BRENET
schule, était autrefois très répandue. De précieux matériaux pour un traité de l'orgue sont actuellement en possession de M. Hugo Biemann.
Breitkopf et Haertel, très importante maison d'édition musicale à Leipzig, fondée en 1719, comme imprimerie d'abord, par Bernhard- Christoph Breitkopf de Klausthal dans le Harz (né le 2 mars 1695, m. le 26 mars 1777). Son fils, Johann- G ottlob-Immanuel Breitkopf (né le 23 nov. 1719, m. le 28 janv. 1794) entra dans le commerce en 1745 ; la raison de commerce était en 1765 déjà: «B.-G. Breitkopf u. Sohn ». A la mort de son père, Immanuel Breitkopf prit à lui seul la direction de la maison. Son nom a une importance capitale dans l'histoire de l'impression mnsicale ; ce fut lui en effet qui mit à la hauteur des besoins modernes le système d'impression musicale typograjphique de Petrucci. (v. impression). Cette invention que l'on peut considérer comme absolument nouvelle trouva de nombreux adeptes et imitateurs , cependant c'est bien à son auteur qu'elle rapporta le plus. Celui-ci donna aussi une vive impulsion au commerce de musique, en amassant un fonds considérable d'œuvres manuscrites et imrprimées ainsi que d'ouvrages de littérature musicale, et en publiant des catalogues imprimés. Immanuel Breitkopf est l'auteur de diverses études: Ueber die Geschichte und Erftndung der Buchdruckerkunst (1779) ; Versuch, den Ursprung der Spielkarten, die Einf'ûhrung des Leiaenpapiers und den Anfang der HolzîcJnieidekunst in Europa zu erforschen (1784) ; \Ueber Schrif'tgiessereiund Stempelschneiderei; Ueber Bibliographie und Bibliophilie (1793). A ha mort, ce fut son fils Christoph-Gottlob iBreitkopf, né le 22 sept. 1750, qui entreprit le commerce ; mais il l'abandonna bientôt entièpment à son ami, associé et héritier G.-C. pœrtel, et mourut déjà le 7 avr. 1800. — Gottpried-Christoph-FLertel (né à Schneeberg le p janv. 1763, m. le 25 juil. 1827) transforma l'ancienne raison de commerce en B. et H. ,• il augmenta encore l'importance de la maison par l'adjonction d'une fabrique de pianos qui parvint à une très grande renommée. Il publia i partir du mois d'octobre 1798 Y Allgemeine musikalische Zeitung, le premier journal de musique dont la réussite fut de quelque durée, ,il une édition complète des œuvres de Mozart t de Haydn, introduisit l'impression au moyen le planches d'étain et, d'accord avec l'inventeur fe la lithographie (Senefelder), se servit de ;t'lle-ci, à partir de 1805, pour l'impression des près de morceaux. Ce fut après lui, son neveu | lorenz Hfertel qui dirigea la maison pour le |ompte des héritiers, jusqu'au jour où le fils îné de Gottfried, Dr Hermann ÉLertel (né le 7 avr. 1803, m. à Leipzig le 4 août 1875) en deint le chef, en 1835. Ce dernier avait épousé i pianiste Louise Hauffe (née à Duben le janv. 1837, m. à Leipzig le 20 mars 1882) ; son •ère, le conseiller municipal Baimund H.ertel ié le 9 juin 1810, m. à Leipzig le 10 nov. 1888)
partageait avec lui la haute direction des affaires. Ces deux hommes, longtemps à la tête du commerce de librairie à Leipzig, ne se contentèrent pas de maintenir les bonnes traditions de la maison, ils en firent encore grandir la réputation. C'est à eux que nous devons les éditions critiques monumentales des œuvres complètes de Beethoven, Mozart et Mendelssohn, et c'est chez eux que furent imprimées et gravées celles de Bach et de Palestrina Leur fonds d'édition dépasse 16000 numéros. Dernièrement encore B. et H. ont entrepris la publication d'œuvres classiques à bon marché (Volksausgaben). L'édition d'ouvrages de littérature musicale a pris aussi un développement considérable en ces dernières années. Après la mort de Hermann H'-ertel et la retraite de Baimund (1880), les fils de leurs deux sœurs prirent la succession : Wilhelm Volkmann (né à Leipzig le 12 juin 1837, fils du célèbre physiologiste de Halle) et Dr Oskar (von) Hase (né à Iéna le 15 sept, 1846, fils d'un historien de l'église, professeur à l'université de cette ville). Le Dr Hase est l'auteur d'une intéressante monographie sur l'état de la librairie au xvie s. : Die Koberger (2™ éd. 1885).
