CORDIER — CORNET
mv assez gros el serré, autour des c. de boyau m, m d'argeni ou aussi de cuivre. On se sert en outre de c. filées argent sur soie, pour la guitare, la cithare, etc.
Cordier, nom que l'on donne à la pièce de Lois à laquelle sont fixées les cordes des instruments à archet, à L'extrémité opposée à la touche.
Corelli, A» \n«,klo, l'un des plus anciens virtuoses du violon, compositeur d'œuvres devenues classiques pour son instrument, né à Fu- Bignano près d'Imola en févr. 1653, m. à Rome le IX janv. 1713, élève de Matteo Simonelli (contrepoint) et de Giov.-B. Bassani (violon). On ne possède que peu de renseignements sur sa jeuaesse : il doit avoir occupé vers 1680 un poste de musicien à la cour de Munich. Il s'établit en 1681 à Rome, où il trouva en la personne du cardinal Ottoboni un ami et un mécène intelligent; G. vécut jusqu'à sa mort dans le palais du (■urinai. On chercha à attirer G. àNaples; il se décida enlin à accepter l'invitation qu'on lui avait faite à réitérées fois et joua à la cour, mais l'exactitude de son jeu ayant une ou deux fois laissé à désirer. C s'imagina avoir fait fiasco et rentra aussitôt à Rome, dans un état de grande surexcitation. Plus tard, il fut pour un certain temps relégué au second plan par un violoniste médiocre , nommé Valentini, et il tomba dans un état de mélancolie maladive. Ses œuvres, très importantes au point de vue .lu développement des formes de la musique instrumentale, sont les suivantes : 48 Sonate a /re pour deux violons, en quatre recueils de douze sonates chacun (1683-1694); la troisième partie est représentée dans l'op. 1 par une basse d'orgue, dansl'op. 2 par un violoncelle et une basse de viole on clavecin, dans l'op. 3 par une basse de luth (arciliuto) et une basse d'orgue, dans l'op. I par une basse de viole ou clavecin; 12 sonates à deux voix (op. 5) pour violon et • de viole ou clavecin (1700), qui eurent cinq éditions jusqu'en 1799 et lurent arrangées en (o/m. , •/;,/, v,xn/ par Geniiniani (il en parut aussi à Amsterdam une édition pour deux flûtes et enfin la dernière et la plus considérable de Bes œuvres (op. 6): douze Concerti grossi pour deux violons et violoncelle soli (concertino obligato), deux parties de violon, une d'alto et une de basse comme accompagnement et pouvant être doublées (concerto grosso). Les 48 sonates, op. 1-4» el les Concerti grossi, op. 6, parurent a Londres chez Walsh, en deux volumes rems par Pepusch : Chrysander el Joachimont donné une édition complète (op. L-6, Augener, à Londres) soigneusement revu,., dans laquelle de l'op. 5 Boni notées avec tous les ornements et les passages que G. lui-même y ajoutail à l'exécution, d'après une ancienne édition d'Amsterdam. Quelques sonates de Top.
: I été éditées séparément par Alard, David.
Léonard, etc. {Folies d'Espagne, etc.).
Cornélius, l'i ni,, né ;1 Mayence le 24 déc. m. dans la même ville le 25 oct. 1874; proche par.nl du célèbre peintre .lu même nom.
s'était d'abord destiné an théâtre, mais après
une tentative malheureuse comme acteur dramatique, il se voua résolument à la musique. Il travailla le contrepoint à Berlin, de 1845 à 1850r sous la direction de Dehn. En 1852, il se rendit auprès de Liszt, à Weimar, et devint, dans la Neue Zeitschrift fur Musik, l'un des plus ardents protagonistes de l'école néo-allemande. Un opéra-comique de sa composition, Der Bar- Mer von Bagdad, fut représenté en 1858 à Weimar, mais il n'eut aucun succès auprès du public; Liszt qui tenait cette œuvre en grande estime, fut si désappointé, dit-on, de son insuccès, qu'il quitta Weimar. C. se rendit à Vienne, d'où il suivit Wagner en 18(35 à Munich; il fut alors nommé professeur à l'Ecole royale de musique de cette ville. Un nouvel opéra, le Cid, fut exécuté à Weimar en 1865. Le troisième Gunlod (livret tiré de « l'Edda »)y resté inachevé, fut instrumenté par G. Hoffbauer et Ed. Lassen, donné à Weimar en 1891 et à Strasbourg en 1892. Ce sont ses petites œuvres vocales qui sont les plus connues: des lieder (Brautlieder, Weihnachtslieder), des duos, des chœurs mixtes et des chœurs d'hommes. Une certaine préciosité dans la marche des voix et quelque âpreté dans les enchaînements harmoniques caractérisent la plupart des compositions de G. et s'opposent à leur diffusion. G. a écrit lui-même le texte de ses opéras et celui de la majeure partie de ses lieder; il a même publié un volume de vers, Lyrische Poesien (1861). Le «Barbier de Bagdad» a été donné récemment avec succès sur plusieurs scènes allemandes (Gobourg, Hambourg, etc.). Cf. la biographie de G. par Ad. Sandberger (1887).
