BOIS
BOLCK
Henri IV en voyage, avec Kreutzer, 1814), Anléla (ou L'atelier de Jean Cousin, avec Mme Gail, 'lève de Fétis, 1814), La Fête du village voisin, "Jiarles de France (avec Hérold), La France et 'Espagne (intermède), Blanche de Provence ou La cour des fées, avec Gherubini, Beron, etc., 1821), Les trois genres (avec Auber), liaramond (avec Gherubini, Berton, etc.), La narquise de Brinvûliers (avec Berton et d'au- (res, 1831). La meilleure biographie de B. est elle d'A. Pougin, B., sa vie, ses œuvres, son aractère,sa correspondance (1875). Une statue ri fut élevée à Bouen, sa ville natale, en 1839. - 2. Adrien-Louis, fils du précédent, né à Paris 3 nov. 1815, m. à Quincy près Paris le 9 juil. 883, s'est créé un certain renom par toute une érie d'opéras et par une Messe qui fut "exécutée Rouen, en 1875, lors des fêtes du centenaire le la naissance de son père.
Bois. On a coutume d'appeler b. ou instr. e b., le groupe des instr. à vent dont le corps [st en bois, y compris la flûte primitivement en ois, quoique de nos jours fréquemment en létal. Le buis dont on se servait anciennement (our la construction des flûtes, des clarinettes t des hautbois a été remplacé par l'ébène et la frenadille ; pour les bassons, on choisit de présence l'érable ou le palissandre. Le b. occupe ne place considérable dans la facture instrumentale; son essence et sa qualité ont une rande importance au point de vue de la sonoté et de la résistance de l'instrument. • Boisdeffre, René de, né à Vesoul le 3 avr. B3B, fut emmené à Paris en 1843 déjà par son ère qui s'y fixa définitivement. Le talent mucal qu'il hérita de sa mère se manifesta très f|>t et, tout en faisant des études littéraires puis î commençant son droit, B. reçut des leçons de [usique de Charles Wagner, un ancien premier Irii du Conservatoire de Paris, et de Barbereau. p premières œuvres publiées datent de 1864 ! es romances sans paroles pour piano et des lélodies); en 1865, il se fit recevoir du cercle '.' 1' « Union [artistique * (Les Mirlitons), où il jmna successivement les premières auditions l' toutes ses œuvres. C'est dans son domaine ■ Vézelise, en Lorraine, que B. écrivit la plu- [irt de ses compositions; il convient de citer jirmi ces dernières : des pièces pour piano et >ur violon, alto, violoncelle, clarinette, hautes, fiûte et piano, de la musique de chambre rio en mi bémol, op. 10 • quintette en ré min., b. 11 ; quatuor en sol min., op. 13 ; quintette ' ré maj., op. 25; 2me trio en sol min., op. 32; bttuor en si bémol, op. 43; tous pour piano et i jstr. à archet), des Scènes champêtres pour Mchestre, diverses scènes chorales avec soli, ; Cantique des Cantiques, op. 16; Moïse sauvé i\s eaux, op. 18; etc.), des odes pour soli et \ |œurs, Dans la forêt, op. 41 ; Les lendemains la vie, op. 46), une quantité de mélodies, etc. 1 1. H. Imbert, Nouveaux profils de musiciens
Boise, Otis-Bardwell, né dans l'Ohio (Etatshis d'Amérique) le 13 août 1845, élève du j-nservatoire de Leipzig (1863-1864) puis, pen-
dant quelque temps, de Kullak à Berlin. Il vit depuis 1868 à New- York, où il est très estimé comme professeur de musique et compositeur. B. a écrit une symphonie, deux ouvertures, un concerto de piano, un trio, des mélodies et des chœurs.
Boisselot, Jean-Louis, né à Montpellier vers 1785, m. à Marseille en 1847 ; fut d'abord luthier à Montpellier, puis transféra en 1823 son commerce à Marseille, où il ne tarda pas à échanger la lutherie contre la fabrication des pianos. Ses instruments parvinrent à une grande réputation. — L'aîné de ses fils, Louis, né à Montpellier en 1809, m. à Marseille en 1850, devint directeur de la fabrique de pianos, aujourd'hui encore propriété de la famille et dirigée par un petit-fils du fondateur, Franz B. Le cadet, Xavier-Frédéric, né à Montpellier le 3 déc. 1811, m. à Marseille en avr. 1893, se créa un certain renom comme compositeur (une cantate, Yelleda, 1836; plusieurs opéras : Ne touchez pas à la reine, Paris 1847 ; Mosquita la sorcière, Paris 1851 ; L'ange déchu, Marseille 1869).
