‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 91 sur 542 · CONTINUO · texte numérisé non relu

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ses habitants, compte toute une série de c. dans les principales villes : N'i:\v-vokk (Scharwenka Conservatory, directeur Xaver Scharwenka. — Xational-Conservatory, directeur Ant. Dvorak), Boston, Baltimore {Peabody Conservatory, directeur Asger Hamerik), Cincinnati. Les opinions sur la valeur du conservatoire en général divergent considérablement. Il résulte sans aucun doute des rapports journaliers qu'ont entre eux les jeunes musiciens, élèves d'une même institution, une émulation dont on ne saurait nier la valeur ; mais ces mêmes rapports sont souvent aussi une cause de sérieux daiigei- pour plus d'un talent à peine éclos. La plupart des hommes qui ont pu conserver un jugement impartial sont en tous cas d'accord sur ce point, que l'organisation actuelle de presque tous les c. est absolument insuffisante, par le fait même qu'elle n'a en vue qu'une sorte de dressage musical. Ce qui existe à l'état d'exception dans les c. de Prague, Vienne et Munich devrait être la règle dans toutes les institutions analogues, autrement dit l'enseignement des principales branches de la culture générale de- \ rait èlic partout obligatoire, à côté des leçons de musique pure. Le c. enfin devrait s'occuper non seulement du futur virtuose, mais du futur chef d'orchestre ou compositeur, en fournissant des occasions fréquentes à l'un de s'exercer dans son art, à L'autre d'entendre ses œuvres ou ses simples ébauches.

Consonnance (lat. consonantia ; ail. Konsonanz), fusion de deux ou plusieurs sons en une unit.'' harmonique. La c, majeure (accord maj.) est la résonance simultanée d'une fondamentale avec sa quinte et sa tierce supérieures ; lac. mineure (accord min.), la résonance simultanée d'une fondamentale avec sa quinte et sa tierce intérieures. Des sons sont dit « consonants », lorsqu'ils fonl partie d'une même harmonie, soit comme fondamentale, soit comme quinte ou comme tierce (y. harmonie). Mais il est indispensable que les sons qui peuvent être considérés comme parties d'une seule et même harmonie, soient aussi réellement interprétés dans ce sens, par suite de L'enchaînement des accords (cf. dissonance). Pour ce qui concerne les inter-

\ ailes COnSOnantS et dissonants, V. INTERVALLE.

Constantin, Tri ds-< Iharles, chef d'orchestre détalent, né à Marseille le 7 janv. 18135, m. à Pau (Pyrénées) à La fin d'oct. 1891 : élève d'Ambroise Thomas au Conservatoire de Paris, devint chef d'orchestre des • Fantaisies parisien- 6 et jusqu'après leur transfert à l'Athenseum, directeur des Concerts du Casino I ls; 1 1. chef d'orchestre à La Renaissance (1872) puis ;i l'Opéra-Comique (1875). C. a écril quelques opéras, des ouvertures, etc.

Contano (itaL, il- i iptent), abr. cont., term<

• pie l'en place dans les partitions au début OU

dans le courant d'une partie, pour indiquer non que Le ou les instruments en question

ne-jouenl pas pendant celte partie (dan- quel ■a emploierait Le mol tacet, tacent), mais - entrent seulement plus lard. Le C, en

permettant la suppression momentanée d'une

ou plusieurs portées, facilite la lecture, de la partition; il en résulte aussi souvent une notable économie de place. 11 va sans dire que le copiste qui extrait les diverses parties de la partition doit soigneusement tenir compte duc. Conti. 1. Francesco-Bartolomeo, né à Flo rence le 20 janv. 1681, théorbiste (1701,) puis compositeur (1718) de la cour à Vienne, où il mourut le 20 juil . 1732. C. était très estimé soit comme compositeur, soit comme virtuose sur le théorbe. Son œuvre la plus remarquable est intitulée : Don Chiscioite in Sierra morena (1719) ; il a écrit en tout 16 opéras, 13 morceaux de fêtes (sérénades), 9 oratorios et plus de 5fJ cantates.— 2. Ignazio {Contint'), fils du précédent] né en 1699, m. à Vienne le 28 mars 1759, écrivit] dans cette ville toute une série de sérénades e( d'oratorios. Il avait moins de talent que son] père, était d'un tempérament léger et mouru dans la misère. — 3. Gioacchino, dit Giziellc| (d'après le nom de son maître Gizzi)) l'un de plus célèbres castrats du siècle dernier, né Arpino (Naples) le 28 fév. 1714, m. à Rome 1^ 25 oct. 1761 ; débuta à Rome en 1729, avec u succès considérable, et y chanta jusqu'en 1731( Il se rendit ensuite à Naples, à Londres (173 1737) et plus tard à Lisbonne, Madrid, puis d nouveau Lisbonne. Il se retira à Arpino e 1753. — 4. Carlo, compositeur d'opéras né Arpino le 14 oct. 1787, m. à Naples le 10 jui 1868; membre de l'Académie des beaux-arts d Naples, professeur de contrepoint au Conseï vatoire de la même ville (1846), puis directeu suppléant (1862, pour soulager Mercadante de venu aveugle). Parmi ses 11 opéras, ce fut Olin I pia (1829) qui remporta les meilleurs succès, (j a écrit aussi 6 Messes, 2 requiems et d'autre compositions religieuses. Florimo, Marchetti | d'autres sont ses élèves.

Continuo (ital.), en réalité Basso c ou cont nuato, basse continue. Nom que l'on donne la basse chiffrée instrumentale, dont l'usaç commença en Italie vers l'an 1600; le c. e l'ancêtre de notre style moderne accompagn qui n'en sortit qu'à la suite d'une longue sér de transformations (v. aggompagnement). Ac^ Banchieri, Cavalieri, Gaccini, Viadana comme cèrent à peu près simultanément à faire usa du c, en sorte qu'il est difficile de savoir qu en est l'inventeur. Un fait moins connu, m; digne de remarque, c'est qu'un Anglais noi mé Richard Deering, venant de Rome, publ à Anvers en 1597 déjà, des Cantiones (à ciij voix) cum basso c. Le nombre des œuvres poi vues d'un c. est considérable et leur val des plus réelles, surtout dans le domaine de musique de chambre. Il faut espérer que, gr à une pratique nouvelle du jeu de la basse ch i'réc, cette littérature sera bientôt révélée à ne veau. L'exécution de sonates de chambre, trios, de concertos, etc., sans c. n'a aucune leur et ne peut qu'égarer le jugement; qu: au procédé de l'arrangement, on sait comb il est précaire. D'autre part, il n'y a aucu raison, esthétique ni antre, d'écarter toute W forme d'art.

Wi

GONTINUO

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