‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 528 sur 542 · FESTIVALS DE MUSIQUE — FLEISCHER · texte numérisé non relu

FESTIVALS DE MUSIQUE — FLEISCHER

Venise, 1585). — 3. Costantino, également natif e Bologne et musicien de la Cour impériale à lenne, a publié un livre de « canzonette » à uatre voix (Nuremberg, 1590). — 4. Hieronimo, lentionné dans un manuscrit du « British Mueum » comme auteur du Toccata di Roma, our clavecin. — 5. Alfonso (le père), le plus élèbre de tous les compositeurs de ce nom, riginaire de Bologne, était en 1564, depuis pluieurs années déjà (ainsi que le prouve une ttre du 23 oct. 1564), à la Cour de la reine Elisabeth d'Angleterre. 11 y resta jusqu'en 578, avec une seule année d'interruption 1567-1568) pendant laquelle il était tombé en lisgràce. De l'Angleterre, F. se rendit peuttre directement, à la Cour du duc de Savoie, iù il était en 1587, et mourut avant le 8 mai 589. On connaît de lui deux livres de madrigaux à cinq voix (Venise, chez Aug. Gardano, 587, 25 mai et 4 sept.), divers madrigaux ré- )artis dans les anthologies de l'époque (« Muica transalpina » , 1588 et 1597 ; « Morley's ollection », 1598), etc. — 6. Alfonso (le fils), ils du précédent, né à Greenwich avant 1578, In. en 1628 ; auteur fort apprécié de musique nstrumentale et vocale (Lezioni per viola, L609 ; Arie, vol. dédié au prince Henri, 1609 ; plusieurs pièces dans «Tears or lamentations», le Leighton, 1614; etc.). Il a laissé deux fils 3nrigo et Alfonso, qui tous deux furent également musiciens. Cf. G.-E. P. Arkwright, Un zompositore italiano alla corte di Elisabetta «Bivista musicale italiana », 1897, fasc. I).

Festivals de musique. L'organisation d'exécutions périodiques de grandes œuvres choraes et orchestrales avec un appareil vocal et nstrumental exceptionnel ne remonte pas au lelà du siècle passé. L'Angleterre et l'Allemagne sont les seuls pays où l'organisation de f. ait été poursuivie avec logique et persévérance, es seuls par conséquent où les f. aient donné les résultats vraiment satisfaisants. Les plus anciens sont : les Sons of tlie Clergy Festivals, lans l'Eglise St-Paul, à Londres, depuis 1709 ; es Ihree Choirs Festivals, alternant annuellenent, depuis 1724, entre Gloucester, Worcester 3t Hereford; les exécutions annuelles du «Messie », de Hsendel, à Londres, depuis 1749; les f. ie Birmingham, depuis 1768 (1778, 1784 et, depuis lors, presque régulièrement tous les trois ans) ; les f. Hsendel, dans l'abbaye de Westminster ( Handel Commémoration ) en 1784, 1785, 1786, 1787 et 1791 ; les f. de York, annuels de 1791 à 1802 et de nouveau à partir de 1823 ; les f. de la « Société des artistes musiciens », deux fois par an depuis 1772; les f. de la Thuringe (Frankenhausen, 1810 ,• Erfurt, 1811); les f. de Halle s. S. (1829 et 1835) ; enfin, les célèbres du Bas-Bhin, annuels à partir de 1817 et alternativement à Elberfeld (qui se retira, en 1828 déjà, de l'association), Dusseldorf, Cologne et Aix-la-Chapelle, sous la direction des premiers musiciens de l'Allemagne. D'autres f. sont d'origine plus récente, tels ceux de Leeds, de Liverpool, de Bristol (triennaux); les f. Hsendel de la «Sacred Harmonie Society»

au Crystal-Palace de Londres (triennaux, depuis 1859) ;les f. de l*« Association générale «1rs musiciens allemands > (depuis 1859) ; Les f. de Silésie (depuis 1876) ; etc., rie.

Fibich, add. les opéras : La lempête (1896), Hedy (Prague, 1896), Sarka (Prague, déc. ls-.r, i.