Boîte expressive, terme dont on se sert pour désigner, dans la facture d'orgues, une sorte de chambre séparée dans laquelle sont enfermés un certain nombre de jeux. Les cloisons de cette chambre sont, en partie du moins, formées de jalousies dont l'organiste règle l'ouverture au moyen d'un registre ou d'une pédale spéciale. Le son parvient à son maximum d'intensité, lorsque les jalousies sont entièrement ouvertes. La b. s'adapte en général au clavier de récit, cependant les orgues de grandes dimensions en ont parfois une pour chaque clavier.
Boito, Arrigo, né à Padoue le 24 févr. 1842, élève de Mazzucato, au Conservatoire de Milan, compositeur d'opéras de talent et poète; visita, de 1862 à 1869, Paris, l'Allemagne et la Pologne (la patrie de sa mère, comtesse Joséphine Radolinska) et se familiarisa avec la musique allemande et les réformes dramatiques et musicales de Wagner. Après s'être fait connaître par de simples cantates : Le 4 juin (1860) et Le sorelle d'Italia (avec F. Faccio, 1862), B. donna en 1868, à Milan, un opéra intitulé Mefïstofele (d'après la lre et la 2me partie du « Faust » de Gœthe); l'œuvre tomba alors complètement, mais se releva petit à petit de ce premier échec, fut reprise en 1875 à Bologne avec un succès considérable et cinq ans plus tard à Hambourg. Un ouvrage antérieur, Héro et Lêandre, et deux plus récents : Néron et Orestiade n'ont pas encore été représentés ; de même l'Ode à l'Art (1880). Gomme poète (sous l'anagramme « Tobia Gorrio»), B. est presque plus estimé en Italie que comme compositeur (Libro dei versi, Re Orso ; plusieurs livrets d'opéras : Gioconda, Alessandro Farnese, Zoroastro, Tram, Otello, Falstaff ; un grand nombre de nouvelles). B. vit à Milan ; le roi d'Italie l'a nommé « cavalière » puis « uffiziale » et « commendatore », mais B. ne fait aucun usage de ses différents titres.
Bolck, Oskar, né àHohenstein (Prusse orientale) le 4 mars 1839, m. à Brème le 2 mai 1888 ; élève du Conservatoire de Leipzig, vécut alter-
BOLERO — BONONOINI
nativement comme maître de musique à Leipzig et àWiborg (Finlande), Liverpool, Wûrzbourg, Aix-la-Chapelle et Riga, où il remplit diverses fonctions. Après 1870, il fut pendant nombre d'années chef des chœurs au théâtre de Leipzig, puis au théâtre de Hambourg et à celui de Brème. Sans compter un certain nombre de petites œuvres (morceaux de piano, mélodies, etc.), B. a écrit trois opéras: Gudrun, Pierre Robin et Der Schmîed von Gretna-Green.
Boléro, danse espagnole, inventée en 1780 par le danseur Zerezo; mouvement modéré à j, mais tolérant aussi des changements de mesure. Le danseur accompagne ses pas du bruit des castagnettes. Le rythme en est caractéristique :
*-ll
Bolicius, v. Wollick.
Bombarde (Bomhart, Bommert, Pommer, corruptions du mot français B.), était un instr. à vent en bois, d'assez grandes dimensions, l'instr.-basse de la famille des chalumeaux. Mais la b. elle-même 'était construite selon divers modèles de dimensions différentes : comme instr.-basse ordinaire (appelée simplement b.), comme contrebasse (Bombardone, grosser Bassbomhart, Doppelquintbomhart, connue ténor (Nicolo ou Èasset-bomhart) et comme alto (Bombardo piccolo); le chalumeau s'appelait aussi alors bombardino. L'extrême longueur des plus grands modèles de b. amena l'invention du basson par Afranio degli Albonesi qui eut l'idée de replier le tube sur lui-même. — Comme jeu d'orgue, la b. correspond à celui que les Allemands appellent « Posaune », c.-à-d. trombone; par contre le Bomhart est un jeu â anche pourvu de grands pavillons en forme d'entonnoirs, de 16' ou de 32' et d'une intonation forte.
Bombardon, nom que l'on donne fréquemment à un instrument de cuivre à perce large. et à pistons, inventé vers 1848. B. est, suivant son échelle, synonyme de saxhorn-basse grave ou de saxhorn-contrebasse. V. ces mots et Tuba.