Cornemuse, ( ital. cornamusa), ancienne forme italienne du chalumeau, dont le tuyau était bouché, en sorte que les ondes sonores de-j vaient se propager par les trous ,• cf. bassanello. On emploie aussi fréquemment, mais à tort, le mot c. pour musette (v. ce mot).
Cornet, Julius, chanteur scénique et directeur de théâtre, né à Santa Gandida (Tyrol italien) en 1793, m. à Berlin le 2 oct. 1860, élève ciel Salieri, à Vienne, se rendit ensuite en Italie pour y achever ses études musicales. Il iit fureur pendant un certain temps, comme ténor,! puis entreprit avec Mùhling la direction dul théâtre de Hambourg, qu'il dut cependant aban-| donner en 1842, après le grand incendie de lai ville. 11 fut appelé peu de temps après à la di-J rection de l'Opéra impérial de Vienne, mais! comme il ne pouvait supporter aucun supé-l rieur, il se retira bien vite. Engagé déjà comme| directeur du « Viktoria-Theater » qui était en! construction à Berlin, il mourut avant l'achève-l ment du bâtiment. G. est l'auteur d'un ouvragefl excellent sur l'opéra en Allemagne, Die Oper ina Deutschland ; il a fourni des adaptations alle-JI mandes très habiles de la Muette de Portici, de! Zampa et du Brasseur de Preston.
Cornet, (c.-à-d. petit cor; ital. cornetto, ail- 1 Kornett). 1. Terme français correspondant àl cornetto (ail. Zink), v. ce mot. —2. Dans l'orgue: I a) Jeu d'anche, inusité de nos jours, imitant kjl
CORNET — CORRI
son du cornetto (v. ce mot); il est de 8', ou, sous le nom de Cornettino, de 4' et de 2', ou encore, sous celui de Grand cornet, de 16'. Le son du c. a quelque analogie avec un mugissement; on ne fait plus usage que des c. de 2' et de 4' au pédalier, b) Jeu composé, le plus souvent de 3 à 5 rangs de tuyaux, adapté dans la règle à un jeu de 8' et rarement à un jeu de 4'. Le c. se distingue de la mixture par la tierce (son 5 de la série harmonique) qui lui donne son caractère spécial. Il donne toujours la série naturelle, continue des harmoniques, commençant lorsqu'il a cinq rangs par la fondamentale, lorsqu'il en a quatre par l'octave, lorsqu'il en a trois par la douzième et s'arrêtant toujours sur la dixseptième. Il existe à Heilbronn un c. à six rangs, mais il ne commence qu'à la double octave (sur utx, par ex., ut3, mi3, sol3, utA, miA,sol4). — 3. c. a pistons (ail. Ventilkornett), instr. à vent en cuivre dont le diapason est encore plus aigu que celui de la trompette; il est issu de l'ancien c. de poste auquel on a adapté le mécanisme des pistons. L'échelle naturelle du cor, celle de la trompette et celle du c. en ut sont à une octave de distance l'une de l'autre (le son 1 ne parle pas, étant donné le petit diamètre du tuyau) :
— -êt-
es
Cornet :
es
Trompette :
Cor:
autrement dit : si l'on notait la musique de c. d'après le même principe que celle de cor et de trompette, le c. en ut sonnerait une octave audessus de la note écrite, tandis que la trompette en ut donne exactement la note écrite et le cor en ut (grave) sonne uneoctave au-dessous de la note écrite. Mais au lieu de cela, on note l'échelle du c. une octave plus haut, ainsi les notes suivantes donnent, sur les trois instruments déjà cités, exactement le même son:
Notation
Effet réel
IMy
Cor Trompette Cornet en sij? (grave) en si\? (grave) ensir?
