CHANTERELLE
CHELARl)
;ert de guide à l'assemblée des fidèles (église trotestante). Cf. cantor, pr^centor.
Chanterelle, nom que l'on donne à la corde a plus aiguë d'un instr. à archet ou à cordes ùncées, et principalement à la première corde mi) du violon.
Chapel Royal, King's Chapel (angl.), v.
lHAPELLE.
Chapel and C°, importante maison anglaise
'édition musicale, fondée en 1812 par Samuel
)., Jean-Baptiste Cramer (le célèbre pianiste et
ompositeur) et F.-L. Latour. Cramer se retira
n 1819, Latour en 1826. A la mort de Samuel
(1834), son fils William (né le 20 nov. 1809,
à Londres le 20 août 1888) lui succéda, à la
iHe de la maison. William C. fonda en 1840 la
'usical Antiquarian Society, pour laquelle il
ublia les chants de Dowland(y. ce nom) et une
llection d'anciens airs anglais qui servit de
se à Popular music of the olden time (1855-
59 ; 2 vol.). Il a laissé aussi le manuscrit ina-
evé d'une History of music. Un de ses frères
dets, Thomas C, fonda les concerts populaires
dimanche et du lundi qui devinrent, sous la
rection du plus jeune des frères, Arthur C,
n des facteurs les plus importants de la vie
usicale de Londres.
Chapelle (ital. Cappella), ne désignait primiement qu'une partie (niche) d'une grande lise, spécialement consacrée à un Saint, ou ie petite église, ou encore la partie de l'église i se plaçait en général le chœur, et de là le œur lui-même. Les plus anciennes C. sont iclusivement vocales et la plus ancienne de utes, qui porte aujourd'hui encore le nom de (sixtine), est sans doute la C. pontificale 'appella pontifica) ;la Sainte-Chapelle, à Paris, lit une institution analogue, de même que de >s jours le chœur du dôme à Berlin, les C. de cour à Munich et à Vienne, le King's Chapel j 'hapel Royal) à Londres, etc. dont le fond au Dins est formé par un certain nombre de . r {antres payés. L'ancienne musique d'église tsqu'en 1600) étant toujours écrite pour des i( t;] , ix sans aucun accompagnement i nstrumental, a attribué aux mots a cappella (alla cappella) sens de musique vocale polyphonique non xunpagnée. C'est seulement à partir du xvne i que l'accompagnement instrumental parvint « s'introduire dans les œuvres de musique . < glise, il devint alors indispensable de joindre jj groupe de chanteurs un groupe d'instruntistes qui, petit à petit, prit aussi le nom de Cf. orchestre.
Charpentier. 1. Marc-Antoine, né à Paris en 14, m. en mars 1702 ; partit à l'âge de quinze \i pour l'Italie dans le but d'étudier la peinerais les œuvres de Carissimi l'enthousias- Trent à tel point pour la musique, qu'il se iltf tf H ia entièrement à cet art et travailla la com- ■'"■ ;;ifion avec Carissimi lui-même, à Rome. A ^ retour, C. fut nommé maître de chapelle du nphin, mais Lully sut par ses intrigues lui ye retirer cette place ; on comprend dès lors animosité contre Lully, dont il évitait >ne d'employer le style scénique, malgré tous
leïdF alise, so
les avantages qu'il aurait pu en retirer. C. devint maître de chapelle de Mademoiselle de Guise et maître de musique, puis intendant du duc d'Orléans, maître de chapelle de l'église el du couvent des Jésuites et enfin directeur de la Sainte-Chapelle. G. était supérieur à Lully par sa culture générale et même' musicale, mais le génie lui faisait entièrement défaut. Il a écrit quinze opéras, dont un seul, Médèe (poème de Thomas Corneille), fut représenté ; des tragédies spirituelles pour l'institut des Jésuites, quelques pastorales, des airs à boire et de la musique d'église (Messes, motets, etc,). — 2. Gustave, né à Dieuze (Alsace-Lorraine) en 1860. obtint le prix de Rome, en 1887 avec sa cantate Bidon. L'œuvre la plus répandue de G. est une suite d'orchestre intitulée Impressions d'Italie: le mélange attrayant d'impressionisme et de sentimentalisme qui la caractérise se retrouve aussi dans les ouvrages suivants : La vie du Poète (symphonie-drame en 4 parties, pour orchestre, soli et chœurs, texte et musique, 1898); Louise (drame en 4 actes, texte et musique également, 1893), les Fleurs du Mal de Baudelaire (petits poèmes musicaux dont quelques-uns avec chœurs), 2me Suite d'orchestre (1894), Impressions fausses (pour orchestre et chant, 1895).
