‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 61 sur 542 · BREIDENSTEIN · texte numérisé non relu

BREIDENSTEIN

Goltermann, a épousé le célèbre physiologiste Engelmann, à Utrecht.

Brandi. 1. Johann, né au couvent de Rohr, près Ratisbonne, le 14 nov. 1760, directeur de musique de la cour à Carlsruhe, m. le 26 mai 1837. Il a composé des Messes, des oratorios, des symphonies, un opéra et une quantité d'œuvres de moindre importance. — 2. Johann, né en Bohème le 30 août 1835, fit représenter à partir de 1861), à Vienne, six opérettes-bouffes.

Brandstetter, v. Garbreght.

Brandt, Marianne (de son vrai nom Marie Bischof), née à Vienne le 12 sept, 1842; fut élève de Mrae Marschner, au Conservatoire de Vienne, eut son premier engagement en 1867 à Graz et fit partie, de 1868 à 1886, de l'Opéra de Berlin, dont elle était l'une des cantatrices (alto) les plus estimées. Elle étudia de nouveau pendant les vacances de 1869-1870, auprès de Mme Viardot-Garcia, à Paris. Wagner l'avait choisie pour créer le rôle de Kundry, à Bayreuth, en 1882 ; elle faisait encore partie en 1886 de la troupe d'opéra allemand, à New- York.

Brandts-Buys, famille de musiciens néerlandais; le père, Cornelius-Alexander, né à Zalt- Bommel le 3 avr. 1812, fut à partir de 1840, organiste et directeur de musique à Deventer (aussi compositeur). Ses fils : Marius-Adrianus, né à Deventer le 31 oct. 1840, depuis 1864 à Zutphen (méthode d'orgue, etc.); Ludwig-Fèlix, né à Deventer le 20 nov. 1847, organiste et directeur de musique à Rotterdam (auteur de grandes oeuvres vocales); Henry, né à Deventer le 20 avr. 1851, depuis 1878 directeur de 1' « Amstels Mannenkoor », à Amsterdam (a écrit un opéra, Albrecht Beyling, donné à Amsterdam en 1891, un grand nombre de chœurs pour voix d'hommes, etc.).

Brandus, Dufour et Cie, importante maison d'édition de Paris, fondée par Maurice Schlesinger (v. ce nom) en 1834 et reprise en 1846 par les frères Louis B. (m. le 30 sept. 1887) et < iemmy B. (né en 1823, m. le 12 févr. 1873).

Branle (iskansle), ancienne danse française d'un mouvement modéré et de rythme binaire. Comme toutes les danses anciennes, le b. est pourvu de chant, chaque strophe étant suivie d'un refrain (en ail. « Ringelreihen »).

Brant, Jobst ou Jodocus vom, le Jeune, capitaine à Waldsachsen et gouverneur à Liebenstein. Son ami Georg Forster (1549 et 1556) l'appelle un compositeur tout à fait charmant, « ein fein lieblicher Komponist». 54 chants allemands harmonisés et un motet à 6 voix nous sont parvenus et nous prouvent en effet que B. •'la il non-seulement un contrapuntiste remarquable, mais un musicien à l'inspiration sincère et profonde. (Cf. Eitner, Bibliographie der Musïksammehjo&rke, etc. 1877).

Brassin. 1. Louis, né à Aix-la-Chapelle le 24 juin I840,m à St-Pétersbourg lf 17 mai 1884; pianiste distingué, élève de son père Louis B. (chanteur scénique, baryton au théâtre de Leipzig, de 1847 à 1859), puis de Moschelès au Conservatoire de Leipzig. Il fut d'abord (1866) maître de piano au < lonservatoire stern, à Ber-

lin, puis de 1869 à 1879 au Conservatoire de Bruxelles et à partir de ce moment à celui de St-Pétersbourg. Il convient d'accorder une mention spéciale, parmi les nombreuses compositions pour piano de B. aux douze études parues sous le titre d'Ecole moderne du piano. B. a aussi écrit la musique de deux opérettes, Der Thronfolger (Bruxelles, 1865) et Der Missionnâr. Il eut deux frères, également musiciens. — 2. Léopold, né à Strasbourg le 28 mai 1843, m. à Constantinople en 1890, fut pianiste de la cour du duc de Cobourg, maître de piano à l'école de musique de Berne et vécut aussi un certain temps à St-Pétersbourg. — 3. Gerhard, né à Aix-la-Chapelle le 10 juin 1844, violoniste de talent ; fut maître de violon à l'école de musique de Berne (1863), puis concertmeister à Gotenburg (Suède), maître au Conservatoire Stern à Berlin (1874) et directeur de la Société des mu-j siciens àBreslau (1875 à 1880). Il vécut ensuite à St-Pétersbourg. B. a publié des morceaux de valeur pour violon seul.

Bratsch, Johann-Georg, né à Zell le 18 fé#J 1817, m. à Aschaflenbourg le 30 sept. 1887 ; fut pendant nombre d'années directeur de l' Ecole! royale de musique à Wûrzbourg, devint enj 1872 directeur de musique de l'Institution»! royale à Aschaflenbourg et fut pensionné enj

Bravo, (ital.), terme usuel d'appobation, aii superlatif : bravissimo. Les Italiens crient èraraj bravissimo (plur. bravi) à un artiste, ôraiwll bravissima, (plur. brave) à une artiste.

Bravoure, (ital. Bravura), terme dont on sjl sert pour indiquer une œuvre où abondent le II difficultés techniques ; air de bravoure, morfl ceau de b., allegro di bravura, valse de b., etill Brebos, Gilles, v. Gilles.

Bree, Je.vn-Bernard van, né à Amsterdam l|| 29 janv. 1801, m. dans la même ville le 14 fév!|| 1857; élève de Bertelmann, fut nommé en 182 directeur artistique delà société « Félix meritis I fonda en 1840 la société Ste-Cécile qu'il dirige} jusqu'à sa mort et fut en même temps directe! de l'Ecole de musique de la société pour l'er| couragement de l'art musical. B. est l'auteii d'un grand nombre d'œuvres instrumentales vocales (opéra ; Sapho, 1834).

Breidenstein, Heinrigh-Karl, né à Steins (Hesse) le 28 févr. 1796, m. à Bonn le 13 jul 1876; étudia le droit, puis, à Heidelberg, la pi1 lologie et entra en relations avec Thibaut. Il f f d'abord instituteur chez le comte Wintzingeroi à Stuttgart, puis maître supérieur àHeidelbei En 1821, il se rendit à Cologne où il fit descoj férences sur la musique et fut appelé, en 18$ aux fonctions de directeur de musique de l'Ui versité de Bonn; il donna, en qualité de privr docent, un cours de musique et fut nommé pi tard professeur ordinaire. B. fut le premi instigateur de l'érection du monument de B< tboven, à Bonn; il publia, du reste, un pf ouvrage à l'occasion de l'inauguration de ceu miment et lit exécuter une cantate de sa co position. Les plus connues de ses œuvres s( quelques chorals; sa méthode de chant, S«

BREITKOPF ET ÏŒRTEL

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