‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 526 sur 542 · DIEMER · texte numérisé non relu

DIEMER

flùger, Anleitung zum Gesangunterricht in ïchulen (1853), et Hipp. Dessiiïer, Méthode de nusique vocale (1869, ouvrage couronné). Plusieurs auteurs ont publié des recueils de d. m. nétbodiquement ordonnées : H. Duvernoy, Re- ',ueil de dictées (s. date) ; M.-A. Thurner, Solfè- /es de rythmes et Dictées d'intonation (s. date); V. Lavignac, Cours complet de dictée musicale 1882) ; H. Gœtz, Musikalische Schreibùbungen 1882) et H. Piiemann, Katechismus des Musikiiktats (1889 ; lad. m. servant en outre ici à enseigner pratiquement la théorie du phrasé).

Diémer, add. .• D. a publié deux recueils de nusique des Clavecinistes français.

Dièze, s'écrit aussi dièse.

d'Indy, v. Indy.

Diminué. On dit d. 1° tout intervalle plus pe- :it d'un demi-ton chromatique que l'intervalle nineur ou juste. Le renversement fait d'un in- ;ervalle d. un intervalle augmenté. — 2° Tout accord limité (dans le sens habituel du système de la basse chiffrée) par un intervalle d., à savoir: l'accord de quinle diminuée et l'accord de septième diminuée, ex. : si. ré. fa et sol $. si. ré. fa.

Discordé, se dit d'un jeu d'orgue dans lequel chaque touche fait parler simultanément deux flûtes de perce étroite, accordées à environ un eomma de distance ; ex. : voix céleste, unda maris. On nomme aussi ces jeux des jeux ondulants.

Doles. Les «MonatsheftefùrMusikgeschichte»

(1893, n° 8) ont publié un extrait du Gelehrten Tagebuch, de Leipzig, de l'année 1797, avec une notice obituaire et une biographie de D., d'après laquelle celui-ci serait né le 23 avr. 1715 et m. le 8 févr. 1797.

Donizetti, est né le 29 (non pas le 25) nov.; il a écrit soixante-huit ouvrages scéniques. Add.: Le centenaire de D. a été célébré en 1897, à Bergame, par une Exposition de tout ce qui avait rapport à l'homme et à son œuvre. Cf. à ce sujet : Ch. Malherbe, Centenaire de Gaetano Donizetti (Paris, 1897) ; Katalog der Dom\etti- Ausstellung (Vienne, 1897), et plusieurs articles de la « Rivista musicale italiana » (1897, fasc. IV).

Doppler, 2. a pris sa retraite en 1898.

Doret, add. : Airs et chansons couleur du temps (poèmes de D. Baud-Bovy, pour une voix avec piano; 1898); Enfantines (mélodies vocales, 1899), et un ouvrage scénique, Loys, qui vient d'être achevé.

Draeseke, add. : une Messe en fa dièse min. (soli, chœurs et orchestre) ; troisième quatuor pour instr. à archet {ut dièse min.: op. 66): Ju-

DUSTMANN

bel-Ouverture (pour grand orchestre, op 85- 1898). Une seconde édition de Die Lehn der Harmonie etc. a paru en 1898.

Dramma per musica. 1. 5. Usez . Stile rappresentativo (non pas Stilo).

Dualisme harmonique. Cf. la brochure d'E. Ergo, Le dualisme harmonique (Bruxelles Schott).