Chausson, Ernest, né à Paris en 1855, élève de César Franck; a rempli pendant une dizaine d'années les fonctions de secrétaire de la « Société nationale de musique », dont il est un des plus chauds protagonistes. Les œuvres de C. révèlent pour la plupart une nature délicate, raffinée, bien personnelle et, par là-même, intéressante au plus ha ni degré. Il a écrit des œuvres orchestrales : Viviane (poème symphonique), Caprices de Marianne, Symphonie en si bémol, Hymne védique (avec chœurs), Poème de V Amour et de la Mer (chant et orchestre); de la musique de chambre : trio en sol min., Concert pour piano, violon et quatuor à cordes; de la musique scénique : musique de scène pour la Tempête de Shakespeare et la Légende de Ste- Cécile de Maurice Bouchon Hélène, drame en deux actes de Leconte de Lisle; Le Roi Arthus (paroles et musique), drame lyrique en trois actes. Tous ces ouvrages sont publiés, à l'exception des deux derniers.
Chauvet, Charles-Alexis, organiste remarquable qui malheureusement mourut fort jeune, né à Marnies (Seine-et-Oise) le 7 juin 1837, m. à Argentan (Orne) le 28 janv. 1871; entré en 1850 au Conservatoire de Paris, dans la classe d'orgue de Benoist, et dans celle de composition d'Ambroise Thomas, il obtint en 1860 le premier prix d'orgue. Il fut d'abord organiste de quelques petites communautés à Paris, puis, en 1869, nommé titulaire du nouvel orgue de la Trinité. Mais il fut. terrassé, en pleine gloire, par un de ces maux qui ne pardonnent point. Toute une série d'œuvres pour orgue de sa composition ont été publiées.
Chélard, Hippolyte- André -Jean -Baptiste, né à Paris (où son père était clarinettiste à l'Opéra) le 1er févr. 1789, m. à Weimar le 12 févr.
CHELLERI — GHERUBINI
1861; élève de Fétis, qui était alors âgé de seize ans seulement, au pensionnat Hix, il fut admis au Conservatoire en 1803 comme élève de Dourlen et de Gossec. En 1811, il obtint le prix de Rome, travailla le style palestinien sous la direction de Baini, la musique d'église avec accompagnement sous celle de Zingarelli et séjourna quelque temps à Naples où Paesiello lui enseigna l'art d'écrire pour le théâtre. Son premier opéra, La casa a vendere, fut représenté à Naples en 1815; l'année suivante, C. rentra à Paris et accepta un poste de violoniste à l'Opéra. Ce ne fut qu'en 1827 qu'il parvint à faire représenter à Paris un ouvrage de sa composition, Macbeth (livret de Rouget de l'Isle), dont le succès fut du reste si médiocre que C. partit pour l'Allemagne. En 1828, Macbeth auquel l'auteur avait fait subir de notables transformations, remporta un succès considérable à Munich, où C. fut immédiatement engagé comme chef d'orchestre de la cour. Mais en 1829 déjà, de retour à Paris, il lit fiasco avec La table et le logement ; il fonda alors un commerce de musique dont la révolution de 1830 amena presque aussitôt la ruine. De nouveaux succès attendaientC.à Munich, où il donna deux opéras (Der Student et Mitternacht) et une Messe. Il dirigea, de 1832 à 1833, l'Opéra allemand de Londres, mais l'entreprise fit faillite, en sorte que C. en fut réduit à regagner Munich; c'est là qu'en 1835 il donna son meilleur ouvrage : Die Hermannsschlacht. Nommé chef d'orchestre de la cour à Weimar, en 1836, il fit représenter dans cette ville deux opéras-comiques : Der Scheibentoni (1842) et Der Seekadett (1844) et conserva ses fonctions concurremment avec Liszt, qui y avait été appelé plus tard, jusqu'en 1850. De 1852 à 1854, C. vécut de nouveau à Paris. Un opéra posthume de C, L*aquila Romana, a été donné en 1864, à Milan.