Fiérens-Gevaert, Henri, né Bruxelles en 1870; après ses études littéraires, entra en lss; au Conservatoire de Bruxelles et en sortil an bout de trois ans avec plusieurs premiers prix. F. épousa peu après la fille du directeur «lu Conservatoire, M. Gevaert. puis se rendil à Paris et renonça entièrement à la carrière musicale, pour se consacrer aux lettres. En 1893, F. est entré au « Journal des Débats », où il est chargé, concurremment avec MM. Faguel el Reyer, de la critique dramatique el musicale. En outre, F. collabore à 1' « Indépendance belge », au « Guide musical » (études sur Adam de la Halle, Bach et Hœndel, etc.), à la « Revue de Paris », à la « Gazette des Beaux-Arts », à 1' « Art », à la «Revue de l'art ancien et moderne», à la « Revue internationale de musiq lie ■ (études sur la Passion de J.-S. Bach, sur la Renaissance de la comédie musicale, etc.), à la revue « Art et Décoration », à la « Tribune de Saint-Gervais », au « Magasin pittoresque », à la « Revue de Belgique », etc. Il a publié deux ouvrages du plus haut intérêt : Essai sur l'art contemporain (1897) et La tristesse contemporaine (1899; v. le chapitre sur le pessimisme de Wagner).

Fleischer, 1. remplacez l'article entier par les notes suivantes, plus exactes : Oskar, né a Zôrbig (Prov. Saxe) le 2 nov. 1856; fit en premier lieu des études philologiques à Halle s. S. et prit son doctorat et son brevet d'Etat, mais se voua ensuite aux sciences musicales, ;'i Berlin. De 1885 à 1888, il lit, avec une bourse du gouvernement prussien, des voyages d'études en France, en Belgique, en Italie, etc. ; à son retour, il fut chargé de classer et de cataloguer les collections du «Musée royal <lrs anciens instruments de musique » qui se fondait à Berlin et dont il a été nommé, en outre, cous. îMiteur. F. s'est fait agréer comme privai docent, en 1892, à l'Université de Berlin et il a succédé. trois ans plus tard, à Ph. Spitla. qui avait été son maître, comme professeur ordinaire de de sciences musicales. Il avait été délégué olhciel des exposants allemands à L'Exposition de musique de Vienne, en 1893. Enfin, en L899, F. a créé une «Association internationale de musique» appeler à rendre de refis servi F. a publié plusieurs ouvrages de valeur : Bas Accentuationssystem Notkers < Boethius (dissertation doctorale,- Halle, 1882) ; Bénis Gaultier [la musique française de luth, au xviie s.] (1886); Fiïhrer durch die Sammlung alter Musikinstrumenle (1892; 2« éd. en préparation); Bie Bedeutimg der internat. M"sik- und Theater-Ausslclh'»!/ m Wien (1893); Neumen-Studien,Abh"n<lh',iiirl> uber mittelalterliche Gesangs-Tonschriftm (I. : 1 Ursprung und Entziffenmg der Neumen, 1895; — II: Bas altchristliche Recitativ und

FLOÏOW — FUX

die Entzifferuncj der Neumen, 1897 : — III : en préparation); puis un grand nombre d'articles dans les revues spéciales (surtout la « Vierteljahresschrift fur M.-W. »), les journaux quotidiens, etc.

Flotow. Cf. la biographie de Fr. von F., écrite par sa veuve.

Fœrster, 4. add. : Die Rose von Pontevedra (opéra, 1894).

Fœrtsch. Cf. Fr. Zelle, Joh.-Ph. Fœrtsch (3e contribution à l'histoire de l'opéra allemand).