Brendel, Karl-Franz, né à Stolberg le 26 nov. 1811, m. à Leipzig le 25 nov. 1868 ; étudia la philosophie à Leipzig, travaillant en même temps le piano avec Fr. Wieck, prit ses grades à Berlin et se voua à la musique à partir de 1843 seulement. Il fit, à Freiberg d'abord, puis à Dresde et à Leipzig, des conférences musicales; il prit, en 1844, la rédaction de la Neue Zeitschrift fur Musik, fondée en 1834 par Schumann et continua à y défendre les idées de l'école néo-allemande. Une publication mensuelle qu'il avait créée, avec B. Pohl, Anregungen fur Kunst, Leben und Wissenschaft (1856 à 1860), poursuivait les mêmes tendances. Il devint, peu après, professeur d'histoire de la musique au Conservatoire de Leipzig; mais cette situation arrêta, pour ainsi dire, son développement et l'empêcha de suivre d'une manière conséquente la marche de Liszt et de Wagner. B. était membre fondateur de YAllgemeiner deutschër Musikverein (1861), il le présida pendant nombre d'années. Il a publié, en plus de ses nombreux articles de journaux : Grundzûge der Geschichte der Musik (1848; 5me éd. 18él : 6me éd., revue par le Dr W. Kienzl, 1887) ; Geschichte der Musik in Italien, Deutschland und Frankreich von den ersten christlichen Zeifen an, etc. (1852, 2 vol. ; 7me éd. revue par F. Stade, 1888) ; Die Musik der Gegenwart und die Gesamtkunst der Zukunft (1854) ; Franz Liszt als Symphoniker (1859) ; Geist und Technik im Klavierunterricht (1867).
Brenet, Michel, musicographe français de grand mérite, né à Lunéville le 12 avr. 1858, fixé à Paris depuis 1871, a publié : Histoire de la Symphonie à orchestre, depuis ses origines jusqu' 'à Beethoven inclusivement (1882) ; Grétry, sa vie et ses œuvres (1884; couronné par l'Académie rovale de Belgique) ; Deux pages de la vie de Berlioz (1889); Jean de Ocheghem (1893),
BRESLAUR — BRICCIALDI
d'après des documents inédits, ouvrage des plus remarquables). Il a fourni des articles d'histoire et de critique musicales au Ménestrel, aux Archives historiques, artistiques et littéraires (1889-1891), et collabore au Guide musical, à la Grande Encyclopédie, au Correspondant (Gounod et la musique sacrée, 10 déc. 1893; Palestrina, 10 mai 1894), à la Gazette musicale de la Suisse romande, etc.
Breslaur, Emil, né à Gottbus le 29 mai 1836, fréquenta le gymnase de sa ville natale et le séminaire de Neuzelle, puis fut nommé maître de religion et prédicateur de la communauté israélite de Cottbus, après avoir subi un examen avec grand succès. En 1863, il transféra son domicile à Berlin pour s'y vouer entièrement à la musique ; il suivit, pendant quatre années, les cours du Conservatoire Stern, où il eut pour maître Jean Vogt, H. Ehrlich (piano), FI. Geyer. Fr. Kiel (composition), H. Schwantzer (orgue) et J. Stern (jeu des partitions, direction). De 1868 à 1879, B. fut maître de piano et de théorie, puis de pédagogie du piano à l'académie fondée par Kullak. 11 succéda à Stern, en 1883, comme directeur des chœurs de la synagogue réformée. Il se fit aussi connaître comme critique musical (Spenersche Zeitung, Fremdenblatt) et fonda en 1879 la « Société des maîtres et maîtresses de musique de Berlin ». Cette société, grâce aux efforts de B. et à l'influence de son organe (Der Klavierlehrer), se transforma, sept ans plus tard (1866), en « Association des maîtres de musique allemands ». B. est à la fois fondateur et directeur d'un conservatoire avec séminaire pour la formation de maîtres et de maîtresses de musique. Il reçut le titre de « professeur », après la publication de son ouvrage intitulé: Die technische Grundlage des Klavierspiels (1874). L'Académie philharmonique de Bologne lui conféra, en 1889, le titre de membre honoraire. Mais c'est comme rédacteur de son journal pédagogique, Der Klavierlehrer (depuis 1878), et comme auteur d'une Noten-Schreibschule parue chez Breitkopf et Htertel, que B. s'est surtout créé un renom. Il a, en outre, écrit un certain nombre de chœurs, de lieder, de morceaux de piano, une méthode de piano (Klavierschule) et un guide de pianiste (Filhrer durch die Klavierunterrichtslitteraturj. etc. Il a publié quelques brochures : Zur methodischen Uebung des Klavierspiels ; Der entwickelnde Unterricht in der Harmonielehre; Ueber die schàdlichen Folgen des unrichtigen Uebens, et une collection d'articles de divers auteurs, sous le titre: Methodik des Klavierunterrichts in Einzelaufsâtzen (1887). B. a rédigé la onzième édition du Musikalisches Konversationslexikon de Schubert (1892).
