ALBERTI
dans la plupart des festivals de l'Angleterre) et possède un joli talent de pianiste. Elle épousa en 1878, l'entrepreneur du Covent-Garden, Mr. Ernest Gye.
Albeniz, 1. Don Pedro, moine espagnol, né à Biscaye en 1755, m. à St-Sébastien en 1821 ; fut maître de chapelle de la cathédrale de St- Sébastien, où il édita en 1801 une théorie musicale très estimée par les Espagnols. Un grand nombre de Messes, motets, vilhancicos, etc., témoignent de son zèle comme compositeur, et lui créèrent un certain renom, dans sa patrie du moins. — 2 , protagoniste de la technique moderne du piano, en Espagne, né à Logrono (Vieille Gastille), le 14avr. 1795, m. à Madrid le 12 avr. 1855 ; élève de H. Herz, pendant quelques années organiste de la cathédrale de St-Sébastien, puis, en 1830, professeur de piano au nouveau Conservatoire royal de Madrid; en 1834, organiste de la cour et comblé d'honneurs de tous genres. A. a publié un grand nombre d'œuvres pour piano (variations, rondos, fantaisies, études, etc.) et une méthode de piano à l'usage du Conservatoire de Madrid.
Albergati, Pietro-Capagelli, comte d', était de 1688 à 1732, un compositeur très en vogue à Bologne (écrivit: 2 opéras, 15 oratorios, des Messes, motets, psaumes, cantates, des sonates pour deux violons avec basse chiffrée, des airs de danse, etc.).
Albert, prince de Saxe-Cobourg-Gotha, né le 26 août 1819, m. le 14 déc . 1861, après avoir épousé, en 1840, la reine d'Angleterre ; fut un amateur de musique distingué, protecteur de l'art, et composa lui-même diverses œuvres vocales (Messes, un opéra Hedwig von Linden lieder, etc.).
Albert, 1. Heinrigh, né àLobenstein en Vogtland le 28 juin vieux style, c.-à-d. le 8 juil. 1604, m. à Kônigsberg le 6 oct. 1651, suivit les cours du gymnase de Géra, puis se rendit en 1622 à Dresde, auprès de son oncle H. Schutz (cf. ce nom) ; mais il dut abandonner bientôt les études musicales, et, sur l'ordre de ses parents, étudier le droit à Leipzig. De Kônigsberg où il était allé en 1626, il fut envoyé en mission à Varsovie et fait prisonnier, en route, par les Suédois ; il ne revint qu'en 1628 à Kônigsberg, après avoir enduré bien des souffrances. En 1632, il fut nommé organiste du dôme et reprit ses études musicales sous la direction de Stobâus. A. ne se contentait pas d'être un excellent musicien, il était aussi poète et composa la plupart des textes de ses lieder (d'autres sont de son contemporain et ami Simon Dach). Ses œuvres les plus importantes sont: 8 cahiers d'airs (1638-1650, les sept premiers plusieurs fois réédités), et la Kûrbshntte (1645), des recueils de chants à une ou plusieurs voix, des lieder, des chorals, etc. — 2. Max, né à Munich le 7 janv. 1833, virtuose sur la cithare et inventeur de divers perfectionnements apportés à cet instrument, mourut à Berlin le 4 sept. 1882. — 3. Eugène-Francis-Charles d', pianiste hors ligne et compositeur de talent, né
à Glasgow le 10 avr. 1864, (son père, Charles d'A., musicien et maître de danse, était né à Nienstetten près Altona, le 25 févr. 1809, et mourut à Londres le 26 mai 1886), élève (Newcastle Scholar) de la National Training School, à Londres (E. Pauer, Dr Stainer, E. Prout et Sullivan), obtint en 1881, le prix Mendelssohn, qui lui permit de faire des voyages d'études sur le continent. Après avoir travaillé pendant quelque temps sous la direction de H. Richter, à Vienne, et de Liszt, à Weimar, il alla à Londres où il exécutait déjà le 5 févr. 1881, au Cristal Palace, le concerto de Schumann, et au mois d'octobre de la même année, un concerto de sa composition, dans l'un des concerts Richter. Aujourd'hui d'A. est sans contredit l'un des meilleurs pianistes (Tausig redivivus) et. ses compositions lui ont créé un renom des plus honorables [concertos de piano en si min. et mi maj., deux ouvertures Hyper ion et Esther, une symphonie en fa maj., une suite pour piano, trois quatuors à cordes, deux opéras : Der Rubin (Carlsruhe, 1893) et Ghismonda, une œuvre chorale à 6 voix Der Mensch und das Leben, de jolis lieder, etc.]. D'A. habite l'Allemagne depuis quelques années, il a épousé en 1892 la célèbre pianiste Teresa Carreîio.
Albertazzi, Emma, née Howson, née à Londres le 1er mai 1814, m. en cette ville en sept. 1847, très fêtée comme cantatrice (alto), débuta en 1830 à Londres, fut engagée ensuite à Plaisance, Milan, Madrid, Paris et Londres, puis, lorsque sa voix commença à s'altérer, retourna en Italie pour rentrer plus tard encore à Londres. Sa voix n'avait, du reste, ni vie, ni passion.
Alberti, 1. Johann-Friedrich, né à Tônning (Schleswig) le 11 janv. 1642, m. le 14 juin 1710, étudia d'abord la théologie, puis la musique auprès de Werner Fabricius à Leipzig, fut nommé organiste de la cathédrale de Mersebourg, mais dut, en 1698 déjà, résilier ses fonctions, à la suite d'une attaque d'apoplexie. Il était très estimé comme compositeur de musique d'église et comme savant contrapuntiste. — 2. Giuseppe- Matteo, né à Bologne en 1685, violoniste de talent et auteur d'un certain nombre d'œuvres instrumentales (concertos, symphonies, etc.). — 3. Domenigo, né au commencement du xvnie s., à Venise, amateur de musique passionné, chanteur, pianiste, puis compositeur (sonates, etc. et trois opéras), très admiré par les gens de son entourage (cf. Basses d' Alberti). — 4. Karl-Edmund-Robert, né à Dantzig le 12 juil. 1801, m. à Berlin en 1874, étudia à Berlin la théologie et la philosophie, travaillant en même temps la musique avec beaucoup de zèle (Zelter). Quoique ecclésiastique, il fonda à Dantzig une société d'amateurs, dramatique et musicale, et resta, même après avoir été nommé Schulrat en 1854,à Stettin,un ardent protecteur de l'art. A. n'a composé que quelques cahiers de lieder, par contre, il s'est fait connaître par plusieurs écrits musicaux : Die Musik in Kir che und Staat (1843) ; Andeutungen zur
AXBERTINI