Chelleri, Fortunato, né à Parme en 1686, m. à ( lassel en 1757, d'origine allemande (Keller), reçut les leçons de son oncle Fr. Mar. Bassani, maître de chapelle du dôme de Plaisance, et écrivit de 1707 (Grùclda) à 1722 (Zenobia e Radamisto) seize opéras pour les scènes du Nord de l'Italie et principalement de Venise. Les succès qu'il remporta le firent appeler en 1725 aux fonctions de maître de chapelle de la cour à Casse! cl, à la mort de Charles Ier, il suivit à Stockholm Frédéric 1er. qui était aussi roi de Suède. Mais il ne put supporter un climat si rigoureux el revint à Gassel. G. semble n'avoir plus composé d'opéras après son départ d'Italie; par contre, il a publié à Londres, en 1726, un volume de cantates et d'airs, el à Cassel, en 1729, lin volume de sonates et de fugues pour piano el pour orgue. Il a écrit des Messes, des psaumes, des oialorios el des morceaux, de
chambre.
Cheng ( Tscheng ), ancien instr. à vent des Chinois. Le c. se compose d'une calebasse sécliée. vidée et tronquée, comme magasin à air, d'un tuyau recourbé (S) qui sert d'embouchure et d'une série de ]•> à '2'i tuyaux à anche libre, disposés sur la partie tronquée de la calebasse.
C'est le c. qui a fait connaître en Occident l'anche libre en usage, depuis la fin du siècle dernier, dans l'orgue et le physharmonica (harmonium).
Chéri, Victor (Cizos, dit C), né à Auxerre le 14 mars 1830, s'est suicidé à Paris le 11 nov. 1882; élève du Conservatoire de Paris, était un excellent chef d'orchestre et passa successivement au pupitre des Variétés, du Châtelet et du Gymnase, où il resta quelques années. Il est l'auteur de gracieuse musique de ballets et d'un opéra-comique : Une aventure sous la Ligue (1857, Bordeaux).
Cherubini, Maria-Luigi-Zenorio-Carlo-Salvatore, né à Florence le 14 sept. 1760, m. à Paris le 15 mars 1842. Ses premiers maîtres furent son père, maestro al cembalo au théâtre de la Pergola, puis Bartolommeo et A. Felici et, après leur mort, Bizarri et Castrucci. En 1778, le futur empereur Léopold III, alors grand-duc de Toscane, l'envoya à Bologne auprès de Sarti avec lequel il travailla pendant plusieurs années le style sévère; c'est à lui sans doute que C. doit sa maîtrise absolue dans l'art polyphonique. Jusqu'en 1779 (à Florence comme à Bologne), C. n'écrivit que de la musique d'église ; il débuta au théâtre en 1780 par Quinto Fabio\ (représenté à Alexandrie, en Piémont). Les ouvrages qui suivirent de près sont : Armida (Florence, 1782), Adriano in Siria, Il Mesenzio, Lo sp>oso di tre (Venise, 1783), Idalide, Alessandro nelï Indie (Mantoue, 1784). A Lonn dres, où il avait été appelé en 1784, C. écrivit La finta principessa et Giulio Sabino et fut nommé compositeur de la cour royale. Sa renommée était désormais établie et lorsqu'il passa à Paris Tannée 1787, il y fut déjà très fêté. Il séjourna pendant l'hiver 1787-1788 Turin, où il écrivit lfigenia in Aulide et s< fixa l'année suivante (1788) définitivement Paris. L'opposition des Gluckistes et des Pic cinistes, qui passionnait alors le monde musi cal français, était bien de nature à faire réflé chir un homme de l'intelligence de C. Ses opé ras avaient été conçus jusqu'alors dans le st3d.ll italien le plus léger ; une transformation coir plète s'opéra en lui du jour où il se fut établi Paris. On ne saurait prétendre qu'il marchlîj sur les traces de Gluck, mais il mit mieux I