Breunung, Ferdinand, né à Brotterode, dans le Harz, le 2 mais 1S30, m. à Aix-la-Chapelle le 22 sept. 1HK:>: élève du Conservatoire de Leipzig, succéd;i à Reinecke, en 1805, comme professeur de piano au Conservatoire de Cologne. Il fut nommé plus lard, en 1865, directeur de musique de la ville, à Aix-la-Chapelle.
Breval. 1. Jean-Baptu?] b, oé dans le départe-
ment de l'Aisne en 1756, m. à Chamouille près Laon en 1825; premier violoncelliste de l'orchestre de l'Opéra et professeur au Conservatoire de Paris. Il fit valoir ses droits à la pension de retraite en 1802, lors de la réorganisation du conservatoire. B. a écrit beaucoup demusique instrumentale, surtout des concertos, et dé la musique de chambre pour instr. à archet, ainsi qu'un opéra : Inès et Leonore (1788). — 2. Lucienne, de son vrai nom Brennwald, née à Genève le 5 déc. 1870, élève du Conservatoire de Paris où elle remporta en 1890 le premier prix d'opéra. Cantatrice des plus remarquables, elle a débuté à l'Opéra en 1892 et y créait tout récemment le rôle de Yamina dans la Montagne Noire d'A. Holmes (févr. 1895).
Brève (Brevis), }— ~); la troisième valeur de note dans la musique proportionnelle, — V2 0l1 V3 de longue, suivant la proportion indiquée au début ; cf. proportionnelle. On ne rencontre là brève dans notre notation actuelle que dans la grande mesure alla brève (f); elle prend alors la valeur de l'unité de mesure, c.-à-d. de deux semibrèves ou rondes. Pour ce qui concerne la. b. dans les ligatures cum proprietate et sineperfectïone, v. ligature, proprietas, imperfectio. La brève est le plus souvent notée de nos jours comme suit : '<st .
Bré ville, Pierre de, né à Bar-le-Duc (Meuse> en 1861, fit son droit en vue de la carrière di-l plomatique à laquelle le destinaient ses parents,] mais suivit en même temps les cours de Th. Dubois au Conservatoire de Paris et ne tarda pas à abandonner complètement les affaire étrangères. Il devint alors élève de Césai Franck dont il est resté l'un des plus fervent admirateurs. B. a écrit surtout de la musiqu religieuse (une Messe, des motets à une ou plu sieurs voix, des chœurs liturgiques, une scène mystique Sainte Rose de Lima, pour chœur de femmes, solo et orchestre, et Bernadette poui une voix seule), mais aussi des pièces orches traies (Nuit de Décembre ; ouverture pour lil Princesse Maleine de Maeterlinck ; introductioil et musique de scène pour les Sept Princesses du même; musique de scène pour Sakountalcï de Kalidasa), des œuvres pour voix et orchestr (La tête de Kenwarch [Leconte de Lisle Mêdeia [F. Hérold]), une fantaisie ainsi que di| vers morceaux pour piano, des mélodies, un suite pour orgue, etc. B. est membre du comit de la « Société Nationale », où la plupart de se œuvres ont été exécutées.
Briard, Etienne, fondeur de caractères d'in primerie, à Avignon, vers 1530. Ses caractèr donnaient aux notes, habituellement quadra gulaires, une forme ronde et remplaçaient 1 ligatures compliquées par les valeurs réell<j des différentes notes. Les œuvres de Carpe Iras (v. ce nom), parues à Avignon en 15Ê furent imprimées par Jean de Channay av des caractères de B. ; mais cette tentative res isolée.