toutefois ce stj?3 est le son 16 du cor, le son 8 de la trompette et le son 4 du c. On emploie également pour la petite trompette en si\ï (aigu), 8n usage aujourd'hui, la notation dite de cornet. Si l'on fait exception de la haute virtuosité, le z. ne monte pas plus haut que la trompette, mais "intonation en est plus facile et plus sûre. On ie construit plus de c. de nos jours, que dans le
on de siy (avec un corps de rechange pour le
on de la). Cet instrument, que son timbre vulgaire devrait faire bannir entièrement de l'or-
hestre symphonique, doit être en tous cas ré-
ervé pour des effets spéciaux.
Cornetto (ital. = cornet ; ail. Zink, lat. lituus, liticen). 1. Ancien instr. à vent, aujourd'hui totalement disparu, appartenant, d'après le système de production du son, à la même catégorie que nos cors, trompettes, trombones, etc., c.-à-d. qu'il n'a pas d'anche, mais une embouchure en forme de bassin contre laquelle l'instrumentiste applique les lèvres; d'autre part ce n'est pas un instr. de cuivre, mais un instr. de bois, dont le tuyau est pourvu de trous. L'embouchure du c. était en ivoire ou en bois dur et n'avait qu'un trou de quelques millimètres de diamètre. Les petits modèles de c. étaient droits (c. diritto, à embouchure appliquée ; c. muto, à embouchure vissée, avec une étendue commune de la*2 à la4; cornettino [ail. Quartzink], accordé à la quarte supérieure et allant de ré3 à sol5), ils portaient aussi le nom de c. « blancs » pour les distinguer des c. plus grands, recourbés, dits « noirs ». Ces derniers, composés de deux pièces distinctes, collées l'une à l'autre et recouvertes de peau, * étaient également de deux sortes ; le c. curvo (de même étendue que le c. diritto) et le c. torto {cornone, de ré2 à ré4) qui avait un bocal en forme d'S, analogue à celui du basson, et qui se tranforma dans la suite en serpent. Les c. jouaient au xvie et au xvne s. un très grand rôle, mais leur origine remonte beaucoup plus haut, sous la forme du c. droit, et leur usage se maintint chez les « Stadtpfeifer » jusque dans le courant duxvin6 s. Le timbre du c. diritto est clair, perçant, celui du c. muto plus doux et celui des c. graves (Basszinken) rude et cornant. — 2. Dans l'orgue, v. cornet 2.
Corno (ital.), cor; c. da caccia, cor de chasse; c. di bassetto, cor de basset ; c. inglese, cor anglais; etc.
Cornon. 1. (ital. cornone). Grand modèle de cornetto recourbé (v. cornetto). — 2. Instr. à vent en cuivre, de perce très large, inventé et construit en 1844 par Cerveny.
Gornopean, ancien nom anglais du cornet, se rencontre dans certaines orgues anglaises comme jeu d'anche de 8'.
Corona (lat. et ital.), point d'orgue (v. ce mot).
Corps de rechange (ail. Stimmbogen), dans les instr. à vent en cuivre, naturels, tuyaux supplémentaires que l'on peut facilement et rapidement adapter au tuyau principal et qui, allongeant ce tuyau, changent la hauteur de la série harmonique. L'usage des c. de r. permet donc de se servir sur les instr. naturels de la plupart des tonalités usitées.
Corri, Domenico, né à Rome le 4 oct. 1744, m. à Londres le 22 mai 1825; élève de Porpora, arriva à Londres en 1774 et y écrivit deux opéras: Alessandro nelVlndie et The Travellers. Sa fille épousa Dussek avec lequel C. fonda en 1797 une maison d'édition musicale, qui lit faillite quelques années plus tard. Il a composé une quantité de romances, de rondos, d'airs, de sonates, etc. et écrit de plus les ouvrages suivants : The singeras preceptor (1798), The art of fingering (1799), Musical grammar et un Musical dictionary.