‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 86 sur 542 · CLARK — CLAVIER · texte numérisé non relu

CLARK — CLAVIER

rôle de l'ancien clarino. — 3. Dans l'orgue, trompette de 4' (ail. Oktavtrompete) v. clairon 2.

Clark. 1. Jeremiah, ancien compositeur anglais; était en 1704 organiste de « Ghapel Royal » en même temps que Croft, et se suicida vers la fin d'oct. 1706, à la suite d'un amour malheureux. G. fut le premier compositeur qui mit en musique l'ode à Ste-Cécile de Dryden ( « Fêtes d'Alexandre » de Hsendel), en 1697 ; il a aussi écrit des anthems, des cantates, et, en collaboration avec Daniel Purcell (le jeune) et Leveridge, plusieurs opéras, des entr'actes, etc. — 2. Richard, né à Datchet (Bucks) le 5 avr. 1780, m.le5oct. 1856; frère lai au collège St-Georgeet au collège Eton, fut plus tard vicaire du chœur de l'abbaye de Westminster, puis vicaire de l'église St-Paul.Il s'est fait connaître par quelques glees, anthems, etc., ainsi que par des monographies sur le « Messie » et le « Forgeron harmonieux » de Haendel, sur le « God save the king » et sur l'étymologie du mot « madrigal ». G. a publié en outre un recueil de textes de glees, madrigaux, rondos et catches favoris (1814).

Clarke, John (G.-Whitfeld), né à Gloucester le 13 déc. 1770, m. à Holmer, près Hereford, le

févr. 1836 ; élève de Hayes à Oxford, fut successivement organiste à Ludlow, Armagh et Dublin (églises St-Patrick et du Christ), quitta l'Irlande à la suite de la révolution de 1798 et devint organiste et directeur des chœurs des collèges de la Trinité et de St-John, à Cambridge. Enfin, en 1820, il accepta un poste analogue à Hereford, puis se retira définitivement en 1833. Il avait été nommé Dr mus. à Cambridge en 1799, à Oxford en 1810, et professeur de musique à l'Université de Cambridge en 1821. C. publia en 1805 quatre volumes de Cathedral services et d'anthems, ainsi qu'un recueil de compositions religieuses de maîtres modernes. Il a écrit un oratorio, La crucifixion et la résurrection, des glees, des mélodies, etc.; ses arrangements pour piano et chant d'œuvres jde Hœndel et d'autres maîtres sont connus.

Clarone (ital.), grande clarinette, c.-à-d. cor de jbasset (v. basset et cor 2).

Clasing, Johann-Heinrich, né à Hambourg fen 1799, m. dans la même ville le 22 févr. 1836; huteur de plusieurs opéras (Micheli und sein \Sohn; Welcher ist der Redite**), oratorios \Belsazar; Jephta), œuvres chorales (Vaier \Unser), etc.

Classique. On qualifie de c. toute œuvre d'art ;ur laquelle la puissance destructrice du temps li'a eu aucune prise ; comme la preuve de cette rualité ne peut être fournie que par le temps i'.ii-mème, il n'y a pas de c. vivants et tous les rais c. ont passé en leur temps pour des romantiques, c.-à-d. pour des esprits qui cherchent

s'affranchir des règles établies, des moules |éjà façonnés.

Claudin, v. Sermisy.

Claudin le Jeune, v. Lejeune.

Claudius, Otto, né à Gamenz le 6 déc. 1793, |i. à Naumbourg, où il était cantor du dôme, le 3 bût 1877; auteur d'œuvres nombreuses de mu-

sique d'église et de plusieurs opéras (Der Gang nach dem Eisenhammer), ainsi que de lieder, etc.

Claussen, Wilhelm, compositeur de talent mort très jeune (le premier musicien qui remporta le prix de la fondation Meyerbeer; v. Fondations), né en 1844, m. à Schwerin le 22 déc. 1869 ; était élève d'A. Schâffer.

Clauss-Szarvady, Wilhelmine, née à Prague le 13 déc. 1834, pianiste très distinguée, élève de l'institut Proksch, vécut à Paris depuis 1852 et épousa en 1857 Fr. Szarvady (m. à Paris le 1er mars 1882). Elle est au nombre de ces interprètes classiques, pour lesquels les intentions du compositeur sont au-dessus de toute recherche d'effet.