Briccialdi, Giulio, né à Terni (Etats • l'Eglise, le 2 mars 1818, m. à Florence le 17 de 1881 : excellent flûtiste virtuose, fit de Ion
BRIDGE — BRODSKY
voyages et vécut nombre d'années à Londres. Ses œuvres pour tlùte sont estimées.
Bridge, 1. John-Fredehigh, né à Oldburg ( Worcester) le 5 déc. 1844 ; élève de J. Hopkins et J. Goss, fut d'abord organiste de l'église de la Trinité à Windsor (1865), puis organiste de la cathédrale de Manchester (1868), suppléant (1875), et enfin premier organiste de l'abbaye de Westminster (1882). B. est en outre maître jde théorie au « Royal Collège of Music », directeur de la « Western Madrigal Society » et « examinator » pour la musique à l'Université d'Oxford (lui-même avait obtenu, en 1874, le grade de Dr mus. de l'Université d'Oxford, avec son oratorio : Mount Moriah). B. a écrit des hymnes, des cantates, des anthems, des œuvres orchestrales et des catéchismes {primer s) du 'contrepoint, du canon et de l'accompagnement à l'orgue. — 2. Joseph-Cox, frère et élève du précédent, né à Rochester le 16 août 1853; étudia aussi sous la direction de J. Hopkins et devint un excellent organiste. Il est, depuis 1877, Drganiste delà cathédrale de Ghester,où ilaré- :abli en 1879 les festivals de musique trienîaux qui avaient disparu une quinzaine d'anlées auparavant. Il obtint, en 1875, le grade de Dr mus. de l'Université d'Oxford. B. est l'aueur d'un certain nombre d'œuvres chorales de grandes dimensions {Daniel).
Briegel, Wolfgang-Karl, né le 21 mai 1626. :antor de la cour de Gotha (1650) ; maître de -hapelle à Darmstadt (1670), mourut dans cette 'ille le 19 nov. 1712 ; compositeur très fécond l'œuvres religieuses pour voix avec accompagnement instrumental et d'œuvres instrumenales profanes (padouanes à 4 voix ; ballets et ourantes, 1652; intraden à 4-5 voix et sonates »our cornets et trombones, 1669; caprices pour Ln violon, deux violes et basse, 1680; etc.). ; Brillante (ital.), brillant, éclatant.
Brillenbàsse (ail.), terme ironique servant à lésigner les figures de croches ou de doublesjroches, abrégées dans la notation comme suit :
Brink, Jules ten, compositeur, né à Ajusterai» en nov. 1838, m. à Paris le 6 fév. 1889; lève de Heinze, dans sa ville natale, de Dupont I Bruxelles et d'E.-Fr. Ri enter à Leipzig. Il fut, e 1860 à 1868, directeur de musique à Lyon, et ■ fixa ensuite à Paris, où il se créa un bon rebm comme compositeur. Ses œuvres (suite orchestre, poème symphonique, symphonie, meerto de violon, etc.) furent exécutées soit px Concerts spirituels, soit dans un concert |irticulier(1878).Un opéra-comique en un acte, hlonice, reçut un accueil favorable au théâtre p l'Athénée (1870); un grand opéra en cinq Ktes est resté manuscrit.
iBrindsmead, John, fondateur de la fabrique ' pianos de Londres connue sous la marque B. and Sons », né à Wear-Giffard (North-De- >n) le 13 oct. 1814, s'établit en 1835 et prit, en [63, ses deux fils, Thomas et Edgard, comme
associés. Le cadet Edgard B. écrivit une histoire dupiano (1868, refondue en 1879).
Brio, (ita), vivacité; con b., brioso, vivement.
Brissler, Friedrich-Ferdinand, né à Insterbourg le 13 juin 1818, m. à Berlin le 6 août 1893 ; élève de l'Académie de Berlin (Bungenhagen, A.-W. Bach, J. Schneider) et de B. Schumann, fit d'abord des tournées de concerts (1838-1845) comme pianiste, puis fut pendant nombre d'années professeur de piano au Conservatoire Stern. B. s'est fait surtout connaître par de nombreuses et pratiques transcriptions d'opéras, de symphonies, etc. pour piano à deux et à quatre mains.
Bristow, George-F., pianiste et violoniste, né à New-York en 1825 ; élève de son père, B. jouit d'une grande renommée dans sa ville natale comme pédagogue, exécutant et directeur. Il est aussi estimé comme compositeur (deux symphonies ; un opéra, Rip van Wtnkle ; des oratorios, Daniel et St-Jean ; de nombreux morceaux de piano, des mélodies, etc). B. est actuellement maître de chant dans les écoles de l'Etat à New-York.