Bombo, (ilal.), ancienne dénomination du trémolo, répétition accélérée d'une même note.
Bombyx (en allemand Brummer?), ancien instr. à vnit des Grecs, très long et probablement pourvu d'une anche de roseau.
Bomtempo, Jaâo-Domingos, né à Lisbonne en 1"/;."». m. le 13 août 1842; se rendit en 1806 à Paris, pour y achever ses études et y vécut, après un court séjour â Londres, jusqu'en 1820. Il fonda alors â Lisbonne une « Société philharmonique i qui ne larda pas à se dissoudre (1833) et, dixans plus lard, fut nommé directeur du ( lonservatoire de cette ville. B. était un compositeur remarquable et un pianiste de talent; il écrivil deux concertos pour piano, des sonates, «les variations, des Messes, un Requiem, dédié à la mémoire de Gamoens, un opéra et une méthode de piano.
Bona, Giovanni, né à Mondovi (Piémont) le
12 oct. 1609, m. à Borne, où il avait été élevé au cardinalat, le 25 oct. 1674. Il écrivit un ouvrage, De diirina psalmodia (1653 et depuis fréquemment), riche en données sur l'ancien chant d'église.
Bonawitz (Bonewitz), Johann-Heinrigh, né à Dùrkheim sur le Bhin le 4 déc. 1839, pianiste remarquable ; fréquenta le Conservatoire de Liège, mais émigra en Amérique avec ses pa rents, en 1852 déjà. B revint plus tard en Europe pour y parachever ses études musicales, résida à Wiesbaden de 1861 à 1866, puis lit quelques tournées de concerts à Paris, Londres, etc. De 1872 à 1873, il organisa à New- York des con certs symphoniques populaires et donna en 1874, à Philadelphie, deux opéras de sa compo sition : The Bride of Messina et Ostrolenka. I vécut ensuite plusieurs années à Vienne, d'où i entreprit des tournées de concerts; il habit( actuellement Londres et prend une part active à la vie musicale de la capitale.
Boniventi, Giuseppe, né à Venise vers 1660 auteur d'onze opéras donnés, de 1690 à 1727 dans sa ville natale, et d'un opéra ( Yenceslao représenté à Turin.
Bonnet. 1. Jacques, né à Paris en 1644, m. eij 1724 dans la même ville, où il remplissait lei fonctions de trésorier du parlement. Il a publii une Histoire de la musique et de ses effets de\ puis son origine jusqu'à présent (1715; 2me éq s. date; 3me éd. 1725; 4me éd. 1745) commencer par son oncle Bourdelot et son frère, Pierrj Bonnet, et une Histoire de la danse sacrée à profane (1723). — 2. Jean-Baptiste, né à Morll tauban le 23 avr. 1763; organiste de sa ville nsj taie (1802), violoniste virtuose et auteur d| duettos et de morceaux concertants pour denj violons.
Bonno, Josef, né à Vienne en 1710, m. danl la même ville le 15 avr. 1788 ; fut nommé eH 1739, en même temps que Wagenseil, compos il teur de la cour impériale. Il a écrit pour Viennlj de 1732 à 1762, vingt opéras, des sérénades | des oratorios. On a encore de lui quelqu<|| psaumes à quatre voix et un Magnificat m;\ nuscrits.
Bonometti, Giovanni-Battista, publia à V nise, en 1615, une. anthologie intitulée Parna sus musicus Ferdinandœus et dédiée à l'ai chiduc Ferdinand d'Autriche; elle contient d motets à 1-5 voix de compositeurs inconnu B. est confondu par Fétis et d'autres avec Bu namente (v. ce nom).
