‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 92 sur 542 · CONTREPOINT · texte numérisé non relu

CONTREPOINT

Continue), Giovanni, contrapontiste italien, le maître de Luca Marenzio, fut maître de chapelle des ducs Gonzague à Mantoue et mourut en 1565. Il eut pour successeur Jaques de Wert.

Contrainte, Basse c.(basso ostinato),\. Basse

CONTRAINTE et OSTINATO.

Contr'alto, anc. haute-contre, fréquemment employé comme synonyme d'alto (voir ce mot 1.), désigne en réalité la plus grave des voix d'alto.

Contrapunctus, (lat.) contrepoint (v. ce mot). C. aequalis, contrepoint égal ; C. inaequalis, contrepoint inégal ; C. floridus, dirninutus, contrepoint fleuri.

Contrapunto, (ital.), contrepoint (v. ce mot) ; C. alla zoppa, contrepoint « boiteux », syncopé (C. sincopato); C. sopra (sotto) il soggetto, contrepoint sur (ou sous) le chant donné (cantus Jirmus) ; C. alla mente {al impromso)^ contrepoint improvisé, chant sur le li\re, la forme la plus ancienne du contrepoint (v. déchant). Contratenor, (lat.), v. alto 1.

Contrario, (ital.), contraire, cf. mouvement 3. Contrebasse. 1. Le plus grand des instruments à archet actuellement en usage (ital. contrabasso; ail. Kontrabass ; angl. double bass) ; il fait partie delà famille du violon et n'apparut par conséquent, comme le violoncelle, que le jour où le violon eut entièrement refoulé les violes, c.-à-d. au début du xvne siècle (cf. instruments a archet). Les instruments graves à archet de l'époque antérieure ne disparurent naturellement que petit à petit, c'étaient des Dasses de violes appartenant à la famille de ce îom (grande basse de gigue, archiviola da lyra, )asse de viole de gambe) ; la c. moderne, ré- )andue en Italie dans le courant du xvne s. léjà, ne fut introduite à l'Opéra de Paris que rers 1707. Dès le début (xvrr3 s.), on chercha à n exagérer les dimensions et l'on construisit les instruments géants ; le dernier essai de ce enre est 1' « octobasse » de Vuillaume, exposée n 1855 à Paris, et faisant aujourd'hui partie du usée instrumental du Conservatoire. La c, tait primitivement, comme aujourd'hui, tendue e quatre cordes (comme tous les instruments e la même famille) accordées jusque vers 1830 jmme suit : ut-*, sol-*, ré*, la\ (autrement dit, e octave plus bas que le violoncelle). On éféra ensuite, pendant un certain temps, ne ire usage que de trois cordes, dont l'accord ait tantôt soi-*, rè\ la* (ital.), tantôt la-*, ré1, ml* (angl.). L'accord seul adopté de nos jours w le suivant :

mi-* la-* ré* sol*

eut;

j a notation pour la c. se fait à l'octave supéure du son réel. L'étendue de la c. à l'or-

chestre va demi-1 (autrefois, souvent d'ut-*) à la2, ou tout au plus à ufî :

notation

son réel

Les virtuoses contrebassistes, anciens et modernes, les plus connus sont : Dragonetti, Andreoli, Wach, Aug. Mùller, Bottesini, J. Hrabé, W. Hause, E. Storch, A. Meissl, Simandl, Laska, Gouffé, C. Bossaro, Negri, Swoboda, Simon, Montanari, Scontrino, Abert, Sladek, Schwabe, Bernier, Sturm. Les meilleures méthodes sont celles de Bottesini, Hanse, Sturm, Simandl, Bernier, Gouffé ; on connaît en outre des études de Negri, Belletti, Montanari, Hiserich, Kaiser, des études orchestrales de Schwabe et G.-G. Wolf, des concertos et des soli d'Ed. Stein, Rossaro, Gouffé, Laska, Hegner, Scontrino, Hrabé, Abert, etc.

2. Instr. à vent en cuivre, contrebasse d'harmonie (bombardon ; v. ce mot et tuba). Sous le nom de c, Gerveny construisit en 1845 un instrument de forme circulaire en ut, si |7, fa et mi J7 ; le même, en 1873, parvint à créer un instrument plus grave encore d'une octave, une sous-contrebasse allant au grave jusqu'à \ut-\

3. Dans l'orgue, jeu à bouche ouvert, gambe de 16' ou de 32' ; on trouve cependant aussi sous le nom de c. des jeux d'anche de 16' (ex.: Bassecontre de St-Vincent de Paul, à Paris).

Contrebasson, (ail. Kontrafagott), instr. à vent en bois accordé une octave plus bas que le basson (v. ce mot) ordinaire ; son étendue comprend toute l'échelle chromatique de ré-* à fa 2. On construit de nos jours des instruments analogues en cuivre, sous le nom de Tritonikon. Comme celles de contrebasse, les parties de c. sont notées à l'octave au-dessus du son réel.

Contredanse, danse d'origine anglaise (Anglaise), fut introduite en France au début du xvme s. et y devint rapidement populaire. Son nom lui vient de cette particularité, que les paires dansent les unes vis-à-vis des autres au lieu de danser, comme à l'ordinaire, les unes à la suite des autres. L'étymologie que l'on donne parfois de ce mot : Countrydance, danse paysanne, est fausse, quoique indiquée déjà par Tùrck, dans sa méthode de piano (1789).

Contre-exposition, nom que l'on donne à l'une des parties de la fugue, celle qui suit le premier épisode ou divertissement et dans laquelle la réponse précède en général le sujet. Cf. Fugue.

Contre-octave, nom que l'on donne souvent à l'octave: ut-* — si-1. Cf. le tableau au mot LA.

Contrepoint, (lat. contrapunctus; ital. contrapunto;&\\.Kontrapunkt; angl. counterpoint) désigne de nos jours, dans son acception la plus commune, l'une des grandes divisions de

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