécond, né à la Haye le 6 nov. 17if m. à Berlin le 20 juil. 1884. B. écrivit un gra [ nombre de morceaux de violon et deux pet opéras.
BCEHNER — BOHRER
Bœhner, Johann-Ludwig, né à Tôttelstedt >rès Gothale8janv. 1787, m. à Gotha le 28 nars 1860 ; compositeur de talent, dont la destiîée n'est pas sans analogie avec celle de Friedenann Bach. B. fut pendant quelques années, ers 1810, chef d'orchestre de théâtre à Nurem- >erg, mais n'occupa plus dans la suite de poste ixe. Il mena une vie toujours errante, donnant ci ou là des concerts et se fixant, souvent mène pour plusieurs années, où le hasard le porait et où il se trouvait bien ; malheureusement l dégénéra ainsi graduellement et s'adonna à a boisson. Ses œuvres consistent en sonates et oncertos de piano, fantaisies, ouvertures, marnes et danses pour orchestre, divertissements, te, ainsi qu'un opéra : Der Dreiherrnstein. te doit être B. que E.-T.-A Hoffmann prit pour vpe de son « Kapellmeister Kreisler ».
Boekelmann, Bernardus, pianiste et maître e musique, né le 9 juin 1838 ; élève de son pè- B, le directeur de musique A.-J. Bœkelmann, à Urecht, suivit ensuite les cours du Conservant de Leipzig (1857-1860) et fut à Berlin (1861- 862) l'élève particulier de Kiel, Weitzmann et [ans de Bûlow. En 1868, B. se rendit à Mexico t joua plusieurs fois à la cour. Il est établi à ew-York depuis 1886 et s'y est fait connaître unme professeur et pianiste, surtout dans les jirées de musique de chambre qu'il a fondées jus le nom de « Trio-Club de New-York ». En 584, la direction d'une des plus grandes instituons de Farmington l'a appelé au poste de rofesseur de musique.
Boëllmann, Léon, organiste et compositeur,
'• eu Alsace en 1862 ; élève d'Eug. Gigout à
pcole Niedermeyer, à Paris, est aujourd'hui
■ganiste du grand orgue de St-Vincent-de-
kiuI, dans la même ville. Lauréat de l'Acadé-
ie des Beaux-Arts (prix Chartier) et de la So-
lété des Compositeurs, B. a été nommé en outre
i licier de l'Instruction publique. Ses œuvres
"incipales, publiées et exécutées en partie
nus les grands concerts symphoniques de
i lis, sont les suivantes : une symphonie, des
vriations symphoniques pour violoncelle et
jehestre, une vingtaine de mélodies, des piè-
s pour piano, pour orgue, deux Suites pour
rgue, 100 pièces brèves (Heures mystiques)
>ur- orgue ou harmonium, des motets, etc.
jBoëly, Alexandre-Pierre-François, né à
l'rsailles le 19 avr. 1785, m. à Paris le 27 déc.
i~>8; pianiste et violoniste de talent, fut pen-
jnt quelque temps élève du Conservatoire de
iiris (Ladurner). C'était un musicien sérieux,
:lè et de tendances classiques; il a publié des
jnates de piano, des sonates de violon, des
'>s pour instr. à archet, des morceaux d'orgue,
iBoenicke, Hermann, né à Endorf le 26 nov. El, organiste et maître de musique à Quedlinlurg, m. à Hermannstadt (Siebenbùrgen), où Hait directeur de la Société de musique, le 12 ic. 1879 ; a publié de jolis chœurs d'hommes «peux méthodes l'une de chant choral, Chorkangschule, l'autre d'orgue, Die Kunst des bien Orgelspiels.
Bœsendorfer, célèbre fabrique de pianos à Vienne, fondée en 1828 par Ignaz B. (né à Vienne le 28 juil. 1796, élève de J. Brodmann, m. le 14 avr. 1859) et dirigée, après la mort de ce dernier, par son fils Ludvntg B. (né à Vienne, en avr. 1835).
Boësset, Antoine, Sieur de jVilledieu, surintendant de la musique, de Louis XIII. né vers 1585, m. en 1643; composa des ballets pour les fêtes de la cour. Son fils, Jean-Baptiste (1613- 1685) et son' petit-fils, Claude-Jean-Baptiste (né le 3 août 1665) occupèrent successivement les mêmes fonctions de surintendant de la musique du roi.
Boetel, Heinrich, ténor, né à Hambourg le 6 mars 1858 ; était cocher de fiacre, lorsque Pollini découvrit son ut de poitrine ! Il est depuis lors premier ténor léger du théâtre de Hambourg.
Bohm, Karl, pianiste, né à Berlin le 11 sept. 1844 : élève de Bischon, FI. Geyer et Beissmann, vécut à Berlin. Quelques lieder de sa composiont remporté un certain succès.
Bohn, Emil, né à Bielau près Neisse le 14 janv. 1839. fréquenta le gymnase de Neisse puis étudia à Breslau, de 1858 à 1862, la philologie classique et orientale. Comme étudiant déjà, il dirigea la « Société académique de musique » et finit par se vouer entièrement à la musique, sous la direction de J. Schâffer (théorie) et d'E. Baumgart (orgue). En 1868, il fut nommé organiste de l'église de la Croix, à Breslau et fonda la même année la société de chant qui porte son nom, « Bohn'sçher Gesangverein ». Cette société a fait beaucoup parler d'elle ces dernières années par les concerts historiques qu'elle a organisés. B. fut promu en 1884 par l'Université de Breslau, Dp. phil. non. c. ; il accepta alors la direction de la « Société universitaire de chant », fut nommé maître de chant au «Mathias-Gymnasium » et professeur de musique à l'Université. La même année encore, il devint critique musical de la Breslauer Zeitung. En 1887, l'Académie philharmonique de Florence et, en 1891, l'Académie Ste-Cécile de Borne l'ont nommé membre honoraire ; il reçut enfin en 1895 le titre de « professeur». B. ne se fit connaître comme compositeur que par des lieder et des œuvres chorales. Ses écrits par contre sont des plus méritoires : Bibliographie der Musikdruchwerke bis il 00, welche auf der Umversitdts-bibliothek, Stadtbibliothek, etc. zu Breslau aufbewahrt voerden (1883) et Die musikalischen Handschriften des XVI und XVII. Jahrhunderts in der Stadtbibliothek zu Breslau (1890). Il apublié en outre une édition des œuvres de piano de Mendelssohn et de Chopin. Depuis nombre d'années, B. prépare une œuvre monumentale, une collection de toutes les chansons profanes à plusieurs voix, de 1550 à 1630, en partition.
Bohrer 1. Anton, né à Munich en 1783, violoniste virtuose, élève de sou père puis de B. Kreutzer, à Paris, et son frère — 2. Max, né dans la même ville en 1785, violoncelliste, élève de Schwarz, furent très jeunes encore engagés