Bononcini. 1. Giovanni-Maria, né â Mode en 1640, m. dans la même ville le 19 nov. 167 compositeur fécond, auteur de morceaux p divers instruments, de sonates de chambre de quelques cantates (solos de chant) et ma gaux. Il a écrit en outre un traité de contrepoi Musico pratico etc. (1673; une traduction al mande de la seconde partie a été publiée Stuttgart, en 1701). Ses deux fils se voi rent également à la musique. — 2. Giovan Battista, né à Modène en 1672, s'écriv généralement Buononcini. Compositeur d( les opéras eurent en leur temps une grande
BONTEMPI
lébrité, élève de son père et de Colorma à Bologne, écrivit d'abord des Messes et de la musique instrumentale. Il se rendit à Vienne en 1691, comme violoncelliste dans la chapelle de la cour et écrivit pour Rome, en 1693, deux ouvrages : Tullo Ostilio et Serse. De 1699 (La fede pubblica) à 1703 (Proteo sul Reno), il donna six opéras au théâtre de Vienne, et la représentation de son Polifemo à Berlin (1703) lui valut [lie poste de compositeur de la reine Sophie- Charlotte qui accompagnait elle-même au piano, le soir de la première. Après la mort de la reine, B. rentra à Vienne et y donna successivement : Tomiri, II ritomo di César e, Il flore délia eroi- >ie (1704), Endimione (1706), L'Ètearco, Turno lAricino (1707), Mario fugitivj, Il sacrifizio di Romolo (1708), Abdolonimo (1709), Muzio Scella (1710), etc. En 1716, B. fut engagé à Londres, au nouveau « King's théâtre,» c'est de cette ,'poque que date la célèbre rivalité entre Haan- [lel et B. La cour protégeait Hsendel, le duc de jVlalborough favorisait au contraire B., en sorte j[ue cette rivalité artistique ne fut pas loin de prendre un caractère politique. B. écrivit pour Londres toute une série d'opéras : Astarto (1720), Uiro, Crispo, Griselda (1722), Farnace, Ermi- |im(1723), Calpurnia (1724), et Astaniatte (1727). L'issue était facile à prévoir, mais la chute de p. fut d'autant plus complète que l'on découvrit l'habile supercherie au moyen de laquelle il vait fait exécuter sous son propre nom, et pmme étant de lui, un madrigal de Lotti! B. •artit en 1733 pour Paris, en compagnie d'un lchimiste qui le dépouilla en peu de temps de pute sa fortune, en sorte qu'il dut songer de ouveau à gagner sa vie au moyen de la comosition. Il écrivit alors pour Vienne Alessanl'roin Sidone et un oratorio Ezechia (1737) ; la ate de sa mort est inconnue, mais il doit avoir tteint quatre-vingt-dix ans. Son frère — 3. Iarco- Antonio, né à Modène vers 1675, maître le chapelle de la cour en 1721, dans sa ville naile, m. le 8juil. 1726. Il écrivit aussi plusieurs péras, entre autres Camilla ; la plupart d'enrfe eux, ainsi qu'un oratorio, Jean-Baptiste déhpité, et une cantate de Noël, sont conservés ki partitions à la bibliothèque de Berlin. Le P. pirtini vante chez B. le style distingué et très levé et le place au-dessus de la plupart de ses i bntemporains.
I Bontempi, Giovanni-Andrea, de son vrai
i lom Angelini (il avait pris le nom de B. sur le
psir de s<pn tuteur), né à Pérouse en 1624, m.
Uns la même ville le 1er jum 1705; devint en
p47 membre de la chapelle du prince-électeur
! Dresde et rentra en 1694 à Pérouse. Il écrivit
usieurs traités: Nova quatuor vocibus com-
bnendi methodus (1660), Tractatus in quo de-
wnstrantur convenientiae sonorum systema-
< h participati (1690), Istoria musica nella
mie si hapiena cognizione délia teoria e del-
pratica antica délia musica armonica (1695),
fit représenter quelques opéras à Dresde :
nride (1662, dédié au margrave Christian-
fnst et imprimé à Dresde), Apollo undDaphne
p71) et Jupiter und lo (1673, avec Perandi).
BORDESE
B. était d'une culture rare et extraordinairement variée (philologue, chanteur, directeur, compositeur, historien, architecte, mécanicien, etc.).
Boom van. 1. Jan, né à Rotterdam le 17 avr. 1783, flûtiste virtuose et compositeur, vécut à Utrecht. Ses fils, musiciens également sont : — 2. Jan, né à Utrecht le 15 oct. 1807, m. à Stockholm en avr. 1872. Il était allé se fixer à Stockholm en 1825, après une tournée de concerts en Danemark, et y remplissait depuis 1849 les fonctions de professeur de piano à l'Académie. B. est l'auteur d'un concerto de piano, de plusieurs quatuors, trios pour instr. à archet, symphonies, etc. — 3. Hermann-M. né à Utrecht le 9 févr. 1809, m. dans la même ville le 6 janv. 1883, excellent flûtiste, élève de Tulou à Paris, vécut longtemps à Amsterdam, à partir de
Boosey and GY, importante maison d'édition de Londres, fondée vers 1825 par Thomas Boosey. Le fonds important de la maison consistait surtout en éditions, originales pour l'Angleterre, d'opéras italiens (Rossini, Mercadante, Bellini, Donizetti, Verdi), mais la loi de 1854 fit perdre aux B. leur droit exclusif de vente. Dès lors l'édition B. consista surtout en œuvres populaires anglaises et en collections d'oeuvres.
