‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 89 sur 542 · COMMODO — CONCERTO · texte numérisé non relu

COMMODO — CONCERTO

Commodo (ital.), commode ; a suo c, syn. de « ad libitum ».

Compenius, Hjhnbich, né à Nordhausen vers 1540, fabricant d'orgues el compositeur, est peut-être on frère d'EsAJAS G. qui construisit des orgues célèbres, vers 1600, à Brunswick, et, Belon Praetorius {Syntagma II), écrivil un traité sur la fabrication des tuyaux d'orgue. Esajas G. L'inventeur de la flûte double (DuiflÔte).

Compère, Loyset, célèbre contrapontiste néerlandais, ni. comme chanoine de la cathédrale de St-Quentin, le 16 août 1518. On n'a malheureusement conservé que quelques motets de G., et la plupart d'entr'eux (21) ne se trouvent même que dans des anthologies rarissimes, dans YOilhecalon de Petrucci (v. ce nom) par exemple. 11 faut ajoutera la liste des œuvres de G. dressée par Fétis, un Magnificat que renferme la Bibliothèque de Munich.

Completorium (angl. compline), la dernière des heures canoniales du soir (cf. heures), ou l'ensemble des chants (psaumes, hymnes, etc.) que l'église romaine prescrit pour cet office.

Composé, jeu, se dit, dans l'orgue, des jeux de mutation (v. ce mot) qui ont pour chaque touche plusieurs tuyaux accordés de manière à produire un certain nombre d'harmoniques du son principal. Les jeux c. les plus connus sont le cornet, le carillon, etc.

Composition. L'art de la c. musicale est, d'une manière générale, l'art de créer une œuvre musicale, ce qui suppose une organisation spéciale de l'esprit, un talent pour la .composition ; le travail (THÈORIK db LAC.) peut bien ordonner et développer le talent existant, mais en aucun cas le remplacer. L'étude de la c. commence par celle des éléments de notre système musical (théorie générale), puis viennent les exercices d'écriture à plusieurs voix d'harmonies données

(V. MAI,' m DBS VOIX, BASSE CHIFFRÉS), auxquels

se joint dans la règle l'étude de l'affinité des sons iv. harmonie [théorie d']). La productivité musicale elle-même Be développe bien plus par

tercicea de contrepoint (v. ce mot) et achète en quelque sorte la liberté, en s'imposant momentanément les liens serrés du style en imitation (v. canon et pdoub); enfin, l'oiseau devenu apte an vol s'élance dans l'espace libre, le dernier mais le plus vaste champ d'études, celui que nul ne saurait épuiser : la c. LIBRE, (v. formi.si. Telle est du moins la filière actuelle des études auxquelles se soumet en général le jeune compositeur; deux points sont négligés : les exercices d'invention de mélodies e\ l'étude de

• nce du rythme. Il n'est possible d'intercaler nulle pari ces deux branches (insépara-

. il faut dune les étudier séparément et en même temps que l'harmonie. L'ardeur indomptable d'un talent juvénile respecte rarement, à vrai dire, la division réfléchie et progressive des travaux : il arrive souvenl an contraire que li s plus libres de c. précèdent l'étude de l'harmonie et mène' du contrepoint, — plus d'un compositeur néglige entièrement ces études logiquement ordonnées, mais aussi son talent

■ -t-ii toujours inégal et sans mesure artisti-

que. Tous nos grands maîtres ont fait de sérieuses études, quoique pas précisément selon les méthodes actuellement en cours. On entend généralement par étude de la c, l'étude de toute la théorie de la facture musicale : théorie de l'harmonie, de la mélodie et du rythme, contrepoint, formes musicales, mais aussi plus spécialement par opposition à l'étude antérieure des diverses branches théoriques, le dernier et le plus haut degré de l'enseignement musical, l'exercice dans la création d'œuvres, dont l'étude des formes musicales est la base. Les lois qui régissent l'étude ainsi comprise de la c. sont bien plutôt de nature esthétique, que purement technique. C'est avec raison que l'on distingue la grammaire musicale proprement dite et l'esthétique musicale ; l'harmonie elle contrepoint font partie de la première, tandis que l'étude de la composition n'est autre, chose qu'une application pratique de l'esthétique. Cf. formes; esthétique; harmonie; contrepoint; rythme, etc. Les grands traités de c. de Reicha, Fétis, Marx, Lobe, Jadassohn, Prout, etc., embrassent, en un certain nombre de subdivisions, toutes les disciplines énumérées plus haut. V. aussi Riemann, Katechismus der Komposition (1889, 2 parties).

Con (ital.), avec.

Concentus, v. accentus.

Concert (ital. concerto; ail. Konzert). 1. Le c. consiste dans l'exécution, en vue d'un public, d'œuvres musicales d'un genre quelconque (C. symphonique, d'église, militaire, etc.). — 2. Nom que les Français donnent parfois au concerto (v. ce mot).

Concertant (duo [trio] concertant), composition musicale pour deux (trois) instruments principaux, en général avec accompagnement; v. concerto 2.

Concertina, v. accordéon.

Concertino (ital.), v. concerto.

Concertmeister (ail. ; angl. leader), nom que l'on donne au premier violon solo d'un orchestre, lorsqu'à ses fonctions de violoniste s'ajoutent celles de chef d'orchestre suppléant.

Concerto (ail. Konzert). 1. Morceau de musique de grandes dimensions pour un instrument solo et, dans la règle, avec accompagnement d'orchestre; le c. offre à l'exécutant de grandes difficultés techniques et lui fournit l'occasion de révéler sa virtuosité (concerto de piano, de violon, etc.). La forme du c. correspond à celle de la sonate (v. ce mot) et de la symphonie, avec les quelques modifications qu'exige son adaptation au but indiqué. A la place de la double exécution des thèmes, ceux-ci sont généralement présentés d'une manière concise par l'orchestre et développés dans la suite par l'instrument solo. Un peu avant la fin du premier (parfois aussi du dernier) mouvement, un point (l'orgue sur un accord de quarte-sixte permet d'intercaler dans le c. une fantaisie libre sur les thèmes principaux de l'œuvre (v. cadence 2). Parfois aussi le c. est écrit pour deux ou plusieurs instruments soli, avec accompagnement d'orchestre ; il prend alors le nom de

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