profit son propre talent et donna plus de soi! à la facture de chacune de ses œuvres. C'ei pourquoi celles-ci parurent nouvelles à ! fois aux Gluckistes et aux Piccinistes. L« premiers ouvrages qu'il écrivit à Paris sont 1< suivants : Dêmophon (1788), Lodoïska (1791 Elisa (1794), Médée (1797), L'hôtellerie port\ gaise (1798), La punition (1799), Emma (ou 2 prisonnière, 1799), Les deux journées (en al Der Wassertrâger, 1800), Epicure (1800), An créon (1803) et le ballet Achille à Scyros (180 Toutes ces œuvres, à l'exception de Dêmoph (poème de Marmontel) écrit pour l'Opéra où ne produisit du reste aucun effet, furent de nées au théâtre de la Foire St-Germain; ce { tit théâtre dont G. eut lui-même la direction 1789 à 1792, avait été fondé par Léonard,
CHEVALET — CHIARAMONTE
coiffeur de Marie-Antoinette. En 1795, G. fut nomnlé inspecteur du Conservatoire qui venait d'être organisé. Toutes les autres distinctions lui furent refusées et les portes de l'Opéra lui restèrent même fermées, grâce à la forte antipathie que le premier consul, dont l'influence grandissait de jour en jour, éprouvait pour lui. C. ne savait point flatter et ne s'était point gêné de blâmer le jugement musical du général Bonaparte ; l'empereur même ne put j amais le lui pardonner. C. reçut de Vienne en 1805 la commande d'un opéra, qu'il accepta d'autant plus volontiers que ses revenus à Paris étaient des plus modestes; il partit donc pour Vienne et, après avoir fait monter Lodoïska, donna en févr. 1806 un nouvel ouvrage, Faniska, au théâtre de iKârntnerthor. Haydn et Beethoven ne cachèrent point leur admiration pour l'œuvre de G., et Napoléon que les événements de 1806 avaient amené à Vienne, engagea l'auteur en vogue comme chef d'orchestre des concerts de la cour à Schonbrunn; mais G. ne sut pas profiter de l'occasion pour rentrer en grâce auprès de 'empereur. De retour à Paris, il fit cependant, im composant Pimmalione, une dernière tenta- Ave pour s'attirer les faveurs de Napoléon; ;Out fut inutile, aussi, entièrement découragé, iibandonna-t-il la composition pendant plusieurs années. De 1806 à 1808, G. n'a pour ainsi jlire rien écrit; il s'occupait surtout de dessin jk de botanique. Un heureux hasard changea le ours de ses idées : on devait inaugurer une l'glise à Chimay et G. qui séjournait pour sa ianté dans le château du prince de Ghimay, eçut la commande d'une Messe. C'est là l'origine j e la merveilleuse Messe en fa, dans laquelle i b maître déploya l'art cont'rapontique le plus rand et le plus pur, et qui le fit rentrer dans ne voie qu'il avait abandonnée depuis dixjuit ans. Il ne renonça pas encore entièrement ni théâtre et donna successivement : Crescendo 11810); Les Abencèrages (1813, Opéra de Paris; .tsuccès absolu); deux ouvrages de circonsjince, en collaboration avec d'autres auteurs, îfiyard à Mêzières (1814) et Blanche de Pror'xce (1821); enfin sa dernière grande œuvre, li-Baba (1833 ; arrangement d'un opéra antéciir, Kouhourgi, resté manuscrit). Cependant succès que remporta sa Messe, même à l'é- , langer, engagea C. à vouer ses forces à la Husique d'église. En 1815, il passa quelques ois à Londres et écrivit pour la Société philirmonique une symphonie, une ouverture et , i « Hymne au printemps » à quatre voix, avec vhestre.La suppression du Conservatoire, au J bbut de l'ère de la Restauration, fit perdre à G. j place d'inspecteur; mais en 1816 déjà il fut mimé professeur de composition et surintenj knt de la musique du roi. Il composa dès lors , ec zèle des Messes et des motets pour la cha- H e royale. Nommé directeur du Conservaire en 1821, C. eut bien vite relevé cette dilution qui avait quelque peu décliné sous h prédécesseur. Une année avant sa mort, le utre s'était complètement retiré et avait aban- "né toutes ses fonctions. G. a dressé lui-