Dukas. Paul, compositeur, né à Paris 1. l oct. 1865: travailla d'abord le piano el le ><>\. fège, puis, après s'être déjà essayé â la composition, en cachette, fut admis (1882) par Th. Dubois, dans sa classe d'harmonie du Conservatoire. D. suivit également, plus tard. 1rs cours de G. Mathias (piano) et d*E. Guiraud (1884-1* il avait déjà écrit, entre autres, deux ouvertures (Le roi Lear: Gœtz vonBerUchingc,,). lorsqu'il obtint, en 1888, le second grand prix d.' Rome, avec une cantate intitulée Velléda. Après une année de régiment (1889-1890), D. se remit an travail et il a donné depuis lors Polyeucte (ouverture, 1892); une symphonie en trois parti..-, (1897). Un poème symphonique, L apprenti sorcier, d'après Gœthe (mai 1<S,.)7). 1). vienl de terminer une sonate de piano, il préparc un drame lyrique : L'Arbre de Science, et possède, en portefeuille, un grand nombre de mélodies, de chœurs, etc. En outre, D. a orchestré les trois premiers actes de la « Frédégonde » de Guiraud; il est chargé de la revision des « Indes Galantes» pour la grande édition des œuvres de Rameau, et fait la critique musicale à la « Gazette des Beaux-Arts » et à la « Revue hebdomadaire ».

Duparc, Henri, compositeur français, né en 1848; a fait ses études littéraires au Collège <1< Vaugirard et ses études musicales auprès .1. César Frank (1872-1875). Les premières œui res de D. (Feuilles d'automne, pour piano; sonate pour piano et violoncelle : Suite de valses [1872] et Poème nocturne [1873 | pour orchestre), n'ont pas été publiées; par contre, «ai connaît de lui: un poème symphonique, Lenore, d'après Burger (1875: transcr. pour deux pianos par Saint-Saëns, pour piano à quatre mains, par C. Franck , et un recueil de huil mélodies d'une grande beauté et dont trois sont publiées avec accompagnement d'orchestre. D. a dû cesser complètement d'écrire, par suite d'une neurasthénie aiguë, dont il est atteint depuis plus d'une quinzaine années.

Duprez. est mort à Paris le 2:! sept. 1896.

Durée des tons, v. signes de durée el rythmj

Dustmann. m. à Gharlottenbourg (-Berlin)le 2 mars 1899. Elle avait chanté à Vienne jusqu'en

ECCARD — EITNEK

Eccard, 1. 27, lisez : Neue geistliche und

weltlicJie Lieder ; 1. 31, après Venise, add.:

nouvelle éd. par Robert Eitner.

Eclisses (ail. Zargen ; angl. ribs), parois latérales des instr. à archet, des guitares, etc., reliant la table d'harmonie au dos.

Editeurs de musique. Les é. de m. ont souvent contribué au perfectionnement de l'impression et de la gravure musicales, tels en Italie : Petrucci, Gardano, Junta, Scotto, Antiquus, Verovio; en France : Moderne, Attaignant, Le Roy et Rallard; dans les Pays-Bas : Phalèse (et Bellère), Tylman; en Allemagne : Oeglin (Augsbourg), Graphseus, Petrejus, Montan et Neuber (Nuremberg), Breitkopf (Leipzig); en Angleterre : Este, Cluer, Walsh (cf. impression). Parmi les é. de m. actuels qui participent le plus à la diffusion très grande de la littérature musicale, nous noterons, à Paris : Baudoux et Cie, Brandus, Choudens, Colombier, Durdilly, Durand et fils, Enoch, Girocl, Grus, Hamelle, Heugel, Leduc, Lemoine, Richault, Schott ; à Lyon: Janin; à Bruxelles: Schott frères; à Liège : veuve Léopold Muraille; à Leipzig : Breitkopf et Hsertel, Hofmeister, Peters, Schuberth, Kistner,Rieter-Biedermann,Siegel,Senff, Leuckart, Kahnt, Steingràber, M. Hesse, E.-W. Fritzsch ; à Berlin : Schlesinger, Bote et Bock, Ghallier, Simrock (autrefois à Bonn), Meser, Ries et Erler; à Offenbach : André; à Mayenge: Schott; à Brunswick: Litolff; à Wolfenbùttel : Holle; à Munich: Aibl; à Hambourg: Rahter; à Vienne: Cranz (Spina), Artaria, Gutmann; à Milan: Ricordi, Sonzogno; à Londres: Novello, Augener, Boosey, Cox ; à Zurich : Hug frères; etc., etc.