Brixi, Franz-Xaver, compositeur remarquable de musique d'église, né à Prague en 1732, m. dans la même ville le 14 oct. 1771 ; orphelin à l'âge de cinq ans, il fut élevé à Cosmanos par un parent ecclésiastique. Pendant le temps qu'il fréquentait l'université de Prague, Segert se chargea de son éducation musicale. Il fut d'abord organiste à St-Gallus, puis, en 1756, maître de chapelle du dôme de Prague. B. a écrit 52 grandes Messes, 24 Messes brèves, un grand nombre de psaumes, de litanies, de vêpres, plusieurs oratorios, requiems, etc. Ses Messes sont aujourd'hui encore exécutées en Bohême.
Broadwood and Sons, célèbre fabrique de pianos à Londres, fondée en 1732 par un immigrant suisse, Burkhard ïschudi (Shudi), dont lesharpsichords furent vite renommés; on peut encore en voir des exemplaires aux châteaux de Windsor et de Potsdam. Tschudi eut comme associé, puis comme successeur, son gendre John Broadwood qui était ébéniste de son métier. La « mécanique anglaise » du piano construite en premier lieu en 1770 par Americus Backers qui, à sa mort, en 1781, la recommanda à Broawood, n'est autre qu'un perfectionnement de celle de Christofori-Silbermann (v. Piano). John Broadwood (né en 1732) mourut en 1812; il eut pour successeurs James Shudi et Thomas Broadwood, puis Henry-Fo wler Broadwood, qui mourut le 10 juil. 1893. La fabrique a pris peu à peu une extension considérable, en sorte que plusieurs milliers d'instruments sortent chaque année des ateliers B.
Brod, Henry, né à Paris le 4 août 1801, ,m. dans la même ville le 6 avr. 1839, excellent hautboïste, professeur au Conservatoire de Paris.
Broderies, syn. d'agréments, ornements (v. ces mots).
Brodsky, Adolf, violoniste distingué, né à Taganrog (Russie) le 21 mars 1851, se fit entendre en 1860 déjà à Odessa et attira l'atten-
BROER — BROUCK
tion d'un riche bourgeois de la ville qui lui fournit les moyens d'étudier à Vienne auprès de J. Hellmesberger, puis au Conservatoire qu'il fréquenta de 1862 à 1863. B. joua alors dans le quatuor Hellmesberger et, tout en se faisant connaître comme soliste, fit partie du théâtre de la cour (1868-1870). A la suite d'une longue tournée de concerts, il arriva en 1873 à Moscou, où il se remit à travailler sous la direction de Laub; il fut nommé en 1875 professeur au Conservatoire et succéda à Hrimaly, auquel était échue la place laissée vacante par la mort de Laub. En 1879, B. quitta Moscou, dirigea d'abord des concerts symphoniques à Kiew, puis recommença en 1881 sa vie errante de virtuose ; il joua avec un grand succès à Paris, à Vienne, à Londres et à Moscou. La direction du Conservatoire de Leipzig l'appela, au cours de l'hiver 1882-1883, aux fonctions de professeur de violon, comme successeur de Schradieck. A partir de 1892, B. séjourna à New- York, puis à Berlin ; il a accepté en 1895 la place de concertmeister de l'orchestre de Manchester, puis celle de directeur du « Royal Collège of music ».
Broer, Ernst, né à Ohlau (Silésie) le 11 avr. 1809, m. à Tarnopol le 25 mars 1876, violoncelliste, organiste (vers 1840, à l'église Ste-Dorothée, à Breslau), maître de chant (de 1843 à 1884, au lycée St-Matthieu, dans la même ville) et compositeur.
Bromel, v. Brumel.