Fondations. Le nombre de f. et des « prix » créés un peu partout en vue de favoriser la musique et la littérature musicale est actuellement très grand, nous nous contenterons de noter ici les f. les plus importantes de la France et de l'étranger. En France : le Grand prix de Rome (v. Rome) ; le Prix de la ville de Paris [10,000 francs pour le compositeur ; 10,000 pour l'exécution au concert], institué en 1877 pour encourager" les symphonistes (œuvre pour chœur, soli et orchestre), mais pouvant, depuis 1896, être aussi décerné à un ouvrage scénique (résultats jusqu'à ce jour: 1877, Th. Dubois [Paradis perdu] et Godard [Le Tasse] ; 1879, A. Duvernoy [La Tempête]; 1881, les frères Hillmacher [Loreley] ; 1884, V. d'Indy [Chant de la Cloche] ; 1887,' 1890 et 1893, pas de prix ; 1896, L. Lambert [Le Spahi, opéra-comique] ) ; le Prix Rossini (« au compositeur d'une œuvre essentiellement mélodique » !) ; le Prix Crescent (triennal, fondé en 1872, pour encourager les compositeurs d'opéra-comique en un acte); le Prix Monrinne (opéra-comique); le Prix Ghartier (musique de chambre) ; le Prix Kastner - Roursault (pour le meilleur ouvrage de littérature musicale); divers legs (Narabutin, Pleyel, etc.), distribués aux prix du Conservatoire, etc., etc. En Allemagne : la Fondation Meyerreer (G. Meyerbeer a légué à l'Académie des Reaux-Arts de Rerlin trente mille marks dont les intérêts sont distribués tous les deux ans [trois mille marks] à la suite d'un concours entre les compositeurs allemands n'ayant pas atteint leur vingt-huitième année; séjours obligatoires en Italie, à Paris, à Vienne, Munich et Dresde) ; la Fondation Mozart, à Francfort. s/M. (provenant des bénéfices réalisés par le « Liederkranz », lors d'un festival de musique , en 1838 ,• pension annuelle de mille huit cents marks accordée pendant quatre ans consécutifs à un jeune compositeur, pour la continuation de ses études sous la direction d'un maître désigné par le conseil d'administration de la fondation); la Fondation Mendelssohn (distribue annuellement, après concours, mille cinq cents marks à

un compositeur et mille cinq cents à un exécutant, de nationalité allemande , et ayant fréquenté, pendant un semestre au moins, une institution subventionnée par l'Etat); une quantité de f. spéciales aux différents conservatoires, etc. En Relgique : le Prix de Rome de l'Académie des Reaux-Arts de Relgique (v. Rome), etc. En Angleterre : le Mendelssohn Scholarship, fondé en 1848 des bénéfices d'une exécution d'«Elie », de Mendelssohn, sous la direction de J. fienedict (subvention à de jeunes compositeurs anglais: le premier « Mendelssohn Scholar » fut Arth. Sullivan [1856-1860]), etc. En Russie : le Prix Rubtnstein (décerné, après concours bisannuel, à un pianiste ou un compositeur, quelle que soit sa nationalité.

Fouque, est mort dans la nuit du 21 au 22 avr. 1883. .

Franck, 5. m. à Rerlin le 1er déc. 1893.

Franz, 1. add.: cf. Dr W.Waldmann, Robert F., Gesprdche aus zehn Jahren (1895).

Frédéric II, add. Cf. G. Thouret. Fr. der Grosse als Musikfreund und Musiker (1899).

Freudenberg, add. : Une nouvelle version de Kleopatra a été donnée à Brunswick, en

Fricke, m. à Berlin le 27 juin 1894.

Froberger, add. : Deux vol. d'œuvres pour orgue et pour clavecin ont paru dans les «Denkmaler der Tonkunst in Oesterreich » (1897, 1899).

Fuchs, 3. add. : Kùnstler und Kritiher oder Tonkunst und Kritih (1898). — 5. add. : Messe en fa maj. (Vienne, 1897). — 6. add. : En sept. 1898, F. a accepté un poste de professeur de chant à Dresde et il a remis le Conservatoire de Wiesbaden à Eibenschûtz.

Fugère, Lucien, chanteur scénique (baryton de grand talent, né à Paris le 22 juil. 1848 élève de Ragueneau, débuta le 3 mars 1870 ai Ra-ta-clan, puis passa aux Rouffes parisiens (1874-1877) et à l'Opéra-Comique dont il est actuellement encore l'un des meilleurs membres. La carrière de F. a été très remplie, il s'est fait remarquer, entre autres, dans toui une série de créations remarqubles (rôles de baryton de « Joli Gilles », «Le roi malgré lui m « La Rasoche », « Enguerrande », « Phryné », «Le Flibustier», «La Vivandière», etc.). Cf. H. de Curzon, Croquis d'artistes (1898).

Fumagalli, 2. Polibio, frère du précédent, né à Inzago le 26 oct. 1830; pianiste-compositeur, auteur de pièces pour piano, de sonates pour orgue, etc.

f ux, add. : Plusieurs Messes et motets de F. ont paru clans les « Denkmàler der Tonkunst in Oesterreich » (1894. 1895).

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