même la liste de ses œuvres, en un catalogue que Bottée de Toulmon publia en 1843; on y voit figurer : 11 Messes (dont 5 furent gravées); 2 Requiems ; de nombreux fragments de Messes (en partie gravés); 1 Credo à huit voix, avec orgue; 2 Dixit; 1 Magnificat; 1 Miserere; 1 Je deum, avec orchestre; 4 litanies; 2 lamentations; 1 oratorio; 38 motets, graduels, hymnes, etc. avec orchestre ; 20 antiennes; 15 opéras italiens ; 14 opéras français ; un grand nombre d'airs, de duos, etc. comme intermèdes pour des opéras français ou italiens; 1 ballet; 17 grandes cantates et autres œuvres de circonstance avec orchestre ; 77 romances, chants italiens, nocturnes, etc. ; 8 hymnes et chants de la Révolution avec orchestre ; des canons, des solfèges, etc. ; 1 ouverture ; 1 symphonie ; plusieurs marches, contredanses, etc. ; 6 quatuors pour instr. à archet; 1 quintette ; 6 sonates pour piano; 1 sonate pour deux orgues; 1 grande fantaisie pour piano, etc. — Les principaux biographes de G. sont : un anonyme (ail. 1809), Loménie (sous le pseudonyme : « Homme de rien»; 1841), Miel (1842), Place (1842), Rochette (1843), Picchianti (ital. 1844), Gamucci (ital. 1869), Bellasis (angl. 1876), Growest (angl. 1890). La ville de Florence lui a élevé un monument en 1869. Le Cours de contrepoint qui parut sous le nom de C. a été rédigé et composé en grande partie par l'un de ses élèves, Halévy.
Chevalet (ital. ponticello, ail. Steg). On appelle c, dans les instr. à archet, la petite pièce de bois dur délicatement ouvré, par-dessus laquelle les cordes sont tendues. Les deux pieds du c. reposent sur la table de l'instrument; l'un d'eux, se trouvant directement au-dessus de l'âme (y. ce mot), est plus fortement appuyé que l'autre, dont les imperceptibles mouvements de va-et-vient transmettent au corps de l'instrument les vibrations de la corde. Cf.
TABLE D'HARMONIE et TRUMSGHEIT.
Chevé, Emile-Joseph-Maurice, né à Douarnenez (Finistère) en 1804, m. le 26 août 1864; se voua d'abord à la médecine puis, après avoir épousé Nanine Paris (m. le 28 juin 1868), publia avec elle toute une série d'écrits sur la notation musicale et la méthode (méloplaste) de P. Galin. Il fonda aussi une école de musique dans laquelle il appliqua ces principes et provoqua le Conservatoire à diverses reprises, mais toujours en vain, à une sorte de concours ou de débat public.
Chiaramonte,FRANGESCo,néàCastrogiovanni (Sicile) le 20 juil. 1809, m. à Bruxelles le 15 oct. 1886; chantre à Païenne, élève de Donizetti à Naples, composa des opéras et de la musique d'église et fut plus tard professeur de chant au Conservatoire de Naples; mais, compromis dans les troubles de 1848, il passa deux années en prison et fut banni en 1850, au moment même où l'un de ses opéras, Caterina di Cleves, remportait un réel succès. Il se rendit d'abord à Gênes, où le succès de ses ouvrages diminua petit à petit, puis à Paris comme répétiteur du Théâtre italien et à Londres où il fut nommé