Bronsart de Schellendorf, Hans (Hans von Bronsart), pianiste et compositeur, né à Berlin le 11 févr. 1830; tils aîné du lieutenant-général von Bronsart. Il suivit de 1849 à 1852 les cours de l'Université de Berlin, travaillant en même temps la théorie musicale auprès de Dehn ; il vécut ensuite plusieurs années à Weimar où il fut l'élève de Liszt, puis donna des concerts à Paris, à St-Pétersbourg et dans les principales villes d'Allemagne. B. dirigea de 1860 à 1862 les concerts del'Euterpe à Leipzig et de 1865 à 1866, comme successeur de Bulow, ceux de la " Société des amis de la musique » à Berlin. Il lui nommé, en 1867, intendant du Théâtre royal de Hanovre et, en septembre 1887, intendant de la musique de la cour à Weimar; des intrigues l'ont obligé cette année même (1895) à donner sa démission. Un trio enso/mineuret un concerto de piano en fa dièze mineur sont les plus répandues de ses œuvres; sa Frûhlings- Phantasie pour orchestre a été aussi souvent exécutée. Notons en mitre: de nombreux morceaux de piano, une cantate, Christnacht (exécutée par le « Riedelverein » de Leipzig) et un sextette pour instr. à archet. B. a épousé en lxr.-i ta pianiste [NGEBORG Slarck. l'une des plus remarquables élèves de Liszt, née à St- Pétersbourg, de parents suédois, le 24 août 1840. Tous les deux se sont créé un excellent renom comme compositeurs pour le piano. M.m* v. B. a écrit en outre trois opéras (Die Gottin zu Sais; Jery und Bœtely ; Hjarnc, 1891) ainsi <pie des li eder. des morceaux de violon, etc.
Bros, Juan, né à Tortosa (Espagne) en 1776,
m. à Oviedo en 1852; successivement maître de chapelle des cathédrales de Malaga, Léon et Oviedo, était un compositeur réputé de musique d'église.
Broschi, Carlo, v. Farinelli.
Brosig, Moritz, né à Fuchswinkel (Haute- Silésie) le 15 oct. 1815, m. à Breslau le 24 janv. 1887; suivit les cours du « Matthias-Gymnasium » à Breslau, et fut en même temps l'un des élèves les plus zélés du directeur de musique et organiste de la cathédrale Franz Wolf. Il succéda à ce dernier en 1842, fut nommé maître de chapelle de la cathédrale en 1853, conquit le grade de Dr phil. et fut appelé aux fonctions d( second directeur de l'Institut royal de musique d'église catholique, il donnait en outre un cours à l'Université de Breslau. L'Académie Ste Cécile de Borne l'avait élu membre honoraire B. était un compositeur fort respectable de mu sique d'église ; il a publié quatre grandes Messes et trois Messes brèves avec orchestre, sept re cueils de graduels et d'offertoires, vingt cahier* d'œuvres pour orgue, un « livre d'orgue » ei huit parties, un recueil de chorals, et deu: ouvrages théoriques : Modulationstheorie e Harmonielehre (1874).
Brossard, 1. Sébastien de, né en 1660, m. , Meaux le 10 juin 1730; prêtre, il fut d'abor« prébende puis, en 1689, maître de chapelle à 1 cathédrale de Strasbourg. En 1700, il fut nomm maître de musique et grand chapelain à la cr thédrale de Meaux; il y resta jusqu'à sa m or B. est l'auteur du plus ancien lexique music; (si l'on excepte le Definitorium de Tinctc [Naples, sans date ; vers 1475] et la Clavis aï thesaurum magnae artis musicae, etc., ô\ Janowka [1701] ); son ouvrage est intitule! Dictionnaire de musiqne contenant une expl\ cation des termes grecs, italiens et français lt\ plus usités dans la musique, etc. (1703: 2me éd J 1705, 3me édit. sans date). Il a écrit en outre uil Lettre en forme de dissertation à M. Demom sur sa nouvelle méthode d'écrire le plain-cham et la musique (1729). B. fit don de sa biblioth| que à Louis XIV; les ouvrages qui la formaie sont aujourd'hui à la Bibliothèque nationa. On possède du même auteur quelques ceuvr de musique d'église. — 2. Noel-Mathurin, né| Chalon-sur-Saône le 23 déc, 1789, m. dans même ville, où, après avoir pris le grade Dr jur., il était entré dans la magistrature, côté de ses ouvrages de droit, il publia d études de théorie musicale. Dans sa Thèoi des sons musicaux (1847), il attire l'attenti des savants sur les diverses valeurs acouf ques possibles des sons et en compte 48 da l'espace d'une octave. Il a publié en outre v table des tonalités (1843) et un guide pour l'e ploi de cette dernière dans l'enseignement (18*
Brouck, Jakob de, aussi de Prugg, music néerlandais, fit partie de 1573 à 1576 de la cl pelle royale à Vienne, dans laquelle il chantj une partie d'alto. Il a publié à Anvers en V un recueil de motets et l'anthologie de Joar lus (1568) contient trois autres motets de lui.