Editions populaires. L'idée de créer des é. p., à bon marché, des œuvres musicales ne remonte pas bien haut. Ce fut Holle, à Wolfenbuttel, qui commença, en 1854, avec un recueil de sonates de Mozart (typographie musicale). D'autres suivirent et, par un heureux résultat de la concurrence, ce genre d'éditions se propagea rapidement; ce furent: en 1855, sonates de Mozart publiées en gravure, à Leipzig, par G. -F. Peters; en 1858, éd. Moschelès des sonates de Mozart, publiées par Hallberger, à Stuttgart (gravure transportée sur bois) ; en 1868, I'Edition Peters et la Collection Litolff; en 1878, I'Edition populaire Breitkopf et H.ertel et I'Edition Steingr/Eber ; enfin, le Parnasse musical, etc. A partir du jour où les œuvres d'un compositeur entrent dans le domaine public (c.-à-d., en général, trente ans après la mort de l'auteur), les é. p. s'en emparent et les répandent rapidement.

Eeden, add. : un opéra, Numance (Anvers, 1" fév'r. 1898).

Egypte. Ce pays, dont l'antique culture remonte bien au delà delà période de la culture grec-

que, semble avoir possédé un art musical fo développé, alors que l'Europe était encore dan un état de complète barbarie. Nous ne poss dons, il est vrai, pas le moindre document pn tique, pas le plus petit traité théorique de c art, mais les sépulcres, même les plus anciem sont ornés de reproductions d'instruments d musique devant lesquels nous restons encor surpris. Nous y voyons, en effet, à côté d'ins truments analogues à la cithare grecque, mai ornés en style égyptien, toute une série d'ins truments de la famille des harpes, depuis 1 modèle le plus primitif jusqu'à celui du lux artistique le plus raffiné. Ces harpes sont d très grandes dimensions ; elles dépassent 1 hauteur d'un homme et sont tendues d'u grand nombre de cordes. Or, nous ne connais sons aucun autre peuple de l'antiquité, si cl n'est les Israélites, qui ait fait usage d'instru ments de ce genre, et encore ces derniers le; ont-ils très probablement importés de l'E. L; présence sur les bas-reliefs d'instruments ana logues aux luths est plus frappante encore ; ce instruments sont pourvus d'un long manch (touche) et d'une table d'harmonie circulaire oi allongée, avec ou sans ouïes. C'est évidemmen des Egyptiens que les Grecs apprirent à con naître les instruments dans lesquels on pro duisait des sons de différentes hauteurs , ei raccourcissant les cordes (nable, pandoura mais ces instruments passèrent presque in! perçus jusqu'au jour où les Perses et les An bes (après la conquête de la Perse) en firen leurs instruments favoris (vu0 s.). L'ancienn dénomination égyptienne pour la harpe étai tebuni, pour le luth nable. Quant aux instruments à vent des Egyptiens, ils consistaien surtout en flûtes droites (mam ou mem), flùt doubles et trompettes droites ; en outre, il y avait un grand nombre d'instr. à percussion ■ tous genres. Le sistre, cependant, n'était pas un instrument de musique; utilisé pendant les ce rémonies du culte, il n'avait d'autre but que d'attirer plus particulièrement, à certains m ments donnés, l'attention des fidèles. Cf. Kiesewetter, Die Musik der neuen Griechen, etc. p. 41 et suiv. (1838), et Ambros, Geschichte der Musik, vol. I, p. 137 et suiv. (1862).

Ehlert, add. : Les Briefe etc. ont été tradui tes en français, par F. Grenier, sous le titre Lettres sur la musique à une amie (Paris, 1878]

Eichberg, 2. m. à Berlin le 13 janv. 1898.

Eichborn, add. : Die Dàmpfung beim Horn (1897).

Eitner, add. : Quellen- und Hilfswerke beim Studium der Musikgeschichte (1891); et, en préparation, un Quellenlexikon iiber die Musi ker, Musikgelehrten, etc. der christlichen Zeit rechnung bis zur Mitte des XIX. Jahrh. (envi ron huit vol.).

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