Clausula (lat.; en ail. Klausel), conclusion, terminaison, autrement dit cadence (v. ce mot). C.bassizans (ail. Bassklausel), marche habituelle de la basse dans une cadence parfaite (toniquedominante). On parle aussi de C. cantizans altizans, tenorizans, (Bishant-, Alt- et lenorklauseln), mais ces dénominations n'ont aucune valeur réelle, car elles peuvent être aisément confondues.

Clavecin, v. Piano.

Clavicembalo (ital.), v. piano.

Clavicorde, v. piano.

Clavicylindre, instr. à clavier construit par Chladni, en 1799, composé d'un cylindre mis en rotation par une pédale et qui fait vibrer toute une série de lames de verre que l'on abaisse au moyen de touches. Cf. Euphone.

Clavicytherium, v. piano.

Clavier (du lat. clavis, v. ce mot), nom que l'on donne à un ensemble, un jeu de touches qui, actionnées, régissent le mécanisme de certains instr. à cordes ou à vent ; ces instruments sont dits instr. a clavier. Il existe des c. à mains et des c. à pieds; ces derniers portent généralement le nom de pédaliers (v. ce mot). Tandis que le piano et quelques autres instruments moins répandus n'ont qu'un c, l'orgue en possède, suivant ses dimensions, de deux à cinq. L'existence de plusieurs c. facilite le passage rapide d'une nuance à une autre, l'emploi simultané de plusieurs timbres pour différentes voix (cf. trio 3); elle rend tout particulièrement de grands services, lorsque le mécanisme d'un des c. se dérange subitement et que le jeu en devient impossible ou très difficile. Les divers c. correspondent chacun à des jeux spéciaux et les jeux analogues dans des c. différents sont toujours différemment intonés; l'emploi simultané de tous les jeux de l'orgue sur un seul c. (grand orgue) se réalise au moyen des pédales ou des registres d'accouplement. Les noms des c. sont, dans les orgues à deux c. : le grand orgue (ail. Hauptmanual; angl. Great organ) et le positif (ail. Nebenmanual ou Oberwerk ; angl. Choir-organ) placé au-dessus du grandorgue; à trois c. : le grand-orgue, placé au milieu, le positif (ail. Obericerk; angl. Choirorgan) et le clavier des bombardes (ail. Unterwerk ; angl. Sioell organ). Lorsqu'il y a quatre ou cinq c, le quatrième et le cinquième sont

GLAVIS — CLEF HARMONIQUE

disposés au-dessus du positif; ils s'appellent i i.wiii; m. Récit (ail. Solohlavier) et écho (ail. Eehowerk, Fernwerk). On ne trouve plus que très rarement (mais en France plus encore qu'ailleurs) des instruments à cinq c; la plupart des anciennes orgues qui avaient cinqc. ,,nt été réduites à quatre. L'étendue desc.de L'orgue comporte en général quatre octaves et demie c/1 à fa5), les anciens instruments ne dépas8en1 pas l'ut5, â l'exception toutefois des orgues italiennes dont les c. sont de sol-*, fa-1 on même w-1 à >(tn (six octaves; cf. le tableau donné au mol la).

Clavis (la t. « clef » ; plur. claves), nom que l'on donna au débul aux touches de l'orgue qui, en fait, remplissent des fonctions analogues à celles .lune clef, puisqu'elles ouvrent à l'air l'entrée des tuyaux. L'usage d'écrire les noms des notes (lettres A à G) sur les touches correspondantes, usage répandu au xe s., fit bientôt passer le nom de c des touches aux notes elles-mêmes. Lorsqu'au xie s. la notation alphabétique fut simplifiée par le système des lignes horizontales et parallèles, et que quelques lettres seulement turent maintenues comme points de repère au débul des lignes, ces lettres gardèrent le nom de c. (claves signatae, nos « clefs» actuelles). Toutefois ce même nom fut conservé longtemps encore non seulement pour les touches de l'orgue, mais pour celles de tous les instr. à i clavier». On appelait aussi c. les clefs (ail. Klappen) des instr. à vent. — Les Allemands donnent en outre, dans l'orgue, le nom de c. (Balgklavis) à la barre ou sorte de pédale, au moyen de laquelle on actionne les soufflets ordinaires.