Borde, de la, v. Larorde.
Bordes, Charles, né à Vouvray-sur-Loire (Indre-et-Loire) le 12 mai 1863 ; élève de César Franck, fut de 1887 à 1890 maître de chapelle à Nogent s/ Marne et chargé d'une mission au Pays Basque par le Ministre de l'Instruction publique (1889-1890), pour recueillir les traditions populaires et plus particulièrement les chansons et les danses. Il a publié ces documents (200 thèmes populaires), sous le titre d'Archives de la tradition basque. Nommé maître de chapelle de St-Gervais de Paris en 1890, il y fit exécuter pour la première fois en France la « Messe » de Schumann (op. 147) et le « Stabat mater » de Palestrina. En 1892, il entreprit la série des « Semaines Saintes de St- Gervais », dont le succès considérable l'engagea à fonder, sous le nom à! Association des Chanteurs de St-Gervais, une société de musique chorale ancienne pour l'exécution des œuvres des maîtres de l'école polyphonique (xve, xvie et xviie s.). B., qui travaille en ce moment à un drame musical en trois actes, Les trois Vagues, s'est déjà fait connaître comme compositeur (œuvres orchestrales exécutées à la Société nationale; pièces de piano: mélodies, etc.). Mais son principal titre de gloire est sans doute la publication d'une Anthologie des maîtres religieux primitifs, collection conçue à un point de vue éminemment pratique et comprenant à l'heure actuelle quatre volumes avec 14 Messes et plus de 100 motets. Ce fut lui aussi l'initiateur de la nouvelle Schola cantorum, fondée en 1894, pour la restauration de la musique d'église.
Bordese, Ludovtco, né à Naples en 1815, m. à Paris le 17 mars 1886; élève du Conservatoire de Naples, fit représenter un opéra à Turin en 1834 et partil pour Paris où, malgré de
BORDIER — BORTNfAXSKI
fréquentes tentatives, il ne parvint jamais à remporter de succès au théâtre. Il renonça au théâtre vers 1850 et n'écrivit plus que de petites œuvres vocales, en nombre considérable, ainsi qu'une Messe, un Requiem, une méthode de chant, une méthode élémentaire de chant, des solfèges, etc.
Bordier, 1. Louis-Charles, né 'à Paris en 1700, m. en celte ville en 1764 ; écrivit une méthode de chant (1760 et 1781) et un traité de composition (1779i. — 2. Jules, dit B. d'ANgers, né à Angers le 23 déc. 1846, prit ses premières leçons d'harmonie avec Delaporte, maître de chapelle de la cathédrale. Dès qu'il fut bachelier, il alla se fixer à Paris où il comptait faire son droit, mais il abandonna bientôt les études universitaires pour la composition musicale. B. revint à Anvers, pour y diriger la maison de son père, fonda en ;1875 une société de musique de chambre et bientôt après, de concert avec Michel et de Romain, un orchestre complet, sous le nom d'Association artistique d'Angers. Cette société donna pendant les dix-sept années de son existence près de cinq cents concerts. Mais écœuré-par l'indifférence de ses compatriotes (la petite subvention municipale fut même retirée à l'Association), B. s'est retiré à Paris et y a fondé une importante maison d'édition musicale (v. Baudoux et Cie). Les œuvres principales de B. sont les suivantes : Nadia, opéra-comique (Bruxelles, Genève, etc.); Chanson nouvelle, comédie musicale; Vendée! drame lyrique en 3 actes (encore inachevé); Le fiancé de la mer, petit drame lyrique (Royan, 1895); de la musique de scène pour Chatterton d' 'A. de Vigny; plusieurs suites et morceaux divers d'orchestre; des œuvres d'orchestre ; des œuvres chorales avec ou sans accompagnement (Un rêve d'Ossian ; David; Loreley, etc.); des mélodies, des pièces pour piano et pour d'autres instr., etc., etc.