Clay, Frédéric, né à Paris de parents anglais Le Saoul 1840, m. à Oxfordhouse Great Mario w (Londres) Le 24 nov. 1889; fit son éducation mu- Bicale auprès de Molique à Paris, et pendant quelque temps auprès de Hauptmann, à Leipzig. Il se présenta dans un cercle privé à Londres, en 1859-1860, comme compositeur d'opéras, avec deux petits ouvrages, mais il a donné depuis Lors au ■ Coventgarden » toute une Bérie d'opéras el d'opérettes : Court and cottage (1862), Constance^ 1865), Ages ago (1869), The gentleman m MacA (1870), Happy Arcadia 1 1872), The blach crooh (1872), Babil and Bijou (1872; de même que le précédent, en partie seulement de <:.,. Cattarina (1874), Princess Toto and Don Quichote (1875), The merry duchés* (1888), Thegolden ring(lB8S). 11 écrivit en 'Mitre de La musique pour plusieurs drames et Les cantates : The knights of the cross et L ill" Rookh,

CleemanuKu i m Awi.f'n.-.inM ph-Ghristoph

aé a* Knwi!/ en Mecklembourg le 16 sept. 1771

Parchim Le 25 déc. 1827; esl l'auteur d'un

Handbuch der Tonkunst (1797) et de quelques

cahiers de Lieder;

Clef. 1. dut. Clavis; alL Schlûssel; angL Key) Nomque l'on donnée la lettre de L'alphabet musical placée au commencement d'une portée, parce qui 11. • qui assigne i chacune des

1 degré exact d'élévation:

Clef de /rt Clef d'ut Clefd'u* CM d'ut Clef de sol i™ ligne 3me ligne 4mc ligue (basse) (soprano) (alto) (ténor) (violon) f c' c' c'

On employait aussi, dans la musique ancienne, la clef de fa sur la 5me ligne (c. de sous-basse) ou sur la 3me ligne (c. de baryton) et la clef de sol sur la lre ligne (c. française de violon; dans les partitions de Lully entre autres). Cf. au sujet de ces différentes c. les articles spéciaux. Dès le début ( xe-xie s. ), on choisit comme c. (claves signâtes) les lettres qui marquaient la place des demi-tons dans l'échelle fondamentale, soit f — fa (mi-fa) et c = ut (siut); de plus, pourrendre l'exécutant encore plus attentif à l'intervalle de demi-ton, on colora les lignes sur lesquelles reposaient les c. (le fa en rouge, Yut en jaune). D'autres lettres sont mentionnées au xme s. déjà comme claves signatœ: Y (gamma, pour notre sol1), g et dd (sol3 et ré3), mais leur usage ne s'introduisit jamais dans la pratique. Ce n'est guère qu'à partir du xve ou xvie s. que l'usage de la c. de sol devint fréquent, d'abord seulement comme signe de transposition des tons d'église à la quinte supérieure, avec changement de fa naturel en fa £t, en sorte

que le A* marquait aussi la place du demiton, puis dans son autre signification (cf. ghiavette). Au xvie s. déjà, cette c. était cependant d'un usage général, dans son acception moderne, pour la notation de la partie supérieure des tablatures (v. ce mot). Pour ce qui concerne les évolutions de la forme des lettres jusqu'à celle de nos clefs, v. les articles G, F et G. — 2. On donnait aussi anciennement le nom de c. (claves) aux touches de l'orgue, du clavecin, de la vielle, etc. Gf. Clavis. — 3. (ital. chiave ; ail. Klappe ; angl. Key). Dans les instr. à vent en bois, mécanisme au moyen duquel on ouvre ou l'on ferme à volonté les trous qui en sont recouverts. Le système de clef a été appli que aussi aux instr. de cuivre : bugle à clef (Klappenhorn ; inventé en 1770 par Kâlbel, à St-Pétersbourg), ophicléide, trompette à clefsj (Klappentrompete ; inventée en 1801 par Wei dinger à Vienne) ; mais il fut remplacé au bout de peu de temps par le système des pistons bien plus approprié au genre du groupe de cuivres (y, piston).

Clef harmonique (ail. Klang schlûssel), non que Hugo Riemann donne dans ses ouvrages théoriques à un nouveau mode de notation abré gée des accords; ce système qu'il a développ et exclusivement employé, remplace avantage sèment l'ancienne basse chiffrée qui n'indiqu pas d'une manière suffisante la nature et la si gnitication des accords (cf. chiffrée [basse]). O: emploie, dans la c.h. comme dans la basse chi frée, les chiffres 1 à 10, mais les intervalles, a lieu d'être calculés à partir de la basse, le sor à partir de la fondamentale de l'harmonie

GLEMANN

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