Bordogni, Marco, né à Gazzaniga près Berga nie le 23 janv. 1781), m. à Paris le 31 juil. 1856 ; excellent maître de chant, élève lui-même de Simon Mayr, fut engagé comme ténor à Milan (18 13-1815) puis au Théâtre italien, à Paris (1819- 1833) et se voua ensuite exclusivement à l'enseignement Il fut à partir de 1820, avec une interruption de plusieurs années (1823) professeur au Conservatoire de Paris. La Sontag et d'autres étoiles de première grandeur sont ses élèves. Il publia un grand nombre d'excellentes vocalises et la morl seule l'empêcha de terminer une méthode de chant à laquelle il avait
longtemps travaillé.
Bordoni, Faustina, v. Hasse 3.
Borghi, Luigi, violoniste, élève de Pugnani, s'établit en 178D à Londres où il remporta de grands succès comme compositeur (sonates de violon, concertos, etc.) et virtuose. G. Jensen a publié deux sonates de B. dans sa collection de • EQassische Violinmusik ».
Borghi-Mamo, Adélaïde (née Borghi), caillai rice scénique (alto) de grand talent, née à Bologne le9aoùt 1829; se forma pour la carrière théâtrale sur les instances de la Pasta, débuta
en 1846 à Urbino, chanta avec un succès croissant sur diverses scènes italiennes et se maria en 1849, dans l'île de Malte. Quelques années plus tard, elle remporta de véritables triomphes à Vienne (1853) puis aux Italiens, à Paris (1854- 1856) et fut enfin, en 1856, engagée à l'Opéra. Elle fit sa rentrée aux Italiens en 1860 ; et se retira de la scène après quelques tournées de représentations. Pacini, Mercadante et Rossi ont écrit des rôles spécialement pour elle. Une tille de B. — Erminia B., douée d'une voix de soprano claire et facile, remporta de grands succès à Bologne en 1874, et plus tard au Théâtre italien, à Paris.
Borodine, Alexandre, né à St-Pétersbourg le 12 nov. 1834, m. dans la même ville le 29 févr. 1887; étudia la médecine et la chimie à l'Académie médico-chirurgicale de sa ville natale, devint médecin militaire puis embrassa la carrière du professorat. Il fut nommé professeur ordinaire à l'Académie médico-chirurgicale, membre de l'Académie, conseiller d'état impé rial, chevalier, etc. A côté de son activité scientifique, B. fut un musicien plein de zèle, l'un des principaux représentants de la jeune école russe ; ami de Balakirew, aux conseils duquel i devait sa culture musicale, B. fut aussi prési dent de la Société des amis de la musique, à St Pétersbourg, etc. Il voyagea beaucoup, princi paiement en Allemagne, où Liszt lui donna de précieux encouragements. Ses œuvres princi pales sont : deux symphonies (n° 1, en mi y maj., n° 2, en si min.), un poème symphonique,Z)an; les Steppes de l'Asie centrale, des morceaux piano, de la musique de chambre (quatuors archet), etc. Son opéra inachevé, Le prince Igor, terminé par Glazounow et Rimsky-Korsakov a été donné à St-Pétersbourg, en 1890.
Boroni (Buroni), Antonio, né en 3738, m Rome en 1797; élève du P. Martini et plus tard de Gir. Abos, fut de 1770 à 1780 maître de cha pelle de la cour, à Stuttgart, puis maître ai chapelle de St-Pierre, à Rome. Il a écrit quatn opéras pour Venise (1760-1764), un pour Pra gue (1765), trois pour Dresde (1769), huit po Stuttgart (1771-1778) et le dernier pour Rome (Enea nel Lazio, 1778).
Bortnianski, Dimitri-Stefanowitch, né ; Gloukhow (Ukraine) en 1751, m. à St-Pétersbourj le 9 oct. 1825 ; travailla d'abord à St-Péters bourg sous la direction de Galuppi qu'il pu suivre à Venise, grâce à la protection de Cathe rine II et acheva ses études à Bologne, Rom et Naples. Il fit représenter à Modène, en 177É un opéra intitulé Quinto Fabio, rentra l'aimé suivante à St-Pétersbourg où il fut aussitc nommé maître de chapelle de la cour. Son mi rite est d'avoir considérablement rehaussé M niveau de la chapelle vocale, par l'engagemei de nouveaux membres ; puis il écrivit pour l'e: cellent chœur qu'il avait formé 35 psaumes quatre voix et 10 à huit voix, une Messe d'apr<{ le rite grec, etc. Ses compositions occupe: dans l'ensemble des œuvres de même genre D rang très élevé. Tchaïkowsky révisa une éd tion complète des œuvres de B. (10 vol.).